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Comment bien dormir pour faire le plein d’énergie

On entend souvent des gourous de la productivité prôner le travail acharné par-dessus tout: “Hustle! Joue du coude, couche-toi tard, lève-toi tôt… Et si tu ne vois pas de résultats, travaille plus fort jusqu’à ce que tu atteignes ton but!”

C’est une mentalité inébranlable chez certains, mais la majorité des experts en la matière s’entendent pour dire que, même s’il faut évidemment travailler fort pour atteindre ses objectifs, se rendre au bout du rouleau n’est peut-être pas la meilleure des stratégies. On assiste à la montée en popularité du “work smarter” au détriment du “work harder”, autrement dit travailler plus intelligemment plutôt que plus fort.

Pour travailler plus intelligemment, il faut d’abord savoir comment maximiser notre potentiel et nos capacités.

Dans l’article “Est-ce que le sommeil serait la clef du succès?” on passe en revue les nombreux avantages du sommeil sur notre énergie, notre motivation, notre vivacité d’esprit, notre efficacité à résoudre des problèmes, notre mémoire, notre attention et concentration ainsi que sur notre humeur. Il n’y a aucune place au doute: les habitudes de sommeil ont un impact direct sur nos capacités et notre performance. Le sommeil est donc un facteur incontournable à considérer pour parvenir à travailler plus intelligemment.  

Selon statistiques Canada, de 2007 à 2013, la moyenne de sommeil des adultes canadiens de 18 à 64 ans était de 7,12 heures par nuit. Environ le tiers (31,9%) dormaient moins de 7 heures par nuit.

C’est très alarmant quand on prend en considération qu’un adulte de cette tranche d’âge a besoin d’environ 7 à 9 heures de sommeil par nuit pour fonctionner adéquatement. En théorie, le manque de sommeil est un problème plutôt simple à régler, mais en pratique on se heurte souvent à l’un de ces deux problèmes:

1-Des difficultés à instaurer et suivre une routine de sommeil qui nous assure de pouvoir dormir suffisamment chaque nuit

2-De la difficulté à s’endormir, rester endormi et profiter d’un sommeil de bonne qualité.

Pour remédier à la situation, voilà 5 éléments à considérer pour favoriser de bonnes habitudes de sommeil et aider à mieux dormir.

Changer ses habitudes

Établir une routine de sommeil

La meilleure façon de s’assurer de bien dormir est d’instaurer une routine qui nous aidera à maintenir des habitudes qui favorisent le sommeil.

D’abord, il faut s’assurer de pouvoir dormir suffisamment. On sait qu’un adulte a besoin d’environ 7 à 9 heures de sommeil, alors pour cet exemple faisons une moyenne et disons qu’il faut qu’on dorme 8 heures par nuit.

On n’a généralement pas une très grande flexibilité quant à l’heure où on doit se lever, alors on doit déterminer l’heure à laquelle on devrait aller dormir pour avoir nos 8 heures de sommeil.

À quelle heure est-ce que tu commences à travailler et de combien de temps as-tu besoin pour te préparer et te rendre au travail le matin? Disons que tu commences à 9 heures et que tu as besoin de 2 heures de préparation/voyagement. Dans ce cas, logiquement, il faudrait que tu sois debout à 7 heures.

La suite du calcul est simple: 7h – 8h de sommeil = il faut être couché à 11h. Easy peasy… En théorie.

En pratique, il ne faut pas oublier de calculer du temps “buffer”. Si tu as besoin d’un petit 15 minutes entre le moment où tu te lèves et où ton alarme sonne, alors il faut régler la sonnerie pour 6h45. Si tu es du genre à passer une demi-heure à réfléchir et te retourner dans le lit avant de pouvoir t’endormir, alors il faut aussi l’ajouter au calcul. Autrement dit, pour t’assurer d’avoir 8 heures de sommeil dans ce scénario, il faut que sois au lit à 10h15 pour pouvoir dormir à poings fermés à 10h45.

L’erreur la plus commune est de ne pas faire ce calcul et de penser qu’on se couche assez tôt parce qu’on est au lit avant minuit.

Une fois l’heure du coucher établie, voilà quelques exemples d’habitudes à instaurer pour favoriser un sommeil de qualité.

