Intrapreneur: serait-ce le meilleur des deux mondes?

Intrapreneur: serait-ce le meilleur des deux mondes?

Un intrapreneur à l'oeuvre

On va se le dire, l’entrepreneuriat est à la mode!

On n’a qu’à penser aux “dragons”, aux centres d’entrepreneuriat ou aux projets qui décollent grâce au sociofinancement pour réaliser à quel point c’est un sujet omniprésent sur la scène économique…

L’entrepreneur moderne, c’est la version remastérisée du self-made-man à l’ère du numérique: Jobs, Gates, Zuckerber, Musk… On pense à ces grands noms qui ont défié les normes établies pour démarrer leurs entreprises et qui ont littéralement créé des empires, et ça nous fait rêver.  

Mais même si on en rêve, ce n’est pas un chemin à emprunter à la légère. Il faut être réaliste, avoir les moyens de ses ambitions et être en état de pouvoir assumer les montagnes russes d’incertitude financière, d’imprévus et de contorsions d’horaires qui guettent les entreprises en démarrage.

L’entrepreneuriat, ça fait rêver, mais ça fait aussi très peur et c’est suffisant pour refroidir les ardeurs de la majorité d’entre nous!

Alors on soupire un grand coup en rangeant notre rêve entrepreneurial dans un coin de notre esprit en espérant que la vie nous offre l’opportunité de le revisiter un jour…

Après tout, on ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre comme dirait ma grand-mère…

N’est-ce pas?

Les options

Si tu es un employé qui est habité d’un rêve entrepreneurial, tu peux suivre le chemin de l’un de ces trois scénarios:  

Scénario 1

Tu quittes ton emploi pour lancer ton entreprise. Si tu fais partie des 33,7 % qui ont projet réellement porteur, qui savent mettre les priorités aux bons endroits et qui ont les compétences et qualités nécessaires à la réussite de leur projet, ton entreprise survivra au moins cinq ans et tu seras sur le chemin du succès. Sinon, tu devras t’acquitter des dettes engendrées par l’échec de ton entreprise et retourner travailler pour quelqu’un d’autre en rêvant nostalgiquement au passé en te disant “si seulement…”

Scénario 2

Tu ne changes absolument rien. Tu conserves ton emploi actuel en travaillant de ton mieux, les doigts croisés en espérant être le prochain en liste pour avoir une promotion ou une augmentation de salaire.

Scénario 3

Tu conserves ton emploi, mais décides de changer ton approche et ta façon de travailler afin de devenir un intrapreneur.

Avoir le beurre et l’argent du beurre

Et si je te disais que devenir intrapreneur pourrait te permettre d’obtenir le meilleur des deux mondes? Que c’est une avenue qui te donnerait la possibilité de:

  • tirer profit de ta mentalité d’entrepreneur et de tes idées de grandeur sans risque financier,
  • t’épargner le poids bureaucratique du démarrage d’une entreprise,
  • conserver un horaire stable,
  • contribuer à une entreprise à ton plein potentiel,
  • acquérir de l’expérience dans le domaine de l’entrepreneuriat,
  • développer de nouvelles compétences,
  • prouver ta valeur et augmenter ton salaire,
  • et tellement plus…

C’est quoi un intrapreneur ?

L’une des premières utilisations du terme “intrapreneur” remonte en 1976 avec la publication d’un ouvrage par Gifford Pinchot III: Intrapreneuring. Why you don’t have to leave the corporation to become an entrepreneur.

Dans les années qui suivent, l’appellation a été reprise à quelques occasions, entre autres par Steve Jobs dans un article de NewsWeek en 1985. Le American Heritage Dictionary a officialisé le terme “Intrapreneur” en 1992:

In-tra-pre-neur. n.

A person within a large corporation who takes direct responsibility for turning an idea into a profitable finished product through assertive risk taking and innovation.

Traduction libre:

Une personne au sein d’une grande corporation qui assume la responsabilité de transformer une idée en produit fini et profitable à travers la prise de risque assertif et l’innovation.

Autrement dit, l’intrapreneur est un entrepreneur salarié qui dirige un projet d’entreprise au coeur d’une entreprise. Comme une poupée russe de business. On pourrait le voir aussi comme un entrepreneur “en résidence”.

