Gestion et administration Archives - Double Ta Valeur

Archive pour la catégorie: \ " Gestion et administration \ "

Un intrapreneur à l'oeuvre

Intrapreneur: serait-ce le meilleur des deux mondes?

On va se le dire, l’entrepreneuriat est à la mode!

On n’a qu’à penser aux “dragons”, aux centres d’entrepreneuriat ou aux projets qui décollent grâce au sociofinancement pour réaliser à quel point c’est un sujet omniprésent sur la scène économique…

L’entrepreneur moderne, c’est la version remastérisée du self-made-man à l’ère du numérique: Jobs, Gates, Zuckerber, Musk… On pense à ces grands noms qui ont défié les normes établies pour démarrer leurs entreprises et qui ont littéralement créé des empires, et ça nous fait rêver.  

Mais même si on en rêve, ce n’est pas un chemin à emprunter à la légère. Il faut être réaliste, avoir les moyens de ses ambitions et être en état de pouvoir assumer les montagnes russes d’incertitude financière, d’imprévus et de contorsions d’horaires qui guettent les entreprises en démarrage.

L’entrepreneuriat, ça fait rêver, mais ça fait aussi très peur et c’est suffisant pour refroidir les ardeurs de la majorité d’entre nous!

Alors on soupire un grand coup en rangeant notre rêve entrepreneurial dans un coin de notre esprit en espérant que la vie nous offre l’opportunité de le revisiter un jour…

Après tout, on ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre comme dirait ma grand-mère…

N’est-ce pas?

Les options

Si tu es un employé qui est habité d’un rêve entrepreneurial, tu peux suivre le chemin de l’un de ces trois scénarios:  

Scénario 1

Tu quittes ton emploi pour lancer ton entreprise. Si tu fais partie des 33,7 % qui ont projet réellement porteur, qui savent mettre les priorités aux bons endroits et qui ont les compétences et qualités nécessaires à la réussite de leur projet, ton entreprise survivra au moins cinq ans et tu seras sur le chemin du succès. Sinon, tu devras t’acquitter des dettes engendrées par l’échec de ton entreprise et retourner travailler pour quelqu’un d’autre en rêvant nostalgiquement au passé en te disant “si seulement…”

Scénario 2

Tu ne changes absolument rien. Tu conserves ton emploi actuel en travaillant de ton mieux, les doigts croisés en espérant être le prochain en liste pour avoir une promotion ou une augmentation de salaire.

Scénario 3

Tu conserves ton emploi, mais décides de changer ton approche et ta façon de travailler afin de devenir un intrapreneur.

Avoir le beurre et l’argent du beurre

Et si je te disais que devenir intrapreneur pourrait te permettre d’obtenir le meilleur des deux mondes? Que c’est une avenue qui te donnerait la possibilité de:

  • tirer profit de ta mentalité d’entrepreneur et de tes idées de grandeur sans risque financier,
  • t’épargner le poids bureaucratique du démarrage d’une entreprise,
  • conserver un horaire stable,
  • contribuer à une entreprise à ton plein potentiel,
  • acquérir de l’expérience dans le domaine de l’entrepreneuriat,
  • développer de nouvelles compétences,
  • prouver ta valeur et augmenter ton salaire,
  • et tellement plus…

C’est quoi un intrapreneur ?

L’une des premières utilisations du terme “intrapreneur” remonte en 1976 avec la publication d’un ouvrage par Gifford Pinchot III: Intrapreneuring. Why you don’t have to leave the corporation to become an entrepreneur.

Dans les années qui suivent, l’appellation a été reprise à quelques occasions, entre autres par Steve Jobs dans un article de NewsWeek en 1985. Le American Heritage Dictionary a officialisé le terme “Intrapreneur” en 1992:

In-tra-pre-neur. n.

A person within a large corporation who takes direct responsibility for turning an idea into a profitable finished product through assertive risk taking and innovation.

Traduction libre:

Une personne au sein d’une grande corporation qui assume la responsabilité de transformer une idée en produit fini et profitable à travers la prise de risque assertif et l’innovation.

Autrement dit, l’intrapreneur est un entrepreneur salarié qui dirige un projet d’entreprise au coeur d’une entreprise. Comme une poupée russe de business. On pourrait le voir aussi comme un entrepreneur “en résidence”.

La principale différence entre un intrapreneur et un entrepreneur est que, bien entendu, l’intrapreneur n’est pas propriétaire de l’entreprise. L’entrepreneur est donc un créateur d’entreprises, tandis que l’intrapreneur est plutôt un développeur d’entreprises.

Une histoire de Post it

Tu sais très probablement ce qu’est un Post it. Il n’y a pas beaucoup d’objets devenus aussi iconiques du travail de bureau! L’invention est d’une simplicité déroutante pour la popularité phénoménale qu’elle a connue.

Le Post it a été inventé en deux temps par des employés de l’entreprise 3M. En 1968, Spencer Silver, chimiste, invente par accident un polymère adhésif réutilisable qui peut être collé et décollé. Il tente de le commercialiser sans succès, mais réussit à faire breveter son invention avec l’aide de son directeur de département.

Quelques années plus tard, en 1974, un autre employé de 3M, Arthur Fry, a l’idée d’essayer d’utiliser cet adhésif pour pouvoir coller les bouts de papier qu’il utilise comme signets sur ses partitions de musique sans risquer de les abimer. L’idée est bonne en théorie, mais en pratique l’adhésif ne reste pas bien collé sur les signets. Finalement, deux autres membres de l’équipe de Silver réussissent à l’étendre pour qu’il reste en place sur du papier par un procédé industriel.

Et c’est ainsi que le Post it est né!

D’abord utilisé à l’interne par les employés de 3M pour se laisser des notes, servir de signets ou lors de brainstorms, l’entreprise réalise le potentiel de cette invention et tente de la commercialiser en 1977 sous le nom de « Press’n Peel ». Ce fut un échec, car les fournisseurs de fournitures de bureau ne savaient pas trop comment décrire l’utilisation de cette invention aux clients potentiels.

L’année suivante, un nouveau directeur marketing a alors l’idée d’en faire la promotion en distribuant massivement des échantillons gratuits. 90 % des gens qui ont eu l’occasion de les essayer ont démontré leur intérêt pour en acheter.

Trois ans plus tard, le “Post it” avait littéralement conquis le marché américain, canadien et européen!

Cette histoire à succès démontre tout le potentiel de l’intrapreneuriat. Le Post it n’est pas un produit qui a été développé à la demande de l’entreprise 3M, mais bien à l’initiative d’employés qui ont su tirer profit des erreurs (l’invention accidentelle de la colle) et mettre de l’avant une idée novatrice.    

Depuis, un grand nombre d’inventions ou d’innovations sont nées de l’intrapreneuriat: Gmail et Adsense dans l’entreprise Google, la console PlayStation dans l’entreprise Sony et le iPod/iPhone chez Apple ne sont que quelques exemples.

Est-ce que j’ai l’âme d’un intrapreneur?

Les principales différences entre un employé traditionnel et un aspirant intrapreneur sont le besoin d’accomplissement et l’envie d’innovation de ce dernier. L’intrapreneur a le désir profond d’avoir un réel impact dans un domaine ou une entreprise et l’envie irrésistible de suivre son flair entrepreneurial.

Un bon candidat pour l’intrapreneuriat possède les qualités suivantes:

  • proactif,
  • créatif,
  • diplomate,
  • visionnaire,
  • pragmatique

et les compétences suivantes:

  • sait faire preuve de discernement,
  • est bien informé sur l’actualité des marchés pertinents,
  • comprend le public cible de l’entreprise, ses besoins et ses désirs,
  • connaît bien  l’offre de l’entreprise,
  • fait preuve d’autonomie et d’indépendance,
  • a l’esprit d’initiative.

Les avantages de l’intrapreneuriat

L’intrapreneuriat, c’est un “win/win” tant pour les employés que leurs employeurs.

Pour l’employé:

  • possibilité de gérer un projet d’entreprise en utilisant les ressources mobilières, matérielles et humaines mises à disposition par l’employeur,
  • avantages financiers, possibilité de négocier un pourcentage des ventes selon le contexte, le produit proposé et sa mise en marché,
  • meilleures possibilités d’avancement et de reconnaissance de la part de l’employeur,
  • permet d’apprendre les rouages de l’entrepreneuriat tout en étant salarié.

Pour l’employeur:

  • permet à l’entreprise de cultiver des projets novateurs,  
  • donne à l’entreprise un avantage compétitif dans son milieu,
  • les employés sont plus productifs, car davantage motivés par les projets dans lesquels ils peuvent réellement s’impliquer.

Comment devenir intrapreneur?

Dans les faits, l’intrapreneuriat peut prendre plusieurs formes et s’adapter aux différents milieux de travail. De l’ouverture d’une nouvelle filiale à la mise en marché d’un nouveau produit en passant par la mise en place d’une simple boîte à suggestions pour améliorer l’efficacité à l’interne, toutes les avenues sont intéressantes pour adopter une mentalité d’intrapreneur au travail.

Le seul critère de base est de faire preuve d’initiative dans le but d’aider l’entreprise à augmenter ses revenus ou diminuer ses dépenses.

Voilà les cinq principales étapes par lesquelles passer pour donner un virage intrapreneurial à ta carrière.  

Étape 1 – la réflexion

D’abord, tu dois réfléchir aux raisons pour lesquelles tu t’intéresses à l’intrapreneuriat. Est-ce que c’est:

  • Pour mieux aligner tes valeurs à ton travail ?
  • Pour la reconnaissance de tes compétences dans ton milieu?
  • Pour apaiser ton esprit créatif?
  • Pour la possibilité d’avoir un impact sur le monde et le rendre meilleur?
  • Est-ce que c’est purement une question de gains financiers?

