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5 trucs de concentration pour avoir plus de succès

Dans une étude menée dans les années 90, un groupe de chercheurs a voulu déterminer quel était le plus grand prédicateur de succès dans la vie. Pour répondre à cette question, ils ont observé pendant plusieurs années 386 élèves de la classe de maternelle jusqu’à l’âge adulte.

Ils ont découvert que ce qui déterminait le plus la réussite n’était en fait ni le QI, ni l’origine sociale, mais bel et bien la capacité à se concentrer.

Et pour cause, une bonne capacité à se concentrer donne un avantage significatif. Lorsque vous vous concentrez, vous êtes capable de mener des réflexions profondes, de résoudre des problèmes efficacement et d’être plus productif.

Donc, dans cet article on va voir cinq conseils qui vous permettront d’améliorer votre concentration.

1-Entraînez votre cerveau

Si vous avez du mal à vous concentrer, c’est souvent parce que vous avez habitué votre cerveau à être distrait.

Vous ouvrez vos emails aussitôt qu’ils atterrissent dans votre boîte de réception, décrochez votre téléphone à la seconde près où il sonne, consultez vos notifications dès qu’elles surgissent sur votre écran et passez constamment d’une tâche à une autre.

Le problème c’est qu’à force de réagir au moindre stimuli, vous atrophiez votre concentration. Votre cerveau est comme un muscle, si vous ne faites pas d’exercice, il s’atrophie et si vous le stimulez, il se renforce.

L’idée ici est donc de faire des exercices pour renforcer votre concentration tout comme vous iriez au gym pour renforcer vos muscles.

Pour cela, il existe de nombreux exercices pour entraîner votre cerveau. Parmi les plus efficaces, on retrouve les quatre exercices suivants.

La méditation

On dit souvent que la méditation s’apparente à de la gymnastique mentale, c’est tout à fait vrai. La méditation est en effet un des meilleurs moyens de s’entraîner à se concentrer.

Il existe de nombreuses façons de méditer et la plupart d’entre elles consistent généralement à garder son attention fixée sur un élément pendant un temps donnée, ça peut être votre respiration, un son, un mantra, votre corps…  

Durant l’exercice, vous remarquerez que votre esprit aura parfois tendance à s’égarer et à oublier l’élément sur lequel vous vous concentrez. Lorsque cela arrive, ramenez calmement votre attention sur cet élément.

C’est en prenant l’habitude de ramener votre attention à chaque fois que vous vous distrayez que vous renforcerez votre concentration.

La lecture  

La lecture est un bon moyen de s’entraîner à se concentrer, en particulier quand on lit des livres ou de longs articles.

De nos jours, on est tellement habitués à scroller et à consommer des micro-contenus à longueur de temps que notre cerveau s’est habitué à passer constamment de contenu en contenu sans jamais vraiment se concentrer.

En cherchant à lire régulièrement des livres ou de longs articles, non seulement on se donne la chance d’étudier des sujets en profondeur, mais on s’entraîne aussi à garder notre attention sur un sujet pendant longtemps.

L’écriture

Écrire, ou même coder d’ailleurs, constituent d’excellents exercices de concentration.

Quand on écrit, on doit s’assurer que ce que l’on tape sur notre clavier a du sens et quand on code on doit faire en sorte que notre code fonctionne. Or, réaliser ce genre de tâche est impossible sans un minimum de concentration. On doit forcément garder notre attention sur ce que l’on fait pour produire un bon travail.

Si vous voulez entraîner votre cerveau par l’écriture ou le code, réservez-vous quotidiennement des sessions d’au moins 30 min pour ne faire que ça. C’est-à-dire que vous mettez le minuteur à 30 min et vous ne faites qu’écrire ou coder sans rien faire d’autre. Cela vous forcera à la fois à vous concentrer, mais aussi à produire quelque chose tous les jours, que ce soit un article, une page de votre livre, une fonctionnalité de votre application…

La réflexion

À quand remonte la dernière fois que vous vous êtes posé 10 min juste pour réfléchir?

C’est le genre de chose que nous faisons de moins en moins malheureusement. Quand on a un moment de disponible dans la journée, généralement on cherche à s’occuper. On regarde notre téléphone, on appelle quelqu’un, on met un épisode sur Netflix, on écoute un épisode de podcast…

Pourtant, ne rien faire juste pour réfléchir a de nombreux bénéfices. Et l’un d’entre eux est justement d’améliorer notre concentration.

Quand on doit connecter les idées entre elles, chercher dans nos expériences et connaissances et résoudre des problèmes, on est forcés de se concentrer.

Alors, pourquoi ne pas prendre 10 min quotidiennement juste pour réfléchir?

Si vous le faites, vous remarquerez qu’au bout de quelques jours vous serez plus concentré et réfléchi.

2-Coupez les distractions à la source

Ce qui est challengeant avec les distractions, c’est que souvent on se laisse distraire sans même s’en rendre compte. Notre téléphone vibre et on le saisit sans même réfléchir, on voit une notification sur notre ordinateur et on l’ouvre à la seconde près où elle apparaît, on entend quelqu’un parler et on ne peut pas s’empêcher d’écouter ce qu’il dit…

Ce n’est qu’après avoir été distrait qu’on réalise en fait qu’on n’était pas concentré.

La solution est alors de couper les distractions à la source. Pour cela, différents outils peuvent aider :

Freedom / Cold Turkey : Avec ces applications, vous pouvez bloquer tous les sites qui vous distraient. Vous pouvez par exemple bloquer Facebook, Twitter, Reddit, YouTube et Netflix  pendant 1h le temps de vous concentrer. Vous serez ainsi moins tenté de vous laisser distraire.

Les casques / écouteurs à réduction de bruit : Si vous travaillez dans un environnement bruyant et que vous entendez des conversations qui vous distraient, les casques ou écouteurs antibruit peuvent vous permettre de bloquer les distractions sonores à la source. J’ai longtemps résisté à en acheter en pensant que ce n’était que des gadgets sans intérêt, mais ce que j’ai découvert c’est que ce sont en réalité de vrais outils de productivité qui permettent de se couper du monde quand c’est nécessaire pour rester concentré.

Forest : Si vous avez pour habitude de vous laisser distraire par votre smartphone, vous allez adorer Forest. Cette application vous encourage à rester concentré en plantant des arbres virtuels. Lorsque vous ouvrez Forest, vous êtes invité à planter un arbuste. Cet arbuste ne peut grandir que si vous restez sur l’application pendant le temps que vous avez défini. Si vous fermez l’application pour en ouvrir une autre telle que Facebook, Messenger ou WhatsApp par exemple, votre arbre mourra. Par contre si vous restez sur l’application et allez au bout de votre session, votre arbre grandira et sera ensuite ajouté à votre forêt virtuelle. L’objectif est bien entendu de rester le plus de fois concentré possible pour que votre forêt devienne luxuriante.

Enfin, un autre moyen simple de couper les distractions à la source est tout simplement de mettre votre téléphone en mode avion, de désactiver vos notifications ou de supprimer complètement certaines applications.

Ces quelques réflexes vous permettront de vous concentrer plus facilement.

3-Créez une to-don’t list

On connaît tous les to-do lists qui sont ces listes de tâches à faire, mais il existe aussi les to-don’t lists qui, comme vous pouvez vous en douter, sont les listes des choses à ne pas faire.

Alors, quel est l’intérêt de créer des to-don’t lists exactement?

Parce que parfois ne pas faire certaines choses est tout aussi bénéfique qu’en faire.

Ne pas répondre au téléphone, ne pas lire les e-mails, ne pas aller en réunion par exemple peut nous permettre de créer des journées de non-interruption pendant lesquelles on peut pleinement se concentrer.

Les to-don’t sont utiles pour ça. Elles vous permettent de vous rappeler des choses à ne pas faire pour rester concentré.

Si vous voulez utiliser cette technique, listez les choses que vous devez faire dans la journée comme vous le feriez habituellement et listez aussi celles que vous ne devez pas faire. Une fois la journée terminée, cochez toutes les choses que vous avez faites dans votre todo et cochez celles que vous n’avez pas faites dans votre todon’t list. Si, par exemple, vous avez réussi à ne répondre à aucun appel dans la journée et à aucun email, cochez les dans votre to-don’t list.

Les todon’t lists vous permettront ainsi de rester concentré sur ce qui est important et de ne pas vous laisser distraire par le reste.

4-Privilégiez les communications asynchrones

Les communications synchrones telles que les conversations en face à face ou par téléphone sont utiles, mais elles sont aussi source de distraction quand on cherche à se concentrer.

Si on écrit un article, un email ou un rapport par exemple et qu’un collègue nous interrompt pour nous demander quelque chose, on doit arrêter de faire ce que l’on fait pour lui répondre. Et lorsque l’on reprend le travail, on met plus ou moins de temps à se remettre dans le flow.

C’est là que les communications asynchrones s’avèrent utiles.

Les communications asynchrones sont des modes de communication différés qui permettent de mieux maîtriser nos interactions et d’avoir un plus grand contrôle sur nos échanges. Les emails, Whatsapp, Messenger ou encore Slack par exemple sont des modes de communication asynchrones, car les échanges ont lieu en temps différé.

Quand vous utilisez ces modes de communication, vous choisissez quand répondre aux messages que l’on vous envoie et vous restez maîtres de votre communication.

Ainsi, au lieu qu’un collègue vous interrompe pour vous demander un service, demandez-lui plutôt de vous envoyer un email. De cette façon, une fois que vous aurez accompli votre travail, vous pourrez consulter vos emails et revenir rapidement vers lui sans avoir été interrompu.

Les communications asynchrones permettent en fait de limiter toutes les distractions synchrones qui peuvent survenir lorsqu’on essaye de se concentrer sur quelque chose.

5-Optimisez votre environnement

Notre environnement impacte énormément notre niveau de concentration. On a vu précédemment qu’un environnement bruyant a tendance à nous distraire et que pour lutter contre cela les casques et écouteurs à réduction de bruit peuvent aider. Mais ce n’est pas la seule façon dont notre environnement nous distrait.

Le soleil, par exemple, a aussi un impact sur notre concentration. Travailler dans un environnement lumineux est bénéfique, bien sûr, mais quand les rayons du soleil viennent directement taper sur votre écran d’ordinateur alors que vous travaillez, cela devient problématique. À cause des reflets, vous voyez moins bien et, par conséquent, vous avez plus de mal à vous concentrer. Choisissez donc un endroit ensoleillé, mais où les rayons du soleil ne reflètent pas sur votre écran.

De même, ne choisissez pas un endroit trop confortable pour travailler du type canapé, pouf, ou lit (si vous travaillez depuis chez vous), car vous risquez de vous assoupir. Cependant, ne choisissez pas non plus un endroit trop inconfortable, car là aussi vous aurez tendance à vous distraire. Comme vous ne vous sentirez pas bien, vous aurez plus de mal à vous concentrer.

Enfin, réglez la bonne température au bureau. Vous ne vous en rendez peut-être pas compte, mais la température influence aussi votre concentration. Un bureau trop chaud ou trop froid est souvent source de distraction. Pour que votre environnement soit optimal, mettez la température entre 20 et 22 degrés, c’est à cette température que vous serez le plus concentré.

