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Multitâche: mythe ou réalité?

On veut tous accomplir plus de choses, réaliser plus de projets, passer plus de temps avec ses amis, s’entraîner plus

Dans notre quête de toujours en faire plus, on perd notre focus. Notre esprit s’éparpille et on s’étend. On commence 10 projets et on en termine un seul, on veut faire plaisir à tout le monde et on finit par ne faire plaisir à personne.

Ça vous semble familier?

Dans un air où l’information est omniprésente et qu’on ne peut commencer une tâche sans que 2 amis ne viennent nous parler sur Facebook, que notre ancien collègue nous envoi un mail sur LinkedIn et qu’on reçoit 5 emails de notre patron qui nous demande comment avance les choses, comment sommes-nous censé garder notre esprit affûter comme une lame de rasoir?

La semaine passé, on a vu comment choisir les tâches qui valent la peine d’être réalisée, cette semaine, on explore une des façons de les effectuer le plus efficacement possible.

Sans plus de préliminaires, je saute dans le vif du sujet.

Multitâche, mythe ou réalité?

J’ai vraiment de la misère  à faire plus d’une chose à la fois. Je me rappelle, lorsque je travaillais au McDonald quand j’étais jeune, mon patron voulait me faire aller sur l’écran pour superviser la production sur l’heure du rush. J’étais bon lorsqu’il y avait quelques commandes, mais aussitôt qu’il y avait trop de balles à jongler, j’échappais tout. Pendant longtemps je me suis demandé s’il y avait quelque chose d’anormal chez moi, pourquoi est-ce que j’étais incapable de faire ce que d’autres personnes semblaient naturel.

La même frustration m’est arrivée lorsque j’ai voulu apprendre à jouer du piano. Une main, pas de problème! Ajouter l’autre s’est avéré être un supplice que j’ai relevé avec peu d’élégance. Pourtant, j’étais capable sans trop de misère de jouer de la guitare. What’s up with that?

Est-ce que certaines personnes seraient naturellement douées pour le multitâche? La science semblerait nous dire que oui.

Ah ces femmes…

On s’en doute depuis longtemps, mais la science a finalement des preuves concrètes à nous apporter: les femmes sont meilleures pour faire du multitâche. Sur l’image suivante, on voit clairement le contraste entre le cerveau d’un homme et celui d’une femme.

scan du cerveau des hommes et des femmes

Source

Les femmes font plus facilement le pont entre leur cerveau gauche et leur cerveau droit, facilitant le saut d’une information de nature intuitive à une information de nature logique.

Les hommes, quant à eux, sont meilleurs pour se concentrer sur une seule tâche et y donner 100 % de leur attention.

Avant de vous réjouir trop vite, mesdames, et de poursuivre votre folie multitâche quotidienne, je pense qu’on doit se poser une autre question, beaucoup plus pertinente, que de tenter de savoir qui est meilleur que qui.

La vérité: le multitâche est un mythe.

Wow… Viens d’affirmer que les femmes sont meilleures pour le multitâche que les hommes et ensuite j’affirme que le multitâche lui-même est un mythe? Ça ne fait pas de sens… Right?

Pas exactement. Ce que je veux dire est plutôt que le multitâche est une illusion.

Rappelez-vous de l’époque où les ordinateurs n’avaient qu’un seul processeur. Étions-nous quand même capables de jouer de la musique tout en surfant sur le web? Bien sûr que oui!

Le processeur alternait à une vitesse foudroyante entre les deux tâches, donnant l’illusion de faire les deux choses simultanément. La même chose est vraie chez l’être humain. Nous n’avons pas deux cerveaux qui traitent l’information sur plusieurs canaux, mais bien un seul qui alterne très vite d’une tâche à l’autre.

Si vous êtes un novice, jongler à deux balles est relativement facile. Ajouter une troisième balle et l’exercice est soudainement beaucoup plus difficile. Ajoutez-en une quatrième et ça devient vraiment though!  Si vous en ajoutez une cinquième, bonne chance!

Pourtant, passer de deux à quatre balles devrait logiquement être seulement deux fois plus difficile et passer à 5 balles devrait être deux fois et demie plus difficile. La vérité est qu’il s’agit d’une fonction exponentielle, à chaque balle qu’on ajoute, on double la difficulté. Tel est la nature du multitâche.

Comment jongler avec plus de 5 balles?

Il existe une faille dans ce que je viens d’expliquer, sinon personne sur terre ne serait capable de jongler comme cet homme.

Comment est-ce que ces jongleurs font-ils?

La réponse: la mémoire musculaire. Lorsqu’il s’agit de jongler, de jouer d’un instrument de musique ou de pratiquer n’importe quel sport, c’est la mémoire musculaire qui gère nos mouvements et libère notre esprit pour être capable de se concentrer sur une autre tâche.

Vous voyez, on a pas besoin de penser à respirer, ni à faire battre notre cœur. Notre corps s’en occupe de lui-même. Le meilleur exemple est le film Karate Kid.

mr miyegi karate kid

Monsieur Miyegi a entraîné le jeune Daniel en lui faisant laver des voitures et attraper des mouches avec des baguettes. Pendant des mois Daniel accumulait sa rage et était impatient de commencer à apprendre l’art du combat. Cependant tout ce temps, Daniel entraînait sa mémoire musculaire pour le transformer en véritable ninja.

Voici la mémoire musculaire à l’oeuvre.

Les limites de la mémoire musculaire.

Vous voyez, à moins de toujours dire les mêmes choses (ex. comme un conférencier ou un chanteur), il est impossible de relayer notre discours à la mémoire musculaire. Certaines tâches demandent toute notre attention et sont impossibles à relayer à notre système nerveux périphérique.

Conclusion: monotâche > multitâche.

Le débat est clos: bous êtes mieux d’effectuer une série de tâches occupant 100 % de votre attention que d’alterner d’une tâche à l’autre.

Cependant, comment fermer le flux d’information qui vient toujours nous interrompre?

Si vous faites vos devoirs, fermez la télévision. Si vous travaillez, fermez Facebook. Vos emails peuvent attendre. Très rares sont les situations où vous devez donner une réponse immédiatement. On tend à surestimer l’importance qu’on s’accorde, la terre va tourner, même sans vous!

