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Un intrapreneur à l'oeuvre

Intrapreneur: serait-ce le meilleur des deux mondes?

On va se le dire, l’entrepreneuriat est à la mode!

On n’a qu’à penser aux “dragons”, aux centres d’entrepreneuriat ou aux projets qui décollent grâce au sociofinancement pour réaliser à quel point c’est un sujet omniprésent sur la scène économique…

L’entrepreneur moderne, c’est la version remastérisée du self-made-man à l’ère du numérique: Jobs, Gates, Zuckerber, Musk… On pense à ces grands noms qui ont défié les normes établies pour démarrer leurs entreprises et qui ont littéralement créé des empires, et ça nous fait rêver.  

Mais même si on en rêve, ce n’est pas un chemin à emprunter à la légère. Il faut être réaliste, avoir les moyens de ses ambitions et être en état de pouvoir assumer les montagnes russes d’incertitude financière, d’imprévus et de contorsions d’horaires qui guettent les entreprises en démarrage.

L’entrepreneuriat, ça fait rêver, mais ça fait aussi très peur et c’est suffisant pour refroidir les ardeurs de la majorité d’entre nous!

Alors on soupire un grand coup en rangeant notre rêve entrepreneurial dans un coin de notre esprit en espérant que la vie nous offre l’opportunité de le revisiter un jour…

Après tout, on ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre comme dirait ma grand-mère…

N’est-ce pas?

Les options

Si tu es un employé qui est habité d’un rêve entrepreneurial, tu peux suivre le chemin de l’un de ces trois scénarios:  

Scénario 1

Tu quittes ton emploi pour lancer ton entreprise. Si tu fais partie des 33,7 % qui ont projet réellement porteur, qui savent mettre les priorités aux bons endroits et qui ont les compétences et qualités nécessaires à la réussite de leur projet, ton entreprise survivra au moins cinq ans et tu seras sur le chemin du succès. Sinon, tu devras t’acquitter des dettes engendrées par l’échec de ton entreprise et retourner travailler pour quelqu’un d’autre en rêvant nostalgiquement au passé en te disant “si seulement…”

Scénario 2

Tu ne changes absolument rien. Tu conserves ton emploi actuel en travaillant de ton mieux, les doigts croisés en espérant être le prochain en liste pour avoir une promotion ou une augmentation de salaire.

Scénario 3

Tu conserves ton emploi, mais décides de changer ton approche et ta façon de travailler afin de devenir un intrapreneur.

Avoir le beurre et l’argent du beurre

Et si je te disais que devenir intrapreneur pourrait te permettre d’obtenir le meilleur des deux mondes? Que c’est une avenue qui te donnerait la possibilité de:

  • tirer profit de ta mentalité d’entrepreneur et de tes idées de grandeur sans risque financier,
  • t’épargner le poids bureaucratique du démarrage d’une entreprise,
  • conserver un horaire stable,
  • contribuer à une entreprise à ton plein potentiel,
  • acquérir de l’expérience dans le domaine de l’entrepreneuriat,
  • développer de nouvelles compétences,
  • prouver ta valeur et augmenter ton salaire,
  • et tellement plus…

C’est quoi un intrapreneur ?

L’une des premières utilisations du terme “intrapreneur” remonte en 1976 avec la publication d’un ouvrage par Gifford Pinchot III: Intrapreneuring. Why you don’t have to leave the corporation to become an entrepreneur.

Dans les années qui suivent, l’appellation a été reprise à quelques occasions, entre autres par Steve Jobs dans un article de NewsWeek en 1985. Le American Heritage Dictionary a officialisé le terme “Intrapreneur” en 1992:

In-tra-pre-neur. n.

A person within a large corporation who takes direct responsibility for turning an idea into a profitable finished product through assertive risk taking and innovation.

Traduction libre:

Une personne au sein d’une grande corporation qui assume la responsabilité de transformer une idée en produit fini et profitable à travers la prise de risque assertif et l’innovation.

Autrement dit, l’intrapreneur est un entrepreneur salarié qui dirige un projet d’entreprise au coeur d’une entreprise. Comme une poupée russe de business. On pourrait le voir aussi comme un entrepreneur “en résidence”.

La principale différence entre un intrapreneur et un entrepreneur est que, bien entendu, l’intrapreneur n’est pas propriétaire de l’entreprise. L’entrepreneur est donc un créateur d’entreprises, tandis que l’intrapreneur est plutôt un développeur d’entreprises.

Une histoire de Post it

Tu sais très probablement ce qu’est un Post it. Il n’y a pas beaucoup d’objets devenus aussi iconiques du travail de bureau! L’invention est d’une simplicité déroutante pour la popularité phénoménale qu’elle a connue.

Le Post it a été inventé en deux temps par des employés de l’entreprise 3M. En 1968, Spencer Silver, chimiste, invente par accident un polymère adhésif réutilisable qui peut être collé et décollé. Il tente de le commercialiser sans succès, mais réussit à faire breveter son invention avec l’aide de son directeur de département.

Quelques années plus tard, en 1974, un autre employé de 3M, Arthur Fry, a l’idée d’essayer d’utiliser cet adhésif pour pouvoir coller les bouts de papier qu’il utilise comme signets sur ses partitions de musique sans risquer de les abimer. L’idée est bonne en théorie, mais en pratique l’adhésif ne reste pas bien collé sur les signets. Finalement, deux autres membres de l’équipe de Silver réussissent à l’étendre pour qu’il reste en place sur du papier par un procédé industriel.

Et c’est ainsi que le Post it est né!

D’abord utilisé à l’interne par les employés de 3M pour se laisser des notes, servir de signets ou lors de brainstorms, l’entreprise réalise le potentiel de cette invention et tente de la commercialiser en 1977 sous le nom de « Press’n Peel ». Ce fut un échec, car les fournisseurs de fournitures de bureau ne savaient pas trop comment décrire l’utilisation de cette invention aux clients potentiels.

L’année suivante, un nouveau directeur marketing a alors l’idée d’en faire la promotion en distribuant massivement des échantillons gratuits. 90 % des gens qui ont eu l’occasion de les essayer ont démontré leur intérêt pour en acheter.

Trois ans plus tard, le “Post it” avait littéralement conquis le marché américain, canadien et européen!

Cette histoire à succès démontre tout le potentiel de l’intrapreneuriat. Le Post it n’est pas un produit qui a été développé à la demande de l’entreprise 3M, mais bien à l’initiative d’employés qui ont su tirer profit des erreurs (l’invention accidentelle de la colle) et mettre de l’avant une idée novatrice.    

Depuis, un grand nombre d’inventions ou d’innovations sont nées de l’intrapreneuriat: Gmail et Adsense dans l’entreprise Google, la console PlayStation dans l’entreprise Sony et le iPod/iPhone chez Apple ne sont que quelques exemples.

Est-ce que j’ai l’âme d’un intrapreneur?

Les principales différences entre un employé traditionnel et un aspirant intrapreneur sont le besoin d’accomplissement et l’envie d’innovation de ce dernier. L’intrapreneur a le désir profond d’avoir un réel impact dans un domaine ou une entreprise et l’envie irrésistible de suivre son flair entrepreneurial.

Un bon candidat pour l’intrapreneuriat possède les qualités suivantes:

  • proactif,
  • créatif,
  • diplomate,
  • visionnaire,
  • pragmatique

et les compétences suivantes:

  • sait faire preuve de discernement,
  • est bien informé sur l’actualité des marchés pertinents,
  • comprend le public cible de l’entreprise, ses besoins et ses désirs,
  • connaît bien  l’offre de l’entreprise,
  • fait preuve d’autonomie et d’indépendance,
  • a l’esprit d’initiative.