Bref, dresse une liste de ce que tu aimerais accomplir et pour quelles raisons.

Ensuite, tu dois te demander en toute honnêteté quelles sont réellement tes forces. Lesquelles de tes compétences se démarquent et quel avantage unique est-ce que ça te permettrait d’apporter à l’entreprise où tu travailles?

Finalement, réfléchis aux façons dont tu pourrais atteindre ton objectif intrapreneurial tout en mettant de l’avant tes meilleures compétences.

Étape 2 – le choix

Les réflexions de la première étape devraient avoir pavé la voie qui te permettra d’accomplir l’étape 2: choisir ton projet intrapreneurial.

Pour ce faire, tu dois prendre en considération la mission et les orientations de l’entreprise. Par exemple, si tu travailles pour un OBNL qui a pour mission de sensibiliser la population envers une cause X, que ton but intrapreneurial serait de permettre à l’organisme de générer plus de revenus pour effectuer sa mission plus efficacement tout en te versant un meilleur salaire, et que ta principale force est la rédaction… Hé bien la mise sur pied et la monétisation d’un blogue serait peut-être un projet intéressant.

L’idée est de détecter une opportunité qui va permettre à l’entreprise de mieux remplir sa mission tout en augmentant ses gains ou en réduisant ses dépenses.

Ça peut être grâce à un nouveau produit, un nouveau service ou une nouvelle façon de faire.

Voilà d’autres exemples:

  • Proposer une méthode de travail plus rapide ou plus efficace (donc moins coûteuse en temps).
  • Établir un nouveau partenariat pour élargir l’offre de l’entreprise.
  • Trouver une façon de rejoindre plus efficacement le public cible (comme en envisageant le marketing web et le ecommerce).
  • Suggérer des améliorations qui seraient bénéfiques à la culture d’entreprise et à la motivation des employés (aménager une bibliothèque d’ouvrages pertinents et un coin lecture dans la salle de break, proposer d’ajouter un abonnement au gym comme avantage aux employés, etc).  

Étape 3 – L’apprentissage

Une fois que tu auras décidé quel projet tu désires intraprendre, renseigne-toi sur les différentes compétences et connaissances qui seront nécessaires pour le mettre en place efficacement.

Par exemple, si ton projet était de mettre sur pied une boutique en ligne, ce serait primordial de connaître les différentes plateformes disponibles, leurs avantages et inconvénients, ainsi que les frais d’utilisation. Ne saute pas à pieds joints dans le bateau de Shoooping parce que tu as entendu un gars en parler au resto-bar jeudi soir; fais-toi ta propre opinion et n’aie pas peur d’explorer, de poser des questions, de tester les plateformes et de lire les commentaires des utilisateurs sur différents forums afin de déterminer quelle solution serait réellement la plus avantageuse pour l’entreprise (Shopify? Woocommerce?).

Ensuite, ce serait également pertinent de connaître la base en ce qui a trait aux hébergements web, à la sécurité transactionnelle en ligne, aux différentes plateformes de paiement qui existent, au web marketing et aux autres domaines connexes.  

Sans maîtriser toutes ces compétences, assure-toi à tout le moins d’être suffisamment renseigné pour pouvoir entretenir une conversation sur le sujet et de savoir quels en sont les enjeux. De cette façon, tu sauras détecter plus facilement avec quelles entreprises faire affaire au besoin et tu pourras exprimer plus efficacement les besoins de ton projet.

Finalement, assure-toi d’être à jour dans tes connaissances du marché de ton industrie/domaine et des perspectives d’avenir. Sois à l’affût de l’actualité économique, technologique et sociale, visite des forums, lis des articles de blogue, consulte les sources et les études réalisées sur les sujets qui sont pertinents pour ton projet.

Tu peux aussi commencer à sonder l’intérêt du marché afin de mieux connaître les implications et les risques associés à ton projet. Plus tu auras d’informations concrètes et valides à présenter, plus ton projet aura des chances de prouver sa valeur.  

Étape 4 – La présentation

Avant de présenter ton projet à ton employeur, assure-toi d’être bien préparé. Si tu veux réellement avoir des chances qu’il soit accepté, tu dois le convaincre du potentiel de ton idée pour le développement de l’entreprise et prouver que tu es la personne tout indiquée pour le mener à bien. L’étape 3 est primordiale pour démontrer ton sérieux et établir ta crédibilité, il reste donc à détailler les étapes de création et de développement du projet.

Tu peux utiliser la méthode que tu veux pour déterminer la structure de ton projet, mais je te suggère d’utiliser la façon mindmap (carte mentale).

Mindmap avec Post its

Écris toutes les étapes de ton projet et ce que ça implique sur des Post its individuels, sans ordre particulier, et colle-les sur un mur ou un grand tableau blanc. Vide ton cerveau de tout ce qui te passe par la tête concernant ton projet et utilise autant de Post its que nécessaire.

Ensuite, tu peux déplacer les Post its pour regrouper tes idées en ordre chronologique et thématique pour commencer à former la structure de ton projet.

Cette façon de faire te permettra de voir plus clair dans l’ordre logique de ton projet, les priorités et les étapes qui ne sont peut-être pas nécessaires à son succès.

Prends ton oeuvre en photo, car il s’agit de ton plan pour structurer ta présentation!   

Mindmap avec application web

Les étapes de cette façon de faire sont exactement les mêmes qu’avec les Post its, mais les idées sont écrites dans les bulles d’une mindmap virtuelle plutôt que sur du papier. Je suggère deux applications pour ce faire: MindMeister et Mindmup . MindMeister est l’application la plus intuitive, conviviale et pratique, mais Mindmup est gratuite, peu importe le nombre de mindmaps qu’on crée, et répond très bien aux besoins de base. Les deux applications peuvent être intégrées dans Google Drive et utilisées en collaboration avec d’autres personnes qu’on peut inviter avec leur adresse courriel.

Les supports

Selon la complexité de ton projet et la quantité d’informations à présenter, un diaporama avec Microsoft Powerpoint ou Google Présentations (slides) pourrait être un bon support à utiliser (l’application MindMeister permet également de générer un diaporama à partir d’une mindmap).

N’hésite pas à utiliser des graphiques pour illustrer tes arguments et à citer des études crédibles sur le sujet. Il faut que le potentiel de ton idée soit clair et évident. Tu peux aussi réaliser un court dossier de présentation à partir des informations introduites pour accompagner ta démarche. Remettre ce genre de document à ton employeur lui donnera un outil concret à considérer quand viendra le temps de délibérer sur ton projet.

Étape 5 – La réalisation

Si tout s’est bien passé dans les quatre premières étapes et que ton employeur n’est pas un bocké rébarbatif au changement, ton projet a probablement été accepté. Félicitation!

Ne t’assois pas sur tes lauriers, car c’est à ce moment-là que ça devient vraiment sérieux.

Comme l’a si bien dit l’oncle Ben dans Spiderman, “avec de grands pouvoirs viennent de grandes responsabilités”.

Tu as entre les mains le pouvoir de contribuer à la prospérité d’une entreprise, mais aussi le pouvoir de propulser ta carrière! Tu as donc la responsabilité de tout mettre en oeuvre pour la réussite de ton projet.

D’abord, assure-toi que la direction est sensibilisée sur le temps et les ressources qui seront nécessaires. De cette façon, tu limiteras les risques que ton projet suscite de l’impatience face à son retour sur investissement.

Ensuite, sois toujours transparent dans ta gestion du projet et offre fréquemment du suivi sur son avancement. Veille à conserver un bon workflow et travaille de façon à maximiser ta productivité. Le tableau Kanban, par exemple, est une méthode de gestion du travail qui pourrait probablement être utile (voir l’article: 7 méthodes pour travailler 48 h par jour).

Finalement, demeure toujours réaliste et ne te laisse pas emporter par un trop grand optimisme. Sois pragmatique!

Conclusion

Pour plusieurs, l’intrapreneuriat est très certainement le meilleur des deux mondes. C’est une façon d’envisager une carrière qui peut nous permettre de mettre à profit notre esprit entrepreneur sans toutefois avoir à assumer les risques financiers et autres casse-têtes liés au démarrage d’une entreprise. C’est également un bon moyen d’acquérir de l’expérience en entrepreneuriat, tout en étant salarié, pour éventuellement lancer sa propre entreprise.

Avoir des employés intrapreneurs est également un grand avantage pour les entreprises qui peuvent ainsi se renouveler plus efficacement et bénéficier d’un personnel réellement engagé et motivé par l’entreprise et sa mission. Selon une étude de l’Université de Phoenix, 61 % des employés satisfaits par leur emploi ont un employeur qui favorise les initiatives intrapreneuriales.

De tels projets peuvent être déployés à petite ou grande échelle, comme en proposant des façons d’augmenter l’efficacité et la productivité des employés par l’ergonomie, la culture d’entreprise et la révision des procédures, ou encore en proposant littéralement la mise en place d’une nouvelle offre ou d’une nouvelle filiale de l’entreprise.

Pour devenir intrapreneur, il faut tout d’abord posséder certaines qualités comme la créativité, la diplomatie, l’autonomie et le pragmatisme ainsi qu’être bien informé sur les besoins du marché, sur le public cible de l’entreprise et les grandes orientations de celle-ci.