Ces petites optimisations peuvent sembler anodines mais elles vous permettront de vous concentrer plus facilement.

Conclusion

Pour conclure, être concentré n’est pas si difficile. Cela demande un peu de pratique et d’auto-discipline, mais en appliquant les quelques conseils que vous avez appris dans cet article vous serez capable de vous concentrer sans trop de difficulté et pendant de longues périodes.

cesse de procrastiner

Arrêter de procrastiner avec 4 tactiques insolites

  • Regardez 3 mois en arrière.
  • Regardez 6 mois en arrière.
  • Regardez 3 ans dans le passé.

Que voyez-vous? 

Si vous voyez toutes ces idées qui n'ont pas été accomplies, alors les lignes qui suivent sont pour vous. 

Cet article a comme objectif de vous faire passer de rêveur, observateur, consommateur... à cette personne qui passe à l'action (sur demande) et qui cesse d'attendre le moment opportun.

En cessant de remettre à demain vos projets

Pourquoi est-ce si facile de parler de perdre du poids, d'apprendre une langue, de demander une augmentation, de changer de boite (ou de pays), mais si difficile d’agir?

  • Est-ce trop tard pour changer? 
  • Est-ce qu'à force de rêver grand on se retrouve à craindre de commencer trop petit?
  • Est-ce que vous êtes touché par le gène du procrastinateur?

Je vais être honnête avec vous. En lisant cet article, il y a de fortes chances que vous procrastinez en ce moment même. Et c’est totalement OK. Faisons donc de votre lecture un moment utile pour votre moi-futur.

Et si vous vous demandez qui est ce moi-futur... je vais vous parler d’une guerre.

La guerre entre le moi-présent et le moi-futur

guerre interne tension procrastination

Avouez-le. 

Vous êtes plusieurs à vous chamailler au quotidien. Il y a cette partie de vous qui souhaite manger ce morceau de pizza. Et l'autre qui lui dit "Non, on avait décidé de manger plus sainement".

(j'ai aussi ces deux voix dans ma tête).

  • Il y a cet épisode netflix VS ces heures de sommeil en plus.
  • Il y a cette soirée entre amis VS ces cours à étudier.

En résumé, il y a une guerre entre les bénéfices immédiats (le moi-présent) et les bénéfices lointains (le moi-futur). 

Et si vous procrastinez trop souvent... alors vous avez tendance à être stressé par la tension créée entre ce que vous devriez faire et ce que vous faites réellement. Entre le plan et la réalité.

Cette tension s'accumule et lorsque les conséquences de l'inaction deviennent trop importantes... tout d'un coup le moi présent stress et le moi-futur peut enfin se mettre au travail.

acrasie

Mais le problème est bien là. 

  • Comment agir sur demande selon ses intérêts AVANT la nuit précédant une deadline? 
  • Comment agir plus souvent selon les intérêts du moi-futur et un peu moins selon les intérêts du moi-présent? 

Et plus important encore... pas toutes les deadlines ont des conséquences externes qui nous poussent à agir. C'est souvent le cas pour des projets personnels: personne ne va nous licencier si on ne passe pas à l'action.

Avant d'aborder ce qui a fonctionné sur moi (car nous procrastinons tous...) je vais aborder les solutions "de bon sens" qui nous incitent à encore plus repousser au lendemain. J'ai nommé, les fausses solutions.

3 idées populaires qui aggravent le problème de la procrastination

Il y a plusieurs idées populaires qui vont amplifier le problème qu'elles devraient résoudre. Je cite ci-dessous les 3 fréquentes.

1. Je travaille mieux sous stress

Beaucoup de "procrastinateurs" expliquent qu'ils travaillent mieux sous stress. 

Mais ce qu'ils veulent vraiment dire, c'est qu'ils travaillent dès qu'ils n'ont plus le choix. Et parce que le travail à accomplir dépasse souvent les ressources à disposition, alors cela génère du stress. 

Mais qui peut prétendre mieux travailler sous stress et sous pression du temps?

  • Nous avons moins de temps pour chercher de l'information
  • Moins de temps pour travailler cette information
  • Moins de temps pour relire et vérifier qu'aucune erreur ne se soit glissée dans notre travail.

En fait, les procrastinateurs (comme tous les humains) sont concernés par le biais de confirmation qui va leur faire voir les côtés positifs de travailler sous stress et qui va diminuer les aspects négatifs que je viens de citer.

Élisa travaille sous stress.

Imaginez Élisa. 

Je travaille mieux sous stress

Élisa est étudiante et elle a comme habitude de travailler ses examens quelques nuits avant le grand jour (j'ai l'impression que c'est assez commun).

Jusqu'ici, tout s'est bien déroulé. Sauf que pour son dernier examen, elle a de la fièvre et elle est clouée au lit.

Malheureusement pour elle, elle ne pourra pas répéter pour réussir ses examens. Dans ce cas, ce n'est pas la fin du monde, elle se représentera dans quelque temps. 

Mais parfois, ce n'est pas un examen que l'on peut recommencer que l'on manque. C'est une opportunité professionnelle qui se présente une seule fois dans notre vie (comme un entretien d’embauche que l’on ne prépare pas ou mal).

À vrai dire, travailler sous stress est souvent une stratégie d'autoprotection. Car en échouant, la personne pour se dire "j'ai échoué parce que je n'avais pas suffisamment de temps". Cette idée est bien plus agréable que de se dire "j'ai échoué parce que je n'avais pas les compétences".

Ceux qui ont compris que travailler sous stress n'était pas la solution... essaient souvent la prochaine fausse solution (populaire) pour cesser de procrastiner.

2. Je vais avancer ma deadline

Le 16 avril 2019, j'ai eu la chance de partager une idée lors du TEDx à Marseille. J'aurais pu (pour m'inciter à agir selon mes intérêts) avancer la deadline en me disant: Julien, tu dois être prêt le 1er avril pour faire ton speech.

Mais le problème de cette mauvaise technique, c'est que les conséquences restent à la date du 16 avril. Avancer une date pour s'inciter à agir est inutile tant que les conséquences attachées à cette date ne sont pas également avancées.

(Si vous pensez que cette idée peut aider un de vos amis, agissez maintenant et partagez cet article)

Donc, si avancer simplement une deadline ne fonctionne pas, comment faire?

Pour mon exemple de conférence, je me suis engagé auprès d’un ami que je considérais. Et je devais être en mesure de répéter mon speech quelques semaines avant. 

Et maintenant, la dernière mauvaise idée (pourtant très populaire) pour cesser de procrastiner.

3. Je suis nul

Comme si le fait de se faire culpabiliser allait améliorer la situation.........

Beaucoup de personnes vont chercher à se faire culpabiliser lorsqu'elles n'agissent pas selon leur intérêt. Quand leur moi-présent l'emporte sur leur moi-futur, le moi-futur engueule le moi-présent. Mais cela n'arrangera pas leur relation dans le futur. Ni leur probabilité de passer à l'action.

D'ailleurs, selon l'étude "I forgive myself, now I can study" , les personnes qui se pardonnaient de ne pas agir selon leur intérêt (et donc qui ne se culpabilisaient pas) avaient plus de chance d'agir selon leur intérêt que les personnes qui se flagellaient (mentalement).

Intéressant non? Cela rejoint un passage du livre "The Willpower Instinct" qui dit ceci: "étude après étude, la critique de soi est constamment associée avec moins de motivation et moins de contrôle sur soi."

Donc, que faire pour réussir à influencer le moi-présent à agir selon les intérêts du moi-futur sans se faire culpabiliser?

Comprendre le contexte et le type de tâche

Contexte et environnement

Vous l’avez lu entre les lignes: à mes yeux, il n'existe pas le gène du procrastinateur. À mes yeux, nous allons procrastiner dans certains contextes et sur certaines tâches.

Pensez-y. 

Même le pire des procrastinateurs fera quelque chose pour éviter d'autres tâches. Ainsi, il arrive à agir facilement sur certaines tâches plutôt que d'autres.

Et je dois vous avouer que je procrastine sur beaucoup de tâches (notamment les priorités des autres). Mais quand on y pense plus longuement, ce n'est pas si grave de procrastiner, tant que l'on procrastine sur les bonnes tâches. C'est-à-dire les tâches qui n'apportent pas beaucoup de résultats à nos projets.

Connaissez-vous la loi de Pareto?

Cette loi stipule que 20% des activités apportent 80% des résultats. Ainsi 80% des activités n'apportent que 20% des résultats (si vous voulez savoir comment utiliser cette loi à votre avantage, cliquez sur le bouton ci-dessous.

Donc, les bons procrastinateurs repoussent les activités qui n'apportent pas ou peu de résultats et agissent avec BRIO sur les tâches importantes.

Voici 4 tactiques anti-procrastination

Je n'aurais jamais publié cet article sur ce blogue si je devais marcher 10 km sans chaussures pour rejoindre une connexion internet.

  • Je n'aurais jamais continué à écrire si mon clavier n'avait pas la tâche d,r,s,a,h,j et enter (Mon dieu, juste y penser me donne des sueurs).
  • Je n'aurai jamais terminé l'article si le blogue Double ta valeur n'était pas autant lu.

Et je viens de vous parler des 3 éléments qui composent une tâche.

Ainsi, lorsque vous aurez fait la paix avec la majeure partie des tâches que vous repoussez, mais qui ne sont, finalement, pas si importantes, vous pourrez vous concentrer à faciliter l'exécution des tâches qui sont vraiment importantes.

Cela commence par la compréhension de ceci: 

Tactique N°1 - Chaque tâche est composée de 3 éléments. 

tactique anti-procrastination
  • Le début de la tâche, 
  • Le déroulement de la tâche,
  • Les conséquences de la tâche.

Si un seul de ces éléments pose problème, alors c'est la totalité de la tâche que l'on va repousser à demain.

Une citation dit qu'un travail commencé est un travail à moitié terminé. C'est FAUX. 

Car certaines personnes arrivent facilement à commencer le travail, mais n'arrivent pas à le terminer. Dans ce cas-là, c'est le déroulement de la tâche qui pose problème.

Comment augmenter l’attractivité d’une tâche en ajustant ces 3 éléments?

1. Sélectionner une tâche que vous repoussez régulièrement (et qui est importante pour l'atteinte de vos objectifs).

Demandez-vous comment faciliter le démarrage de l'activité. Une fois ce travail fait (et les actions et l'environnement mis en place), posez-vous la question suivante:

2. Comment améliorer le déroulement de la tâche?

Si la tâche est trop facile, demandez-vous comment la complexifier. Pour la rédaction de cet article, j'écoute de la musique "envoutante" et ainsi une partie de mon attention résiduelle s'occupe avec ces sons. Mais j'aurais pu décider d'écrire un article sans utiliser le verbe être. Ou en écrivant un article de XXXX mots en moins de 2 heures. 

Si la tâche est ennuyeuse, une partie de notre attention n'est pas utilisée. Et celle-ci commence à s'évader:

  • Et si j'allais voir mes emails?
  • Et si j'allais vite ouvrir le frigo?
  • Et si je jetais un oeil à Facebook?