Les avantages de l’intrapreneuriat

L’intrapreneuriat, c’est un “win/win” tant pour les employés que leurs employeurs.

Pour l’employé:

  • possibilité de gérer un projet d’entreprise en utilisant les ressources mobilières, matérielles et humaines mises à disposition par l’employeur,
  • avantages financiers, possibilité de négocier un pourcentage des ventes selon le contexte, le produit proposé et sa mise en marché,
  • meilleures possibilités d’avancement et de reconnaissance de la part de l’employeur,
  • permet d’apprendre les rouages de l’entrepreneuriat tout en étant salarié.

Pour l’employeur:

  • permet à l’entreprise de cultiver des projets novateurs,  
  • donne à l’entreprise un avantage compétitif dans son milieu,
  • les employés sont plus productifs, car davantage motivés par les projets dans lesquels ils peuvent réellement s’impliquer.

Comment devenir intrapreneur?

Dans les faits, l’intrapreneuriat peut prendre plusieurs formes et s’adapter aux différents milieux de travail. De l’ouverture d’une nouvelle filiale à la mise en marché d’un nouveau produit en passant par la mise en place d’une simple boîte à suggestions pour améliorer l’efficacité à l’interne, toutes les avenues sont intéressantes pour adopter une mentalité d’intrapreneur au travail.

Le seul critère de base est de faire preuve d’initiative dans le but d’aider l’entreprise à augmenter ses revenus ou diminuer ses dépenses.

Voilà les cinq principales étapes par lesquelles passer pour donner un virage intrapreneurial à ta carrière.  

Étape 1 – la réflexion

D’abord, tu dois réfléchir aux raisons pour lesquelles tu t’intéresses à l’intrapreneuriat. Est-ce que c’est:

  • Pour mieux aligner tes valeurs à ton travail ?
  • Pour la reconnaissance de tes compétences dans ton milieu?
  • Pour apaiser ton esprit créatif?
  • Pour la possibilité d’avoir un impact sur le monde et le rendre meilleur?
  • Est-ce que c’est purement une question de gains financiers?

Bref, dresse une liste de ce que tu aimerais accomplir et pour quelles raisons.

Ensuite, tu dois te demander en toute honnêteté quelles sont réellement tes forces. Lesquelles de tes compétences se démarquent et quel avantage unique est-ce que ça te permettrait d’apporter à l’entreprise où tu travailles?

Finalement, réfléchis aux façons dont tu pourrais atteindre ton objectif intrapreneurial tout en mettant de l’avant tes meilleures compétences.

Étape 2 – le choix

Les réflexions de la première étape devraient avoir pavé la voie qui te permettra d’accomplir l’étape 2: choisir ton projet intrapreneurial.

Pour ce faire, tu dois prendre en considération la mission et les orientations de l’entreprise. Par exemple, si tu travailles pour un OBNL qui a pour mission de sensibiliser la population envers une cause X, que ton but intrapreneurial serait de permettre à l’organisme de générer plus de revenus pour effectuer sa mission plus efficacement tout en te versant un meilleur salaire, et que ta principale force est la rédaction… Hé bien la mise sur pied et la monétisation d’un blogue serait peut-être un projet intéressant.

L’idée est de détecter une opportunité qui va permettre à l’entreprise de mieux remplir sa mission tout en augmentant ses gains ou en réduisant ses dépenses.

Ça peut être grâce à un nouveau produit, un nouveau service ou une nouvelle façon de faire.

Voilà d’autres exemples:

  • Proposer une méthode de travail plus rapide ou plus efficace (donc moins coûteuse en temps).
  • Établir un nouveau partenariat pour élargir l’offre de l’entreprise.
  • Trouver une façon de rejoindre plus efficacement le public cible (comme en envisageant le marketing web et le ecommerce).
  • Suggérer des améliorations qui seraient bénéfiques à la culture d’entreprise et à la motivation des employés (aménager une bibliothèque d’ouvrages pertinents et un coin lecture dans la salle de break, proposer d’ajouter un abonnement au gym comme avantage aux employés, etc).  

Étape 3 – L’apprentissage

Une fois que tu auras décidé quel projet tu désires intraprendre, renseigne-toi sur les différentes compétences et connaissances qui seront nécessaires pour le mettre en place efficacement.

Par exemple, si ton projet était de mettre sur pied une boutique en ligne, ce serait primordial de connaître les différentes plateformes disponibles, leurs avantages et inconvénients, ainsi que les frais d’utilisation. Ne saute pas à pieds joints dans le bateau de Shoooping parce que tu as entendu un gars en parler au resto-bar jeudi soir; fais-toi ta propre opinion et n’aie pas peur d’explorer, de poser des questions, de tester les plateformes et de lire les commentaires des utilisateurs sur différents forums afin de déterminer quelle solution serait réellement la plus avantageuse pour l’entreprise (Shopify? Woocommerce?).

Ensuite, ce serait également pertinent de connaître la base en ce qui a trait aux hébergements web, à la sécurité transactionnelle en ligne, aux différentes plateformes de paiement qui existent, au web marketing et aux autres domaines connexes.  

Sans maîtriser toutes ces compétences, assure-toi à tout le moins d’être suffisamment renseigné pour pouvoir entretenir une conversation sur le sujet et de savoir quels en sont les enjeux. De cette façon, tu sauras détecter plus facilement avec quelles entreprises faire affaire au besoin et tu pourras exprimer plus efficacement les besoins de ton projet.

Finalement, assure-toi d’être à jour dans tes connaissances du marché de ton industrie/domaine et des perspectives d’avenir. Sois à l’affût de l’actualité économique, technologique et sociale, visite des forums, lis des articles de blogue, consulte les sources et les études réalisées sur les sujets qui sont pertinents pour ton projet.

Tu peux aussi commencer à sonder l’intérêt du marché afin de mieux connaître les implications et les risques associés à ton projet. Plus tu auras d’informations concrètes et valides à présenter, plus ton projet aura des chances de prouver sa valeur.  

Étape 4 – La présentation

Avant de présenter ton projet à ton employeur, assure-toi d’être bien préparé. Si tu veux réellement avoir des chances qu’il soit accepté, tu dois le convaincre du potentiel de ton idée pour le développement de l’entreprise et prouver que tu es la personne tout indiquée pour le mener à bien. L’étape 3 est primordiale pour démontrer ton sérieux et établir ta crédibilité, il reste donc à détailler les étapes de création et de développement du projet.

Tu peux utiliser la méthode que tu veux pour déterminer la structure de ton projet, mais je te suggère d’utiliser la façon mindmap (carte mentale).

Mindmap avec Post its

Écris toutes les étapes de ton projet et ce que ça implique sur des Post its individuels, sans ordre particulier, et colle-les sur un mur ou un grand tableau blanc. Vide ton cerveau de tout ce qui te passe par la tête concernant ton projet et utilise autant de Post its que nécessaire.

Ensuite, tu peux déplacer les Post its pour regrouper tes idées en ordre chronologique et thématique pour commencer à former la structure de ton projet.

Cette façon de faire te permettra de voir plus clair dans l’ordre logique de ton projet, les priorités et les étapes qui ne sont peut-être pas nécessaires à son succès.

Prends ton oeuvre en photo, car il s’agit de ton plan pour structurer ta présentation!   

Mindmap avec application web

Les étapes de cette façon de faire sont exactement les mêmes qu’avec les Post its, mais les idées sont écrites dans les bulles d’une mindmap virtuelle plutôt que sur du papier. Je suggère deux applications pour ce faire: MindMeister et Mindmup . MindMeister est l’application la plus intuitive, conviviale et pratique, mais Mindmup est gratuite, peu importe le nombre de mindmaps qu’on crée, et répond très bien aux besoins de base. Les deux applications peuvent être intégrées dans Google Drive et utilisées en collaboration avec d’autres personnes qu’on peut inviter avec leur adresse courriel.