Vous avez un ami qui fais toujours 4 choses à la fois? Envoyez-lui ce blogue.

Si vous sentez que vous avez retiré quelque chose de cet article, donnez un petit j’aime Facebook ou un Google +1 🙂 Ça fait toute la différence pour moi!

3 principes pour être plus productif avec moins d’efforts.

Selon un récent sondage, les gens qui lisent ce blogue seraient plus ambitieux que la moyenne. Selon une autre étude, être productif est très important pour les gens ambitieux.

*Disclaimer: les deux études citées ci-contre sont totalement fictives.

CEPENDANT, un autre sondage, réel cette fois-ci, envoyé aux gens ayant eu le plus haut taux d’engagement avec ma liste d’envoi semble confirmer les deux études hypothétiques que je viens de citer.

Aujourd’hui, vous allez donc apprendre comment être 2, 3, 4, voir 5 fois plus productifs dans votre vie.

Vous savez ,je travaille à temps plein, j’ai constamment entre 5 et 10 clients le soir, je mets à jour ce blogue (j’essaie!) de façon hebdomadaire et je tente (avec plus ou moins de succès) de garder une balance avec ma vie sociale.

Ça semble difficile à faire? Oui, mais non.

J’ai lu tous les grands livres sur la productivité et je suis un fan fini de LifeHacker. Ce qui est beau dans tout ça, c’est que vous n’avez pas besoin d’être un peu fou comme moi pour bénéficier des 4 ou 5 trucs qui apportent 95 % des résultats.

C’est pourquoi, dans ce billet, je vais vous partager les quelques trucs faciles à implémenter au quotidien qui font toute la différence. Avec ces tactiques, vous meublerez votre temps de façon beaucoup plus efficace, tant au niveau personnel, que professionnel!

Cet article est pour vous si:

  • Vous voulez accomplir plus au travail pour avoir une augmentation/promotion;
  • Vous voulez trouver le temps et l’énergie pour être en mesure de réaliser un ou plusieurs projets sur le side.
  • Vous êtes un être humain.

Plongeons dans la viande du sujet (traduction pour let’s dive into the meat of the matter).

reality check ahead

Principe #1 – toutes tâches ne se valent pas.

Au début 19e siècle, un homme nommé Vilfredo Pareto a mené une étude qui, sans le savoir, a révolutionné notre façon d’approcher la productivité (entres autre chose).

Monsieur Vilfredo était un parisien très barbu, sociologue et économiste de profession. C’est lors d’une étude très particulière qu’il mit la main sur le principe qui allait le rendre célèbre.

Vilfredo était un genre de Robin des Bois. Il voulait se battre contre les injustices du système corrompu des années 1800. C’est cette rage intérieure qui l’a mené à étudier comment l’argent était réparti dans la population en Angleterre, en Russie, en France, en Suisse, en Italie et en Prusse. Il a ainsi découvert que, peu importe le pays, 80 % des gens possédait 20 % des richesses et que 20 % des gens possédaient 80 % des richesses.

Si vous vivez en occident, ceci n’a rien de nouveau pour vous.  Les choses commencent à être intéressantes lorsque l’on transpose ce modèle sur d’autres situations, chose que Joseph Juran a faite en 1954 lorsqu’il a élaboré publiquement le “principe de Pareto” (également appelé la loi du 80/20).

Ce principe s’applique à votre productivité. 80 % des résultats que vous avez proviennent de 20 % des efforts que vous déployez.

Toutes tâches ne se valent pas. Demandez-vous très sincèrement ce que vous faites dans votre 80 % improductif et faites en une liste. Vous avez maintenant une “not to do list”, une liste de chose à ne plus faire.

“Mais je croyais que j’allais apprendre à en faire plus! Pas à en faire moins!”

Il n’y a pas que notre temps qui est limité. Notre volonté à agir l’est également. J’ai fait un article qui a très bien été reçu sur le sujet, je vous invite à le lire ici         . On peut effectivement essayer d’être 20 % plus productif en travaillant 20 %  plus longtemps. Cependant, avec le temps arrive la fatigue et notre productivité baisse. Pour être 20 % plus productif, on doit effectivement travailler 40-50% plus longtemps. Qui a envie de travailler 12heures par jour?

L’objectif est d’utiliser nos 3-4 heures de très grandes productivités pour les rendre le plus rentable possible. Oui, il existe certains moyens pour augmenter notre nombre d’heures de productivité par jour, mais c’est un travail de longue haleine. Aujourd’hui on se concentre plutôt sur les quick fix, les quelques trucs rapides qui donnent 80 % des résultats avec 20 % des efforts.

Pareto, la règle du 80/20, au quotidien.

Lorsqu’on parle de productivité, on parle de maximiser le ROI (Retour sur Investissement) de notre temps. Il peut s’agir de temps passé pour travailler, ou pour s’amuser.

Essayez d’appliquer la règle de Pareto partout dans votre vie et demandez vous: qu’elles sont les 2 ou 3 choses qui vous apportent le meilleur ROI côté dans vos relations, votre famille, votre bonheur et votre sentiment d’accomplissement.

Dans vos relations, ça peut d’aller prendre une bière avec vos amis proches la fin de semaine.

Avec votre famille, ça peut être de l’inviter à manger à la maison ou au restaurant un soir de semaine.

Pour votre bonheur, ça peut être de méditer 10 minutes par jour.

Finalement, pour votre sentiment d’accomplissement, ça peut être le fait de vous approcher, chaque semaine, un peu plus de votre but.

L’étape suivante est simplement d’organiser votre lifestyle autour de ces quelques éléments qui font toute la différence.

can't fight the clock!

Principe #2 – “Gérer son temps” est un leurre.

À moins que ce soit moi qui vive sur une planète différente, on a tous 24 heures dans une journée. Qu’on en dise ce que l’on veut, les gens hyper productifs ont les mêmes ressources temporelles que le commun des mortels.

La première chose qu’on doit comprendre est celle-ci: ce n’est pas le temps qu’il faut gérer, mais notre cerveau indiscipliné!

On contrôle 2 choses: ce qu’on fait en ce moment et ce qu’on va faire par la suite.