  • Notre horloge biologique est grandement influencée par la lumière. Tamiser l’éclairage à l’aide de gradateurs à partir de 19h/20h aide à la production naturelle de mélatonine (qu’on surnomme l’hormone du sommeil) nécessaire pour ressentir la fatigue.
  • Ne pas utiliser d’appareil électronique diffusant de la lumière bleue (smartphone, ordinateur, tablette, télévision) au moins une heure avant d’aller dormir. Pourquoi ne pas en profiter pour lire un peu?
  • De deux heures à une demi-heure avant d’aller dormir, boire une tisane relaxante comme l’infusion Bonne Nuit de Traditional Medicinals (que je recommande personnellement, car elle m’assomme autant que 5 mg de mélatonine). Les mélanges contenant du tilleul, de la mélisse, de la camomille ou de la valériane sont particulièrement efficaces pour aider au sommeil.  
  • En cas d’insomnie ou de difficultés à s’endormir, il est important de relaxer et de vider son esprit. Une technique de respiration comme la méthode du “4-7-8” (inspirer par le nez pendant 4 secondes, garder son souffle pendant 7 secondes, expirer lentement par la bouche pendant 8 secondes) peut être d’une grande aide.

Matelas et literie

C’est impossible de passer une bonne nuit de sommeil si on bouge et se retourne constamment à cause d’un lit inconfortable, qu’on se met à faire de l’asthme à cause d’un oreiller qui nous rend allergiques, ou bien qu’on se réveille en sueur parce que nos draps retiennent l’humidité!

Pour mettre toutes les chances de notre côté, il faut s’assurer de pouvoir dormir confortablement avec un matelas, un oreiller et des draps qui correspondent à nos préférences et nos besoins.

Le bon matelas

Tout d’abord, il faut se demander quel âge a son matelas. S’il est utilisé depuis plus de dix ans, il est probablement temps de le changer!

Un matelas doit être adapté à la grandeur, au poids et au besoin de la personne qui l’utilise. Quelqu’un souffrant de problèmes de dos, ou bien une personne très lourde, par exemple, aura tout avantage à consulter un spécialiste du matelas avant de faire son choix.

Le bon oreiller

L’oreiller qu’on utilise doit idéalement convenir à notre position de sommeil. Quelqu’un qui dort sur le côté aura besoin d’un soutien plus ferme que quelqu’un qui a l’habitude de dormir sur le dos ou sur le ventre.

La composition de l’oreiller est aussi à considérer. Par exemple, un oreiller en plume ou en duvet n’est pas l’idéal pour quelqu’un souffrant d’asthme ou d’allergies (même principe pour ceux qui dorment avec une couette).

Les bons draps

Le confort des draps est également important pour s’assurer de bien dormir. Certains préfèrent la flanelle ou des draps santé (molleton), tandis que d’autres ne jurent que par les draps de bambou ou de coton égyptien. Il s’agit avant tout d’une question de préférence personnelle, mais il faut aussi considérer certains facteurs comme la tendance de certains tissus à retenir la chaleur et l’humidité.

Couvertures pondérées

Utiliser une couverture pondérée est une façon naturelle et efficace de lutter contre l’insomnie.

Le poids de la couverture, réparti uniformément sur le corps, applique une pression (deep touch pressure stimulation) qui stimule la production de sérotonine et de mélatonine, nécessaires afin de relaxer le corps et l’esprit. Les récepteurs corporels, stimulés par le poids de la couverture, envoient des signaux au cerveau qui sont interprétés de la même façon qu’un câlin, ce qui favorise un sentiment de calme et de sécurité.  

En conclusion

Dormir suffisamment et avoir un sommeil de bonne qualité est primordial pour maximiser nos capacités et travailler plus intelligemment.

Pour y parvenir, on peut appliquer certains trucs qui vont favoriser de bonnes habitudes de sommeil et nous aider à mieux dormir.

D’abord, on peut établir une routine de sommeil qui nous permettra d’être au lit à l’heure prévue et de nous mettre dans un état physique et mental propice à la détente.

On peut intégrer différentes tactiques et habitudes à ces routines, comme tamiser les lumières en fin de soirée, ne pas utiliser d’appareils électroniques au moins une heure avant d’aller dormir, boire des tisanes relaxantes et appliquer des techniques de respiration.

Pour juger de l’efficacité de notre routine, il faut la suivre pendant au moins une semaine puisque le manque de sommeil est cumulable et que notre horloge biologique prend un certain temps à s’adapter à une nouvelle routine de sommeil.

Ensuite, il faut s’assurer de dormir sur un matelas qui convient à notre physionomie, nos préférences et nos besoins. Un matelas trop mou, trop dur ou simplement trop vieux et affaissé risque de nuire à la qualité de notre sommeil.

Un bon oreiller est également nécessaire si on veut éviter de se réveiller avec des douleurs à la nuque ou au dos parce que notre oreiller ne convient pas à la position dans laquelle on a l’habitude de dormir.

Se doter de draps de bonne qualité, confortables et qui ne retiendront pas l’humidité est aussi à considérer.