Les supports

Selon la complexité de ton projet et la quantité d’informations à présenter, un diaporama avec Microsoft Powerpoint ou Google Présentations (slides) pourrait être un bon support à utiliser (l’application MindMeister permet également de générer un diaporama à partir d’une mindmap).

N’hésite pas à utiliser des graphiques pour illustrer tes arguments et à citer des études crédibles sur le sujet. Il faut que le potentiel de ton idée soit clair et évident. Tu peux aussi réaliser un court dossier de présentation à partir des informations introduites pour accompagner ta démarche. Remettre ce genre de document à ton employeur lui donnera un outil concret à considérer quand viendra le temps de délibérer sur ton projet.

Étape 5 – La réalisation

Si tout s’est bien passé dans les quatre premières étapes et que ton employeur n’est pas un bocké rébarbatif au changement, ton projet a probablement été accepté. Félicitation!

Ne t’assois pas sur tes lauriers, car c’est à ce moment-là que ça devient vraiment sérieux.

Comme l’a si bien dit l’oncle Ben dans Spiderman, “avec de grands pouvoirs viennent de grandes responsabilités”.

Tu as entre les mains le pouvoir de contribuer à la prospérité d’une entreprise, mais aussi le pouvoir de propulser ta carrière! Tu as donc la responsabilité de tout mettre en oeuvre pour la réussite de ton projet.

D’abord, assure-toi que la direction est sensibilisée sur le temps et les ressources qui seront nécessaires. De cette façon, tu limiteras les risques que ton projet suscite de l’impatience face à son retour sur investissement.

Ensuite, sois toujours transparent dans ta gestion du projet et offre fréquemment du suivi sur son avancement. Veille à conserver un bon workflow et travaille de façon à maximiser ta productivité. Le tableau Kanban, par exemple, est une méthode de gestion du travail qui pourrait probablement être utile (voir l’article: 7 méthodes pour travailler 48 h par jour).

Finalement, demeure toujours réaliste et ne te laisse pas emporter par un trop grand optimisme. Sois pragmatique!

Conclusion

Pour plusieurs, l’intrapreneuriat est très certainement le meilleur des deux mondes. C’est une façon d’envisager une carrière qui peut nous permettre de mettre à profit notre esprit entrepreneur sans toutefois avoir à assumer les risques financiers et autres casse-têtes liés au démarrage d’une entreprise. C’est également un bon moyen d’acquérir de l’expérience en entrepreneuriat, tout en étant salarié, pour éventuellement lancer sa propre entreprise.

Avoir des employés intrapreneurs est également un grand avantage pour les entreprises qui peuvent ainsi se renouveler plus efficacement et bénéficier d’un personnel réellement engagé et motivé par l’entreprise et sa mission. Selon une étude de l’Université de Phoenix, 61 % des employés satisfaits par leur emploi ont un employeur qui favorise les initiatives intrapreneuriales.

De tels projets peuvent être déployés à petite ou grande échelle, comme en proposant des façons d’augmenter l’efficacité et la productivité des employés par l’ergonomie, la culture d’entreprise et la révision des procédures, ou encore en proposant littéralement la mise en place d’une nouvelle offre ou d’une nouvelle filiale de l’entreprise.

Pour devenir intrapreneur, il faut tout d’abord posséder certaines qualités comme la créativité, la diplomatie, l’autonomie et le pragmatisme ainsi qu’être bien informé sur les besoins du marché, sur le public cible de l’entreprise et les grandes orientations de celle-ci.

Avant de proposer un projet d’intrapreneuriat à son employeur, il faut s’assurer d’être bien préparé. Il faut d’abord réfléchir à ce qu’on désire tirer personnellement de ce projet et trouver une façon d’impliquer nos meilleures compétences dans un projet qui permettra à l’entreprise d’effectuer sa mission plus efficacement, d’augmenter ses revenus ou de diminuer ses dépenses. Une fois le projet accepté, il faut faire preuve de transparence dans sa gestion et assurer à la direction un suivi constant sur son développement.

Les entreprises à contre-courant

Malheureusement, la culture d’entreprise est souvent un frein à l’intrapreunariat. Ce n’est pas encore dans les habitudes de gestion de la majorité des entreprises de laisser la latitude nécessaire aux employés pour qu’ils puissent prendre ce genre d’initiatives. Ce n’est donc pas un choix de carrière qui est évident à faire dans tous les milieux.

C’est pourquoi il est important de parler de l’intrapreneuriat et d’en faire connaître les avantages. Il faut “brasser la cage” des entreprises! L’intrapreneuriat est certainement l’une des façons les plus efficaces de se tourner vers l’avenir et de développer des façons de travailler plus efficaces, plus humaines et garantes de succès.  

L'importance de bien gérer son énergie

Tu perds ton temps si tu ne sais pas gérer ton énergie.

Quels sont les mots qui te viennent spontanément en tête quand je te dis “énergie”?

Électricité, solaire, hydraulique, mouvement? Ou peut-être CrossFit, marathon, et shake? Ou encore café, monster, et sucre?

Ce sont toutes des réponses pertinentes. Par contre, ça démontre qu’on associe inconsciemment l’idée “d’énergie” à l’un de ses aspects particuliers, que ce soit au niveau de la source, des effets ou de l’usage.

Maintenant, si je te demande de penser à ton niveau d’énergie personnel, tu vas probablement penser à l’énergie physique.

Grosse journée = fatigue et manque d’énergie. 4 shooters de double espresso = trop d’énergie pour la league.

Toutefois, ton énergie physique n’est qu’un des éléments à considérer pour gérer ton niveau d’énergie global, qui est en réalité puisé à la source de ces quatre états:

  1. physique
  2. émotionnel
  3. mental
  4. spirituel

Autrement dit, ton énergie, c’est ta capacité d’être performant physiquement ET psychiquement.

Si on veut réellement maximiser notre énergie, il ne faut pas faire l’erreur de ne considérer que sa dimension physique.   

Tu connais sûrement l’expression “un esprit sain dans un corps sain.” Hé bien ce n’est pas seulement une belle citation inspirante qui nous vient de l’antiquité romaine, c’est aussi exactement ce qu’il faut viser pour avoir plus d’énergie.

On a déjà abordé la dimension physique dans l’article : “Ta carrière est une série de sprints, voilà comment renouveler ton énergie!”. Dans cet article-ci, on va donc voir de quelles façons maximiser et recharger notre énergie émotionnelle, mentale et spirituelle (je sais, ça sonne un peu mystico-douteux, mais ne t’en fais pas c’est très concret!)

Les notions présentées et stratégies suggérées sont principalement basées sur une étude menée par The Energy Project et tirées des livres Deep Work de Cal Newport et The Power of Full Engagement: Managing Energy, Not Time, is the Key to High Performance and Personal Renewal de Tony Schwartz et Jim Loehr.

Économiser et recharger son énergie

Pour faire simple, on pourrait dire que notre énergie fonctionne un peu comme une batterie de smartphone. Elle est rechargeable, mais il faut faire attention à la façon dont on l’utilise si on ne veut pas que la réserve se vide trop vite. Une fois la source d’énergie épuisée, on n’a plus la capacité de remplir nos fonctions, même si on en a le potentiel, alors on doit recharger!

Certains comportements ont un coût énergétique énorme, alors on va voir quelles habitudes et quels comportements on devrait favoriser ou éviter.  

Énergie émotionnelle = qualité

L’énergie émotionnelle, c’est l’énergie générée par nos émotions positives (joie, reconnaissance, etc.) ou négatives (tristesse, colère, etc.). C’est ce qui influence la qualité de notre énergie globale. Tandis que la fatigue physique se manifeste par l’épuisement, la fatigue émotionnelle se ressent principalement par un sentiment de déprime et nous maintient dans un état de mauvaise humeur.