La principale différence entre un intrapreneur et un entrepreneur est que, bien entendu, l’intrapreneur n’est pas propriétaire de l’entreprise. L’entrepreneur est donc un créateur d’entreprises, tandis que l’intrapreneur est plutôt un développeur d’entreprises.

Une histoire de Post it

Tu sais très probablement ce qu’est un Post it. Il n’y a pas beaucoup d’objets devenus aussi iconiques du travail de bureau! L’invention est d’une simplicité déroutante pour la popularité phénoménale qu’elle a connue.

Le Post it a été inventé en deux temps par des employés de l’entreprise 3M. En 1968, Spencer Silver, chimiste, invente par accident un polymère adhésif réutilisable qui peut être collé et décollé. Il tente de le commercialiser sans succès, mais réussit à faire breveter son invention avec l’aide de son directeur de département.

Quelques années plus tard, en 1974, un autre employé de 3M, Arthur Fry, a l’idée d’essayer d’utiliser cet adhésif pour pouvoir coller les bouts de papier qu’il utilise comme signets sur ses partitions de musique sans risquer de les abimer. L’idée est bonne en théorie, mais en pratique l’adhésif ne reste pas bien collé sur les signets. Finalement, deux autres membres de l’équipe de Silver réussissent à l’étendre pour qu’il reste en place sur du papier par un procédé industriel.

Et c’est ainsi que le Post it est né!

D’abord utilisé à l’interne par les employés de 3M pour se laisser des notes, servir de signets ou lors de brainstorms, l’entreprise réalise le potentiel de cette invention et tente de la commercialiser en 1977 sous le nom de « Press’n Peel ». Ce fut un échec, car les fournisseurs de fournitures de bureau ne savaient pas trop comment décrire l’utilisation de cette invention aux clients potentiels.

L’année suivante, un nouveau directeur marketing a alors l’idée d’en faire la promotion en distribuant massivement des échantillons gratuits. 90 % des gens qui ont eu l’occasion de les essayer ont démontré leur intérêt pour en acheter.

Trois ans plus tard, le “Post it” avait littéralement conquis le marché américain, canadien et européen!

Cette histoire à succès démontre tout le potentiel de l’intrapreneuriat. Le Post it n’est pas un produit qui a été développé à la demande de l’entreprise 3M, mais bien à l’initiative d’employés qui ont su tirer profit des erreurs (l’invention accidentelle de la colle) et mettre de l’avant une idée novatrice.    

Depuis, un grand nombre d’inventions ou d’innovations sont nées de l’intrapreneuriat: Gmail et Adsense dans l’entreprise Google, la console PlayStation dans l’entreprise Sony et le iPod/iPhone chez Apple ne sont que quelques exemples.

Est-ce que j’ai l’âme d’un intrapreneur?

Les principales différences entre un employé traditionnel et un aspirant intrapreneur sont le besoin d’accomplissement et l’envie d’innovation de ce dernier. L’intrapreneur a le désir profond d’avoir un réel impact dans un domaine ou une entreprise et l’envie irrésistible de suivre son flair entrepreneurial.

Un bon candidat pour l’intrapreneuriat possède les qualités suivantes:

  • proactif,
  • créatif,
  • diplomate,
  • visionnaire,
  • pragmatique

et les compétences suivantes:

  • sait faire preuve de discernement,
  • est bien informé sur l’actualité des marchés pertinents,
  • comprend le public cible de l’entreprise, ses besoins et ses désirs,
  • connaît bien  l’offre de l’entreprise,
  • fait preuve d’autonomie et d’indépendance,
  • a l’esprit d’initiative.

Les avantages de l’intrapreneuriat

L’intrapreneuriat, c’est un “win/win” tant pour les employés que leurs employeurs.

Pour l’employé:

  • possibilité de gérer un projet d’entreprise en utilisant les ressources mobilières, matérielles et humaines mises à disposition par l’employeur,
  • avantages financiers, possibilité de négocier un pourcentage des ventes selon le contexte, le produit proposé et sa mise en marché,
  • meilleures possibilités d’avancement et de reconnaissance de la part de l’employeur,
  • permet d’apprendre les rouages de l’entrepreneuriat tout en étant salarié.