Dans ce cas, l'idée n'est pas de faciliter le travail, mais de vous défier. Ainsi, la partie de l'attention inutilisée devrait être engagée pour parvenir à avancer sur le travail. 

Si la tâche est pénible, alors demandez-vous comment faciliter son exécution. 

Vous pouvez utiliser des check-lists, vous pouvez décomposer celle-ci (la technique des petits pas), vous pouvez supprimer les distractions en travaillant sans internet (par exemple). Ensuite, la dernière question. Probablement la plus importante.

3. Comment augmenter et rapprocher les conséquences de l'inaction?

L'humain agit lorsqu'il est au pied du mur. C'est connu.

Changement

Si les conséquences de l'inaction d'aujourd'hui ne seront palpables que dans 6 mois, alors votre moi-présent ne sera pas paniqué de ne pas agir. Si les conséquences de l'inaction se font ressentir dans une semaine... tout change. Il est important donc de se demander comment augmenter les conséquences de l'inaction et comment les rapprocher.

Je vais vous raconter une histoire pour illustrer mes propos.

En 2018, je me souviens avoir vécu une période intense en termes de travail. Je venais de créer mon entreprise, je travaillais encore pour une entreprise, je devais préparer mon déménagement dans un autre pays, former ma remplaçante, coorganiser un festival d'art et vendre tout mon matériel. Mais il était important que j'avance sur 3 guides numériques permettant aux gens de mieux s'organiser.

Mais rien ne se passerait si je ne terminais pas ces guides. 

Il n'y avait aucune conséquence de ne pas agir. Car c'était des objectifs personnels et personne n'allait venir me demander des comptes si je ne passais pas à l’action.

J'ai ainsi trouvé une personne de confiance auprès de laquelle m'engager: mon frère. Nous avons signé un contrat avec le résultat que je devais délivrer un résultat à une date précise. Si je ne délivrais pas le résultat, je m'engageais à lui verser une rondelette somme (conséquence de l'inaction).

Cela a très bien fonctionné et j'ai trouvé le temps pour terminer mes guides sans délaisser mes autres projets.

Ainsi, travailler sur les 3 éléments d'une tâche est la première tactique pour cesser de procrastiner. Quelle est la deuxième?

Tactique N°2 - Agir au bon moment

agir au bon moment

 Les actions que vous allez prendre pour améliorer votre environnement, la structure de vos tâches ou augmenter les conséquences d'une inaction (comme un contrat anti-procrastination), doivent être prises AVANT de vous retrouver en proie à votre moi-présent et la procrastination.

En somme, si vous n'êtes pas prêt à agir différemment, alors attendez. Si une petite voix vous dit "c'est nul ces techniques, c'est pour les personnes qui n'ont pas de volonté" alors c'est que ce n'est pas le bon moment pour les mettre en pratique.

Je recommande dans ce cas d'attendre et de souffrir encore un peu. 😉 Cela peut sembler paradoxal annoncé de cette manière, mais la souffrance (de rater une opportunité, d'avoir l'air con parce qu'on a pas assez préparé une conférence, un examen, un dossier) est un levier important du changement. 

Et lorsque la vie nous donne une claque, c'est à ce moment qu'il faut agir, car nous sommes prêts à agir différemment.

Si vous n'êtes pas prêt, c'est que la situation n'est pas si grave. Elle peut attendre.

Temporisez.

Tactique N°3 - Le plaisir de résister à ses désirs

dompter ses pulsions

Récemment, je relisais le livre "A guide to a good life" (un livre sur le stoïcisme) de William Irvine. Et je me souviens d'un passage  qui dit ceci: résister à ses plaisirs est très plaisant.

Et je pense qu'il est primordial de faire les choses pour soi avant tout.

Chaque fois que le moi présent souhaite quelque chose qui n'est pas dans les intérêts du moi futur (par exemple, boire de l'alcool) alors il y a de la tension qui se crée. Et réussir à gagner contre son moi-présent permet de savourer un plaisir d'un autre genre et de libérer cette tension.

Peut-être pas le plaisir de l'ivresse ou le plaisir gustatif, mais le plaisir de la raison. 

Le plaisir de savoir que l'on peut se contrôler. Et ce plaisir est hautement addictif: plus on l'expérimente, plus on recherche à l’expérimenter.

Ce qui nous laisse avec la dernière technique anti-procrastination.

Tactique N°4 - Accepter que demain ne soit pas mieux

demain ne sera pas mieux

Beaucoup de personnes cherchent à se changer, alors qu'une technique bien plus simple (et tout autant efficace) consiste à s'accepter tel que l'on est (et de composer avec). 

L'idée est d'intercepter ces moments où le moi présent dit "je n'ai pas envie, demain ce sera mieux... j'aurai plus d'énergie" ou encore "je vais juste aller manger un truc en ville avec des amis" (alors que vous savez pertinemment que vous allez manger 2 pizzas et finir par boire 8 gin-tonics) et d'utiliser ces pensées comme des déclencheurs.

Quand mon moi-présent justifiera les raisons d'une inaction, alors j'agirais sur cette action.

Il s'agit d'une implémentation d'intention. La formule est la suivante:

QUAND comportement déclencheur + ALORS + comportement désiré.
Les études sont formelles: le taux de réussite augmente drastiquement. 

Ainsi, quand vous justifierez une inaction, alors vous agirez sur cette action précise en vous rappelant que votre état actuel n'a pas besoin de correspondre à votre intention d'agir.

Allez-vous cesser de procrastiner?

Non. Évidemment. 

La procrastination (anciennement appelée Acrasie) est vieille comme l'humain. Cesser de procrastiner est utopique. Et c’est OK.

Mais on peut se soulager l'esprit et avancer plus rapidement sur nos objectifs en procrastinant en pleine conscience sur les tâches qui n'apportent aucun résultat... afin de créer de la tension permettant d'agir sur les tâches à forte valeur ajoutée.

Avant de continuer à procrastiner sur un autre article, prenez ceci avec vous.

  • Un procrastinateur fait toujours quelque chose, même quand il procrastine. Ainsi, le gène du procrastinateur n'existe pas.
  • Pour les tâches importantes, il est important de regarder les 3 éléments qui composent une tâche.
  • Puis d'agir au bon moment afin de faire les changements adéquats.
  • Tout en se souvenant que notre état actuel n'a pas besoin de correspondre à notre intention d'agir, pour effectivement agir.

Si vous souhaitez aller beaucoup plus loin dans le sujet de la procrastination, je vous recommande de jeter un oeil à la matrice anti-procrastination (à télécharger).

Sources:

- En finir avec la procrastination (Petr Ludwig)

- Addiction, procrastination and Laziness  (Roman Gelperin

Source images: snappa.com

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Es-tu né pour un petit pain?

Je vais commencer ce texte par un disclaimer pour mettre deux-trois petites choses au clair dès le début. Primo, ceci n’est pas une thèse “scientifique”, mais plutôt un texte d’opinion qui s’appuie sur des faits historiques. Tu peux donc t’attendre à avoir mon avis sur quelques sujets controversés (ne fais pas trop le saut!).

Deuxio, dans ce texte je vais souvent employer le terme “les Québécois”, pour désigner les “Québécois d’origine canadienne-française” puisque ce texte est une réflexion sur une problématique qui était, à l’origine, propre aux “Canadiens français” des deux-cent-quelques dernières années. Ça ne veut en aucun cas dire que je considère que les Québécois de diverses origines ne sont pas de “vrais Québécois”, simplement que l’identité québécoise a beaucoup évolué et que j’utiliserai ce terme plutôt dans son sens historique que moderne.

Ceci étant dit…

Il y a un dicton qui dit que les Québécois sont nés pour un petit pain. D’où provient cette croyance, a-t-elle déjà été vraie et, surtout, s’applique-t-elle de nos jours?

“Être né pour un petit pain”

Fig., fam. pour traduire une attitude de résignation, l’acceptation de sa condition modeste, la fatalité d’un destin sans horizon.

Au Québec, en 2018, je pense qu’on peut s’entendre pour dire que l’expression “les Québécois sont nés pour un petit pain” est arriérée. On a assez de vedettes qui sont passées à l’international, d’entreprises florissantes et de scientifiques novateurs pour savoir que notre citoyenneté n’empêche ni le succès ni la richesse.

Le problème, c’est que même si notre côté rationnel réfute l’idée que les Québécois soient nés pour un petit pain, notre subconscient n’est pas nécessairement de cet avis.

On évolue tous dans une société qui nous transmet un système de croyances, que ce soit au niveau de la spiritualité, de la sexualité, des rôles et responsabilités des citoyens, du bien et du mal ou du possible et de l’impossible. Et tout comme un individu, on pourrait dire que notre mentalité collective a un “conscient”, connu et accepté, et un “subconscient” officieux et tabou.

Ce qui m’amène à aborder l’un des gros problèmes qu’on a au Québec et qui nous empêche trop souvent d’atteindre notre plein potentiel: on n’est pas nés pour un petit pain, mais cette idée subsiste quand même dans notre “subconscient” collectif et nous est donc transmise par notre propre société. Il s’agit d’une croyance limitante à grande échelle, transmise de génération en génération, sans même qu’on s’en rende compte.

La vérité, c’est que le Québec est aussi peuplé de bons vivants incroyablement créatifs, débrouillards, patenteux, travaillants, respectueux, profondément égalitaires et particulièrement fiers. Un vrai peuple de “winners” quoi!

Mais parallèlement, on a un problème avec l’argent et le succès et il est temps qu’on en parle.

Il s’agit d’une croyance limitante à grande échelle, transmise de génération en génération, sans même qu’on s’en rende compte.

Tu te dis sans doute “Ben voyons, je n’ai pas de problème avec l’argent et le succès, au contraire, je ne demande pas mieux!”. N’est-ce pas ce qu’on se dit tous? Mais il est là le noeud du problème, c’est notre “conscient” qui parle.

Voir aussi: 5 étapes pour se libérer de ses croyances limitantes 

En pratique, on est souvent les premiers à se mettre des bâtons dans les roues. Au moment d’accomplir quelque chose qui a réellement le potentiel de nous enligner vers le succès, on procrastine, on se laisse distraire, on “passe tout droit”, on se convainc qu’on n’est pas prêt, qu’on n’a pas ce qu’il faut, qu’il nous manque quelque chose, qu’on est trop occupés, que ce n’est pas le bon moment…

Mais qu’est-ce que notre “subconscient” peut bien nous dire à notre insu pour que, dans les faits, on soit toujours “à cheval entre deux tracks”, indécis, ambivalents, intimidés et hésitants face à ce qu’on veut obtenir et accomplir?

Tu l’auras sans doute compris, cet article sera assez différent des autres qui se retrouvent sur le blogue. Il ne te permettra pas d’être plus efficace avec un ordinateur ou d’apprendre à mieux gérer ton temps. Ce que je te propose, c’est plutôt de zoomer sur l’ADN identitaire du Québécois pour trouver d’où nous provient cet “inconscient collectif” qui influence notre perception de la richesse et du succès. Dans les paragraphes qui suivent, je te propose donc “d’arracher le plaster”, de regarder le “bobo” comme il faut, d’analyser ce qui l’a causé et de le laisser respirer un peu pour qu’il puisse enfin commencer à cicatriser.