C’est évident, on sait bien qu’on est plus efficaces quand on est dans un état émotionnel positif et qu’on exhale le bonheur. Mais ce qu’on ne réalise pas toujours, c’est qu’un état négatif n’est pas sans conséquence. Les émotions négatives nous nuisent et nous empêchent de bien travailler et d’être efficaces.

Quand il se passe quelque chose qui ne fait pas notre affaire au travail, on sombre très rapidement dans l’énergie négative. On s’impatiente, on devient irritable et notre frustration occupe toutes nos pensées. C’est un état qui est très demandant en énergie émotionnelle et qui nous empêche de penser de façon rationnelle.

Notre émotivité et notre façon de dealer avec nos émotions sont propres à chacun. Ce qui est important pour s’assurer de maximiser notre énergie émotionnelle, c’est de savoir reconnaître et contrôler nos émotions.

Le but: s’engager volontairement dans certains comportements qui favorisent l’énergie positive et se dégager stratégiquement des émotions négatives.  

Habitudes et comportements à entretenir:

  1. Quand on sent les émotions négatives nous envahir, la première chose qu’on peut faire est de pratiquer la respiration profonde. C’est très simple, il suffit d’inspirer lentement et profondément en laissant le ventre se gonfler à chaque inspiration (et pas seulement la cage thoracique) et d’expirer tranquillement pendant cinq ou six secondes. Il existe différentes variantes, comme la “respiration du dragon” par exemple, qui consiste à imaginer qu’on élimine les émotions négatives sous forme de fumée grisâtre pendant l’expiration. Cette technique de respiration a un effet calmant instantané. C’est le même phénomène qui se produit chez les personnes qui ont l’habitude de fumer la cigarette dans les moments stressants. Dans le cadre de l’étude menée par The Energy Project, le président de Sony Europe, Fujio Nishida, a même pu cesser de fumer grâce à cette technique!
  2. Change ta perception de ton rôle dans ton propre succès. Souvent, quand on pense à ce qui s’est mal passé dans notre parcours professionnel (ou notre vie en général), on se voit en tant que victime. On blâme les autres ou les circonstances pour ce qui nous est arrivé. Il est important de réaliser qu’il existe souvent une grande différence entre les faits et notre interprétation des faits. Cette mentalité de victime influence nos émotions négativement en nous reléguant au second plan et en nous donnant l’impression d’être impuissants. Il faut inverser les choses et réaliser qu’on est en contrôle, qu’on l’a toujours été, et se servir de cette révélation pour être optimistes face au futur. Alors peu importe les revers de situation auxquels tu dois faire face, pose-toi ces deux questions: comment peux-tu utiliser cette expérience pour évoluer? Comment est-ce que tu risques toi-même de voir cette expérience dans six mois? On a toujours le choix, ne serait-ce que le choix de l’angle de vue avec lequel on approche une situation, alors ne cède pas à la mentalité de victime!
  3.  Tenir un journal peut être un bon exutoire pour les émotions négatives. Écrire nos frustrations, craintes et peurs permet non seulement d’aider à s’en libérer, mais aussi d’avoir le recul nécessaire pour réévaluer nos émotions et trouver de meilleures solutions aux problèmes qu’on rencontre. Le bon vieux journal papier a fait ses preuves, mais il existe maintenant des applications comme Diaro ou Journey qui sont très efficaces et faciles d’utilisation. Diaro est une application très complète qui permet de classer les entrées par dossiers et d’inclure des étiquettes (pratique si on veut séparer les entrées personnelles de celles concernant le travail) tandis que Journey offre des fonctions sympas comme la possibilité de le déverrouiller avec un code ou une empreinte digitale (pour les smartphones compatibles) et est plus conviviale et simple d’utilisation.
  4. Finalement, il faut toujours voir le bon côté de la médaille. Généralement, chaque mauvaise situation apporte également son lot de positif. Alors, même dans les situations décevantes ou frustrantes, il faut chercher et trouver ce qui peut en ressortir de bien et se concentrer là-dessus.

Bref, chaque action qui nous permet de mieux reconnaître les événements qui provoquent en nous des émotions négatives et de mieux les contrôler est une action qui va nous permettre de conserver une énergie émotionnelle équilibrée.  

Énergie mentale = concentration

L’énergie mentale, c’est la capacité d’être et de rester dans un état concentré. Deux choses vont principalement nuire à l’énergie mentale: le multitâche et les distractions.

Premièrement, le multitâche est un mythe. Le cerveau humain n’est pas fait pour faire plusieurs choses à la fois et ceux qui prétendent faire du multitâche ne font en réalité que jongler d’une tâche à l’autre rapidement. Résultat: à vouloir augmenter la quantité, on sacrifie la qualité.

Les distractions, quant à elles, sont bien réelles, et omniprésentes! Que ce soit les notifications de l’ordinateur et du smartphone, les collègues un peu trop bruyants ou le téléphone qui ne cesse de sonner, il faut impérativement limiter les distractions le plus possible pour maximiser notre énergie mentale. On peut, par exemple, changer de pièce ou mettre des écouteurs qui réduisent le bruit pour effectuer les tâches qui demandent beaucoup de concentration. Ou encore on peut ne pas répondre aux courriels ou au téléphone instantanément et planifier du temps pour les retours de messages une fois que les tâches les plus importantes sont terminées.

Voir aussi: Deux façons de neutraliser les armes de distraction massive

Le cerveau humain n’est pas fait pour faire plusieurs choses à la fois et ceux qui prétendent faire du multitâche ne font en réalité que jongler d’une tâche à l’autre rapidement. Résultat: à vouloir augmenter la quantité, on sacrifie la qualité.

Une des habitudes qui peut grandement aider l’énergie mentale est de prendre prendre des pauses qui respectent notre rythme ultradien, c’est-à-dire toutes les 90 à 120 minutes. De cette façon, on s’assure de toujours être au top de nos capacités mentales.

Énergie spirituelle = mission

Notre mission personnelle, soit l’expression de nos valeurs profondes qui nous motive à travailler, n’est généralement pas considérée comme étant une source d’énergie potentielle.

Pourtant, il n’y a rien de plus énergisant que d’être motivé par son travail parce qu’on croit en son utilité et qu’il s’accorde avec nos valeurs!

Si tu crois vraiment en ce que tu fais, tu auras d’emblée une meilleure énergie et aura plus de facilité à persévérer et à te concentrer sur ton travail.

Alors, quel est ton but dans la vie? Qu’est-ce qui est réellement important pour toi dans ce que tu accomplis au quotidien? Qu’est-ce que tu veux laisser comme marque dans l’entreprise ou dans le domaine pour lequel tu travailles?

Je te propose de faire un petit exercice de réflexion:

D’abord, demande-toi quelles sont tes valeurs profondes. Probablement que tes réponses vont être quelque chose comme “la famille”, “l’entraide”, “la justice” ou des trucs du genre.

Maintenant, je veux que tu te poses la question suivante: qu’est-ce qui, quand tu en es témoin, te met en colère ou te fait verser une larme? Qu’est-ce qui te met hors de toi? Quel genre d’événement te fait le plus réagir? Les réponses à ces questions vont préciser ce que sont réellement tes valeurs profondes.

Quelqu’un qui aurait répondu “la justice” à la première question, par exemple, réaliserait peut-être en répondant à la deuxième question que ses cordes sensibles sont la lutte au racisme et l’accès à l’éducation.   