Avant de proposer un projet d’intrapreneuriat à son employeur, il faut s’assurer d’être bien préparé. Il faut d’abord réfléchir à ce qu’on désire tirer personnellement de ce projet et trouver une façon d’impliquer nos meilleures compétences dans un projet qui permettra à l’entreprise d’effectuer sa mission plus efficacement, d’augmenter ses revenus ou de diminuer ses dépenses. Une fois le projet accepté, il faut faire preuve de transparence dans sa gestion et assurer à la direction un suivi constant sur son développement.

Les entreprises à contre-courant

Malheureusement, la culture d’entreprise est souvent un frein à l’intrapreunariat. Ce n’est pas encore dans les habitudes de gestion de la majorité des entreprises de laisser la latitude nécessaire aux employés pour qu’ils puissent prendre ce genre d’initiatives. Ce n’est donc pas un choix de carrière qui est évident à faire dans tous les milieux.

C’est pourquoi il est important de parler de l’intrapreneuriat et d’en faire connaître les avantages. Il faut “brasser la cage” des entreprises! L’intrapreneuriat est certainement l’une des façons les plus efficaces de se tourner vers l’avenir et de développer des façons de travailler plus efficaces, plus humaines et garantes de succès.  

7 méthodes pour ne pas laisser un mauvais patron bousiller ta carrière

Il te frustre, il te décourage et il hante tes cauchemars. Il est terrifiant, irrespectueux, insultant ou juste incompétent. Il est un mauvais patron et tu dois dealer avec à chaque jour comme on deal avec une barque trouée en pleine mer: beaucoup d’efforts pour pas grands résultats.  

Tu n’es pas seul, le monde est malheureusement plein à craquer de mauvais patrons. Tu n’as qu’à tendre l’oreille au café du coin un vendredi midi pour entendre tous les scénarios d’horreur qui se racontent entre employés sur l’heure du lunch!

Travailler pour un mauvais patron, ce n’est pas juste une épine dans le pied. Selon une étude danoise, c’est aussi l’une des principales causes de dépressions en milieu de travail et de démissions. Ça peut littéralement te rendre la vie infernale! Une autre étude, réalisée par Gallup, affirme que les patrons sont responsables de jusqu’à 70 % des variations dans la motivation des employés. Généralement, ce serait donc vrai qu’on quitte un employeur et non un emploi…

Une étude de Gallup affirme que les patrons sont responsables de jusqu'à 70% des variations dans l'engagement des employés.

Pourquoi il y a autant de mauvais patrons

Les recherches de Gallup démontrent que les employés sont plus productifs, que les clients sont plus satisfaits et que les profits sont plus importants quand le patron gère la boîte de façon à ce que les employés se sentent heureux, accomplis et développent un sentiment d’appartenance envers l’entreprise.

C’est donc à l’avantage des employeurs d’embaucher des gestionnaires compétents qui savent créer un climat de travail stimulant et qui sont à l’écoute des employés. 

Alors pourquoi autant de mauvais gestionnaires? La plupart du temps, pour l’une de ces raisons:

  1. Même si un patron est un vrai tyran colérique et que les employés tremblent à son passage, tant que les affaires vont bien et que les résultats sont là, personne n’ose confronter ses méthodes. Après tout, ça semble moins risqué pour l’entreprise de le tolérer que de risquer de se retrouver avec un gérant sympathique, mais qui ne livre pas la marchandise.
  2. Parce que les préjugés sont tenaces. On attribue le mauvais rendement des employés à de la paresse et on croit qu’il faut constamment les surveiller pour qu’ils travaillent. On est convaincus que pour qu’un employé performe, il faut lui dire exactement quoi faire, comment le faire et quand le faire et que sa seule motivation est l’argent. On croit aussi qu’à compétences égales, un employé ou l’autre ça ne fait pas réellement de différence. Avec cette mentalité, ça semble logique de ne pas accorder d’importance à l’épanouissement individuel des employés.  
  3. Parce qu’on a peur du changement et qu’on est vieux jeu. Beaucoup d’entreprises roulent encore avec les résidus de la mentalité qui nous vient de la révolution industrielle et des shops du début du 20e siècle où tout roulait au quart de tour et où les seules mesures qui comptaient vraiment étaient la rapidité d’exécution et la quantité de production. Si on ajoute à cela une influence des méthodes militaires où le général dirige ses troupes d’une main de fer sans accepter de remise en question, on se retrouve assez vite avec une job où c’est vraiment légitime de détester les lundis!
  4. Tout simplement parce qu’environ 82% du temps, les postes de gestionnaires ne sont pas attribués aux bonnes personnes. Pour être un bon leader, il faut posséder plusieurs traits de personnalités et habiletés. Seulement 10% de la population aurait ce qu’il faut pour être un excellent gestionnaire. Si on prend en considération qu’en général il y a un gérant pour environ 10 employés, on réalise que le problème n’est pas au niveau de la rareté des bons patrons potentiels, mais au fait qu’ils ne sont pas promus à ces postes. Les critères de sélection pour élever un employé au rang de gestionnaire sont souvent l’ancienneté, l’habileté dans leur domaine ou leurs performances. On prend rarement le temps d’évaluer sérieusement si ces personnes ont réellement ce qu’il faut pour être de bons gestionnaires.

Malheureusement, ces façons de faire et de penser finissent par freiner le développement des entreprises.

Toi+ta job =?

Alors, comment dealer avec un mauvais patron sans faire un incident diplomatique dans l’entreprise? Il n’y a pas de secret ou de mode d’emploi universel qui s’applique à toutes les situations, mais il y a des démarches que tu peux entreprendre et qui peuvent aider.

Avant tout, réfléchis à ta situation en te posant ces questions:

  • Est-ce que tu aimes ton travail?
  • Est-ce que tu as développé un sentiment d’appartenance envers l’entreprise?
  • Est-ce que tu travailles dans un domaine où tu te vois encore pour plusieurs années?
  • Est-ce que c’est très important pour toi de conserver cet emploi ou tu crois que tu serais aussi bien ailleurs?
  • Est-ce que ton emploi te challenge et te permet de continuer à développer tes compétences chaque jour?

Garde en tête les réponses à ces questions pour déterminer ce qui te convient parmi les solutions possibles. 

Les démarches à entreprendre

Premièrement, tu dois t’assurer que tes attentes envers ton patron sont réalistes et les ajuster si nécessaire. Ensuite, tu pourras mettre en place certaines stratégies pour contourner ses mauvaises habitudes ou ses comportements contreproductifs. Pour y parvenir, tu devras apprendre à mieux le connaître pour comprendre ses agissements et appliquer la technique de la gestion inversée. Si ce n’est pas suffisant pour améliorer la situation, tu as aussi la possibilité de planifier une rencontre avec ton boss pour discuter des problèmes que tu as constatés et proposer des solutions. Finalement, si rien ne change, tu auras à choisir entre trois issues: ne pas aller plus loin et trouver des façons de mieux supporter ton patron, porter plainte contre lui ou démissionner.   

1-Revois tes attentes

Les probabilités sont minces que ton patron se lève chaque matin avec l’envie irrésistible de te pourrir la vie. Dans beaucoup de cas, les managers font réellement de leur mieux et ne sont même pas au courant que leur attitude fait d’eux de mauvais patrons. Ton boss est humain et personne n’est parfait, alors laisse-lui le bénéfice du doute.

Jette un coup d’oeil honnête et objectif à tes attentes et demande-toi si elles sont raisonnables. Ce n’est pas parce qu’un aspect du travail te tient particulièrement à coeur que c’est le cas pour ton patron.

Tu es peut-être du genre à toujours vouloir apprendre de nouvelles compétences, te perfectionner et être à l’affût des nouvelles technologies et ce n’est pas le cas de tout le monde. Même si ses connaissances ne sont pas à jour dans certains domaines, ce n’est peut-être pas pertinent dans sa vision du futur de l’entreprise et ce n’est pas forcément de la mauvaise volonté.

Les probabilités sont minces que ton patron se lève chaque matin avec l’envie irrésistible de te pourrir la vie. Laisse-lui le bénéfice du doute.

Il se peut aussi que vous n’ayez pas les mêmes valeurs. Par exemple, si ton boss est du genre à prendre une semaine de congés aux quatre ans parce qu’il a la H1N1, une pneumonie et deux côtes cassées, il ne comprendra pas et percevra possiblement comme de la lâcheté le fait que tu veuilles trois semaines de vacances par année et un horaire flexible.

C’est peut-être un bourreau de travail qui s’attend à la même chose de la part de ses employés simplement parce qu’il ne comprend pas que le travail n’a pas le même niveau de priorité dans la vie de chacun.  

Enfin, affirmer que quelqu’un est un mauvais patron est souvent une question de contexte. Tout dépend des besoins de l’entreprise et des employés.

La même personne peut être très habile pour gérer le bureau d’une entreprise et se planter royalement dans une autre. Tout dépend de ses forces et de ses faiblesses et c’est exactement ce qu’il faut identifier pour tenter d’améliorer les choses. 

2-Apprend à mieux le connaître

La première action concrète que tu peux poser est apprendre à mieux le connaître pour élaborer des solutions sur mesure.

Qu’est-ce qui le motive?

Essaie de comprendre ce qui le motive et de voir l’entreprise selon son point de vue. Sois attentif à ce qu’il dit et à sa façon de le dire, ça va t’apporter beaucoup d’indices. En l’observant et en discutant avec lui ou des collègues, tente de trouver des réponses aux questions suivantes:   

  • Est-ce qu’il est particulièrement enthousiasmé par certains sujets ou projets?
  • À ses yeux, qu’est-ce qui semble être la mission la plus importante de l’entreprise?
  • Qu’est-ce qui lui tient à coeur?
  • Est-ce qu’il y a des tâches qu’il apprécie davantage ou, au contraire, qu’il déteste?
  • Quelles sont ses craintes en lien avec le travail?
  • Qu’est-ce qu’il considère comme une réussite ou un échec?