Si vous ne savez pas quoi faire après avoir lu ce billet, vous devez vous faire une liste de chose à faire (une fameuse to do list). Mais attention! Alors qu’avoir une telle liste donne l’impression d’être vraiment occupé, elle représente également un des plus grands dangers pour votre productivité générale. Pourquoi? Il y aura toujours une tâche de plus à ajouter. Vous n’aurez jamais fini, c’est un jeu sans fin. Vous allez donc vous sentir surchargé et vous ne saurez pas par où commencer. C’est comme le syndrome de la page blanche. Pour être productif, on doit être concis. La clarté d’esprit et d’intention est l’arme ultime de l’homme productif (je me sens poète).

Conseil pratique, cool et branché:
Limitez le nombre d’objets qui vont sur votre liste de chose à faire. Imposez-vous un maximum de 4 à 5 tâches importantes. De ces 5 tâches, une ou deux d’entres-elles devraient, à elles seules, faire en sorte que votre journée ait été un succès si vous les accomplissez.

Les tâches que vous n’avez pas été capable d’accomplir doivent – impérativement – êtres remises au lendemain. Ainsi, afin d’ajouter une nouvelle tâche, vous devez d’abord terminer vos tâches actuelles.

Autre truc, imposez-vous un ordre dans lequel vous devez accomplir ces tâches, du plus important au moins important.

Finalement, pour que cette stratégie soit efficace, vous devez vous retenir d’ajouter des tâches. Vous avez bien compris. Après avoir fini vos 5 tâches, prenez congé, vous l’avez mérité.

C’est TRÈS contre-intuitif, je sais, mais ça va faire plus de sens dans quelques instants.

En limitant le nombre de choses que vous pouvez faire, voici ce qui se passe:

  1. Vous vous assurez que les tâches sur votre To Do sont pertinentes et accomplissent réellement quelque chose. Elles font partie du 20%.
  2. Plus jamais de procrastination.

Cependant, vous devez être réaliste dans votre liste de chose à faire. Vous ne pouvez pas mettre “dominer le monde”, vos objets doivent être précis, actionnables et concrets.

Voici un exemple typique de ma To Do:

  1. Faire le design de la page “Produit” du site web de [nom du client];
  2. Écrire 800 mots sur [nom du billet de blogue];
  3. Répondre aux requêtes de mes clients (emails, soumissions, etc);
  4. Lire un chapitre de [titre du livre que je lis à ce moment];
  5. Lire et commenter 3 blogues connexes au miens.

Je fais ces 5 étapes dans l’ordre et je ne peux pas aller au #2 avant d’avoir compléter #1, ainsi de suite.

Voici un exemple de ce qu’il ne faut pas faire:

  1. Avancer le design de [Nom du client];
  2. Écrire pour mon blogue;
  3. Lire;

Avec des objets comme ça, on ne sait pas trop où commencer et on ne peut pas réellement cocher notre tâche comme “accomplie”. Théoriquement, je pourrais ne jamais avoir fini chacune de ces tâches.

Une fois que c’est fait, je me donne une tape dans le dos, et je vais ensuite m’occuper des autres sphères de ma vie (amis, famille, bonheur, santé, etc).

fast & furious rapidité et productivité

Principe #3 – la vitesse est importante.

L’autre moyen logique d’augmenter sa productivité est d’augmenter la vitesse à laquelle on travaille. Il existe plusieurs façons d’arriver à ces fins, je vais vous en présenter deux.

Le premier moyen va vous apporter d’excellent résultat et est absolument un must pour n’importe qui, que vous travaillez sur un ordinateur ou pas. Il s’agit de comprendre le “méta-environnement”. Dans l’informatique, on parle des raccourcis du système que vous pouvez utiliser pour réduire le temps d’exécution d’une commande.

On pense beaucoup plus vite que l’on exécute sur un ordinateur, entre le moment ou on pense “rechercher léopard sur Google” (ne me demandez pas pourquoi cet exemple…) et le moment où les résultats s’affichent, on doit (1) prendre notre souris d’ordinateur, (2) trouver l’icône de Google Chrome, (3) cliquer dessus, (4) cliquer sur la barre de recherche, (5) tapper “www.google.com” si ce n’est pas votre page d’accueil par défaut, (6) cliquer sur la barre de recherche,  (7) lâcher la souris pour écrire à deux mains et inscrire “Lépard”, (8) reprendre la souris, (9) cliquer sur rechercher.

Ouf… Ça fait pas mal d’étapes. Je sais que bon nombre d’entre vous ont développé des stratégies pour exécuter cette commande plus rapidement, mais plusieurs personnes effectuent couramment ces 9 étapes pour faire une recherche Google.

Voici ce que vous devriez faire:

Google chrome est dans votre barre de tâche, (1) vous faites donc la touche windows+le nombre correspondant à sa position, dans mon cas c’est win+2. Google Chrome s’ouvre, (2) faites ctrl+l pour aller directement à la barre d’adresse, (3) écrivez léopard, (4) appuyez sur enter.

En étant conscient des règles et des mécanismes de votre ordinateur (les raccourcis et le fait que la barre d’adresse constitue également une barre de recherche), on peut effectuer la requête 2 fois plus rapidement.

Il s’agissait d’une opération simple (je l’espère), mais lorsqu’on effectue des tâches plus complexes (Photoshop, programmation ou autres), les raccourcis sont encore plus importants et permettent d’être jusqu’à 6 fois plus rapide.

J’ai fait une liste de raccourci ici. Je vous recommande de l’imprimer et de la mettre sur votre mur pour vous y faire penser!

Ce n’est pas tout!

Il existe encore biens d’autres façons d’être productif: essayer d’être en “flow”, babystepper ses tâches, faire du batch processing et jouer avec le principe d’inertie. Cependant, je pense que ce billet est déjà assez long comme ça et je sais que ça déroge un peu du marketing. S’il s’agit d’un sujet qui vous intéresse, dites-le-moi en commentaire et je vais faire une deuxième partie :)!

Je sais que j’ai manqué mon billet de la semaine passée (je suis désolé :/ !) J’ai enfin déménagé dans mon propre appartement (yay!) Je fais tout ce que je peux pour livrer dans votre boîte à lettres (email), un billet tous les lundis :).

Alors à la semaine prochaine et on se voit sur Twitter, Facebook, G+, Instagram et les autres ainsi que dans la section commentaire ci-dessous!