Suite à cette réflexion, tu peux maintenant essayer de trouver de quelle façon dans ton travail et/ou dans ta vie quotidienne tu peux avoir un impact sur ces enjeux. Par exemple:

  • Au travail, essaie de te concentrer sur tes forces et sur les tâches qui te tiennent le plus à coeur et que tu réalises le mieux. Si possible, essaie de déléguer les tâches qui te rebutent à quelqu’un qui aimerait les faire.
  • Accorde-toi du temps pour ce qui te tient à coeur. Ta famille, tes amis et tes passe-temps sont tout aussi importants pour recharger la batterie de ton énergie spirituelle que le sommeil est important pour recharger ton énergie physique.
  • Peut-être que ton travail n’a absolument rien à voir avec tes valeurs profondes. Dans ce cas, ce serait pertinent de t’impliquer dans une cause qui te rejoint davantage à l’extérieur du travail. Ça peut être en étant actif au sein d’un comité, en participant à des activités de financement, ou en faisant du bénévolat par exemple. Ces aspects vont te permettre de te sentir énergisé et mieux équilibré au travail comme dans les autres aspects de ta vie.

Finalement…

L’énergie émotionnelle, l’énergie mentale et l’énergie spirituelle sont complémentaires à l’énergie physique pour former notre énergie globale. Pour être réellement énergisé et performant au travail, il ne faut négliger aucun de ces aspects.

L’énergie émotionnelle, générée par nos émotions positives, peut être maximisée par l’engagement volontairement dans des comportements qui favorisent les émotions positives et le choix de se dégager stratégiquement des émotions négatives.

L’énergie mentale, qu’on reconnaît généralement comme étant notre capacité de concentration, est facilement perturbée. Il faut donc limiter ce qui lui nuit comme les distractions et la tendance à faire du multitâche.

L’énergie spirituelle est alimentée par nos valeurs profondes et les actions quotidiennes qu’on pose et qui respectent ces valeurs.    

Malheureusement, la plupart des entreprises ne reconnaissent pas la notion de “recharge énergétique” comme moyen d’augmenter la productivité et l’efficacité des employés.

Toutefois, la porte est ouverte. Certaines entreprises, comme Sony par exemple, ont intégré dans leur culture d’entreprise l’importance du bien-être des employés, c’est donc normal pour eux de prendre des pauses régulièrement et d’aller s’entraîner en plein milieu de l’après-midi. D’autres entreprises ont aménagé des salons d’employés qui sont propices à la détente et à la relaxation, ou encore certaines offrent des abonnements au gym à leurs employés.

Il faut donc faire preuve d’ouverture face à l’évolution des façons de travailler et adapter les cultures d’entreprises aux plus récentes découvertes.

Il faut sortir du modèle où employés et employeurs tentent de se plumer mutuellement. Les entreprises ont tout avantage à investir dans leurs employés, non seulement au niveau de leurs connaissances et compétences, mais aussi au niveau de leur énergie. En retour, les employés seront plus performants et se sentiront plus engagés et motivés par leur travail.

20 playlists à écouter en travaillant

Les 15 meilleures playlists de musique à écouter au travail

Avec l’habitude on ne s’en rend plus vraiment compte, mais la musique nous accompagne pas mal partout et à longueur de journée: dans les trajets en voiture, au café du coin, à l’épicerie, au gym…  

Mais puisqu’on sait que la musique a le potentiel de nous aider à améliorer nos performances (voir l’article “Comment se doper à la musique pour améliorer ses performances”), on a aussi tout intérêt à s’en servir comme outil de travail.

Il ne faut pas écouter n’importe quoi par contre! Certains styles musicaux sont plus efficaces que d’autres pour favoriser la concentration. Il faut aussi considérer le tempo de la musique: trop lent il peut avoir des effets sédatifs et trop rapide il devient vite distrayant.

C’est pourquoi j’ai regroupé 15 suggestions de playlists sur Spotify, Google Play Musique et YouTube qui pourront accompagner tes journées au travail. Du Classique à l’électronique en passant par le jazz et les sons d’ambiance, il y en a pour tous les goûts!

Spotify

1-The Sound You Need Vol.2//TSYN

Cette liste de lecture regroupe 399 titres pour une écoute de 25 h 50. On en a donc pour un bon moment avant de la trouver répétitive et de s’en lasser! Les morceaux sont de différents styles qu’on pourrait classer sous le genre très large de musique électronique moderne. Le tempo est assez rapide (mais pas trop!) et tourne généralement autour de 120bpm. À écouter en faisant des tâches manuelles, répétitives, ou simplement quand on manque d’énergie et de motivation!

2-Classical music for reading

Bach, Mozart, Beethoven, Chopin, Vivaldi, ces grands noms de la musique classique vous disent quelque chose? Si vous appréciez leurs oeuvres, cette playlist vous plaira sans doute. Elle rassemble 45 titres qui totalisent une écoute de 4 h 12. C’est le moment de tester le mythe scientifique qui affirme que la musique classique rend “plus intelligent”!

3-Video Games 

Voilà un genre de liste de lecture qui nous vient rarement en tête pour rythmer notre journée de travail. Et pourtant! La musique de jeux vidéos des dernières années a été composée pour accompagner des expériences de jeux qui demandent de la concentration, de bons réflexes et de la minutie. Les orchestres y jouent des morceaux qui nous inspirent et nous donnent l’impression d’être des héros puissants qui ont une quête à accomplir. Dans cette liste de lecture, les trames sonores de Battlefield, The Elder Scrolls, Guild Wars, Prince of Persia, Mass Effect et plusieurs autres (3097 titres pour 148 h 07 d’écoute) transformeront ton travail en épopée épique!

4-Upbeat Jazz (Instrumental)

Cette playlist de 81 morceaux de jazz vintage propose 6 h 23 d’écoute qui nous replonge au coeur des années 40-50. Piano rythmé, saxophone et contrebasse s’assemblent pour constituer des rythmes entraînants qui sauront nous accompagner et illuminer nos journées les plus ternes!

5-Natural Concentration

Selon les jours ou les tâches qu’on doit accomplir, il arrive qu’on n’ait pas envie d’écouter de musique. Dans ces cas-là, particulièrement si on a un environnement de travail bruyant, les sons de la nature peuvent être une bonne alternative pour nous aider à gérer le stress et rester productifs. Cette liste de lecture regroupe 40 titres pour une durée totale de 4 h 32. Le gazouillis des oiseaux, le son des vagues au bord de la mer, d’une chute d’eau en pleine jungle et du vent qui agite les feuilles d’arbres d’une forêt dense font en sorte que cette playlist est tout indiquée quand on a besoin de se calmer un peu les nerfs tout en restant concentré.

Google Play Music

6-Psybient 

“Également connu sous le nom de psychill, le psybient est un courant musical électronique fortement influencé par les musiques du monde et les sons psychédéliques. Où que vous soyez, ces morceaux vous transporteront.” (Source: Google Play Music) Davantage des morceaux d’ambiance que de musique rythmée, cette liste de lecture peut servir de bruit de fond pour à peu près n’importe quelle tâche.

7-Introduction à Mozart

Introduction à Mozart

“Découvrez la musique de l’enfant prodige et vedette classique la plus célèbre de l’histoire, Wolfgang Amadeus Mozart.” (Source: Google Play Music) “L’effet Mozart” est le terme utilisé pour nommer les soi-disant effets bénéfiques que l’écoute de ces morceaux a sur notre intelligence. Même si les résultats de ces études sont contestés et que cet effet est maintenant dans la catégorie des mythes scientifiques, la musique classique en général a bel et bien des effets positifs sur la concentration de certaines personnes. Amateurs de ce genre, réjouissez-vous!