Bref, tu veux entrer dans sa tête (façon de parler) pour savoir ce qui le drive et hante ses pensées.

Il est quel genre de patron?

Tu dois aussi considérer ses traits de personnalité. À quel profil est-ce qu’il correspond: est-ce qu’il est du type colérique? Narcissique? Désorganisé?

Voir aussi l’article: 17 types de mauvais patrons qui gâchent ta job

Selon ce que tu lui reproches, vois si c’est possible d’identifier un élément déclencheur. Par exemple, peut-être que les projets réalisés pour certains clients le rendent plus enclin à microgérer comme un control freak. Ou encore, c’est possible que l’approche d’un deadline le transforme en girouette insécure qui change d’idée aux deux secondes. Si tu réalises qu’il a un pattern, tu arriveras peut-être à prévenir ses mauvais comportements, à les contourner ou au moins t’y préparer pour essayer d’en les amortir les conséquences.    

3-La gestion inversée

Il ne faut pas s’attendre à pouvoir changer ton boss et le guérir de ses mauvaises habitudes, ça n’arrivera pas. Par contre, tu peux l’aider à s’améliorer en inversant ta façon de voir le problème.

Adapte-toi à lui

Imagine que ton patron n’est pas ton patron, mais un client. Le genre difficile, qui t’énerve un peu et que tu préfères ne pas avoir trop souvent, mais que tu finis toujours par satisfaire quand même parce que tu as trouvé une façon de t’adapter à ses caprices sans nuire à ton travail. 

En utilisant cette approche, c’est toi qui a le contrôle et qui deal avec ses caprices et défauts. En connaissant ses priorités et en sachant exactement ce qu’il attend de toi, tu peux t’adapter à son style, sa personnalité et travailler pour atteindre des performances qui lui conviennent tout en contournant ses défauts.

Disons, par exemple, que ton patron est complètement désorganisé et qu’il a une mémoire horrible pour les dates. Maintenant, pense à ce que tu ferais si c’était un client de longue date. Une des choses que tu pourrais faire pour éviter que ce client nuise à ton travail serait de t’assurer de toujours lui envoyer des rappels par courriel ou téléphone une ou deux journées avant une rencontre.

Imagine que ton patron n’est pas ton patron, mais un client. En utilisant cette approche, c’est toi qui a le contrôle et qui deal avec ses caprices et défauts.

Ou encore, peut-être que ton patron est un éternel insatisfait. Peu importe à quel point tu t’es impliqué sur une tâche, il va toujours trouver quelque chose à redire et te demander de recommencer. Avant de débuter une tâche qu’il t’a assignée, assure-toi de comprendre ses attentes à 100 %. Valide ce que tu as compris en lui répétant dans tes mots pour confirmer et note toutes ses consignes avec la date, l’heure et le contexte où il l’a dit. Dans l’éventualité où il ne serait toujours pas satisfait, ça te fait une preuve concrète que le blâme n’est peut-être pas à porter sur tes épaules… (Mais évite de lui dire de cette façon!)

Dans ce cas-là, demande-lui ce qui ne lui a pas plu dans ton travail et en quoi ce que tu as fait diffère de ce qu’il t’avait demandé. Rappelle-lui ses propres mots et, s’il n’est pas du genre trop susceptible, souligne poliment que la consigne manquait peut-être un peu de clarté.

Bref, quel que soit le type de patron que tu as à gérer, sois proactif pour limiter les dégâts. En faisant de la gestion inversée, tu peux l’aider à devenir un meilleur boss à son insu. En réalisant que tu as toujours un pas d’avance sur lui et que tu es bien organisé, il sera probablement plus enclin à te faire confiance et tu seras bien vite en tête de liste pour la promotion que tous tes collègues espèrent avoir! 

Les actions plus drastiques

Tu as appris à connaître ses forces et ses faiblesses, tu as une bonne idée de ses ambitions et de ses craintes, tu as développé des stratégies pour contourner ses défauts et tu essaies de l’aider à être un meilleur boss comme tu le peux avec la gestion inversée, mais rien ne semble vraiment faire une différence.  

Alors quelles sont tes options?

Tout dépend de la gravité de la situation et du genre de mauvais patron auquel tu as affaire. Tu peux commencer par planifier une rencontre avec lui pour discuter des problèmes que tu as constatés.

Si ça ne change rien, tu peux: 1-trouver des façons d’accepter la situation et d’endurer sa mauvaise gestion, 2-envisager des solutions plus radicales comme porter plainte aux ressources humaines et/ou aux normes du travail ou encore 3-démissionner.

4-Rencontre seul à seul

Avant de monter sur tes grands chevaux pour galoper jusqu’aux normes du travail, commence par essayer d’avoir un entretien seul à seul avec ton patron. C’est une question de respect et, si les choses dégénèrent, c’est une preuve que tu as d’abord tenté de résoudre le problème à l’interne.

Préparation

Commence par faire une liste de tout ce qui ne tourne pas rond dans ton milieu de travail et ce que tu reproches à ton boss. Note absolument tout, des petites manies aux gestes plus graves. Non seulement c’est un exercice thérapeutique qui va te défouler, mais ça va aussi te permettre d’y voir plus clair. Prends au moins une semaine pour la rédiger et ajoute les points qui te viennent en tête au fur et à mesure.

Une fois la liste complète, classe les éléments du plus important au plus banal. Demande ensuite à quelqu’un en qui tu as confiance et qui est neutre face à la situation de la lire et de te donner son honnête opinion sur ce que tu as noté.

Puis, élimine les points les moins importants jusqu’à ce qu’il ne reste que les 3-4 plus importants. Si tu abordes trop de sujets pendant la rencontre, ton patron pourrait avoir l’impression que c’est une attaque à la mitraillette plutôt qu’un exercice de bonne volonté et ce ne sera pas efficace. 

Ensuite, écrit tout ce que tu veux lui dire concernant ces points pour être certain de ne rien oublier et d’être le plus clair possible. Mets l’emphase sur le lien entre tes préoccupations et ta productivité, celle des autres employés et les conséquences que ça peut avoir sur les revenus et performances de l’entreprise.

Finalement, essaie de trouver des moyens simples et concrets à lui proposer pour régler ces problèmes. Se plaindre ne mène souvent à rien si on n’a pas de solutions à mettre sur la table.

La rencontre

Courage! Au moment de la rencontre, tu vas peut-être shaker par en-dedans comme une feuille et c’est normal, mais comme on dit “qui ne tente rien n’a rien”.  

 Conserve une attitude calme et n’arrive pas à la rencontre sur l’offensive. Tu ne veux pas avoir l’air de vouloir faire un procès à ton boss. Tu n’es pas là pour te défouler, mais bien pour faire avancer les choses et il faut que ça paraisse.

Lors de la rencontre, mets l’emphase sur le lien entre tes préoccupations et ta productivité, celle des autres employés et les conséquences que ça peut avoir sur les revenus et performances de l’entreprise.

Tout au long de la rencontre, n’hésite pas à lui demander son opinion sur les points que tu apportes et son avis sur les solutions que tu proposes. Demande-lui comment tu peux l’aider à atteindre ses buts et ceux de l’entreprise tout en prenant en considération tes préoccupations. Chaque fois que c’est possible, encadre tes critiques et suggestions dans un portrait qui est à son avantage et coïncide avec ses ambitions. 

Finalement, assure-toi que ton approche est respectueuse et fais-lui comprendre que tu abordes ces sujets avec lui non seulement pour toi, mais parce que tu as l’entreprise à cœur.

Peut-être que cette conversation ne mènera finalement à aucun changement, que ton boss est bucké et ne te prend pas au sérieux, mais au moins ce ne sera pas faute d’avoir essayé. Dans tous les cas, sois confiant. Tu as l’opportunité de possiblement faire une différence pour toi, pour les autres employés et même pour ton employeur. Le jeu en vaut la chandelle.

Cas particulier: le boss intimidateur et colérique

Si ton patron est du genre à intimider et hausser le ton, ne t’en laisse pas imposer. Si tu fais ton travail au meilleur de tes compétences et que tu n’as rien à te reprocher, garde la tête haute.

Par contre, il faut y penser à deux fois avant de planifier une rencontre pour critiquer la gestion d’un patron explosif. Si tu veux le confronter sur son attitude agressive, sache que tu vas probablement avoir droit à une réponse doublement agressive. Sois prêt à l’éventualité que ça puisse mal se terminer.

Évalue les risques avant de le rencontrer. Quel serait le pire dénouement, te faire rétrograder ou même licensier? Est-ce que ce serait facile pour lui de nuire à tes chances de te trouver un autre emploi dans ce domaine? Est-ce que tu as un plan B si les choses tournent au vinaigre? Il ne faut pas te laisser intimider, mais il ne faut pas te jeter dans la gueule du loup non plus!

Si tu décides d’aller de l’avant, garde ton sang-froid pendant la rencontre et sois réceptif à ce qu’il a à te répondre. Ais l’attitude la plus calme et amicale possible et évite de te laisser emporter par les émotions. C’est plus facile à dire qu’à faire et ce n’est définitivement pas agréable, mais c’est nécessaire pour limiter les potentiels contrecoups.