« Les Québécois sont nés pour un petit pain »

Mais d’où vient ce dicton fataliste? Et pourquoi est-ce qu’on en parle encore de nos jours?

Pour répondre à cette question, un petit flashback historique est nécessaire. Je vais tenter de simplifier ça au maximum: à partir de 1534, le territoire du Québec actuel fait partie de la colonie française nommée la Nouvelle France (qui regroupera  le Canada, l’Acadie et la Louisiane).

Un peu plus de 200 ans plus tard a lieu la guerre de la Conquête, que nous perdons (ahh cette fameuse bataille des Plaines!) après la prise de Montréal en 1760, ce qui fait en sorte qu’on devient soudainement des sujets de l’Empire britannique à la signature du traité trois ans plus tard. À ce moment, la majorité des habitants du territoire sont catholiques, francophones, ne parlent pas un mot d’anglais et vivent principalement de l’agriculture de subsistance répartis sur les terres des différentes seigneuries.  

Le Château Frontenac et la Citadelle de Québec vers 1890. Source: Musée McCord

Inutile de préciser que ça a créé un clash quand “l’envahisseur” anglo-protestant a pris les rênes du gouvernement et de l’économie. Malgré tout, les premières années de la transition se sont relativement bien passées. Il faut dire que le nouveau gouvernement “feelait doux” à l’égard des Canadiens français et permit, grosso modo, qu’ils continuent à vivre comme ils l’avaient toujours fait, en tant que francophones catholiques. Il faut dire qu’à ce moment la métropole britannique jouait de prudence; c’était une période marquée par les révoltes et seulement trois ans plus tard (1773) ils avaient les bras pleins avec les Treize Colonies (en gros, la côte est des États-Unis qui était à l’époque composée de colonies britanniques) qui se révoltaient contre une nouvelle taxe (révolte qui a mené à l’indépendance et la naissance des États-Unis quelques années plus tard).

Tout ça va bien changer, particulièrement quand il sera question de la langue française.

Fast-Forward une centaine d’années plus tard, en plein coeur de la révolution industrielle. Les anglophones ont le “gros boutte du bâton” dans le milieu des affaires et les décennies qui suivent sont marquées par l’implantation d’industries prospères qui attirent un grand nombre de paysans en quête d’une meilleure situation financière (l’industrialisation met beaucoup de pression sur le milieu agricole).

Intérieur du bureau de l’usine de pâte Laurentide, Grand-Mère, QC, vers 1900. Source: Musée McCord

Parallèlement, la majorité des Canadiens français demeurent isolés dans les villages, conservent leur mentalité paysanne et tentent de préserver leur religion leur culture et leur langue qu’ils défendent farouchement depuis des dizaines d’années. Pour subsister, ils développent donc un très fort esprit de communauté, de partage et d’entraide.

En gros, suite à la conquête les opportunités d’affaires se sont amenuisées rapidement pour les Canadiens français. Les “Anglais”  avaient accès plus facilement à du capital et bénéficiaient d’avantages commerciaux grâce à la mère patrie, et les Canadiens français se retrouvaient plus souvent qu’autrement à travailler pour un “boss” anglophone ou tentaient tant bien que mal de joindre les deux bouts en cultivant leurs terres et en variant leurs activités économiques (en faisant de l’artisanat par exemple).

Le Père Ladébauche

C’est de ce contexte, de cette mentalité de résignation, de ce sentiment d’être condamné à vivre sa vie en situation de désavantage économique que l’expression “être né pour un petit pain” est apparue.

L’une des premières mentions de cette expression se trouve dans l’édition du 5 octobre 1912 de La Presse, dans un texte humoristique: la causette hebdomadaire du Père Ladébauche à son cousin, un Canayen des States, Monsieur Goldenpolished Catbedcrazy (Polydore Chalifoux, en français).

La causette hebdomadaire du Père Ladébauche

“Il y a un vieux proverbe latin qu’on nous enseignait quand j’étais jeune et qui inocule ceci: “Quand on est né pour un p’tit pain, on n’est pas né pour un gros.” Je crois ma foi de gueux, que la ville de Montréal est née pour un simple biscuit à la mélasse, pas plus. (…)

Mais vous autres, dans les États qui êtes nés pour un gros pain, vous pouvez vous offrir des tunnels, des fils souterrains, des bibliothèques et une foule d’améliorations modernes. Nous autres, à Montréal, tout ce qu’on a pu se payer pour améliorer notre sort, c’est une Commission Royale pour rire, avec un Bureau de Contrôle pas pour rire.”

La Presse, 5 octobre 1912. Source: BAnQ

Au fil des décennies qui suivent, l’expression est souvent reprise pour décrire la condition des Canadien français, qu’on croit destinés à une vie modeste.

Plus ça change, plus c’est pareil?

Il faut dire aussi que le Québec qu’on connaît aujourd’hui est très différent de celui de nos grands-parents et arrière grands-parents.

En 1901, (c’est pas si loin que ça, c’est il y a à peine un peu plus de cent ans) il ne comptait que 1,65 million d’habitants. Pour te donner une idée, en 2016 la Ville de Montréal en comptait 1,7 million.

À cette époque, environ deux Québécois sur trois habitait toujours à la campagne et vivait de l’agriculture de subsistance, de l’exploitation forestière, de la pêche, de l’artisanat ou de la petite industrie.

Bref, jusqu’à tout récemment, les Québécois étaient principalement des villageois, même à Montréal qu’on appelait “la ville aux cent clochers” et dont chaque paroisse constituait un petit village en soi.

Aujourd’hui, on est environ 8,3 millions d’individus au Québec et près de la moitié de la population habite dans la Région métropolitaine de Montréal.

Notre population a donc beaucoup augmenté et est plus urbaine que jamais. Mais qu’est-ce que ça signifie pour notre mentalité?

Les irréductibles villageois

Une chose est sûre, l’esprit de village, le sentiment d’appartenance à une communauté et la fierté qui s’en dégage ont modelé la culture québécoise et est typique de ses habitants, d’hier comme d’aujourd’hui.

Même si les populations se sont beaucoup déplacées et que les modes de vie ont changé, les Québécois d’origine Canadienne française ont toujours l’âme de villageois. L’entraide et la solidarité font partie de leurs valeurs profondes et ils sont très attachés à leur milieu.

C’est cet “esprit de clocher” qui fait en sorte que nous sommes tous convaincus que la meilleure poutine du Québec se trouve dans notre quartier…

Toutefois, malgré cet esprit villageois qui persiste, les Québécois ne sont plus isolés dans leurs villages. Ils se déplacent davantage, sont plus éduqués et ont développé une ouverture sur le monde.  

Notre culture et notre mentalité sont donc imprégnées des valeurs de solidarité propres aux communautés villageoises, sans nous limiter géographiquement et nous priver des opportunités qui dépassent les limites de notre patelin.  

L’union fait la force

L’esprit villageois, couplé à la situation de minorité et d’impuissance des Canadiens-français suite à la conquête, a donné naissance à un instinct de survie culturelle particulièrement tenace.

Pour conserver le droit de parler leur langue, de pratiquer leur religion et de cesser d’être considéré comme des citoyens de second ordre, il a fallu revendiquer, manifester et argumenter. Et pour parvenir à se faire entendre, ils ne pouvaient pas se permettre d’argumenter différents discours. Il fallait à tout prix éviter la division, s’entendre, atteindre un consensus et parler d’une seule voix.  

L’héritage de cette mentalité se traduit dans le milieu des affaires par la mise sur pied d’un grand nombre d’entreprises de type coopératives (comme Desjardins) et de regroupements de marchands (IGA par exemple).

C’est un élément qui a énormément contribué à faire valoir nos droits et rejeter l’idée qu’on est “nés pour un petit pain”, mais ironiquement c’est souvent ce qui freine la croissance de nos entreprises en ce moment. Cette obsession du consensus nous emprisonne dans la lenteur administrative, et même l’immobilisme, jusqu’à ce que tous les joueurs parviennent à un commun accord. Ça rend tout à fait impossible la prise de décision rapide et nous fait manquer le train de plusieurs opportunités.  

Raconteux, violoneux et patenteux

Il y a un proverbe qui dit qu’on a les qualités de nos défauts. C’est particulièrement vrai dans le cas de l’identité du Canadien français.

L’isolement dans les villages et le repli social a eu pour effet de stimuler l’imaginaire et la créativité des habitants qui ont créé et entretenu leur propre culture.

Chemin rural vers 1925. Source: Musée McCord

Dans un premier temps, pour pallier la faiblesse économique il fallait être débrouillard et créer les solutions aux problèmes du quotidien. C’est ce qui donna naissance au typique “patenteux”, celui qui arrive à créer à peu près n’importe quoi avec de la broche à poules, des roues de bicycles, des vieux bidons et deux-trois clous.

Puis, pour se divertir et affirmer leur identité, ils transmettaient leur folklore sous forme de contes et légendes, de musique et de danse. Une gigue, un p’tit set carré, une soirée de musique et puis “changez de côté, on s’est trompés, c’est pas mêlant on s’trompe tout l’temps”!  

Les raconteux, violoneux et patenteux étaient omniprésents dans les villages québécois d’antan. La créativité, pour un Québécois d’origine canadienne-française, ce n’est pas simplement une qualité, c’est littéralement un trait culturel.

De nos jours, cette prédisposition à être créatif et ingénieux fait toujours partie de notre mentalité. Mais, à l’origine une conséquence de l’isolement, elle est devenue la source d’une industrie culturelle et créative florissante. On n’a qu’à penser au Cirque du Soleil, par exemple, ou aux chanteurs, musiciens, acteurs et artistes en tous genres qui rayonnent sur la scène québécoise et internationale.   

L’esprit de collaboration développé dans les villages et la volonté à atteindre un consensus font en sorte que les Québécois sont très forts pour échanger leurs idées, discuter et mettre leurs esprits en commun de façon très créative.

Nés pour un petit pain, vous avez dit?

L’argent c’est mal

Malgré le fait qu’on soit culturellement très créatifs et débrouillards, on n’est pas particulièrement doués pour vendre nos idées et nos produits. La vente et le marketing sont des domaines où nous sommes un peu boiteux.

Pourquoi?

Principalement parce qu’au Québec, on a une drôle de relation avec l’argent. On méprise les “gosses de riches” qui sont “nés avec une cuillère d’argent dans la bouche” et font leur “show-off”, tout en étant exaspérés par les “gens gratteux”, par les “séraphins” qui s’accrochent à leurs cennes. On ramasse les coupons du publi-sac et on fait des “économies de bouts de chandelles” mais on ne peut pas s’empêcher de faire nos “voisins gonflables”. On s’enrage contre l’évasion fiscale, mais on saute sur l’occasion de travailler au noir pour sauver un peu d’impôt. On se dit ouverts et avant-gardistes, mais on se bat constamment pour maintenir le statu quo.

Bref, on est un vrai paradoxe sur deux pattes!

Tout cela cache un malaise de société assez flagrant vis-à-vis l’argent. C’est un sujet tabou dont on évite de parler pour ne pas faire de “chicane”.