Pour l’employeur:

  • permet à l’entreprise de cultiver des projets novateurs,  
  • donne à l’entreprise un avantage compétitif dans son milieu,
  • les employés sont plus productifs, car davantage motivés par les projets dans lesquels ils peuvent réellement s’impliquer.

Comment devenir intrapreneur?

Dans les faits, l’intrapreneuriat peut prendre plusieurs formes et s’adapter aux différents milieux de travail. De l’ouverture d’une nouvelle filiale à la mise en marché d’un nouveau produit en passant par la mise en place d’une simple boîte à suggestions pour améliorer l’efficacité à l’interne, toutes les avenues sont intéressantes pour adopter une mentalité d’intrapreneur au travail.

Le seul critère de base est de faire preuve d’initiative dans le but d’aider l’entreprise à augmenter ses revenus ou diminuer ses dépenses.

Voilà les cinq principales étapes par lesquelles passer pour donner un virage intrapreneurial à ta carrière.  

Étape 1 – la réflexion

D’abord, tu dois réfléchir aux raisons pour lesquelles tu t’intéresses à l’intrapreneuriat. Est-ce que c’est:

  • Pour mieux aligner tes valeurs à ton travail ?
  • Pour la reconnaissance de tes compétences dans ton milieu?
  • Pour apaiser ton esprit créatif?
  • Pour la possibilité d’avoir un impact sur le monde et le rendre meilleur?
  • Est-ce que c’est purement une question de gains financiers?

Bref, dresse une liste de ce que tu aimerais accomplir et pour quelles raisons.

Ensuite, tu dois te demander en toute honnêteté quelles sont réellement tes forces. Lesquelles de tes compétences se démarquent et quel avantage unique est-ce que ça te permettrait d’apporter à l’entreprise où tu travailles?

Finalement, réfléchis aux façons dont tu pourrais atteindre ton objectif intrapreneurial tout en mettant de l’avant tes meilleures compétences.

Étape 2 – le choix

Les réflexions de la première étape devraient avoir pavé la voie qui te permettra d’accomplir l’étape 2: choisir ton projet intrapreneurial.

Pour ce faire, tu dois prendre en considération la mission et les orientations de l’entreprise. Par exemple, si tu travailles pour un OBNL qui a pour mission de sensibiliser la population envers une cause X, que ton but intrapreneurial serait de permettre à l’organisme de générer plus de revenus pour effectuer sa mission plus efficacement tout en te versant un meilleur salaire, et que ta principale force est la rédaction… Hé bien la mise sur pied et la monétisation d’un blogue serait peut-être un projet intéressant.

L’idée est de détecter une opportunité qui va permettre à l’entreprise de mieux remplir sa mission tout en augmentant ses gains ou en réduisant ses dépenses.

Ça peut être grâce à un nouveau produit, un nouveau service ou une nouvelle façon de faire.

Voilà d’autres exemples:

  • Proposer une méthode de travail plus rapide ou plus efficace (donc moins coûteuse en temps).
  • Établir un nouveau partenariat pour élargir l’offre de l’entreprise.
  • Trouver une façon de rejoindre plus efficacement le public cible (comme en envisageant le marketing web et le ecommerce).
  • Suggérer des améliorations qui seraient bénéfiques à la culture d’entreprise et à la motivation des employés (aménager une bibliothèque d’ouvrages pertinents et un coin lecture dans la salle de break, proposer d’ajouter un abonnement au gym comme avantage aux employés, etc).  

Étape 3 – L’apprentissage

Une fois que tu auras décidé quel projet tu désires intraprendre, renseigne-toi sur les différentes compétences et connaissances qui seront nécessaires pour le mettre en place efficacement.

Par exemple, si ton projet était de mettre sur pied une boutique en ligne, ce serait primordial de connaître les différentes plateformes disponibles, leurs avantages et inconvénients, ainsi que les frais d’utilisation. Ne saute pas à pieds joints dans le bateau de Shoooping parce que tu as entendu un gars en parler au resto-bar jeudi soir; fais-toi ta propre opinion et n’aie pas peur d’explorer, de poser des questions, de tester les plateformes et de lire les commentaires des utilisateurs sur différents forums afin de déterminer quelle solution serait réellement la plus avantageuse pour l’entreprise (Shopify? Woocommerce?).