Finalement, essaie d’attendre le moment propice pour planifier une rencontre avec lui. Tu ne veux pas le provoquer pendant des périodes stressantes ou achalandées. Ce serait peut-être une bonne idée d’attendre un moment où il est reposé (après un long week-end ou des vacances peut-être?) et où il semble être particulièrement de bonne humeur.  

5-Porter plainte ou ne pas porter plainte?

Avant de déposer une plainte contre ton patron aux ressources humaines ou aux normes du travail, assure-toi d’avoir tenté de régler le problème autrement d’abord. Une plainte peut rapidement prendre des proportions sous-estimées et ajouter de l’huile sur le feu, mais c’est quand même parfois la seule solution envisageable si le comportement de ton boss est vraiment inacceptable et que tout le reste a échoué.

Avant de déposer la plainte, prends d’abord en note des exemples concrets et des preuves documentées pour appuyer tes dires. Une bonne idée serait de tenir un journal de constats où tu notes tous les comportements répréhensibles dont tu as été témoin et leur date, sur un ton le plus neutre possible, sans jugements ou commentaires personnels. Aussi, essaie de voir si des collègues seraient prêts à te soutenir et t’appuyer dans tes démarches en servant de témoins au besoin.

Si ton patron est rancunier, il ne te pardonnera peut-être jamais cet affront. Dans tous les cas, c’est un geste qui va laisser des marques et il ne te considérera plus de la même façon. Il aura sans doute beaucoup de difficulté à te faire confiance par la suite. Alors, sois vraiment certain que tu n’as pas d’autre alternative avant d’en arriver là, tu ne veux pas régler un problème pour en créer un autre.

6-Je ne veux pas démissionner!

Si rien ne change après avoir entrepris toutes les démarches pertinentes dont on a parlé (que tu ais décidé de porter plainte ou pas) et que tu en as ras le bol de ton patron, mais que tu ne veux pas changer d’emploi, il ne te reste qu’une alternative: vis avec.

Peut-être que ton boss a fait des efforts pour enrayer certains comportements, mais comme on dit, “chassez le naturel et il revient au galop”! C’est très frustrant, et définitivement pas le scénario idéal, mais si l’entreprise te tient vraiment à coeur, que tu aimes ce que tu fais et que tu ne veux pas démissionner, concentre toi sur ce que tu peux faire en tant qu’individu pour améliorer les choses au bureau malgré le mauvais patron.

«Que la force me soit donnée de supporter ce qui ne peut être changé et le courage de changer ce qui peut l’être mais aussi la sagesse de distinguer l’un de l’autre.» Marc-Aurèle

Si c’est possible, tu peux aussi demander à être transféré de département ou de succursale. Mais attention, le type de gestion que tu reproches à ton boss fait peut-être partie de la culture de l’entreprise et il se peut que ce soit du pareil au même partout. 

C’est facile de se laisser démotiver quand on a un mauvais patron, de s’apitoyer sur son sort et de se plaindre à qui veut bien l’entendre qu’on a un boss de chnoutte. Fais attention à ne pas tomber dans ce piège, ça ne mènerait nulle part et ne ferait que décupler ta frustration au bureau. Plains-toi à ton conjoint ou à tes amis pendant le week-end si tu en ressens le besoin, mais au bureau fais ton possible pour ne pas perdre tes objectifs de vue, rester positif et faire ton travail le mieux possible. Une attitude négative et du commérage mènent à un cercle vicieux qui sape le moral et rend incapable de bien performer.

Tu as sûrement déjà entendu la citation “be the change you wish to see in the world”, hé bien essaie de l’appliquer dans le milieu professionnel. Deviens le genre de professionnel pour lequel tu aimerais travailler, le genre de leader que tu aimerais que ton boss soit. Concentre toi sur tes propres performances pour devenir chaque jour une meilleure version de toi-même.

Si on regarde le bon côté, on se rend compte qu’avoir un mauvais boss peut aussi être très instructif. On peut en apprendre beaucoup grâce au contre-exemple et prendre conscience des qualités qu’il faut nous-mêmes développer en gestion et en leadership.

Et puis, qui sait, peut-être que ton patron ne restera pas encore à ce poste très longtemps!

7-Démission

Quand rien ne va plus, il te reste la solution ultime: quitter ton patron. En d’autres mots, démissionner. Ce n’est pas une décision facile ou qu’il faut prendre à la légère.

Alors, comment décider entre rester et combattre ou déposer les armes et passer à autre chose? Hé bien, ça dépend surtout de ton seuil de tolérance (à un moment donné, assez c’est assez!) et de tes ambitions professionnelles.

Si ton but professionnel ultime est de devenir un dirigeant haut placé dans l’entreprise pour laquelle tu travailles, démissionner n’est peut-être pas la meilleure option. Si, par contre, tu n’as pas vraiment d’attachement à l’entreprise ou que ça ne te dérangerait pas de changer d’emploi ou de domaine, quitter serait peut-être la meilleure solution.  

Ne quitte pas le navire sans bouée de sauvetage.

Avant de rédiger ta lettre de démission, réfléchis à tes options pour t’assurer que tes besoins financiers sont comblés.

Quelles sont tes options?

  • Est-ce que tu es assuré d’avoir un autre emploi rapidement si tu quittes celui que tu occupes présentement?
  • En quittant de ton plein gré, tu n’auras probablement pas droit à l’assurance-emploi (chômage). As-tu assez d’argent de côté pour vivre le temps que tu te “revires de bord” ?
  • Si tu n’as pas assez d’argent, est-ce que ton/ta conjoint(e) ou un proche serait prêt à te backer financièrement le temps que tu te trouves une autre job?

Si tu n’as absolument aucun “plan b” côté financier, ce serait peut-être plus sage de retarder un peu le moment de ta démission si la situation est tolérable.

Ne change pas quatre 30 sous pour une piastre

S’il y a bien une chose que tu ne veux pas, c’est passer par tout le processus de démission, d’entrevue et d’embauche dans un nouvel emploi seulement pour te rendre compte que c’est du pareil au même, ou encore pire qu’à l’emploi que tu viens de quitter. 

Avant de te mettre à envoyer des CVs à gauche et à droite, essaie de te renseigner sur l’environnement de travail, le type de gestion et la culture d’entreprise des employeurs qui t’intéressent.

Vois dans tes contacts si tu connais quelqu’un (qui connait quelqu’un) qui est salarié dans une de ces entreprises. Tu pourrais lui proposer d’aller prendre un café pour discuter de son impression face à l’environnement de travail, te renseigner sur les valeurs de l’entreprise et te donner des conseils pour te préparer à porter ton c.v. et éventuellement passer une entrevue.

Parfois, le désespoir de quitter au plus vite une mauvaise situation peut nous aveugler et nous faire prendre des décisions précipitées. Réfléchis bien au chemin que tu veux emprunter par la suite.

Ne te rends pas malade!

Dans les cas les plus graves, la situation est tellement toxique que ton état mental et/ou physique en est affecté.

Guette les signes de dépression en milieu de travail et n’hésite pas à consulter un professionnel de la santé si ton moral se détériore gravement ou que tu as des symptômes physiques dont tu ne trouves pas la cause (insomnie, perte d’appétit, etc.).

Si tu restes dans une situation nocive parce que tu n’as pas d’autres recours financiers, sache que si l’opinion du spécialiste que tu consultes est que ton état ne te permet pas de travailler, tu aurais possiblement droit à des prestations de maladie de l’assurance emploi.

Alors, ne reste pas les bras croisés dans une situation qui te rend malade, aucun emploi n’en vaut le coup.

Conclusion

Rien de tel qu’un mauvais boss pour te faire détester ta job! Même si tu travailles dans un domaine qui te passionne, que tu t’entends bien avec tous tes collègues et que ton salaire te satisfait, ça ne pèse pas lourd dans la balance si ton patron se contrefiche de ses employés ou qu’il est juste incompétent et sans aucun leadership.   

Pour être efficace, productif et (le plus important) heureux dans ton emploi, c’est important de sentir que tu es respecté, que tes compétences sont reconnues et de te sentir valorisé par ton travail.

Heureusement, tu peux mettre en place plusieurs stratégies pour réduire l’impact négatif qu’un mauvais patron peut avoir sur ta vie professionnelle.

D’abord, tu dois t’assurer que tes attentes envers ton patron sont réalistes. Ensuite, il faut apprendre à le connaître le mieux possible pour tenter de découvrir quelles sont ses qualités et ses défauts, ses craintes et ses ambitions. Ça va te permettre de comprendre son comportement et de pouvoir tenter la technique de la gestion inversée. En considérant ton patron comme un client, tu peux inverser les rôles et développer des techniques pour éviter, contourner, ou minimiser l’effet de ses mauvais comportements au travail. 

Si ce n’est pas suffisant, tu peux aussi planifier une rencontre avec lui pour parler des problématiques que tu as constatées et proposer des solutions qui seraient à l’avantage de tous.

Puis, si le problème est profondément ancré et ne semble pas vouloir évoluer, mais que tu ne veux pas changer d’emploi, tu peux trouver des façons de te concentrer sur ton avancement professionnel et ton développement personnel en devenant une meilleure version de toi-même chaque jour et en faisant de ton mieux pour garder le moral et ne pas te laisser démotiver.

Finalement, si le problème est assez grave et tenace, tu peux également porter plainte aux ressources humaines ou bien aux normes du travail. C’est une solution à ne pas prendre à la légère et à laquelle tu dois être bien préparé. Selon le dénouement, ton cas particulier et les options qui s’offrent à toi, tu peux aussi décider de démissionner.

Il y a de l’espoir!