On a hérité d’une perception très négative de ceux qui font beaucoup d’argent. Sans même s’en apercevoir, on juge souvent de la qualité d’un individu selon son portefeuille. On catégorise souvent les personnes qui ont beaucoup d’argent, qui sont “riches”, dans l’un de ces deux clichés, soit:

  1. ils sont nés (ou se sont mariés) dans une famille riche, n’ont jamais travaillé une minute de leur vie et n’ont aucune éthique de travail, ou bien
  2. ils sont parvenus à s’enrichir en étant malhonnêtes et sans scrupules!

Les affaires sont les affaires, et en affaires il n’y a pas d’amis. N’est-ce pas?

Les individus qui font beaucoup d’argent préfèrent donc souvent éviter ce sujet pour ne pas être lynchés sur la place publique. Après tout, c’est ce qui se produit immanquablement chaque fois qu’on dévoile dans les médias le salaire des hauts dirigeants, chefs d’entreprises ou des PDG de nos Sociétés d’État.

Cette relation particulière avec la richesse, c’est l’envers de la médaille de notre société.

L’inconvénient d’évoluer dans une société très égalitaire est qu’on n’aime pas que les autres se distinguent trop de nous. On rêve tous d’être riches, tout en commérant dans le dos de ceux qui le sont devenus. On méprise ceux qui s’élèvent au-dessus de nous, mais on justifie ce mépris en se disant que ce sont des “crosseurs” qui “pètent plus haut que le trou”.

Mais d’où nous vient donc cette relation amour/haine avec l’argent et le succès?

Faut pas être plus catholiques que le pape!

On ne peut pas parler de cette croyance que les Canadiens français sont “nés pour un petit pain” sans parler un brin de l’Église catholique qui était aux commandes jusqu’à la seconde moitié du 20e siècle.

Groupe d’élèves, couvent Sault-au-Récollet, QC, 1866. Source: Musée McCord

Pendant ce temps, elle a donc littéralement dicté aux Québécois comment il fallait agir, ce qui était bien et ce qui était mal. Quand on considère ces extraits de la Bible, on comprend un peu mieux d’où vient ce malaise face à l’argent:

 Alors Jésus, levant les yeux sur ses disciples, dit: Heureux vous qui êtes pauvres, car le royaume de Dieu est à vous! (Luc 6:20) 

(…) vends tout ce que tu as, distribue- le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux. (…) Qu’il est difficile à ceux qui ont des richesses d’entrer dans le royaume de Dieu! Car il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu. (Luc 18:25)

Clairement, la religion catholique a quelque chose contre l’argent et le succès (ironiquement)!

Cette idée qu’il est nécessaire de ne pas accumuler de richesses et de vivre modestement pour “gagner son ciel” tombait à pic dans le contexte socioéconomique d’après conquête. C’était une façon efficace de faire d’une pierre deux coups: encourager la modestie, récolter une dîme généreuse et rassembler ses ouailles autour d’un discours qui renforce l’identité canadienne-française en les dissociant davantage des protestants anglophones (il y avait une dynamique particulière avec les catholiques anglophones, principalement des immigrants écossais et irlandais, mais on n’entrera pas dans les détails.) .

En cas de difficultés économiques, la solution mise de l’avant par le clergé pour subsister et parvenir à nourrir la famille n’était pas de faire plus d’argent, mais plutôt d’économiser, de vivre modestement et de s’entraider entre paroissiens. C’est d’ailleurs dans cet esprit d’économie et de coopération et en répondant aux besoins financiers particuliers des Canadiens ruraux que Desjardins a implanté les premières caisses populaires sur le territoire.   

Bref, vouloir faire beaucoup d’argent et s’enrichir, ce n’est tout simplement pas catholique. Le monde des affaires, ce n’est pas leur monde. Cette mentalité a très certainement contribué à limiter la réussite économique des Canadiens français et alimenté le mythe que les Québécois sont nés pour un petit pain.

Après tout, pour réussir en affaires, il faut d’abord en avoir l’ambition et savoir reconnaître sa valeur et son mérite.

Les affaires, c’est l’affaire des autres

Montréal vers 1875- Intérieur du magasin de bijoux et d’orfèvrerie de Messieurs Savage, Lyman & Co, rue Saint-Jacques. Source: Musée McCord

Si on résume, on disait des Canadiens français qu’ils étaient nés pour un petit pain parce qu’ils ont été longtemps maintenus dans une situation de désavantage économique et étaient peu nombreux à occuper des postes influents.

Par contre, c’est un peu simpliste d’affirmer simplement que “c’est la faute aux anglais”. En effet, les nouveaux arrivants britanniques ont eu droit à des avantages commerciaux et économiques, mais ça n’a pas empêché un bon nombre de Canadiens français de se tailler une place parmi eux, par exemple, dans le gouvernement civil du Bas-Canada (source).

Toutefois, le repli dans les villages de la majorité des Canadiens français fait en sorte qu’on croit qu’ils sont prédisposés à une mentalité économique différente, ce qui servira souvent d’argument pour légitimer des politiques économiques distinctes pour ces “deux peuples” du Canada.

Si tu ne peux les vaincre, joins-toi à eux… ou pas.

Tout porte à croire qu’en réalité, le fait que les villageois se soient repliés sur eux-mêmes et n’apprenaient pas à parler anglais leur a permis de sauvegarder leur culture, mais les ont coupé du monde des affaires et de ses opportunités.

Je ne dis pas que c’est une bonne chose, et je ne dis pas que ça en est une mauvaise. Je crois que tout est relatif à l’angle avec lequel on considère l’histoire et la situation actuelle.

Les Canadiens français se sont retrouvés devant un choix: accepter qu’ils ont été vaincus et qu’ils ne sont plus une colonie française, apprendre l’anglais et l’enseigner à leurs enfants pour devenir des sujets britanniques en bonne et due forme ayant les mêmes droits et opportunités que les autres, ou défendre leur langue qui, malgré l’immigration britannique, était parlée par la majorité de la population et était un pilier de leur identité culturelle.

Pour la majorité des Canadiens, la question ne se posait même pas. Il s’agissait d’abord d’une question de fierté et de respect. Que la métropole britannique refuse de reconnaître le statut du français comme langue officielle était un affront au peuple.  

Étant donné que la société québécoise était largement menée par le clergé catholique francophone (y compris le domaine de l’éducation) et que les valeurs de l’Église prônaient la modestie, le choix était d’autant plus simple à faire.

Apprendre l’anglais allait donc à contresens. Et puisque le peuple ne parlait pas cette langue, le gouvernement britannique n’avait d’autre choix que de s’adresser à ses nouveaux sujets britanniques dans la langue qu’ils comprennent (du moins dans les débuts).

Le problème, c’est que la langue du commerce et des affaires, c’était l’anglais, non seulement avec les Québécois anglophones, mais aussi avec notre voisin, les États-Unis, qui développait rapidement son économie.

Mais bon, comme on dit, on ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre et la poursuite du succès et de la richesse n’était tout simplement pas compatible avec nos valeurs catholiques.

Bref, c’est l’une des raisons pour lesquelles les Québécois se sont retrouvés dans une économie de subsistance fondée sur l’esprit d’entraide et de partage et qu’ils variaient leurs activités économiques pour tenter malgré tout d’améliorer leur sort.

Les temps ont changé

C’est devenu anachronique de dire, en 2018, que les Québécois sont nés pour un petit pain.

Mais notre histoire, avec hauts et ses bas, a laissé une grosse trace de Sharpie très dure à effacer sur notre mentalité collective et notre perception de l’argent et du monde des affaires.

Cette perception négative, on l’a aussi vis-à-vis la langue anglaise.

In french ou en anglais?

Caricature d’Anthony Delatri

On est conscients que le bilinguisme est un atout social et professionnel important, pourtant, il n’y a que 44,5% de la population québécoise qui était considérée comme étant bilingue (capable de soutenir une conversation en français et en anglais) en 2016.

“Ouais mais le reste du Canada sont juste bilingues à 9,8%! Pourquoi c’est nous autres qui devrait apprendre l’anglais pis pas le contraire?” 

Parce que, si on sort du Québec, 91,2% des Canadiens parlent anglais à la maison et que nos voisins Américains ne sont pas moins de 237,8 millions d’habitants à parler exclusivement anglais, soit 80% du pays (est-ce qu’il faut que je répète qu’on est 8,2 millions de population totale au Québec?).   

Outre nos voisins géographiques, il faut aussi préciser que, selon les différentes études sur le sujet, le contenu anglophone sur internet représente de 32% à 51,9% de la totalité du web, contre 4,1% à 6,5% pour le contenu francophone.

Alors, qu’on le veuille ou non, on est entourés par la langue anglaise, et ne pas l’apprendre c’est se priver d’une énorme, énooooorme part du marché continental et d’un grand nombre de ressources disponibles (par exemple, les logiciels ou sites web qui ne sont pas traduits en français).  

Si je te disais que 55,5% de la population du Québec était analphabète, tu trouverais ça alarmant, n’est-ce pas? Hé bien c’est dans cette proportion que nous sommes analphabètes de la langue des affaires. Je ne veux pas dire qu’on n’a aucune chance de réussir en affaires si on ne parle pas anglais, mais je pense que c’est se tirer dans le pied et s’arranger pour boiter “pendant un maudit boutte.”

Et non, ce n’est pas parce qu’on apprend à parler anglais qu’on oublie comment parler français. Plus que jamais, on a accès aux ressources pour apprendre à bien parler notre langue maternelle et en maîtriser une autre. Ou deux. Ou pourquoi pas cinq, c’est la beauté de notre cerveau, il n’a pas “quota” linguistique!

Bref, il ne faut pas tenir notre langue maternelle et culturelle, le français, pour acquis, mais il faut cesser de vilipender l’anglais. Il est temps qu’on arrête de se servir de notre rancune historique pour blâmer l’anglophone (ou l’allophone) du déclin de la langue française, alors qu’on n’a même pas assez de motivation pour se donner la peine d’apprendre notre propre langue “comme du monde”. 

Le problème, c’est que même si on éliminait l’anglais de notre vue , ça ne nous donnerait pas plus le goût de mieux parler français. Ce n’est pas en renommant Best Buy “Meilleur Achat” qu’on va soudainement avoir envie de maîtriser notre grammaire.

À mon avis, restreindre l’anglais ça ne développe pas le français et ça ne sert en rien la cause de la francisation au Québec. On n’est pas nés pour un petit pain, mais si on veut aller se chercher un gros pain il faut qu’on puisse s’adresser au baker qui le pétrit, que ça nous plaise ou non.

Habitudes et préjugés

D’abord, il faut dire qu’il y a proportionnellement très peu de gens “riches” au Québec. En 2009, seulement 4,1% de la population aurait déclaré gagner plus de 100 000 $ dans l’année (contre environ 16% pour l’ensemble du Canada). C’est très peu, et ça fait en sorte qu’on voit les gens qui ont de l’argent un peu comme des exceptions, des anomalies auxquelles on a du mal à s’identifier.