8-EDM instrumentale

EDM instrumental

“Pas de voix, pas de chant, pas d’échantillons, pas de distractions pour vous éloigner de vos pensées, de votre travail ou de votre atmosphère. Nous avons fouillé profondément dans les cartons pour vous offrir l’ultime mélange de trip-hop instrumental.” (Source: Google Play Music) Cette liste de lecture, au rythme plus lent que les autres, est tout indiquée comme bruit de fond pour accompagner les tâches qui demandent beaucoup de concentration, comme la rédaction par exemple.

10-Rock classique (version instrumentale) 

Classic rock

“Avec leur penchant pour les hurlements et leur aversion pour les paroles, ces morceaux des années 1950 et 1960 – certains éphémères, d’autres plus populaires – se délectaient tous dans l’instrumental rock.” (Source: Google Play Music) Ce retour aux racines du Rock’n’roll saura sans aucun doute égayer les journées de travail des amateurs du genre!

YouTube

11-The best of Mozart

Cette compilation d’une durée de 1 h 56 regroupe les morceaux les plus populaires de ce grand nom de la musique classique.

12-Chillhop Essentials – Spring 2017 (Jazzy/Lofi Hip Hop music)

Cette compilation de 52 minites rassemble 20 morceaux de styles variant entre le funk, le jazz et le lofi hip-hop. Si tu apprécies le genre, je te suggère aussi d’aller faire un tour sur le channel de Chillhop Music qui propose plusieurs autres mix semblables.

13-Morning Guitar Instrumental Music to Wake up Without Coffee

Cette compilation de 3 h 02 est un croisement entre des morceaux apaisants à la guitare acoustique et des sons de la nature. La combinaison parfaite pour relâcher la tension en moments de stress sans pour autant perdre sa concentration.

14-Hip hop beats playlist

Cette liste de lecture par BluntedBeatz (aussi présents sur Spotify) regroupe 385 pistes instrumentales variant entre le hip-hop, le rap et le r&b. Cette playlist passe-partout accompagne à merveille à peu près n’importe quelle tâche.

15-Focus & Creativity – Creative thinking, visualisation & Problem Solving

Cette musique d’ambiance, d’une durée de 3 h 59, est très différente des autres listes de lecture proposées jusqu’ici. Il ne s’agit pas de musique rythmée, mais bien de sons harmonisés pour favoriser la concentration et la créativité. Certains vont adorer et certains vont détester, mais ça vaut le coup d’être essayé!

Finalement…

La musique peut être un merveilleux outil pour nous aider à atteindre de meilleures performances au travail, mais le critère #1 à respecter est d’écouter des styles qui nous plaisent. C’est d’abord et avant tout une question de préférences personnelles.

Alors, prends le temps de bien parcourir les listes de lectures suggérées pour trouver chaussure à ton pied, tu peux même créer tes propres listes de lectures avec tes coups de coeur!

Pour terminer, si tu as des suggestions de playlists adéquates pour travailler, je t’invite à m’en faire part dans les commentaires. 🎧

Bonne écoute!

2 Les bienfaits de la musique au travail

Comment se doper à la musique pour améliorer ses performances

“Bonne fête! Sache que je pèse fort sur mon stylo en espérant que tu entendes ce “Bonne fête”, on ne sait jamais, toi et tes écouteurs!” 

C’est le message d’anniversaire qu’un de mes bien-aimés collègues de bureau m’a écrit dans une carte de souhaits l’an passé.

Ça m’a fait rire que ce soit la première chose qui lui soit passée à l’esprit en m’écrivant son message, mais je pense que ça en dit long sur mes habitudes de travail!

Dans un espace de bureau à aire ouverte où le bruit de l’imprimante, des numériseurs et du téléphone se mêlait au placotage des clients/membres et autres joyeux lurons qui passaient nous voir au bureau, c’était très difficile de ne pas être déconcentrée et de passer des journées vraiment productives.

La seule façon que j’avais trouvée pour m’isoler de ces distractions et arriver à faire mon travail efficacement, c’était de mettre mes Monster Jamz et de jouer en boucle la soundtrack de Scandal sur Spotify.   

Il ne m’en fallait pas plus pour trouver mon groove et être transportée dans une bulle hermétique de productivité. Chaque jour, je me dopais à la musique pour atteindre de meilleures performances.

Un peu plus tard, j’ai eu la confirmation que j’avais le bon réflexe en lisant différentes études sur le sujet. Même si on ne réagit pas tous de la même façon à la musique en travaillant (la concentration de certaines personnes est incapable de tolérer le moindre bruit), c’est généralement une très bonne alternative aux bruits d’un environnement de travail distrayant.

Le problème, par contre, c’est que tous les styles musicaux ne conviennent pas nécessairement à tous les types de travail. Même si la musique peut faire des merveilles sur notre productivité, elle peut aussi être une distraction qui nous ralentit.  

La musique au travail est donc un outil à double tranchant.

Pour pouvoir tirer profit de ses effets bénéfiques sur notre productivité, il faut s’assurer que la musique qu’on écoute est appropriée pour nos tâches et notre personnalité.  

Des critères à respecter

D’abord, c’est important de savoir que certains employés vont retirer de plus grands bénéfices à l’écoute de musique que d’autres, dépendamment de leur environnement de travail. 

Puis, c’est très important de tenir compte de la nature des tâches à effectuer. Il n’est pas recommandé d’écouter la même musique pour des tâches physiques et répétitives que pour des tâches cognitives.

Finalement, les traits de personnalité et les goûts de chacun sont aussi déterminants dans le choix de la musique à écouter pour travailler.

Environnement de travail

Les environnements de travail bruyants sont les lieux où les employés ont le plus intérêt à écouter de la musique. Par exemple:

  • Les endroits où il y a de la machinerie
  • Les milieux à aires ouvertes où les employés travaillent en équipe
  • Les bureaux où il se passe beaucoup d’appels téléphoniques.  

Tous ces bruits aléatoires sont distrayants et stressants. La musique permet donc de les couper et d’offrir une échappatoire agréable.

Tâches manuelles et routinières

En 1911, un chercheur américain du nom de Leonard Ayres a découvert que les cyclistes pédalaient plus vite quand ils étaient accompagnés de musique que dans le silence.

Pour nous, c’est une découverte qui peut sembler anodine et même un peu évidente (on n’a qu’à suivre un cours de spinning pour le réaliser), mais à l’époque la musique n’était pas aussi accessible qu’aujourd’hui, du moins le contenu musical professionnel, et ses effets sur notre comportement n’avaient jamais vraiment été étudiés. Son travail a donc ouvert la voie à de nombreuses autres recherches sur les effets de la musique sur le cerveau humain et les réponses physiques que ça peut engendrer.

Aujourd’hui, on sait que le tempo et la réponse au rythme (ce qui se produit quand tu entends un morceau qui te fait spontanément taper le beat sur ton bureau) sont déterminants dans les effets que la musique provoque sur le cerveau de chacun.

Métronome et dopamine

Les morceaux avec un tempo qui se situe entre 120 et 145 bpm sont particulièrement appropriés pour ceux qui font un travail manuel, routinier et qui demande peu d’engagement intellectuel (par exemple numériser des documents, trier des courriels, faire de la saisie de données, etc.). Ces fréquences ont le potentiel de provoquer un boost de motivation qui permet de maximiser l’endurance aux tâches éprouvantes ou ennuyeuses. C’est pourquoi c’est aussi aussi le tempo recommandé pour l’entraînement physique.

En plus de ressentir un regain de motivation, on est portés à suivre spontanément le rythme qui agit comme un métronome en synchronisant notre travail au tempo de la musique, ce qui nous permet de conserver une bonne cadence de façon inconsciente.

Pour ce type de travail, n’importe quel genre de musique peut être bénéfique.

Pop, rock, latino, ou électronique, vocale ou instrumentale, le plus important est que la musique corresponde aux goûts de la personne qui l’écoute, car on ne réagit pas tous de la même façon aux mêmes styles de musique. Il faut que la musique écoutée soit assez stimulante et agréable aux oreilles de celui qui l’entend pour le mettre dans un état qui favorise la production de dopamine et améliore son humeur.