Comment dominer le monde? Trucs et techniques simples, mais efficaces pour atteindre ses buts.

Ahhh la fin de l’année! Quelle belle période pour boire du champagne en célébrant au nom d’une année de travail bien faite – ou si ce n’est pas le cas – à l’idée de se reprendre l’an prochain. On fait des résolutions (qu’on tient ou pas!) On prend un moment pour y penser et on se dit : « yep! Cette année je domine le monde… »

Les gyms sont contents, les mamans s’achètent des Wii Fit. Bref, c’est cette année que les planètes s’alignent.

Jusqu’à ce que, 4 mois plus tard, on cesse d’aller au gym (peu importe la raison) et la Wii Fit fait ce pour quoi elle a été destinée (ramasser la poussière).

Pourquoi est-ce difficile?

D’ici la fin de ce blogue, vous saurez pourquoi c’est si difficile de respecter ses engagements et vous aurez des trucs et des tactiques pour être en mesure de vous surpasser cette année! Je donne beaucoup d’exemples reliés à l’exercice physique, mais les mêmes principes s’appliquent pour vos finances personnelles, votre vie amoureuse ou encore professionnelle.

Back to the futur

Back to the futur et la motivation.

Alors, pourquoi est-ce difficile? Le premier principe peut sembler étrange, mais vous devez vraiment y penser. On pense à notre moi « futur » comme étant un étranger. C’est dur à croire, mais une étude l’a démontré très clairement en mesurant à l’aide d’un électroencéphalogramme la région du cerveau activée lorsqu’on demande aux gens de s’imaginer eux-mêmes quelques années plus tard.

Résultat? Lorsque l’on prend une décision dans le moment présent, on la fait comme si on la prenait pour quelqu’un d’autre. Comme si ce n’était pas nous qui allions avoir à assumer cette décision, mais bien un surhomme hypermotivé (que nous ne sommes manifestement pas)!

Certains organismes de charités en tirent profit avec beaucoup d’habiletés. Exemple : en demandant aux gens s’ils souhaitent donner 50$ maintenant et 50$ dans un an au lieu de demander immédiatement 100$.

La même chose a été vérifiée lors d’une étude où on demandait aux gens de boire une substance absolument infecte. Lorsque l’équipe de scientifique cédulait un rendez-vous 6 mois plus tard,  les gens se portaient volontaires pour en boire une quantité beaucoup plus importante.

Baby step your goals

Baby step your goals.

Une autre raison pourrait être qu’on se fixe des objectifs qui sont orientés vers les résultats et non vers le processus. Exemple : cette année je veux perdre 52lbs (fictif, dans mon cas ça serait plus de prendre 52 lb!). C’est un bon objectif, mais si c’est tout ce qu’on se dit et qu’on passe immédiatement à autre chose, on va assurément passer à côté et se demander, un an plus tard, qu’est-ce qui s’est bien passé!

Ce qu’il faut faire, c’est se demander qu’est-ce qu’implique de perdre 52 lb. C’est un heureux hasard que ce nombre est égal au nombre de semaines dans une année. Perdre 52lb en un an, c’est perdre 1lb par semaine. C’est déjà beaucoup mieux comme objectif, mais même à ce stade-ci ce n’est pas vraiment efficace.

Perdre 1lb par semaine, ça veut dire perdre 3 500 calories par semaine. On a donc trois options, soit on mange pour 3 500 calories de moins par semaine, soit on dépense pour 3 500 calories de plus par semaine, soit on fait un peu des deux.

Disons que vous buvez des boissons sucrées (jus, liqueur), vous vous engagez à boire uniquement de l’eau pour le reste de l’année. En plus de tout ça, vous devez faire 15 minutes d’exercice CHAQUE jour. Le plus beau là dedans? Vous commencez DEMAIN.

En se fixant des objectifs larges et en décortiquant le processus nécessaire pour les atteindre, on contre notre tendance à s’imaginer dans le futur comme étant beaucoup plus épique que l’on est réellement (puisqu’on commence maintenant). En plus, on se rend compte assez vite si l’objectif est réaliste ou pas. Chaque jour, lorsque vous allez remplir votre objectif de la journée, vous allez avoir un petit gain de confiance personnelle, c’est bon pour le moral! 🙂

Passer en revue l’année précédente

On dit souvent que l’histoire est garante de l’avenir. Avant de fixer vos objectifs, passez en revue les moments importants de votre année. Qu’avez-vous accompli, quels sont les obstacles que vous avez dû surmonter? Avez-vous respecté vos engagements de l’année précédente?

Cet exercice va vous permettre de prendre conscience de ce que vous êtes réalistiquement capable d’accomplir en un an. Le but ne devrait pas être d’en faire plus de choses cette année, mais de faire moins des choses inutiles et plus des choses qui vous rapprochent de vos objectifs.

Ici je vais donc faire mon petit bilan 2013. J’allais le faire de toute façon, mais je me suis dit qu’un billet de blogue pourrait peut-être aider ou inspirer certaines personnes! Qui sait?

Avant de poursuivre la lecture, partez cette vidéo et utilisez-le comme trame de fond. Ça va rendre l’expérience sensorielle de lecture beaucoup plus « HD »!

Mon bilan 2013

Mon objectif 2013 était, comme je l’explique dans mon billet du Nouvel An 2013, d’arrêter de vouloir aider les gens. Ça sonne un peu égoïste, mais si vous allez lire l’article vous allez vous rendre compte que c’est beaucoup plus profond que ça. Bref, j’ai voulu changer « aide » par « inspiration ». Au lieu d’aider les gens (qui implique une relation asymétrique du type « je suis bon et pas toi »), j’ai voulu les inspirer (beaucoup plus humble quoi!).

J’ai surtout voulu inspirer mes proches. Collègues, famille, amis.

Comment? Pas en étant un surhomme, mais en étant un être humain normal qui se fixe des objectifs. Quelqu’un de pas plus intelligent que n’importe qui, mais qui a un plan (et qui le suit!). Je voulais que les résultats parlent par eux-mêmes pour que les gens se disent « bordel, si lui est capable, moi aussi! » Bref, en étant plus vulnérable. En partageant mes craintes, mes aspirations, mes passions.