On a également une sorte de mépris pour les fortunes familiales. Contrairement aux États-Unis où les empires familiaux sont nombreux et en sont souvent aux cinquièmes ou sixièmes générations, ici quand on entend les noms de Desmarais, Molson ou Péladeau, on grince des dents parce qu’on a l’impression qu’ils n’ont pas mérité leur argent. C’est là qu’on constate à quel point notre culture entrepreneuriale est jeune et n’a pas encore fait son chemin dans notre mentalité collective.

De grands rêveurs

On est particulièrement doués pour rêver éveillés. On est créatifs, on aime se fier à notre instinct et on apprécie la poésie des termes comme “liberté” et “destin”.

C’est ce qui nous attire le plus de l’entrepreneuriat, ça fait appel à notre côté rêveur. Mais quand vient le moment de mettre notre vision à exécution, on perd vite notre entrain, car on se retrouve à l’extérieur de notre zone de confort. 

Louis-Adolphe Paquet, 100 ans après la Conquête et quelques années après la défaite des Patriotes

« Notre mission est moins de manier des capitaux que de remuer des idées ; elle consiste moins à allumer le feu des usines qu’à entretenir et faire rayonner au loin le foyer lumineux de la religion et de la pensée… » Voilà une mission – et une consolation – porteuse d’espérance d’une vie céleste éternelle. (source)

Notre penchant pour la pensée et la réflexion fait donc aussi partie de notre culture. C’est pourquoi nous sommes aussi créatifs. Le problème, c’est qu’ “une invention ne deviendra célèbre que si elle est appuyée par une bonne stratégie marketing. Avoir une idée est une chose; la rentabiliser est une autre.” (Source p.187.)

On a des croûtes à manger

Les Québécois ne sont définitivement pas nés pour un petit pain, mais ils ont des croûtes à manger.

Il y a un travail d’introspection à faire pour apprendre à reconnaître nos faiblesses et trouver des façons de les surpasser.

La recherche du consensus à tout prix, par exemple, nous est très nuisible en affaires. Au cours d’une entrevue réalisée lorsqu’elle était à la tête de l’organisme de prospection économique Montreal International, Dominique Anglade avouait que “Malheureusement, nous avons créé des systèmes lourds et complexes. Nous avons mis trop d’importance sur les moyens et moins sur les résultats. A-t-on réellement besoin de consulter tout le monde avant de prendre une décision?” (Source, p.76).

Sur un autre ordre d’idée, on a aussi tendance à banaliser l’ambition et à ne pas prendre ceux qui en ont au sérieux.

On entend souvent des trucs du genre “Comme ça mon p’tit gars, tu veux devenir entrepreneur? C’est cute. Mais si tu veux faire vivre ta famille, ça va te prendre une vraie job. Pourquoi tu ne vas pas porter ton nom dans une shop?”

Bref, sortir des sentiers battus pour prendre le chemin de l’entrepreneuriat est immédiatement découragé parce qu’on a l’impression que c’est une voie sans avenir. L’ambition, c’est bien, tant que ça te mène à l’université pour avoir une job “stable”.

Une nouvelle vision

La bonne nouvelle, dans tout ça, c’est que la société québécoise a énormément évolué au cours des dernières décennies. De plus en plus, notre société accepte l’idée que l’argent, ce n’est pas “le démon”, que c’est un outil, ni plus ni moins. Ce qui fait la différence, c’est la façon dont on dépense cet argent. L’argent ne fait pas le bonheur, mais ça peut nous permettre de:

  • Étudier n’importe où, avoir accès au niveau d’éducation désiré, n’importe où dans le monde.
  • Bénéficier des meilleurs soins de santé et plus rapidement, pour nous et nos proches.
  • Se consacrer à ses passions et loisirs sans avoir à se limiter financièrement.
  • Donner généreusement aux causes qui nous tiennent à coeur, soutenir la recherche et le développement.
  • Avoir une maison et élever une famille sans se soucier des finances.
  • Etc.

L’histoire a fini par jouer en notre faveur en ce qui concerne notre identité et les forces qui s’en dégagent. À partir du moment où on a su s’ouvrir aux cultures qui nous entouraient, on a pu apprendre d’elles. Tranquillement mais sûrement, on a adopté et intégré à notre propre culture la productivité et l’efficacité à l’américaine et l’esprit d’équipe britannique qui, combinés à notre créativité et notre esprit de “villageois moderne”, nous ont permis de nous démarquer rapidement dans le monde des affaires.

Selon le rapport sur l’activité entrepreneuriale au Québec, nous sommes présentement à l’endroit dans tous les pays du G7 où l’entrepreneuriat est le plus valorisé. Un peu plus de 20% des Québécois aimeraient lancer une entreprise dans les trois années qui suivent, et ce chiffre est à la hausse depuis 2013. Toutefois, il y a une différence entre l’intention et l’action.

Tel que mentionné précédemment, notre culture entrepreneuriale est encore jeune et nous n’avons pas tout à fait confiance en nos compétences et notre capacité à réussir en affaires.

Conclusion

Est-ce que les Québécois sont nés pour un petit pain?

La réponse est non, bien entendu. Je ne crois pas, de toute façon, que quiconque soit né pour un petit pain, peu importe le milieu ou l’endroit où il est né.

Mais l’identité québécoise a été malmenée au fil des ans. Notre capacité à entreprendre et notre sens des affaires ont été remis en question. Pour différentes raisons, les Canadiens français ont longtemps été considérés comme des citoyens de second ordre qui étaient destinés à une vie modeste.

La richesse, elle est là, elle est accessible et elle n’est pas réservée à ceux qui sont “nés dans la ouatte”. Peu importe qu’on soit nés dans une famille riche de Montréal ou élevés par une mère monoparentale à Shawinigan, qu’on soit allés au Collège Privé ou qu’on ait eu un parcours sans éclat dans le système public, les opportunités sont là pour tous.

Même si on sait que les Québécois ne sont pas nés pour un petit pain, on a tendance à évaluer nos chances de réussite selon le milieu dans lequel on est nés. C’est une mentalité qu’il faut impérativement changer.

Néanmoins, il serait vrai qu’au Québec, on a moins “l’envie” de réussir en affaires. Selon une étude présentée dans le livre “Le code Québec”, 74% des Québécois francophones préfèrent vivre le moment présent plutôt que préparer l’avenir, et 38% préfèrent faire de l’argent contre 62% avoir plus de temps.

Il semblerait qu’on soit un peuple reconnu pour sa “joie de vivre” et qui a fait le choix de consacrer son temps et son énergie à profiter de la vie (YOLO) au détriment de ses finances.

Et je n’ai absolument rien contre ça!

L’important est que notre mode de vie et nos ambitions nous conviennent et nous rendent heureux, après tout. Il faut seulement s’assurer que, si on préfère ne pas passer trop de temps à préparer notre avenir, ce ne soit pas à cause de la croyance limitante qu’on ne peut pas avoir un avenir prospère et que c’est perdu d’avance.  

Le Québec hétérogène

Finalement, il faut aussi reconnaître qu’on ne peut pas mettre tous les Québécois dans le même panier. Le Québec, c’est beaucoup plus que Montréal et Québec, la ville et la campagne, le français et l’anglais, les catholiques et les protestants.

La mentalité à Montréal est différente de celle de Québec, qui diffère des mentalités qu’on retrouve dans les régions. Le Multiculturalisme, la diversité, le bilinguisme sont autant de critères qui vont largement influencer les mentalités de nos communautés. 

 Montréal, la multiculturelle, la plus britannique des villes québécoise, a toujours eu de la difficulté à comprendre Québec, la républicaine, la plus française des villes québécoises.” Le code Québec, p.156
Bref, le Québec est loin d’être homogène, alors dans cette optique il serait ridicule d’affirmer que “les Québécois sont nés pour un petit pain”!

Un portrait incomplet

Dans ce texte, on a parlé de la Conquête britannique, des enjeux de la langue française, de l’influence de l’Église catholique, de l’esprit de clocher et de l’isolement dans les villages. On a abordé différents points qui expliquent en partie pourquoi on s’est retrouvés dans une situation d’économie de subsistance et pourquoi nous avons été, pendant très longtemps, quasiment absents du monde des affaires.

Je ne prétends pas avoir fait le tour de la question, car retracer tous les éléments historiques qui ont formé la mentalité québécoise telle qu’on la connaît aujourd’hui demande de brosser un portrait beaucoup plus large. On n’a pas parlé de l’influence de la crise économique des années 30, ni des deux guerres mondiales, des différentes vagues d’immigrations, de la révolution tranquille, de la place des femmes en affaires…

Bref, nous avons simplement mis de l’avant quelques-unes des tendances sociales les plus susceptibles d’avoir alimenté notre “inconscient” collectif et le mythe que les Québécois sont nés pour un petit pain.

Quelle est votre opinion sur le sujet? Que vous soyez d’accord ou pas avec ce qui est avancé dans ce texte, ça me ferait très plaisir d’en discuter! N’hésite pas à utiliser la section “commentaires” ci-dessous. J’ai également posé la question sur Quora, par curiosité, vous pouvez également aller y consulter les réponses des autres et y ajouter la vôtre! 

Sources:

Les mémoires québécoises, par Jacques Mathieu et Jacques Lacoursière.

Histoire du Mouvement Desjardins Tome 1 Desjardins et la naissance des caisses populaires 1900-1920. Tome 1, par Pierre Poulinre-Mouvement-Desjardin

Patronage et Pouvoir dans le Bas-Canada, 1794-1812: un essai d’économie historique, par Gilles Paquet et Jean-Pierre Wallot.

Rapport sur l’activité entrepreneuriale au Québec, par Étienne St-Jean et Marc Duhamel

Le Code Québec: Les sept différences qui font de nous un peuple unique au monde, par Jean-Marc Léger, Jacques Nantel et Pierre Duhamel.

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5 applications pour optimiser le travail collaboratif et la gestion de projets

Imagine le scénario: tu as travaillé toute la semaine sur un document et tu es particulièrement fier du résultat (tu y as vraiment mis ton 200 %!).

Au moment de présenter le fruit de ton travail à ton patron, il pète carrément ta bulle en t’apprenant qu’un autre employé a déjà accompli la tâche et remis sa version du document la veille. Après t’avoir fixé en silence pendant un bon 15 secondes en arborant un air à mi-chemin entre l’incompréhension et la consternation, il te renvoie à ton bureau.

Gêne, déception, découragement, colère… Tu passes par toutes ces émotions en te rendant au bureau du collègue en question pour lui demander pour quelle raison il a cru bon faire ton travail à ta place!

“Quoi, tu n’as pas vu?” te répondit-il. “J’ai laissé un post-it sur ton bureau vendredi passé pour t’avertir que tu changeais de dossier et que je prenais le relais!”

Il va sans dire que tu n’avais définitivement pas vu le post-it, qui n’est pas resté à la vue sur ton bureau bien longtemps puisqu’un autre collègue est passé déposer une pile de documents par-dessus lundi matin.

Tu retournes à ton bureau en rageant intérieurement. “Non mais, y’as tu moyen qu’on accorde nos violons franchement! Pas moyen de faire un pas en avant sans en faire deux en arrière dans ce mautadit bureau...” te dis-tu à toi-même.   

...

Tu vois où je veux en venir?