Ensuite, ce serait également pertinent de connaître la base en ce qui a trait aux hébergements web, à la sécurité transactionnelle en ligne, aux différentes plateformes de paiement qui existent, au web marketing et aux autres domaines connexes.  

Sans maîtriser toutes ces compétences, assure-toi à tout le moins d’être suffisamment renseigné pour pouvoir entretenir une conversation sur le sujet et de savoir quels en sont les enjeux. De cette façon, tu sauras détecter plus facilement avec quelles entreprises faire affaire au besoin et tu pourras exprimer plus efficacement les besoins de ton projet.

Finalement, assure-toi d’être à jour dans tes connaissances du marché de ton industrie/domaine et des perspectives d’avenir. Sois à l’affût de l’actualité économique, technologique et sociale, visite des forums, lis des articles de blogue, consulte les sources et les études réalisées sur les sujets qui sont pertinents pour ton projet.

Tu peux aussi commencer à sonder l’intérêt du marché afin de mieux connaître les implications et les risques associés à ton projet. Plus tu auras d’informations concrètes et valides à présenter, plus ton projet aura des chances de prouver sa valeur.  

Étape 4 – La présentation

Avant de présenter ton projet à ton employeur, assure-toi d’être bien préparé. Si tu veux réellement avoir des chances qu’il soit accepté, tu dois le convaincre du potentiel de ton idée pour le développement de l’entreprise et prouver que tu es la personne tout indiquée pour le mener à bien. L’étape 3 est primordiale pour démontrer ton sérieux et établir ta crédibilité, il reste donc à détailler les étapes de création et de développement du projet.

Tu peux utiliser la méthode que tu veux pour déterminer la structure de ton projet, mais je te suggère d’utiliser la façon mindmap (carte mentale).

Mindmap avec Post its

Écris toutes les étapes de ton projet et ce que ça implique sur des Post its individuels, sans ordre particulier, et colle-les sur un mur ou un grand tableau blanc. Vide ton cerveau de tout ce qui te passe par la tête concernant ton projet et utilise autant de Post its que nécessaire.

Ensuite, tu peux déplacer les Post its pour regrouper tes idées en ordre chronologique et thématique pour commencer à former la structure de ton projet.

Cette façon de faire te permettra de voir plus clair dans l’ordre logique de ton projet, les priorités et les étapes qui ne sont peut-être pas nécessaires à son succès.

Prends ton oeuvre en photo, car il s’agit de ton plan pour structurer ta présentation!   

Mindmap avec application web

Les étapes de cette façon de faire sont exactement les mêmes qu’avec les Post its, mais les idées sont écrites dans les bulles d’une mindmap virtuelle plutôt que sur du papier. Je suggère deux applications pour ce faire: MindMeister et Mindmup . MindMeister est l’application la plus intuitive, conviviale et pratique, mais Mindmup est gratuite, peu importe le nombre de mindmaps qu’on crée, et répond très bien aux besoins de base. Les deux applications peuvent être intégrées dans Google Drive et utilisées en collaboration avec d’autres personnes qu’on peut inviter avec leur adresse courriel.

Les supports

Selon la complexité de ton projet et la quantité d’informations à présenter, un diaporama avec Microsoft Powerpoint ou Google Présentations (slides) pourrait être un bon support à utiliser (l’application MindMeister permet également de générer un diaporama à partir d’une mindmap).

N’hésite pas à utiliser des graphiques pour illustrer tes arguments et à citer des études crédibles sur le sujet. Il faut que le potentiel de ton idée soit clair et évident. Tu peux aussi réaliser un court dossier de présentation à partir des informations introduites pour accompagner ta démarche. Remettre ce genre de document à ton employeur lui donnera un outil concret à considérer quand viendra le temps de délibérer sur ton projet.

Étape 5 – La réalisation

Si tout s’est bien passé dans les quatre premières étapes et que ton employeur n’est pas un bocké rébarbatif au changement, ton projet a probablement été accepté. Félicitation!

Ne t’assois pas sur tes lauriers, car c’est à ce moment-là que ça devient vraiment sérieux.

Comme l’a si bien dit l’oncle Ben dans Spiderman, “avec de grands pouvoirs viennent de grandes responsabilités”.

Tu as entre les mains le pouvoir de contribuer à la prospérité d’une entreprise, mais aussi le pouvoir de propulser ta carrière! Tu as donc la responsabilité de tout mettre en oeuvre pour la réussite de ton projet.