Vouloir inspirer ses proches, ça te met beaucoup de pression. En 2013, j’ai écrit 46 billets de blogue, j’ai refait mon site web, j’ai lu 18 livres de non-fiction, j’ai fait 5 sites web, j’ai terminé ma formation universitaire, j’ai fait un CMS (un système centraliser pour que mes clients puissent gérer leurs sites web), j’ai quitté mon ancien emploi en Maison des Jeunes pour aller chez ADN communication et je suis parti d’ADN pour aller chez Voyages à Rabais. En 2013 j’ai presque triplé mes revenus…

La victoire c’est bien, mais elle prend racine dans la défaite. En 2013, j’ai été aux jeux de la communication avec comme attente d’arriver dans les 3 premières positions. J’ai terminé dernier et Michelle Blanc (la juge et influenceuse web) m’a dit que j’étais incompétent (ouch l’égo!). L’été passé, je suis tombé en amour. Dans des circonstances que je ne comprendrai probablement jamais, je me suis également fait briser le cœur. J’ai voulu faire une startup, mais j’ai arrêté lorsque je me suis rendu compte que mon idée n’était pas si cool que ça…

Bref, beaucoup de moments cool, beaucoup de moments qui font mal. J’ai énormément appris cette année, pas uniquement sur le marketing et les médias sociaux, mais sur moi-même.

Faites le même exercice. Soyez honnête et écrivez tout ce que vous avez accompli. Soyez-en fier. Ensuite, écrivez tout ce dont vous avez éprouvé. Soyez-en également fier. Vous avez survécu et grâce à ces épreuves, vous êtes plus fort.

Mes orientations pour l’année

C’est réellement comme un nouveau départ pour moi. Avec la fin de mes études et mon arrivée chez Voyages à Rabais, je suis réellement en pleine transition. J’ai accompli la plupart des objectifs que je m’étais fixés il y a 2 ou 3 ans, maintenant c’est le temps de retourner sur la table à dessin et de ré imaginé une réalité à créer.

Il y a tout de même certaines choses qui sont certaines. Cette année, je monte le blogue d’un cran. Je vais prendre un peu moins de contrats de développement web pour me concentrer sur mon écriture. Je veux développer un produit (un livre, un cours, des vidéos). Je ne sais pas encore lequel, mais ça s’en vient!

Je vais également me partir un deuxième blogue, en anglais cette fois, avec mon cousin tatoueur. Il va s’adresser aux hommes de 25-35 qui veulent vivre une vie plus épique.

Je me lance également dans l’immobilier et j’achète d’ici quelque mois mon premier immeuble à revenus. C’est une nouvelle aventure qui promet d’être très enrichissante (tant métaphoriquement que littéralement).

C’est flou, mais j’ai une bonne idée de ce que je dois faire.

Conclusion inspirante du Nouvel An.

2013 est venu et est parti. On a vécu des peines, des joies. Des défaites et des victoires. En 2013, on est devenu une meilleure version de soi-même. Plus forte, plus expérimenté. Maintenant, à l’aube du Nouvel An, on doit se préparer à tout recommencer. En ce Nouvel An, regardez très loin en avant de vous, décidez d’un endroit et ne l’oubliez pas. Parce que dans les 364 jours qui restent, vous devrez rester concentré à mettre un pied devant l’autre, pour qu’en 2015, vous puissiez fièrement dire au monde qu’en 2014 « I got shit done ».

Je vous encourage à me dire vos orientations, accomplissements et épreuves de 2013/2014 dans la section commentaire ci-dessous!

Comment apprendre par soi-même, les secrets cachés des autodidactes.

Apprendre par soi-même est difficile. En plus, on sait tous très bien que c’est mieux avec un mentor ou un professeur. Je veux dire… Il nous montre la technique de base, il nous aide à former une fondation solide, etc. Alors ouais! Inutile d’apprendre par soi-même, c’est difficile, c’est inefficace alors NON MERCI.

Et pourtant… Si on pense aux grands guitaristes : Jimmy Page, Eric Clapton, Jeff Beck, Jimmy Hendrix et Stevie Ray Vaughan, je pense qu’il est clair qu’on peut développer son potentiel en étant autodidacte.

Mais Oli! Je ne suis pas Jimmy Page et je ne veux pas jouer de la guitare! Je veux apprendre quelque chose de sérieux (marketing, business, web, programmation, nutrition, santé, histoire, whatever). Eh bien à moins de vouloir être médecin, avocat, psychologue ou membre de toutes autres professions protégées, pensez-y avant d’écarter l’autoformation.

De toute façon, MOI je ne suis pas comme ça. Il y en on qui l’ont, d’autres qui ne l’ont pas. Toi Oli, tu es comme ça. Moi j’ai besoin d’un professeur. Voilà tout! Laissez-moi vous faire une confidence. Peu importe ce que vous dites que vous pouvez ou ne pouvez pas faire, vous avez raison. Nous sommes tous faits des mêmes molécules de carbones, ce qu’un homme peut faire, tous les hommes peuvent faire.

SI vous croyez en vous et que vous désirez sincèrement apprendre quelque chose par vous-même, ce billet est pour vous. Dans les lignes qui viennent, je vais expliquer et décortiquer les deux éléments qui discernent les autodidactes.

L’autodidacte se « prend pour un autre ».

Yep! L’autodidacte croit qu’il a le potentiel de changer le monde. Il croit qu’il n’y a pas tant de différence entre lui et Einstein et que la domination mondiale est à portée. Plus important encore, l’autodidacte a un fort « sense of entitlement ». En français, ça veut dire qu’il se croit, de par son statut d’être humain comme tous les autres, attitré à toutes les bonnes choses de la vie (argent, sexe, lifestyle, luxe, etc) et donc il est prêt à TRAVAILLER et mettre les efforts pour aller chercher les choses qu’il désire.

Encore une fois, peu importe ce à quoi vous vous sentez attitré dans la vie, vous avez raison. Vous êtes nés pour un petit pain? Alors vous aurez un petit pain. Pourquoi se forcer pour faire de grandes choses si vous ne le méritez pas? Pour un autodidacte, tendre vers ses rêves est naturel puisqu’il sent qu’il mérite de les atteindre. Il va donc AGIR, au lieu d’attendre et d’espérer. C’est de ce principe que provient sa motivation inébranlable à apprendre.