Tâches intellectuelles

Les tâches qui demandent beaucoup de réflexion, d’analyse et de concentration sont celles qui sont le plus difficiles à effectuer si on n’écoute pas la bonne musique.

D’abord, il faut éviter d’écouter de la musique vocale et privilégier les morceaux instrumentaux ou les sons d’ambiance.

En général, les paroles intelligibles, comme des collègues qui discutent ou qui parlent au téléphone à proximité, sont l’une des pires distractions qu’on puisse avoir au travail. C’est un inconvénient qui s’applique également aux paroles de chansons. Notre cerveau va toujours avoir tendance à essayer d’écouter et de décoder les paroles qu’il entend et ne pourra pas se concentrer efficacement sur les tâches qu’il devrait faire.

Ce phénomène serait encore pire pour les personnes ayant une personnalité introvertie.

Il arrive que certains n’arrivent simplement pas à se concentrer s’il y a le moindre bruit alentour, incluant la musique. Dans ces cas-là, il serait avantageux de porter des écouteurs qui coupent les sons sans jouer de musique pendant les périodes de travail et d’écouter des morceaux de musique pendant les pauses pour aider à améliorer le moral, ce qui aura un effet bénéfique sur les performances pendant un moment au retour de la pause.

Quelques suggestions

  • Musique classique: le style de musique instrumentale le mieux connu est sans doute la musique classique. Ses effets sur la productivité ont été longuement étudiés et certaines recherches vont même jusqu’à affirmer qu’écouter du Mozart rend plus intelligent (théorie aussi connue sous le nom de “l’effet Mozart”.) Même si cette théorie est désormais plutôt catégorisée en tant que mythe scientifique,  les effets positifs de la musique classique sur la productivité sont généralement admis.
  • Musique électronique: plusieurs styles de musique électronique accompagnent très bien le travail intellectuel (je ne recommanderais toutefois pas le dubstep!) Généralement, les morceaux n’ont pas de trop grandes variations de tonalité, sont assez répétitifs pour ne pas nous déconcentrer et ont un beat assez rapide pour nous garder alertes et motivés.
  • Sons d’ambiance: Selon une étude parue dans le Journal of the Acoustical Society of America, les sons de la nature comme le bruit des vagues, du vent, des oiseaux qui gazouillent ou de la pluie, aident à la concentration et optimise les fonctions cognitives. Ce serait donc une bonne alternative à tester pour ceux qui ont du mal à se concentrer au travail, mais qui n’ont pas envie d’écouter de musique.

Tâches créatives

La plupart des points abordés concernant les tâches intellectuelles s’appliquent aux tâches créatives, à quelques exceptions près.

D’abord, les tâches créatives sollicitent un hémisphère du cerveau qui est moins distrait par les paroles de chansons (sauf dans le cas de la rédaction de textes) même si elles demandent un grand effort de concentration.

Les employés qui travaillent dans le domaine de la création visuelle, par exemple, peuvent donc se permettre sans problème d’écouter une playlist de leurs chanteurs préférés.  

Généralement, les variations de tonalité et d’intensité dans la musique ne sont pas un problème non plus.

Quelques suggestions:

  • Toutes les suggestions s’appliquant aux tâches intellectuelles
  • Trames sonores de jeux vidéos : Les trames sonores de jeux vidéos ont la particularité d’avoir été composées non pas pour être le centre d’attention, mais bien pour accompagner un joueur dans des moments où il doit être concentré et attentif. Ce sont aussi souvent des morceaux qui inspirent un sentiment de pouvoir et qui ont le potentiel de transformer n’importe quelle tâche en épopée épique dont vous êtes le héros!

Une petite shot de courage 

Certaines tâches requièrent qu’on ait une grande confiance en soi et du courage en plus de nos aptitudes techniques, comme les situations de négociation ou de communication orale (conférence, entrevue radio, etc.) par exemple.

Dans ces contextes, il peut être bénéfique d’écouter de la musique motivante un peu avant. Une étude a démontré que l’écoute de musique peut favoriser la confiance en soi, le sentiment de contrôle et la prise d’initiatives.

C’est bien vrai qu’après avoir écouté We will rock you ou Are you ready for this, on a l’impression de pouvoir conquérir le monde!   

Conclusion

Généralement, la musique peut être bénéfique au travail, particulièrement dans les environnements bruyant et lors des tâches répétitives.

En bref, la musique, lorsqu’elle est choisie avec précaution, peut :  

  • Empêcher les milieux bruyants de nous distraire
  • Réduire le stress
  • Favoriser la créativité
  • Nous permettre de garder un bon rythme de travail
  • Nous garder motivés et concentrés plus longtemps
  • Favoriser la production de dopamine
  • Favoriser la confiance en soi et le sens de l’initiative

Pour tirer pleinement profit des avantages de la musique au travail, il faut toutefois s’assurer des points suivants :

  • Ne pas écouter de musique vocale avec des paroles intelligibles dans les tâches intellectuelles ou de rédaction.
  • Écouter de la musique dont le bpm se situe entre 120 et 145. Si elle est trop lente, elle peut avoir l’effet inverse et favoriser la somnolence et si elle est trop rapide elle peut devenir agressante et distrayante.  
  • Ne pas écouter la musique trop forte. Elle doit t’accompagner dans tes tâches, pas monopoliser ton attention.

La musique classique, certains genres de musique électronique et les sons de la nature sont parmi les styles passe-partout qui peuvent être bénéfiques pour accomplir pratiquement toutes les tâches.

Finalement, on peut considérer la musique comme étant une forme de de dopage légal pour atteindre de meilleures performances, alors n’hésite pas à l’essayer et explorer les différentes playlists sur YouTube, Spotify ou Google Play pour trouver le genre qui te convient le mieux!

À lire aussi: “Les 15 meilleures playlists de musique à écouter au travail”

La motivation

8 astuces pour un regain instantané d’énergie et de motivation!

Il y a des jours où on est en feu! On se lève du pied droit, on se sent awesome, on sort de chez nous avec l’attitude d’un conquérant et en une couple d’heures au bureau on réussit à abattre l’équivalent de trois jours de travail en chantonnant Thunderstruck comme un motivé.

Et il y a d’autres jours où on a la motivation d’un rat dépressif mort et où on passe la journée sur une tâche qui ne devrait pas prendre plus d’une demi-heure à terminer.

Le manque de motivation, c’est l’ennemi #1 de ta productivité et de ton avancement professionnel. C’est souvent ce qui fait en sorte que tes tâches sont reportées au lendemain et que tes projets avancent à pas de tortue.  

C’est même une véritable épidémie à l’échelle internationale: selon le rapport de Gallup sur l’état des milieux de travail dans le monde, 13 % seulement des travailleurs des 142 pays à l’étude sont réellement motivés par leur travail. Si on se limite uniquement au Canada, ce chiffre monte légèrement jusqu’à 16 %, mais c’est un résultat quand même très alarmant. Heureusement, il y a quand même des trucs que tu peux appliquer au quotidien pour aider dans les jours où tu manques de pep.

Pour ces jours-là, voilà 8 façons de booster ta motivation à court terme pour te remettre sur la bonne voie!

1-Hydrate toi

Notre cerveau est constitué d’environ 80 % d’eau. Dès qu’on est déshydratés, on commence à ressentir des symptômes comme de la fatigue et de la difficulté à se concentrer. Pas évident de rester motivé quand on cogne des clous!