D’abord, assure-toi que la direction est sensibilisée sur le temps et les ressources qui seront nécessaires. De cette façon, tu limiteras les risques que ton projet suscite de l’impatience face à son retour sur investissement.

Ensuite, sois toujours transparent dans ta gestion du projet et offre fréquemment du suivi sur son avancement. Veille à conserver un bon workflow et travaille de façon à maximiser ta productivité. Le tableau Kanban, par exemple, est une méthode de gestion du travail qui pourrait probablement être utile (voir l’article: 7 méthodes pour travailler 48 h par jour).

Finalement, demeure toujours réaliste et ne te laisse pas emporter par un trop grand optimisme. Sois pragmatique!

Conclusion

Pour plusieurs, l’intrapreneuriat est très certainement le meilleur des deux mondes. C’est une façon d’envisager une carrière qui peut nous permettre de mettre à profit notre esprit entrepreneur sans toutefois avoir à assumer les risques financiers et autres casse-têtes liés au démarrage d’une entreprise. C’est également un bon moyen d’acquérir de l’expérience en entrepreneuriat, tout en étant salarié, pour éventuellement lancer sa propre entreprise.

Avoir des employés intrapreneurs est également un grand avantage pour les entreprises qui peuvent ainsi se renouveler plus efficacement et bénéficier d’un personnel réellement engagé et motivé par l’entreprise et sa mission. Selon une étude de l’Université de Phoenix, 61 % des employés satisfaits par leur emploi ont un employeur qui favorise les initiatives intrapreneuriales.

De tels projets peuvent être déployés à petite ou grande échelle, comme en proposant des façons d’augmenter l’efficacité et la productivité des employés par l’ergonomie, la culture d’entreprise et la révision des procédures, ou encore en proposant littéralement la mise en place d’une nouvelle offre ou d’une nouvelle filiale de l’entreprise.

Pour devenir intrapreneur, il faut tout d’abord posséder certaines qualités comme la créativité, la diplomatie, l’autonomie et le pragmatisme ainsi qu’être bien informé sur les besoins du marché, sur le public cible de l’entreprise et les grandes orientations de celle-ci.

Avant de proposer un projet d’intrapreneuriat à son employeur, il faut s’assurer d’être bien préparé. Il faut d’abord réfléchir à ce qu’on désire tirer personnellement de ce projet et trouver une façon d’impliquer nos meilleures compétences dans un projet qui permettra à l’entreprise d’effectuer sa mission plus efficacement, d’augmenter ses revenus ou de diminuer ses dépenses. Une fois le projet accepté, il faut faire preuve de transparence dans sa gestion et assurer à la direction un suivi constant sur son développement.

Les entreprises à contre-courant

Malheureusement, la culture d’entreprise est souvent un frein à l’intrapreunariat. Ce n’est pas encore dans les habitudes de gestion de la majorité des entreprises de laisser la latitude nécessaire aux employés pour qu’ils puissent prendre ce genre d’initiatives. Ce n’est donc pas un choix de carrière qui est évident à faire dans tous les milieux.

C’est pourquoi il est important de parler de l’intrapreneuriat et d’en faire connaître les avantages. Il faut “brasser la cage” des entreprises! L’intrapreneuriat est certainement l’une des façons les plus efficaces de se tourner vers l’avenir et de développer des façons de travailler plus efficaces, plus humaines et garantes de succès.  

QUI EST Mélodie Lambert?

Mes compétences sont issues d’un parcours académique multidisciplinaire et d’un cheminement professionnel qui m’a permis de me diversifier encore davantage. Je sais donc porter plusieurs chapeaux! Formée en arts visuels, en littérature et écriture journalistique, en communications, en conservation archivistique ainsi qu’en histoire, j’ai occupé au fil du temps des fonctions dans les domaines de la photographie, du tourisme, de la recherche et rédaction historique, de l’édition papier et numérique, de la documentation et de l’infographie. Mon attrait pour l’univers numérique et le domaine du commerce m’a poussée à faire mes premiers pas dans le domaine de la vente en ligne et de la création de sites web en 2015. Je développe depuis des aptitudes variées dans le domaine du marketing web, du commerce électronique et des outils numériques.

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