Pour mieux expliquer ce concept, prenons un gosse de riche tout droit sorti d’Harvard. La raison PRINCIPALE qui explique pourquoi un élève de Harvard a un zéro de plus sur son chèque de paye est qu’il a été élevé en se faisant dire « si tu vas à Harvard, tu vas avoir une job chez Google, Apple ou Microsoft. Tu vas faire 150 000$ par an et tu seras heureux dans la vie. » Une fois que le jeune a son diplôme, il sent qu’il MÉRITE toutes ces choses. Elles lui reviennent de droit. Il va donc APPLIQUER pour ce genre de jobs, ce que la plupart des gens ne font pas.

Ce qui me fait penser d’envoyer mon CV à Google… (de retour dans 5 minutes)

Ils ne sont pas plus intelligents, ils dont simplement plus confiant. Fin de l’histoire.

Malcom Gladwell rapportait dans son livre « Outliers » une étude qui faisait la distinction entre les enfants pauvres et les enfants riches. La seule chose qui changeait était justement le « sense of entitlement ». Les enfants riches ont été élevés en se faisant dire que c’était « OK » de dire son opinion, de défendre ses idées et d’avoir des conversations avec des figures d’autorités alors que les enfants pauvres sont issues d’un milieu où on écoute ce qu’on se fait dire et on suit les ordres. (Lisez ce livre, vous me remercierez)

outliers

L’autodidacte ne « connait » pas, il « comprend ».

L’autre principe de base d’un autodidacte est sa détermination inébranlable à « comprendre » les choses. Ça n’a rien à voir avec « connaître » comment les choses sont, il veut comprendre comment elles fonctionnent. Il y a une ligne très mince entre connaitre une formule mathématique et la comprendre, mais il y a un monde de différence entre les applications pratiques. Pour reprendre le style de Jim Rohn : si vous basez votre travail sur des connaissances, vous allez faire un bon salaire. Si vous basez votre travail sur une profonde compréhension, vous allez changer le monde!

Quelqu’un qui veut comprendre ne tolère pas les zones grises. « Le professeur l’a dit » et « c’est écrit ici » ne suffit simplement pas. L’autodidacte se fou qu’il s’agisse du pape, du président ou d’un gars avec huit doctorats. L’autodidacte cherche par-dessus tout à lier tous les points ensemble, à assembler le casse-tête et à démêler les fils. Il veut un portrait global cohérent qui se tient. Il croit que son cerveau est une machine incroyable, assez sophistiquée pour saisir et comprendre le monde dans lequel il a été créé.

Une autre étude rapportée par le même livre s’intéressait à ce que ça voulait dire « avoir la bosse des maths ». Ils se sont rendu compte que le prédicateur principal de succès est la relation que l’enfant développe avec la résolution d’équations dès un très jeune âge. Les règles mathématiques sont là pour une raison et l’option la plus efficiente pour un jeune est de les accepter et de les mémoriser pour l’examen. De cette façon, l’enfant a exercé une dépense énergétique mentale minimale pour rencontrer les exigences du cours. Cependant, certains enfants ne sont pas capables de juste « accepter » une règle mathématique. Ils doivent les comprendre. Les maths doivent intrinsèquement faire du sens, et ce sont ces jeunes qui sont nos futurs mathématiciens.

Conclusion

Se prendre pour un autre et remettre tout en question pour comprendre le fonctionnement des choses, c’est ce qui fait la base d’un bon autodidacte. Sans ces deux composantes, je pense qu’il est simplement impossible d’essayer. C’est au début que c’est le plus difficile et exercer la force de poussée initiale pour faire tourner la roue est simplement trop importante pour quelqu’un qui ne possède pas ces deux caractéristiques.

L’autodidacte sait qu’il ne peut se contenter d’une job routinière. Atteindre ses rêves n’est pas une option, c’est la seule issue possible. On veut tous avoir du succès. La véritable question est : « À quel point voulez-vous réussir? » La plupart d’entre vous aimez d’avantages le sommeil que le succès. La plupart d’entre vous préférez votre télévision au succès. Je vous mets donc au défi de lire un livre, je vous mets au défis de définir vos buts et de réfléchir sur ce que vous vous attendez de la vie, je vous mets au défi d’AGIR AUJOURD’HUI et de prendre le premier pas d’un voyage qui durera toute votre vie. Je vous mets au défi de devenir autodidacte et de prendre le contrôle de votre vie.

3 qualités essentielles si vous êtes une bonne personne

Je suis un peu GRUMPY… Depuis que j’ai décidé de sortir un peu des murs universitaires pour faire du freelance, je me suis rendu compte que bien des adultes sont en fait de grands adolescents.

Il y a certaines qualités humaines qui devraient, à mon sens, être de base chez un adulte. Et par là, je ne parle pas des qualités physiques telles qu’une bonne hygiène corporelle (quoique finalement, peut-être que oui), mais je parle bien des qualités de l’esprit. Je ne parle pas de spiritualité, de religion ou de valeurs éthiques & morales. Je parle de ce qui fait la différence entre un enfant et un adulte.

Ces qualités devraient venir “stock” chez un individu, comme un muffler dans une auto. Mais ça, c’est selon moi. Libre à vous d’être en désaccord! Seulement, en haut de la “checklist” personelle de chacun, 3 choses devraient être cochées. Non seulement ces 3 éléments devraient être de série sur tous les êtres humains, mais je vais aller jusqu’à dire qu’ils sont indissociable au succès. (J’y vais fort? Pas du tout!)

L’estime de soi

look at my money

Je rencontre John dans un 5 à 7. John ne peut s’empêcher de mentionner qu’il possède beaucoup d’argent dans « x » et « x » type de placement, et qu’il a un rendement de 15 %. Jamais il n’oserait omettre de me dire qu’il est irremplaçable au travail pour son boss, et au lit pour sa femme. Il a une montre Movado et conduit une BMW.

– Cher John. Je te hais. Tu as une faible estime de toi et je trouve ça pitoyable. Merci.

Je suis dans un café avec Ginette lorsque je croise un groupe d’ami du collège. Je discute avec eux un instant avant d’aller rejoindre Ginette. Aussitôt, le groupe avec lequel je papotais se met à ricaner. Ginette me demande qu’est-ce que j’ai dit encore pour qu’ils rient d’elle.