Ces scénarios, où les tâches se font en double ou, au contraire “tombent entre les craques du divan” et ne sont pas attribuées, où les échéanciers ne sont pas respectés et où chacun écoute les consignes dans l’ignorance totale du plan de travail global, hé bien ces scénarios sont condamnés à se produire et à se répéter dans les milieux où les tâches ne sont pas adéquatement planifiées et où le travail est mal encadré.   

C’est irréaliste de s’attendre à atteindre un rendement optimal et bien coordonné dans une équipe où il n’y a aucun outil efficace mis en place pour la planification, la communication et le suivi du travail.

La bonne nouvelle est qu’il existe une façon très simple de régler ce cauchemar de bureau et travailler plus intelligemment: utiliser les outils les plus performants qui correspondent le mieux au besoin de l'équipe.

On a la chance incroyable d’avoir accès gratuitement (ou à des prix très abordables) à une multitude de logiciels et d’applications qui ont été conçus pour nous faciliter la vie et nous aider à être plus productifs, tant dans notre travail individuel que dans les projets collaboratifs.

L’importance d’utiliser les bons outils est un sujet abordé dans le livre Double ta valeur: accomplis plus, travaille moins et nous allons donc présenter quelques-unes de ces applications plus en détail dans cet article.

Que ce soit pour la communication, la gestion des tâches, l’organisation du travail ou le travail collaboratif, ces outils sont des solutions polyvalentes convenant tant aux travailleurs autonomes qu’aux petites, moyennes et plus grosses entreprises.

Asana

Asana est sans doute l'une des applications de collaboration les plus populaires et ce n'est pas un hasard. Il s'agit d'un outil incroyablement polyvalent qui convient à la majorité des équipes, petites ou grandes.

C’est une application particulièrement efficace pour la gestion et le suivi des tâches d’une équipe de travail.  

Par contre, il ne s’agit pas tout à fait d’un outil de gestion de projet puisque plusieurs fonctions incontournables sont absentes de la plateforme comme les diagrammes de Gantt ou encore le suivi du temps.

Toutefois, les intégrations disponibles font en sorte qu’on peut lier Asana à une impressionnante quantité d’applications tierces, comme Instagantt, Harvest, Time doctor, Zendesk, Evernote, Slack et plusieurs autres.

De plus, il s’agit de l’une des applications de ce genre offrant la version gratuite la plus complète; elle permet à jusqu'à 15 coéquipiers de créer des tâches et sous-tâches, des projets, des discussions et d'utiliser les intégrations de façon illimitée.

Bref, Asana est beaucoup plus qu’une simple application de listes de tâches, mais bien un outil de collaboration et de suivi du travail puissant et flexible qu’on peut facilement adapter selon nos besoins.

Disponible sur: Android, iOS, web-app, intégration Gmail et extension Chrome

Langues disponibles: français, anglais et allemand. 

Points forts 

  • Polyvalente et personnalisable

  • Très grand nombre d'intégrations disponibles pour lier Asana à nos autres applications

  • Très abordable 

Points faibles

  • Pas d'application de bureau (Windows ou Mac)


  • minus-circle

    On doit choisir entre la vue liste ou tableau pour chaque projet, pas de possibilité d'alterner

Forfaits disponibles

  • De base (Gratuit)

  • Premium (9,99$/membre/mois)

  • Entreprise (sur mesure) 

Todoist

ToDoist est d’abord et avant tout une application de gestion de listes de tâches, mais elle a la particularité de pouvoir être utilisée aussi bien par une personne seule que par une petite équipe de travail. Sa flexibilité et ses fonctionnalités font en sorte qu’on peut également la considérer comme un outil de collaboration efficace.

Elle est très intuitive, facile à utiliser et la version gratuite répond très bien aux besoins de base. Les versions premium et business offrent des options supplémentaires très intéressantes à un tarif avantageux.

L’une des caractéristiques les plus surprenantes de ToDoist est sa disponibilité sur plus de 10 plateformes, ce qui fait en sorte qu’on peut y accéder à peu près n’importe où et sur n’importe quel appareil.

Elle est compatible avec un grand nombre d’applications de productivité et peut être intégrée, entre autres, à PomoDoneApp, TimeCamp, Google Agenda, et Momentum  (voir toutes les intégrations) en plus d’être compatible avec Zapier, IFTTT et plusieurs autres applications d’automatisation. 

Mentionnons également que les développeurs de ToDoist ont lancé en 2017 une application de communication nommée Twist (semblable à Slack) qui facilite grandement les discussions d’équipe et permet d’ajouter des tâches sur ToDoist à partir des conversations.  

Disponible sur: Android (téléphone, tablette et Android Wear) iOS (iPhone, iPad et Apple Watch), Windows​​​​ 10, Windows 10 mobile, web-app, intégration Gmail, Outlook, Thunderbird et extension Chrome

Langues disponibles: anglais, français, chinois, espagnol, portugais, allemand, russe et dix autres langues.

Points forts 

  • Disponible sur un très grand nombre de plateformes

  • Possibilité d'attribuer des priorités aux tâches

  • Planification intuitive des tâches

  • Synchronisation bidirectionnelle et instantanée avec Google Agenda

  • Intuitif et facile d'utilisation

  • Très abordable 

Points faibles

  • La communication entre collaborateurs est limitée aux commentaires sur les tâches

  • Peu d'options pour le suivi du travail et la gestion de projets

Forfaits disponibles

  • De base (Gratuit)

  • Premium pour les particuliers (38,99$/année)

  • Business (38,99$/utilisateur/an)

Trello

Trello est une application qui est basée sur la création de tableaux utilisés dans la méthode kanban. Il s’agit d’une méthode de travail très visuelle qui offre une grande flexibilité.

L’application nous permet d’utiliser les tableaux autant pour planifier les tâches et en effectuer le suivi que faire un brainstorm et partager ses idées.

Trello a été optimisée pour faciliter la collaboration et est très simple à utiliser; il s’agit principalement de créer des listes contenant des cartes qu’on peut “glisser-déposer” dans une colonne ou encore d’une colonne à l’autre.

Elle est donc une application très performante pour utiliser la méthode kanban, mais n’offre pas vraiment d'options plus avancées pour la gestion de projets, le suivi du temps ou la discussion en équipe.

Toutefois, il est possible de lier Trello à d’autres applications de productivité selon nos besoins grâce aux intégrations.

Bref, Trello est à la fois une app très polyvalente et très restrictive qui peut convenir parfaitement à une équipe de travail et manquer cruellement d’options pour une autre. Le mieux est de l’essayer!

Disponible sur: Web app, Windows, Mac, Android, iOS

Langues disponibles: français, anglais, portugais, espagnol, allemand, italien et 15 autres langues.

Points forts

  • Plateforme conviviale et facile à utiliser 

  • Très visuelle 

  • Permet de nombreuses intégrations avec d'autres applications

Points faibles

  • Les discussions d'équipe sont limitées à des commentaires sur les "cartes"

  • Peu d'options de gestion de projets (pas de vue calendrier, de suivi du temps ou de diagramme de Gantt)

Forfaits disponibles

  • Gratuit (de base)

  • Business Class (9,99$/utilisateur/mois)

  • Enterprise (20,83$/utilisateur/mois)

Meistertask

MeisterTask est un outil de gestion de tâches et de collaboration utilisant la méthode Kanban.

Les différents forfaits proposés permettent d’utiliser la plupart des fonctions de l’application gratuitement et d’accéder à des options de gestion très intéressantes avec les versions payantes, comme des automatisations de workflow, des rapports/statistiques, la possibilité de faire un suivi du temps et de déterminer les rôles et permissions de l’équipe de travail.

Toutefois, ce qui rend MeisterTask véritablement unique, c’est la possibilité de la synchroniser avec MindMeister, une application de cartes mentales conçue par les mêmes développeurs. 

De cette façon, il est possible de combiner le mindmapping et les tableaux collaboratifs en créant et attribuant des tâches à même les points de la carte mentale.

MeisterTask propose également plusieurs autres intégrations avec quelques-unes des applications de productivité les plus populaires et est compatible avec Zapier et IFTTT.

Disponible sur:
Android, iOS, Windows, Mac

Langues disponibles: français, anglais, allemand, espagnol, portugais et huit autres langues.

Points forts

  • Compatible avec MindMeister pour créer des tâches à partir de cartes mentales

  • Possibilité de faire un suivi du temps


  • plus-circle

    Plusieurs intégrations disponibles


  • plus-circle

    Interface simple et conviviale

Points faibles

  • Pas de vue calendrier disponible dans la version de base

  • Peu d'options de communication entre les membres de l'équipe

Forfaits disponibles

  • De base (gratuit) 

  • Pro (8,25$/utilisateur/mois)

  • Business (20,75$/utilisateur/mois)


  • check-circle

    Entreprise (sur mesure)

Wrike

Wrike est une app située à mi-chemin entre un logiciel de gestion de projet et une application collaborative de gestion de listes de tâches.

Il s’agit d’une solution adaptée pour répondre aux besoins de toutes les équipes de travail, petites et grandes.

Le tableau de bord est simple à opérer et n’est pas sans rappeler celui d’Asana dans la disposition des éléments. Toutefois, la version gratuite de Wrike est bien pâle en comparaison.  

Là où Wrike devient une application vraiment intéressante, c'est lorsqu’on utilise l'une des versions payantes. Elles donnent accès à des fonctionnalités très intéressantes, comme un calendrier, un diagramme de Gantt, des rapports et graphiques d'analyse de performance,  une fonctionnalité de relecture et d’approbation, le suivi des heures de travail, une extension Adobe Creative Cloud et le partage de jusqu’à 15GO de vidéos téléchargés par mois. Ces fonctionnalités sont disponibles à même la plateforme de Wrike, sans avoir à passer par la synchronisation d’applications tierces (comme c’est le cas avec Asana). La formation des employés pour l’utilisation de la plateforme est donc très simple et rapide.  

En somme, il s’agit d’un choix très intéressant pour les plus grandes équipes et les gestionnaires désirant effectuer un suivi du travail rigoureux et personnalisé.

Il ne s’agit pas de la plateforme la plus complète ou performante sur le marché, mais elle offre une solution robuste et polyvalente qu’on peut facilement adapter à nos besoins.

Disponible sur: Android, iOS, extension chrome, intégration Gmail et Outlook 

Langues disponibles: français, anglais, espagnol, allemand, italien et 6 autres langues.

Points forts

Points faibles

  • Version de base très restrictive (pas de vue calendrier, de sous-tâches ou de tableau de bord)

  • Moins intuitive que ses compétiteurs

Forfaits disponibles

  • De base (gratuit)

  • Professionnel (9,80$/utilisateur/mois)

  • Business (24,80$/utilisateur/mois)

  • Marketing (34,60$/utilisateur/mois)

  • Entreprise (sur mesure)

En résumé

Une mauvaise organisation dans la gestion des tâches et des projets peut mener à des résultats chaotiques qui sont catastrophiques pour notre productivité. 

Que l'on travaille seul ou en équipe, il est donc primordial d'utiliser les outils à notre disposition à leur plein potentiel. Heureusement pour nous, il existe désormais sur le marché une panoplie d'applications et de logiciels très performants pour nous permettre de gérer nos tâches efficacement et de faciliter la collaboration. Ces outils sont tous uniques et offrent différents avantages répondant aux différents besoins.