La bonne nouvelle dans tout ça, c’est que le milieu de l’emploi est en pleine métamorphose. “Innovation” est le mot d’ordre qui guide le développement des entreprises qui s’adaptent aux nouvelles réalités du XXIe siècle. Les anciennes mentalités disparaissent tranquillement pour laisser place à des façons de faire qui mettent les employés et leur bien-être au centre des stratégies de gestion. 

Bref, ça risque de laisser assez peu de place aux mauvais patrons!

 

1 Les profils de mauvais patrons.

17 types de mauvais patrons qui gâchent ta job.

Est-ce que ça t’est déjà arrivé de réaliser, un beau matin en poussant la porte d’entrée de ton lieu de travail, que tu arrivais chaque jour un peu moins motivé? Que le simple fait de penser à ta job te rendait déprimé ou frustré plutôt qu’enthousiaste? De te rendre compte que c’était devenu davantage un fardeau à supporter qu’un accomplissement?

Pourtant, tu adores ce que tu fais! Tu travailles dans un domaine qui te passionne, dans lequel tu es compétent et ton équipe de travail est formidable. Alors, c’est quoi le problème?

Hé bien, c’est peut-être en partie parce que tu as un mauvais patron.

C’est un scénario très drôle dans The Office, là où boss est synonyme de “jerk in charge”, mais dans la vraie vie c’est une tout autre histoire. Si tu as envie de rédiger ta lettre de démission chaque fois que tu croises ton patron, c’est beaucoup moins drôle et c’est même un gros problème.

L’importance d’un bon patron

Évidemment, plusieurs facteurs peuvent te démotiver dans ton emploi, comme la culture d’entreprise, un poste et des tâches qui ne correspondent pas à tes capacités ou tes intérêts, ou même l’environnement physique où tu travailles.

On dit que la première étape pour régler un problème est de l’identifier. Donc, si tu ne te sens pas accompli dans ton emploi et que tu n’as plus le coeur à l’ouvrage, demande-toi si les choses seraient différentes si tu n’avais pas le même patron. Les recherches réalisées sur le sujet démontrent qu’avoir un mauvais gestionnaire est l’une des principales causes de mécontentement et de démission des travailleurs. Une étude danoise pointe même ce problème comme étant la cause la plus fréquente des dépressions en milieu de travail.

Les probabilités que ton boss ait un rôle important à jouer dans ton malheur sont donc suffisamment élevées pour que ça vaille la peine de s’y pencher!

Si tu reconnais ton patron dans l’un ou plusieurs de ces 16 profils, alors tu auras trouvé l’un des noeuds du problème:

1-Le machiavélique

Ce patron a sans doute la plus malsaine des relations avec ses employés. C’est un fin manipulateur qui vit selon la devise “diviser pour mieux régner”. Si on lui posait la question “est-ce que tu préfères être un leader aimé ou craint ?” il choisirait la crainte sans hésiter en faisant un petit sourire en coin inquiétant.

Il gère ses employés en élaborant des complots et scénarios pour les intimider et garde le contrôle sur eux grâce au climat de peur qu’il arrive à faire régner au bureau. Il n’hésitera pas à se résoudre aux mensonges, au harcèlement psychologique ou à jouer sur la peur des gens pour arriver à ses fins.

Il est du genre à se promener sournoisement entre les bureaux, les bras croisés sans dire un mot, et regarder d’un air sévère les employés au travail. Il est toujours à l’affût de la moindre raison qui justifierait un reproche ou, mieux encore, un licenciement.

Sous son règne, les employés vivent avec la peur constante de ne pas être à la hauteur des tâches et de perdre leur emploi. Ce n’est pas le genre de patron à prendre un employé sous son aile ou servir de mentor pour l’équipe. C’est grâce à l’intimidation qu’il obtient des résultats.

2-Le colérique

Celui-là, il est tout sauf subtil. Si quelque chose ne fait pas son affaire, tout le monde dans un rayon de 500 mètres est au courant.

C’est comme s’il était convaincu que le nombre de décibels avec lequel il exprime son mécontentement est proportionnel à la motivation que ça peut entraîner chez les employés.

Il est impatient, brutal et semble même un brin cruel. Dans ses accès de colère, arrive à démolir l’estime personnelle de n’importe quel employé.

Pire encore, il est convaincu qu’il n’y a aucun problème avec sa façon d’agir. S’il ne peut pas crier après ses employés et les insulter publiquement quand ils ne performent pas, alors quand, heein? Il faut bien qu’il puisse les discipliner à un moment donné!

Avec un patron comme celui-là, on apprend assez rapidement qu’il existe une panoplie de synonymes aux mots “incompétent” et “imbécile”. Disons donc que son point fort, ce n’est pas la valorisation des employés.

3-Le Drama Queen

Si j’avais à le décrire en deux mots, je dirais “pas reposant”.

C’est le genre qui arrive en trombe un lundi matin en lançant “On n’a pas atteint les objectifs la semaine passée, la faillite nous guette, le ciel va nous tomber sur la tête et les cavaliers de l’apocalypse seront sans merci!!!” J’exagère un peu (à peine), mais il a beaucoup de talent pour faire une tempête dans un verre d’eau et manque atrocement de sang-froid.

Avec lui, chaque compétiteur est une entité démoniaque, chaque conflit est une déclaration de guerre et chaque tâche doit être terminée pour “avant-hier”.

Malheureusement, ça crée inutilement un climat très stressant au bureau et les employés ne savent plus différencier ce qui est réellement urgent ou important de ce qui ne l’est pas. L’effet d’entraînement fait en sorte que leur attention est détournée vers une espèce de grosse crise de panique collective à temps plein.

Inutile de spécifier que ce n’est pas très bon pour la productivité ou le rendement.

4-L’orgueilleux

Prends le mononcle mauvais perdant qui ne voulait jamais admettre sa défaite au Skip Bo et mets-le à la tête d’une équipe de travail. Frustrant, n’est-ce pas?

C’est le genre de patron qui refuse de reconnaître ses erreurs ou mauvaises décisions. Personne ne l’a jamais vu présenter des excuses ou admettre ses torts pour quoi que ce soit. Il trouve toujours le moyen de se justifier en pointant du doigt l’erreur de quelqu’un d’autre, les circonstances, la météo, son chat…

C’est l’incarnation même de l’orgueil mal placé en milieu de travail. Comment corriger le tir et s’adapter pour mieux performer si on ne reconnaît pas qu’il y a eu une erreur de jugement qui a mené à une mauvaise décision?

5-Le bourreau de travail

C’est le patron qui se pointe chez toi un samedi matin 8h30 et à qui tu réponds en pyjama les deux yeux collés sans trop comprendre ce qu’il fait là. C’est bien simple pourtant! Il vient te donner ses commentaires sur ton dernier document et en profite pour signer quelques formulaires que tu pourras déposer à la poste lundi matin  en te rendant au travail.

Il ne prend pas de vacances (à moins d’y être obligé) et semble trouver tout à fait normal de travailler 100 h/semaine. Là où ça devient un réel problème pour les employés, c’est quand il exige un zèle équivalent de leur part.

Si quelqu’un a le malheur de ne pas être disponible 24/7, il considère ça comme de la paresse ou un manque de sérieux. Il ne comprend pas qu’on puisse avoir une vie en dehors du travail.

Puisqu’il s’attend à ce que les employés s’investissent autant que lui au boulot, il a tendance à attribuer des charges de travail et des deadlines irréalistes et impossibles à atteindre à moins de travailler des semaines doubles. Quand les attentes ne sont pas remplies, il leur reproche de ne pas être assez travaillants et les étiquette comme étant de piètres performeurs.

6- Le pratiquant du favoritisme

Quoi de plus frustrant que de constater qu’un employé moins compétent et expérimenté que toi obtient un nouveau poste, une augmentation de salaire, ou juste des tâches plus intéressantes et des permissions spéciales seulement parce que c’est le chouchou du boss?

C’est une situation complètement insensée et qui désavantage la performance de l’entreprise, mais c’est malheureusement un phénomène très commun. Souvent, il peut s’agir d’une personne que le patron connaît depuis longtemps ou même un membre de sa famille. D’autres fois, il s’agit juste d’un employé avec qui il s’entend particulièrement bien ou a des intérêts communs.

Peut-être que sur les autres aspects de la gestion et du leadership c’est un très bon patron, mais le favoritisme flagrant en milieu de travail reflète un manque d’impartialité et de respect envers les compétences des autres employés. Ça devient bien vite insultant et franchement démotivant.

7-Le control freak

Si tu dois faire approuver chaque courriel que tu envoies, que tout ce que tu fais est révisé et modifié au fur et à mesure et que tu n’as absolument aucune liberté de décision ou marge de manoeuvre sur le travail que tu dois accomplir, tu as affaire à un boss control freak spécialisé en microgestion.

C’est un éternel insatisfait qui ne se fie qu’à sa propre vision bien précise de ce qui doit être fait, la façon dont il faut le faire et le résultat que ça doit donner. Rien d’autre. Il ne laisse pas de place à la créativité et aux initiatives sauf si elles sont en parfait alignement avec sa vision.

C’est un patron qui, peut-être sans s’en rendre vraiment compte, freine le développement des compétences de ses employés et leur épanouissement dans leur travail. Ces derniers auront donc tendance, avec le temps, à mettre moins d’ardeur au travail. À quoi bon s’investir à 100 % dans un projet si rien ne semble jamais assez bien pour être conservé tel quel?

8-La girouette

Une journée il veut quelque chose, le lendemain il veut l’inverse. C’est un boss qui change d’idée comme il change de chemise. Résultat: il n’est pas conséquent dans ce qu’il dit et finit par donner des tâches contradictoires aux employés.