– Chère Ginette, personne ne rit de toi. Personne ne s’intéresse à toi & pour tout dire, le monde ne tourne pas autour de toi.

Toujours avec Ginette en train de m’humecter les babines d’un café latté sans sucre, je lui confie mes passions. J’explique en quoi mon travail m’allume, j’élabore sur mon blogue, sur mon style de vie, sur mes lectures, etc. Ginette, sans manquer une seconde, réplique en expliquant pourquoi son job moche représente la meilleure option pour ELLE. Qu’ELLE a dû lâcher le collège pour élever son enfant et qu’ELLE est une bonne mère responsable. Ginette ne peut s’empêcher de justifier pourquoi ELLE, après avoir fait une croix sur SES rêves et SES ambitions, est quand même une bonne personne.

– Chère Ginette. Je ne te jugeais pas, mais là… Franchement oui un peu. Je ne suis vraiment pas la bonne personne pour juger de tes talents de maman. Alors les justifications inutiles, on va faire sans.

– Ah oui… Aussi, arrête de tout interpréter en fonction de ton petit monde, ça vient fatiguant à la longue. Tu as ton cadre de référence et c’est correct, mais intéresse toi à autre chose que ton nombril. (PS : je ne suis pas ton psy)

it's all about me

John et Ginette ont une mauvaise estime personnelle. Pour une adolescente complexée de 16 ans, ça passe. Pour un entrepreneur de 34 ans, ça passe moins. Regardez où vous êtes, et demandez-vous si vous avez une bonne estime de vous. Est-ce que vous connaissez vos qualités/défauts et est-ce que vous les ASSUMEZ? Est-ce que vous êtes capables de prendre rapidement des décisions difficiles, et d’en accepter la charge? Est-ce que vous êtes en mesure d’assumer la responsabilité d’un projet sans avoir à faire approuver tout ce que vous faites par 8 comités? Est-ce que vous êtes capable d’organiser un évènement et d’accepter lorsque les choses ne se déroulent pas comme prévu? Est-ce que vous êtes capable de rendre un travail dans les deadlines, même s’il n’est pas parfait? Est-ce que vous acceptez que certaines personnes vous détestent simplement parce que vous êtes vous? Si vous n’avez pas dit « oui » à chacune de ces questions, les chances sont que vous n’avez peut-être pas une estime personnelle aussi solide que vous pensez. Réglez ça en PRIORITÉ #1.

? Estime personnelle
? Passion
? Discipline

La passion

Je parlais avec Robert au restaurant. Je lui disais « Bob! T’es en comm sociale (le programme d’étude que j’ai fait). Pourquoi? » Robert me regarde, perplexe, et me répond « Je sais pas man. » Je rétorque adroitement tel un chat « Mais… Qu’est-ce qui t’intéresse? Qu’est-ce que t’aimes faire? ». Bob me répond d’une voix neutre « Je sais pas man. »

– Cher Bob, tu perds ton temps, tu perds ton argent, tu perds le temps de tes professeurs, tu gaspilles l’argent des contribuables. Tu ferais mieux de rester dans ton sous-sol pis de jouer à World of Warcraft à place de polluer les bancs d’école.

Le problème avec Bob, ce n’est pas tant qu’il ne se connait pas, mais c’est qu’il ne connait pas le marché. Au début, toute passion est floue. C’est comme une force interne qui te pousse à agir, à faire n’importe quoi, mais à faire quelque chose! On ne peut pas nommer notre passion, mais elle est bien là. Le marché carbure à la passion, il en a besoin et il offre réussite et richesses en échange. Bob doit donc simplement écouter le marché, et un jour, l’objet de sa passion va le trouver!

Bon je sonne un peu idéaliste et c’est franchement trop simple… Comment est-ce qu’on fait pour écouter le marcher? Facile! On lit un méchant paquet de livres, et un jour, on va tomber sur quelque chose qu’on aime. Quand on aime ça, on lit plus sur ça, et bientôt, il arrive quelque chose de fantastique. On développe une vision globale du marché. On commence à comprendre (dans la niche qui nous passionne) comment les choses fonctionnent. C’est là que notre passion tombe du ciel.

Une fois qu’on tient notre passion, on commence à rêver et on développe vision à long terme. On veut s’améliorer, changer le monde, peu importe. Ce qui est important, c’est que la passion pousse à progresser au sein d’un processus. Ce qui m’amène au dernier point…

? Estime personnelle
? Passion
? Discipline

La discipline

discipline is the bridge between goals and accomplisment.

La discipline, c’est un peu comme le moteur de ta Honda Civic. La passion, c’est ton gaz et l’estime de soi, les roues. Enlève une des 3 composantes, et je te souhaite bonne chance pour aller chercher ta peinte de lait au dépanneur!

Quand t’es passionné, t’as plein de rêves de grandeurs et tu veux dominer le monde. Ici on parle de l’étape où tu t’assois à ton bureau pour te faire un plan. Tu établis quels sont les sacrifices à faires, quelles sont les routines à développer, quels sont les talents à acquérir, etc. Tu prends l’énergie un peu folle de ta passion et tu la canalises à travers un processus rationnel. Benjamin Franklin a déjà dit : “If passion drives you, let reason hold the reins.”

Donc pour être sûr que j’ai été clair. Voici la checklist universelle de la vie selon Olivier Lambert (ça vaut ce que ça vaut!) :

? Aie une bonne estime de toi-même. Sans cette composante tu vas constamment faire du sur place (tu n’as pas de roues!). On parle d’autosabotage, de procrastination et de la peur de l’échec (pourquoi essayer si je peux échouer?).

Seth Godin a fait un billet cette semaine très pertinent sur la peur de la peur : Avoiding fear by indulging in our fear of fear

? Trouve-toi une passion. C’est primordial. Même si tu as une bonne estime de toi, tu n’auras jamais la motivation à agir si tu n’as pas de passion. Tu vas finir par travailler dans un job moche à réaliser les passions d’une autre personne.

? Agis. Don’t work harder, work smarter. Développe-toi un processus optimal pour atteindre tes buts et fais les sacrifices nécessaires. C’est à cette étape que tu prends le contrôle de ta vie et que tu assumes la responsabilité de ce qui t’arrive. L’alternative? Vivre comme une victime. Accepter être la conséquence, non la cause.