Il est donc très important de déterminer les besoins de l'équipe de travail avant d'arrêter son choix sur une application particulière. Puisque la majorité des applications offrent des versions gratuites ou des essais gratuits, il vaut mieux expérimenter un peu avant de prendre une décision. 

Asana, ToDoist, Trello, MeisterTask et Wrike sont cinq applications très performantes, flexibles, faciles à utiliser et abordables. Selon les forfaits choisis, elles peuvent répondre parfaitement à tous les besoins, que ce soit ceux d'un individu seul désirant mieux s'organiser, d'une petite équipe de travail ou d'un bureau regroupant des dizaines de collègues.       

Pour bien choisir l'application à utiliser et prendre une décision éclairée, commencez par vous poser les questions suivantes:

  • Combien de personnes utiliseront cette plateforme ?
  • Quel est le budget de l'entreprise pour un logiciel / une application de gestion du travail ?
  • Quelles sont les applications que nous utilisons présentement ? (suivi des heures, courriels, service à la clientèle, collaboration sur les documents, communication d'équipe, etc.)
  • Les applications présentées dans cet article proposent-elles des intégrations avec les applications que nous utilisons déjà?
  • Prévoyons-nous bientôt faire une mise à jour des applications utilisées présentement ou changer nos méthodes de travail?
  • Utilisons-nous présentement un service de sauvegarde sur le cloud? (Google Drive, Dropbox, OneDrive, etc.)

Si, à la lumière des réponses à ces questions, vous réalisez que vous avez besoin d'une plateforme différente, plus robuste ou offrant plus d'options que celles proposées dans cet article, je vous invite à jeter un coup d'oeil aux applications suivantes:

La motivation

8 astuces pour un regain instantané d’énergie et de motivation!

Il y a des jours où on est en feu! On se lève du pied droit, on se sent awesome, on sort de chez nous avec l’attitude d’un conquérant et en une couple d’heures au bureau on réussit à abattre l’équivalent de trois jours de travail en chantonnant Thunderstruck comme un motivé.

Et il y a d’autres jours où on a la motivation d’un rat dépressif mort et où on passe la journée sur une tâche qui ne devrait pas prendre plus d’une demi-heure à terminer.

Le manque de motivation, c’est l’ennemi #1 de ta productivité et de ton avancement professionnel. C’est souvent ce qui fait en sorte que tes tâches sont reportées au lendemain et que tes projets avancent à pas de tortue.  

C’est même une véritable épidémie à l’échelle internationale: selon le rapport de Gallup sur l’état des milieux de travail dans le monde, 13 % seulement des travailleurs des 142 pays à l’étude sont réellement motivés par leur travail. Si on se limite uniquement au Canada, ce chiffre monte légèrement jusqu’à 16 %, mais c’est un résultat quand même très alarmant. Heureusement, il y a quand même des trucs que tu peux appliquer au quotidien pour aider dans les jours où tu manques de pep.

Pour ces jours-là, voilà 8 façons de booster ta motivation à court terme pour te remettre sur la bonne voie!

1-Hydrate toi

Notre cerveau est constitué d’environ 80 % d’eau. Dès qu’on est déshydratés, on commence à ressentir des symptômes comme de la fatigue et de la difficulté à se concentrer. Pas évident de rester motivé quand on cogne des clous!

C’est donc très important de boire fréquemment pour s’assurer que notre cerveau et le reste de notre corps ne sont pas au ralenti. Prends l’habitude de traîner une bouteille d’eau en plastique/verre/stainless que tu peux remplir à volonté pendant la journée. Personnellement, j’adore celle-ci de la marque Contigo, elle me suit partout!

2-Écoute de la musique

Il y a de fortes chances que quand tu es chez toi, même si tu es complètement brûlé et dans un état semi-comateux à plat ventre sur un sofa, il suffit que la bonne chanson se mette à jouer à la radio (ou sur ton spotify) pour te donner un regain d’énergie et te faire oublier ta fatigue pendant un moment.

Hé bien tu peux profiter des bienfaits de ce phénomène au travail.

Quand tu te sens amorphe et que tu manques de motivation pendant la journée, si tu as un emploi qui te le permet, mets tes écouteurs et écoutes une playlist ou un album qui te rend de bonne humeur. L’effet est instantané!

3-Médite sur des citations

Des citations de motivation, c’est cliché, mais ça fonctionne. Parcours les tableaux Pinterest de citations, installe une application comme “Motivation-Quotes” ou fais simplement une recherche de citations sur le web et note celles qui ont le plus de sens pour toi et qui te motivent.

Tu peux aussi te procurer un petit carnet pour noter ces citations ou bien créer un document à l’ordinateur pour les sauvegarder.

S’il y en a une que tu préfères, tu peux même l’imprimer, l’encadrer et l’afficher pour l’avoir sous les yeux pendant que tu travailles.

Chaque fois que tu sens perdu et démotivé, jette un coup d’oeil à ta liste de citations et réfléchis à ce qu’elles représentent pour toi et ton travail.  

Voilà quelques exemples que j’apprécie tout particulièrement:

  • On ne peut pas résoudre nos problèmes avec l’état d’esprit dans lequel on était quand on les a créés… (Albert Einstein)
  • Tout semble toujours impossible, jusqu’à ce que ce soit réalisé. (Nelson Mandela)
  • Tu ne peux pas bâtir une réputation sur ce que tu as l’intention de faire. (Henry Ford)
  • Écris quelque chose qui mérite d’être lu, ou bien fais quelque chose qui mérite d’être écrit. (Benjamin Franklin)
  • Pour être irremplaçable, il faut toujours être différent. (Coco Chanel)
  • Si tu veux ce que tu n’as jamais eu, tu dois être prêt à faire quelque chose que tu n’as jamais fait. (Thomas Jefferson)

4-Bouge

Passer des heures assis n’est bon ni pour ton corps ni pour ta motivation. Aussi souvent que possible, idéalement toutes les demi-heures, lève-toi pour te dégourdir les jambes et activer ta circulation sanguine.

Si tu as assez d’espace et d’intimité (ou que les regards ne te dérangent pas) tu peux faire une petite série de jumping jacks ou de squats de temps en temps. Ou encore, profite des moments où tu vas à la salle de bain pour faire quelques push-ups sur un mur, un comptoir, ou même sur la porte de ta cabine de toilettes tiens! Toutes les occasions sont bonnes pour te dérouiller et te faire bouger un peu. Regain d’énergie garanti!

5- Minute tes tâches

Il y a quelque chose dans le fait d’être minuté, d’avoir un décompte et une échéance, qui nous motive à nous atteler au travail. C’est pourquoi on n’est jamais aussi productifs que la veille d’un deadline!

Alors, concentre-toi sur ta tâche la plus urgente/importante et estime le temps qu’elle devrait te prendre. Si tu crois qu’une heure serait suffisante pour la réaliser, alors démarre le minuteur pour une heure et met toi au travail. La méthode Pomodoro est aussi une très bonne façon de garder sa concentration et de se motiver à terminer nos tâches plus rapidement.

Si tu utilises Google Chrome, je te suggère aussi d’essayer Ultidash qui est une extension vraiment géniale. Elle te permet non seulement de minuter ton travail, mais aussi de bloquer certains sites pendant que le décompte est en marche. Autrement dit, si tu as le mauvais réflexe de toujours aboutir sur Facebook sans même t’en rendre compte, tu peux régler le problème de cette façon.

L’extension te permet aussi de connaître certaines statistiques comme le temps que tu as passé à travailler minuté dans la journée et le temps que tu as passé sur les différentes pages web. Il y a aussi une option “greetings” où tu peux mettre une liste de tes citations favorites pour te motiver. Elles seront affichées de façon aléatoire sur l’écran d’accueil.  

6-Des plantes et des couleurs chaudes

Une étude de l’université d’Exeter a démontré qu’avoir de la verdure dans notre environnement de travail peut contribuer à augmenter le bien-être jusqu’à 47 %, la créativité de 45 % et la productivité de 38 %. Parallèlement, la psychologie des couleurs nous apprend que les couleurs chaudes comme le rouge, l’orangé et le jaune stimulent le système nerveux et auraient un effet bénéfique sur l’énergie et la motivation quand on les utilise à petites doses.

Alors, pourquoi ne pas avoir dans ton bureau une petite plante dans un joli pot coloré?  

7-Récompense-toi

Un système de récompenses, ce n’est pas seulement efficace pour les enfants! Si tu as des tâches particulièrement pénibles à terminer, fixes toi un objectif à atteindre et détermines une récompense à laquelle tu auras droit une fois ton but atteint.

Ça peut être quelque chose d’aussi simple que de passer chercher un plat de sushis après le travail, te permettre un achat qui te titille depuis un moment ou planifier une activité qui te plaît. C’est une belle marque de reconnaissance de toi à toi que tu sauras sans doute apprécier!

 8-Sois positif

La vie, ce n’est pas toujours rose et on fait tous face à des obstacles de temps en temps (malheureusement, certains plus que d’autres). Que ce soit dans notre vie de couple, de famille ou professionnelle, on ne peut pas contrôler les hauts et les bas de notre quotidien. Ce qu’on peut contrôler par contre, c’est notre façon de réagir et d’affronter ces situations. La pensée négative est un cercle vicieux qui nous entraîne toujours plus bas et draine notre motivation. Alors, sois positif et essaie de toujours voir le bon côté des choses! Ton attitude dans les moments les plus difficiles va souvent déterminer si tu prends le chemin du succès ou de l’échec.

En résumé…

La prochaine fois que tu te sentiras démotivé et en panne d’énergie au travail, essaie un ou plusieurs des huit trucs proposés pour retrouver ton dynamisme.

  • D’abord, assure-toi d’être toujours bien hydraté. C’est essentiel pour que ton cerveau fonctionne adéquatement et ne pas ressentir les symptômes de la déshydratation comme la fatigue et le manque de concentration. 
  • Ensuite, si ton emploi te le permet, écoute de la musique qui t’entraîne et te met de bonne humeur. 
  • Poursuis avec une petite recherche de citations inspirantes et rédige tes favorites pour pouvoir t’y référer dans les moments où tu manques de motivation.
  • Pour un regain d’énergie instantané, tu devrais également prendre l’habitude de bouger aussi souvent que possible en faisant de courts exercices. 
  • Puis, minuter ton travail te permettra d’être confronté à un échéancier, ce qui stimulera ta motivation d’accomplir tes tâches plus rapidement. 
  • Tu peux aussi décorer avec une plante dans un pot rouge, orangé ou jaune pour influencer ton humeur, ta créativité, ta productivité et t’aider à rester motivé. 
  • Aussi, un système de récompenses ajoutera de l’intérêt et un incitatif concret à court terme à tes tâches les plus démoralisantes. 
  • Finalement, la pensée positive dans les moments les plus démotivants aura un impact favorable sur ton énergie et sera déterminante dans tes succès futurs.

Et toi, as-tu des trucs que tu utilises pour te garder motivé et avoir un regain d’énergie pendant ta journée? Tu peux nous en faire part dans la section commentaires ci-dessous!