Généralement, c’est un patron perfectionniste et même obsessionnel, mais insécure face à ses propres compétences. Il a peur de ne pas prendre les bonnes décisions, ce qui le pousse à changer d’idée jusqu’à ce qu’une limite de temps ne lui permette plus de le faire. C’est bien triste, car sa manie part de la bonne intention d’essayer de faire les choses le mieux possible.

Le résultat est plutôt une ligne directrice qui zigzague, un travail qui avance de façon désorganisée et des employés exaspérés. En n’étant pas constant et conséquent, il instaure un flux de travail chaotique qui rend presque impossible l’atteinte des objectifs dans les délais voulus.

9-Le mauvais communicateur

Est-ce que ça t’est déjà arrivé de sortir d’une réunion d’équipe menée par ton patron et de réaliser que tu n’en as absolument rien tiré de pertinent? Si oui, c’est peut-être simplement parce que ton boss est un mauvais communicateur.

En général, il a vraiment des choses pertinentes à faire part à ses employés, mais il finit souvent par parler pour ne rien dire pendant des heures sans même s’en rendre compte. Peut-être qu’il n’a aucun talent pour s’exprimer clairement ou qu’il est simplement mal organisé.

Malheureusement, parfois ça peut être carrément délibéré et faire partie de sa méthode de gestion: il décide volontairement de ne pas divulguer toute l’information pour pouvoir s’en servir plus tard comme d’un pion dans un jeu d’échecs. Le problème, c’est que les échecs, ça ne se joue pas en équipe. En ne mettant pas cartes sur table avec les employés, ces derniers n’ont peut-être pas toutes les informations nécessaires pour faire leur travail au meilleur de leurs compétences.

Que ce manque de communication soit volontaire ou non de la part du patron, ça mène dans tous les cas à des instructions qui manquent de clarté et qui peuvent être mal interprétées. Résultat: le risque est grand que les tâches ne soient pas complétées comme il aurait fallu et ça finit par nuire tant aux employés qu’à l’entreprise.

10-Le narcissique

Me, myself and I. Moi, moi, moi. La seule chose qui compte vraiment pour lui, c’est sa promotion personnelle. Il aime être sous le spotlight, adulé et admiré. Il n’accorde d’importance au rendement de son équipe que si ça lui permet de se mettre en valeur.

Ce n’est pas vraiment le genre de patron qui offre un feedback sérieux et pertinent aux employés sur leur travail puisqu’il les considère souvent comme des compétiteurs qui pourraient éventuellement lui voler la vedette. C’est pourquoi il préfère généralement parmi ses employés ceux qui sont cireurs de pompes à ceux qui sont compétents.

Il n’accepte pas très bien la critique, puisqu’il est convaincu que ses méthodes sont les meilleures qui soient. Il a la profonde conviction de tout savoir et ne se gêne pas pour interrompre brusquement quelqu’un qu’il croit pouvoir corriger.

Dans les bons coups, il s’attribue le crédit du travail des autres et dans les mauvais coups il n’hésite pas à pointer du doigt sans jamais prendre sa part du blâme.

Ce n’est donc pas une partie de plaisir de travailler sous les ordres de ce patron. Difficile de rester motivé quand tu es toujours dans l’ombre d’un narcissique!

11-Le désorganisé

Si ton patron te donne toujours des consignes à la dernière minute, qu’il te demande cinq fois de lui renvoyer le même email ou qu’il a tendance à mélanger ou oublier les dates des meetings et des échéanciers, il est probable qu’il manque cruellement d’organisation.

Travailler pour lui est une suite sans fin d’impressions de déjà vu, de travail en double et de dates butoirs dépassées. C’est très difficile pour un employé de savoir où donner de la tête dans cette situation et d’établir les priorités correctement.

Quand le travail n’est pas bien organisé et distribué, il peut arriver que deux employés se retrouvent avec la même tâche à faire ou encore que certaines soient oubliées et se retrouvent dans la “craque du divan” sans jamais être réalisées. Il n’est pas rare que les seules tâches qui sont accomplies soient celles devenues urgentes parce qu’elles n’ont pas été planifiées assez d’avance, au détriment de tâches qui n’ont pas nécessairement d’échéance, mais qui auraient un impact plus important sur l’entreprise.

Si les choses avancent à pas de tortue dans l’entreprise, il ne faut pas chercher la raison plus loin!

12-Le boss absent

Est-ce qu’il a les yeux bleus ou bruns? Une moustache? Est-ce que tu sais au moins s’il a des cheveux?! C’est le genre de patron que tu vois tellement peu souvent que tu pourrais ne pas le reconnaître si tu le croisais dans la rue.

Son habitat naturel est un terrain de golf, mais on le retrouve aussi souvent dans un avion entre deux centres de congrès. Le bureau pour lui n’est qu’un arrêt au puits où il passe prendre, déposer ou signer des documents.

Selon ses dires par contre, il se soucie réellement de ses employés et est toujours là pour offrir son soutien… Tant qu’une réponse par courriel en moins de cinq mots est suffisante.

Les employés ont intérêt à être bien organisés et pouvoir compter les uns sur les autres pour de la rétroaction, parce que s’ils attendent après le boss ils risquent d’attendre longtemps!

13-Le chum de brosse

Pour lui, le plus important c’est d’être aimé de ses employés. Il va sans cesse s’immiscer dans les conversations et tout faire pour être invité à prendre une bière avec l’équipe après le travail.

Ce n’est pas une mauvaise attitude en soi. Un boss amical qui rend ses employés à l’aise permet qu’ils développent un fort sentiment d’appartenance envers l’entreprise. Aller travailler devient alors beaucoup plus agréable.

Là où ça devient un problème, c’est quand le boss n’ose pas te donner un feedback honnête quand il doit être négatif. Ou bien s’il n’ose pas intervenir dans des situations où il faut rétablir l’ordre et la discipline, de peur de se faire moins apprécier.

Ça ne part pas d’une mauvaise intention, mais ça n’aide personne: ni les employés qui ne s’améliorent pas, ni l’entreprise qui souffre d’un rendement médiocre et ça ne l’aide certainement pas lui-même, car tout ce que ça démontre est qu’il n’est pas un bon leader.

14-Le coup de vent

Il ressemble au boss absent dans le sens où tu peux rarement avoir une longue conversation avec lui, mais tu sais définitivement à quoi il ressemble! Il passe très souvent à ton lieu de travail, mais toujours en coup de vent.

Il semble toujours être pressé et attendu ailleurs. Il veut sincèrement savoir ce qui se passe au bureau et guider les employés, mais il le fait à coup de 5 minutes par-ci par-là.

Le résultat: à essayer de trop en faire trop vite, il finit par en faire très peu et beaucoup moins bien. Quand une seule conversation s’étire sur quatre ou cinq rencontres de 5 minutes, le fil d’idée s’effiloche et c’est tout sauf efficace et cohérent.

Avec un patron comme lui, les employés ont tout intérêt à avoir l’esprit d’initiative et de débrouillardise, car au final c’est presque comme s’il n’y avait pas de patron. Il faut savoir improviser!

15-Le rébarbatif

Le patron rébarbatif finit toujours par dire non. Il n’aime pas le changement, même dans les situations où un changement améliorerait la productivité et le rendement.

Il n’aime que rarement les idées qui ne viennent pas de lui et ce qui lui plaît n’est généralement pas novateur, mais une version remâchée de ce qui a déjà été fait auparavant. Il aime tout particulièrement essayer de reproduire les bons coups du passé. Après tout, pourquoi changer une formule gagnante?

Les employés travaillant pour ce genre de patron ont très souvent des carnets remplis d’idées et de propositions qui seront rejetées aussitôt présentées. Pas facile de conserver sa motivation dans ces circonstances! Quand tout est inflexible, stagnant et que l’innovation n’a pas sa place, les employés qui ont un minimum d’ambition perdent rapidement leur intérêt pour le travail.

16-Le “mononcle” pas de filtre

Avec lui, chaque conversation a le potentiel de devenir awkward assez rapidement. C’est le genre de patron qui lâche une joke de fesses douteuse pendant un meeting, qui se vante d’exploits d’une éthique questionnable ou qui complimente le staff féminin de façon un peu trop graphique…

Plusieurs employés sont carrément mal à l’aise de travailler pour lui et tentent de l’éviter le plus souvent possible. C’est donc un boss qui donne lieu à des scénarios très contre-productifs.

Ce n’est pas nécessairement pour mal faire (ou peut-être qu’au fond ça lui est complètement égal), il a simplement tendance à avoir des opinions tranchées et ne pas réfléchir avant de parler… Assez pour créer une atmosphère de travail, disons, malaisante.

17-Le surdiplômé déphasé

Il a six bacs, quatre maîtrises, une couple de doctorats, cinq autres diplômes d’on ne sait plus où, et il veut que tu le saches. Il est convaincu qu’en enchaînant les diplômes il sera compétent pour tout faire. Il connaît par coeur les théories, les statistiques, les pourcentages et les études de cas.

La principale faille dans sa façon de voir est qu’il oublie (ou ne réalise pas) que dans les faits et les résultats, il y a un univers de différences entre connaître des principes et savoir les appliquer.

Il est inflexible et s’adapte donc très mal à la réalité du terrain. Il n’ose pas faire les choses différemment de ce qu’il a appris, parce que s’il l’a appris de cette façon, c’est forcément applicable à toutes les situations, n’est-ce pas?