Voilà! Je suis très conscient que c’est plus facile à dire qu’à faire, mais le monde se porterait beaucoup mieux si tout le monde s’occupait de régler en priorité ces trois éléments. Il y a trop de John, de Ginette et de Bob. Ça me crève le cœur chaque fois que je les croise. Tant de potentiel gâché et inutilisé. Qu’en pensez-vous? Reconnaissez-vous des Ginette? Ou êtes-vous vous-même un Bob?

4 règles pour apprendre n’importe quoi!

Voulez-vous apprendre une nouvelle discipline, une nouvelle langue, un nouveau sport? Souhaitez-vous peaufiner votre technique en vente, en musique ou en représentation? Alors cet article est fait pour vous.

Le problème avec notre culture et notre système est qu’il nous forme dès notre très jeune âge à emmagasiner une foule de connaissances (via la scolarisation), mais délaisse une partie importante de l’instruction, c’est-à-dire : appliquer concrètement des notions abstraites. Il y a un tel manque dans notre culture à ce niveau, que personne ne connait le mot qui existe pour décrire un tel processus. Il s’agit pourtant de l’entéléchie (essayez de le placer dans une conversation et observez les gens prétendre savoir de quoi vous parler! ^^) Il existe quatre règles d’or à suivre pour développer tout nouveau talent, mais avant, j’aimerais vous raconter comment j’en suis venu à constater ces règles.

Au début de l’été, je me suis inscrit à un cours de golf privé avec monsieur Louis Larose, Directeur général du club de golf Godefroy et professionnel de la CPGA (association canadienne des golfeurs professionnels). Lorsque j’ai suivi mon cours, Louis m’a expliqué que peu importe le niveau de talent (débutant – intermédiaire – avancé), le processus d’apprentissage est le même. Ce qui m’amène à vous parler de la première règle.

1. Ne te concentre pas sur les résultats, concentre toi sur la DÉMARCHE.

C’est logique, mais pourtant tout le monde fait l’erreur. J’ai moi-même été professeur de guitare pendant un an et c’est une des premières pentes fatales à éviter. Je dois vous faire une confession : tout le monde sans exception est NUL lorsqu’il apprend quelque chose de nouveaux. C’est normal! Même Kirk Hammet, guitariste de Metallica, a déjà été un débutant à la guitare. Si on se concentre sur les résultats lorsque l’on veut apprendre quelque chose, c’est évident qu’on sera démotivé puisque ces résultats seront nécessairement merdiques! La grande différence entre quelqu’un qui devient bon et quelqu’un qui reste débutant est sa démarche d’apprentissage. Ce qui m’amène à vous parler de la prochaine règle…

2. Améliorez UNE CHOSE à la fois.

Monsieur Larose m’expliquait : lorsque tu es au champ de pratique, fait une dizaine de tirs en travaillant sur la finition de ton élan, puis une dizaine en te concentrant sur ta stabilité, ensuite une autre dizaine en fermant les yeux (pour travailler sa proprioception), etc. Il m’a dit : oui, c’est agréable lorsque ta balle décolle comme celle de Tiger Woods, mais ne te concentre pas sur ça. Pratique une chose à la fois et les résultats viendront avec le temps, comme pour récompenser une démarche bien faite. Notre performance suit la courbe de la loi normale. Certains tirs sont médiocres, certains sont corrects et d’autres sont spectaculaires. Il est important de ne pas s’identifier avec les résultats puisque ceux-ci sont très variables. Concentrez-vous à appliquer une démarche que vous savez qui vous donneras les meilleurs résultats sur le long terme et vous deviendrez pro. Identifiez-vous à vos résultats immédiats et vous baisserez les bras à la première embuche.

3. La quantité passe avant la qualité.

L’exemple le plus seyant de ce principe que je peux vous donner relève du système d’éducation, plus précisément dans le cadre des cours de langues secondes. Au début du siècle, les enseignants mettaient toute leurs énergies à s’assurer que les élèvent parlaient de façon impeccable. Ils reprenaient les jeunes à la moindre erreur, autant sur le temps de verbe employé que sur la syntaxe de la phrase. Le résultat : les jeunes sont insécures et ne parlent presque pas, de peur de se faire reprendre. De nos jours, les enseignants disent plutôt : « bien ou pas, l’important est que vous PARLEZ !» À cause de ce changement de paradigme sévère, les élèves apprennent maintenant 5 FOIS plus vite qu’auparavant. On peut argumenter que ce principe ne s’applique pas à l’apprentissage de toutes les disciplines. En effet, toutes les disciplines qui font appel à la mémoire musculaire semblent exiger que l’on pratique avec une attention marquée envers la qualité de nos gestes. Mais on peut convenir, j’en suis sûr, que (a) on doit pratiquer une chose à la fois et que (b) on est mieux de le faire 100 fois du mieux qu’on peut en acceptant nos erreurs, que seulement 10 fois en essayant d’être parfait.

4. Essayez chaque nouveau comportement au moins 4 fois.

Cette règle s’adresse plus spécifiquement aux personnes qui souhaitent améliorer un comportement social. Allant de la vente à la représentation en passant par la séduction, il est important de ne pas écarter une nouvelle technique ou approche dès le premier essai. C’est bien évident que ce comportement ne semblera pas naturel au début et cela peut grandement affecter la réaction des gens autour de vous. Ce qui est important, c’est de l’essayer, et si ça ne fonctionne pas, de l’essayer encore… 3 autres fois! Après l’avoir réellement expérimenté (avec une bonne attitude), vous pourrez décider pour vous-même si cela vous convient. L’important est que vous essayez!

Bien sûr, expérimentez et tentez de vous améliorer en minimisant les risques. N’essayez pas une nouvelle technique de vente lors d’une rencontre avec un de vos gros clients et ne changez pas votre technique de golf alors que vous êtes en finale d’un tournoi! Cela va de soi. Pour ceux qui serait intéressés à apprendre à jouer au golf pour l’été prochain, je vous invite à cliquez ici pour d’avantages d’informations. Louis est un très bon professeur et je vous le recommande fortement.

Comme à l’habitude, il me fera un grand plaisir de lire tous vos commentaires et suggestions!