C’est donc très important de boire fréquemment pour s’assurer que notre cerveau et le reste de notre corps ne sont pas au ralenti. Prends l’habitude de traîner une bouteille d’eau en plastique/verre/stainless que tu peux remplir à volonté pendant la journée. Personnellement, j’adore celle-ci de la marque Contigo, elle me suit partout!

2-Écoute de la musique

Il y a de fortes chances que quand tu es chez toi, même si tu es complètement brûlé et dans un état semi-comateux à plat ventre sur un sofa, il suffit que la bonne chanson se mette à jouer à la radio (ou sur ton spotify) pour te donner un regain d’énergie et te faire oublier ta fatigue pendant un moment.

Hé bien tu peux profiter des bienfaits de ce phénomène au travail.

Quand tu te sens amorphe et que tu manques de motivation pendant la journée, si tu as un emploi qui te le permet, mets tes écouteurs et écoutes une playlist ou un album qui te rend de bonne humeur. L’effet est instantané!

3-Médite sur des citations

Des citations de motivation, c’est cliché, mais ça fonctionne. Parcours les tableaux Pinterest de citations, installe une application comme “Motivation-Quotes” ou fais simplement une recherche de citations sur le web et note celles qui ont le plus de sens pour toi et qui te motivent.

Tu peux aussi te procurer un petit carnet pour noter ces citations ou bien créer un document à l’ordinateur pour les sauvegarder.

S’il y en a une que tu préfères, tu peux même l’imprimer, l’encadrer et l’afficher pour l’avoir sous les yeux pendant que tu travailles.

Chaque fois que tu sens perdu et démotivé, jette un coup d’oeil à ta liste de citations et réfléchis à ce qu’elles représentent pour toi et ton travail.  

Voilà quelques exemples que j’apprécie tout particulièrement:

  • On ne peut pas résoudre nos problèmes avec l’état d’esprit dans lequel on était quand on les a créés… (Albert Einstein)
  • Tout semble toujours impossible, jusqu’à ce que ce soit réalisé. (Nelson Mandela)
  • Tu ne peux pas bâtir une réputation sur ce que tu as l’intention de faire. (Henry Ford)
  • Écris quelque chose qui mérite d’être lu, ou bien fais quelque chose qui mérite d’être écrit. (Benjamin Franklin)
  • Pour être irremplaçable, il faut toujours être différent. (Coco Chanel)
  • Si tu veux ce que tu n’as jamais eu, tu dois être prêt à faire quelque chose que tu n’as jamais fait. (Thomas Jefferson)

4-Bouge

Passer des heures assis n’est bon ni pour ton corps ni pour ta motivation. Aussi souvent que possible, idéalement toutes les demi-heures, lève-toi pour te dégourdir les jambes et activer ta circulation sanguine.

Si tu as assez d’espace et d’intimité (ou que les regards ne te dérangent pas) tu peux faire une petite série de jumping jacks ou de squats de temps en temps. Ou encore, profite des moments où tu vas à la salle de bain pour faire quelques push-ups sur un mur, un comptoir, ou même sur la porte de ta cabine de toilettes tiens! Toutes les occasions sont bonnes pour te dérouiller et te faire bouger un peu. Regain d’énergie garanti!

5- Minute tes tâches

Il y a quelque chose dans le fait d’être minuté, d’avoir un décompte et une échéance, qui nous motive à nous atteler au travail. C’est pourquoi on n’est jamais aussi productifs que la veille d’un deadline!

Alors, concentre-toi sur ta tâche la plus urgente/importante et estime le temps qu’elle devrait te prendre. Si tu crois qu’une heure serait suffisante pour la réaliser, alors démarre le minuteur pour une heure et met toi au travail. La méthode Pomodoro est aussi une très bonne façon de garder sa concentration et de se motiver à terminer nos tâches plus rapidement.

Si tu utilises Google Chrome, je te suggère aussi d’essayer Ultidash qui est une extension vraiment géniale. Elle te permet non seulement de minuter ton travail, mais aussi de bloquer certains sites pendant que le décompte est en marche. Autrement dit, si tu as le mauvais réflexe de toujours aboutir sur Facebook sans même t’en rendre compte, tu peux régler le problème de cette façon.

L’extension te permet aussi de connaître certaines statistiques comme le temps que tu as passé à travailler minuté dans la journée et le temps que tu as passé sur les différentes pages web. Il y a aussi une option “greetings” où tu peux mettre une liste de tes citations favorites pour te motiver. Elles seront affichées de façon aléatoire sur l’écran d’accueil.  

6-Des plantes et des couleurs chaudes

Une étude de l’université d’Exeter a démontré qu’avoir de la verdure dans notre environnement de travail peut contribuer à augmenter le bien-être jusqu’à 47 %, la créativité de 45 % et la productivité de 38 %. Parallèlement, la psychologie des couleurs nous apprend que les couleurs chaudes comme le rouge, l’orangé et le jaune stimulent le système nerveux et auraient un effet bénéfique sur l’énergie et la motivation quand on les utilise à petites doses.

Alors, pourquoi ne pas avoir dans ton bureau une petite plante dans un joli pot coloré?  

7-Récompense-toi

Un système de récompenses, ce n’est pas seulement efficace pour les enfants! Si tu as des tâches particulièrement pénibles à terminer, fixes toi un objectif à atteindre et détermines une récompense à laquelle tu auras droit une fois ton but atteint.

Ça peut être quelque chose d’aussi simple que de passer chercher un plat de sushis après le travail, te permettre un achat qui te titille depuis un moment ou planifier une activité qui te plaît. C’est une belle marque de reconnaissance de toi à toi que tu sauras sans doute apprécier!

 8-Sois positif

La vie, ce n’est pas toujours rose et on fait tous face à des obstacles de temps en temps (malheureusement, certains plus que d’autres). Que ce soit dans notre vie de couple, de famille ou professionnelle, on ne peut pas contrôler les hauts et les bas de notre quotidien. Ce qu’on peut contrôler par contre, c’est notre façon de réagir et d’affronter ces situations. La pensée négative est un cercle vicieux qui nous entraîne toujours plus bas et draine notre motivation. Alors, sois positif et essaie de toujours voir le bon côté des choses! Ton attitude dans les moments les plus difficiles va souvent déterminer si tu prends le chemin du succès ou de l’échec.

En résumé…

La prochaine fois que tu te sentiras démotivé et en panne d’énergie au travail, essaie un ou plusieurs des huit trucs proposés pour retrouver ton dynamisme.

  • D’abord, assure-toi d’être toujours bien hydraté. C’est essentiel pour que ton cerveau fonctionne adéquatement et ne pas ressentir les symptômes de la déshydratation comme la fatigue et le manque de concentration. 
  • Ensuite, si ton emploi te le permet, écoute de la musique qui t’entraîne et te met de bonne humeur. 
  • Poursuis avec une petite recherche de citations inspirantes et rédige tes favorites pour pouvoir t’y référer dans les moments où tu manques de motivation.
  • Pour un regain d’énergie instantané, tu devrais également prendre l’habitude de bouger aussi souvent que possible en faisant de courts exercices. 
  • Puis, minuter ton travail te permettra d’être confronté à un échéancier, ce qui stimulera ta motivation d’accomplir tes tâches plus rapidement. 
  • Tu peux aussi décorer avec une plante dans un pot rouge, orangé ou jaune pour influencer ton humeur, ta créativité, ta productivité et t’aider à rester motivé. 
  • Aussi, un système de récompenses ajoutera de l’intérêt et un incitatif concret à court terme à tes tâches les plus démoralisantes. 
  • Finalement, la pensée positive dans les moments les plus démotivants aura un impact favorable sur ton énergie et sera déterminante dans tes succès futurs.

Et toi, as-tu des trucs que tu utilises pour te garder motivé et avoir un regain d’énergie pendant ta journée? Tu peux nous en faire part dans la section commentaires ci-dessous!