Il a du mal à voir les zones grises et considère ce qu’il a assimilé dans son parcours académique comme une vérité absolue. S’il est confronté à une situation qui en diffère, il fige et se retrouve complètement désorienté. Il a beau essayer de ne pas perdre la face en lançant des chiffres et des statistiques, les résultats parlent d’eux-mêmes.

Conclusion

Peut-être qu’en lisant la description de l’un de ces types de mauvais patrons, tu t’es soudainement fait un face palm en te disant “C’est tellement mon boss!”.

Ou bien, au contraire, tu as peut-être réalisé qu’il n’est pas si pire que ça finalement et que tu devrais peut-être chercher ailleurs les causes de ton mécontentement au travail.

Dans le premier cas, si tu crois que ton boss est la cause de tes soucis et frustrations au bureau, hé bien j’ai une bonne nouvelle pour toi: ton patron est humain. Ce qui veut dire qu’il est tout à fait normal qu’il ne soit pas parfait et que les choses peuvent évoluer.

Alors, ne perds pas espoir! Il existe des stratégies que tu peux apprendre à mettre place pour améliorer la situation, comme celles abordées dans l’article 7 méthodes pour ne pas laisser un mauvais patron bousiller ta carrière.

Si tu as déjà eu affaire à un mauvais patron, je serais curieuse de connaître ton expérience. Laisse un commentaire ci-dessous, et dis-moi si tu l’as reconnu dans un des profils de cet article!

 

Comment déléguer efficacement?

Durant le Superbowl, alors que les gars dans le salon gageaient des 5 piastres sur le nombre de jets qu’il y aurait dans le ciel durant la cérémonie d’ouverture, la longueur de l’hymne national ou encore sur la couleur de la robe de Lady Gaga, j’avais cette discussion qui m’a inspirée pour l’article d’aujourd’hui.

Je prenais des nouvelles de son boulot et elle me dit toute heureuse: «Ça va bien là, je suis tellement contente, ils m’ont donné des tâches que ça fait 3 ans que je demande à avoir!».

Et là, la question qui me vient immédiatement à l’esprit: «Comment est-ce que ça peut avoir pris 3 ANS à ta boss pour te donner plus d’ouvrage, que tu demandais par toi-même, et ce, pour le même salaire?» L’incompréhension totale.

 

Pis le lendemain, je lis la première partie du livre «Accomplir plus sans travailler plus» d’Olivier. Un passage m’a fait sourire et je l’ai tout de suite envoyé à mon amie, parce que c’était LA réponse à nos questionnements de la veille.

« […] je dois t’avertir qu’il est possible (probable) que ton boss ne veuille pas d’un employé motivé et déterminé à augmenter sa valeur. Les gens aiment leur routine et détestent le changement. Bien souvent, il faudra forcer la main des gens et se faire (malheureusement) quelques ennemis au passage.»

Mais pourquoi donc est-ce que les boss ont autant de misère à déléguer?

Laquelle des situations est la plus facile: écrire un article de blogue sur un sujet que vous avez déterminé ou demander à des membres de votre équipe d’écrire sur un sujet que vous avez déterminé? Vous avez votre idée du contenu qui devrait y être inséré. Vous connaissez la structure idéale de rédaction d’un article de blogue. Ça pourrait quasiment être plaisant de l’écrire!

Mais la questions à vous poser ici est: est-ce que ce serait un bon usage de votre temps?

Dites-vous ceci: si vous avez la capacité d’imaginer des stratégies de développement pour l’entreprise ou votre entreprise, d’imaginer des sujets d’articles de blogues qui fonctionnent, alors je parie que vous seriez plus utile à développer des nouvelles stratégies, des nouveaux concepts que de prendre du temps pour rédiger vous-même cet article.

D’un autre côté, en impliquant votre équipe dans vos projets, vous leur donnez de l’expérience en développant leurs compétences et habiletés. Il va sans dire que la prochaine fois que vous aurez une tâche à déléguer à votre équipe, votre niveau de confiance sera plus élevé et donc, votre implication sera diminuée. En le faisant par vous-même, c’est définitivement un mauvais usage de votre temps.

Vous comprenez le concept du bon usage de votre temps, maintenant, comment faire pour déléguer efficacement? Évitez les erreurs énumérées ci-dessous.

6 raisons pourquoi vous déléguez sans succès

Vous déléguez les mauvaises tâches

Avant de déléguer une tâche ou une responsabilité, il faut d’abord se demander si c’est une tâche qui PEUT être déléguée. Si le succès à long terme de la compagnie pour laquelle vous travaillez, ou votre compagnie, en dépend, alors il vaut mieux s’en assurer par vous-même. Ensuite, est-ce la tâche fit avec le style de travail et la description de tâches de l’individu? Est-ce que cette personne est plus efficace à travailler seule ou en équipe? Et quelle est la nature de la tâche que vous lui demandez?

Savoir quoi déléguer, c’est savoir exactement ce qu’il y a à faire et les résultats à obtenir.

Vous déléguez vos tâches aux mauvaises personnes

La tâche en question ne peut pas être effectuée par le premier venu. Vous devez prendre en compte les compétences, les connaissances et l’expérience de la personne à qui vous demandez de faire le travail. Vous devez aussi prendre en considération la charge de travail actuelle de la personne. Est-ce qu’elle a le temps d’effectuer cette tâche? Dans quel ordre vient-elle sur sa liste de priorités?

 Vous ne prenez pas assez de temps

Si vous voulez que le travail soit bien effectué du premier coup, il faut prendre le temps de l’expliquer clairement. Assurez-vous que la personne a bien compris ce qu’il y avait à faire. Laissez-lui le temps de vous poser des questions.

Prenez le temps de bien regarder le travail qui a été fait. Donnez des commentaires, les points positifs et négatifs. Un bon leader encourage ses employés lorsqu’il est satisfait. Ces encouragements feront un long bout de chemin en créant une bel esprit d’équipe et en donnant confiance en vos employés.

Vous n’êtes pas clair

Comment voulez-vous qu’un individu fasse un travail efficace si ce qu’il a à faire n’est pas bien compris? Prenez le temps de bien expliquer le travail, mettez-le en situation, donnez des exemples, parlez du deadline, etc. Ça évitera bien des malentendus et de la perte de temps.

Vous devez aussi être clair quant aux résultats que vous attendez de cette tâche. Comment allez-vous mesurer ce qui a été fait et si ça bien été fait?

Une solution, pour vous amenez à être bien clair quant au travail exigé est de documenter vos processus. Reprenons l’exemple du début, par rapport à l’article de blog. Au d’expliquer à vive voix, à chaque personne, et à chaque fois que cela se présente, votre procédure de rédaction d’un article de blogue, créez un processus auquel vos employés pourront se référer lorsqu’ils rédigeront ledit article.

Cela peut aussi valoir pour toutes vos tâches répétitives: procédure d’ouverture de compte, procédure de création de dossier client, procédure de création de page sur votre site web, la gestion de factures, procédure de réponses aux courriels, etc. Plus vous avez de procédures pour les tâches à effectuer, plus vous sauverez du temps lorsqu’il y aura une réorganisation de travail, un nouvel employé, etc.

Un outil pour vous aider à documenter vos processus est SweetProcess. Cette plateforme va vous sauver la vie lorsqu’il est question de formation des employés. Vous créez vos procédures et vous vous assurez qu’elles se trouvent toutes au même endroit. Vous les partagez au sein de l’équipe et vous suivez les étapes effectuées au fur et à mesure. C’est beaucoup de travail au début, mais je vous garantie que vous en serez gagnant.

Vous ne déléguez qu’une partie du travail

La responsabilité d’une tâche à 100% est un facteur de motivation majeur. Plus vous assignez de responsabilités à une personne, plus elle devient compétente. Il n’est pas intéressant de se faire déléguer un petit bout de tâche par-ci et par-là sans voir ni comprendre l’entièreté du projet. La personne doit sentir qu’elle a la responsabilité de SA tâche et que le succès du projet en dépend.

Si cette personne comprendre les objectifs de sa tâche. Elle livrera un bien meilleur résultat si elle se sent responsable en sachant exactement où elle s’en va et quels sont les objectifs qu’elle doit atteindre.

Vous n’êtes pas ouvert

la personne se sentira beaucoup plus impliquée dans la tâche si vous lui demandez son avis. Soyez ouvert à la discussion, prenez en compte l’opinion de vos employés. S’ils sont impliqués dans ce qu’ils ont à faire, ils seront être engagé. Ils vont sentir que c’est LEUR tâche et ils vont y accorder beaucoup de valeur.

Conclusion

Cet article a expliqué pourquoi les gens ont de la difficulté à déléguer en parlant d’un bon usage de votre temps. Ensuite, vous avez appris sur les 6 erreurs à éviter si vous voulez déléguer efficacement.

Il est normal que la personne prenne plus de temps que vous pour accomplir la tâche. C’est normal de penser que vous perdez votre temps, au début. Vous êtes un expert dans ce domaine, pas elle. Laissez lui du temps. Si vous avez choisi la bonne personne et que vous déléguez correctement, elle va rapidement devenir compétente et fiable. En déléguant efficacement, vous verrez rapidement la charge de travail qui pèse sur votre dos diminuer.

Savoir déléguer efficacement, ce n’est pas seulement de maximiser votre propre productivité et votre propre valeur. Ce que vous souhaitez, pour apporter encore plus de valeur, c’est de maximiser la productivité de vos employés. Votre travail en tant que manager est d’obtenir le meilleur retour sur l’investissement humain pour la ou votre compagnie. Et ça, ça passe par une délégation efficace.