Finalement, une couverture pondérée peut être une façon naturelle et très intéressante pour aider à lutter contre l’insomnie. Le poids de la couverture, réparti sur le corps, applique une “pression tactile profonde” (deep touch pressure) qui favorise la production de sérotonine et de mélatonine, ce qui nous met dans un état physique et psychologique propice au sommeil.

Il existe plusieurs autres façons de favoriser un sommeil réparateur, alors n’hésite pas à nous partager tes impressions et tes trucs dans les commentaires ci-dessous!

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5 méthodes efficaces pour lutter contre le stress au travail

Laisse-moi te raconter l’histoire de Marie. Elle travaille pour le même employeur depuis maintenant sept ans. Au début, elle adorait son travail et remerciait la vie chaque jour d’avoir décroché cet emploi. Après tout, elle est dans un domaine où la compétition est féroce et où les postes se font rares! Le salaire n’était pas très intéressant, mais Marie avait confiance en ses compétences (avec raison!) et croyait pouvoir gravir les échelons avec une bonne cadence.

Cinq ans après son entrée en poste, le fils du patron rejoint son équipe de travail. Tout le monde s’entend bien avec lui; il est un peu “bossy” mais très sympathique. Le problème, c’est qu’il n’aime pas beaucoup Marie pour on ne sait trop quelle raison. Bien vite, l’attitude du patron envers elle change drastiquement et il commence à lui mettre plus de pression à performer tout  en remettant soudainement ses compétences en question.

Quelques mois plus tard, le fils du patron obtient une promotion. Marie en est très frustrée, car il a décroché le poste qu’elle espérait depuis longtemps. Après tout, elle est mieux qualifiée pour le poste et a beaucoup plus d’expérience!

Marie ne parle de ses frustrations à personne, elle a trop peur pour sa sécurité d’emploi. Nul besoin de mentionner qu’elle a perdu beaucoup d’intérêt envers son travail. Au fur et à mesure que le temps passe, chaque défaut organisationnel l’exaspère de plus en plus. Le manque de leadership et la mauvaise gestion du patron, aggravés par une mauvaise communication interne, font en sorte qu’elle se retrouve à devoir faire fréquemment des semaines de 80 heures pour respecter les échéanciers.

Marie est au bout du rouleau. Elle fait de l’insomnie depuis des mois, souffre constamment de migraines et fait face à une importante prise de poids.

Le stress qu’elle subit au travail depuis des années a fini par ravager son corps et son esprit jusqu’à la rendre méconnaissable.

Le “bon stress” et le “mauvais stress”

Le stress n’est pas toujours une mauvaise chose; à petites doses, il peut nous aider à être plus productifs en nous procurant un petit boost d’adrénaline qui nous permet d’être efficaces, alertes et vifs d’esprit. C’est ce qu’on appelle communément un “bon” stress, car il est de courte durée et on arrive à bien le gérer pour ne pas le laisser nous submerger.

Toutefois, quand on parle de stress, on ne parle pas seulement de se ronger les ongles parce qu’on rushe un peu après avoir trop procrastiné. Les sources de stress au travail sont nombreuses, et trop de stress sur une trop longue période peut avoir des conséquences dévastatrices dans nos vies, comme c’est le cas dans l’histoire de Marie.

Le stress au travail

Évidemment, certains métiers sont plus stressants que d’autres, comme ceux qui comportent un constant élément de danger (policier ou pompier par exemple). Mais peu importe qu’on travaille au McDonald’s ou qu’on soit chirurgien, on doit faire face au stress. C’est une réalité qui fait partie intégrante du monde du travail et de la vie en général.

Une étude de la Northwestern National Life a découvert que 40 % des travailleurs trouvent leur emploi très stressant, et un sondage réalisé par Gallup et UBS révèle que 71 % des employés considèrent qu’ils sont confrontés à un niveau de stress modéré à élevé au travail. L’excès de stress serait donc un problème qui touche la majorité des travailleurs.

Selon Sharon Melnick, psychologue et auteure du livre “Success Under Stress”, le stress est provoqué par les situations qui sont hors de notre contrôle.

Pour le National Institute for Occupational Safety and Health (NIOSH) des États-Unis, le stress au travail est “la réponse nocive, physique et émotionnelle, qui se produit quand les exigences de l’emploi ne rencontrent pas les capacités, ressources ou besoins du travailleur.” (source)

Ces définitions complémentaires nous permettent de mieux saisir les origines du stress au travail, ce qui nous aidera à modifier la façon dont on y réagit pour en diminuer les effets néfastes.

Les causes

Voilà quelques-unes des principales causes de stress au travail:

  • Traitement injuste 
  • Mauvaise communication à l’interne
  • Conflits avec le personnel ou les supérieurs
  • Bruits dans l’environnement de travail
  • Peu ou pas de contrôle sur la façon de faire son travail
  • Pression à performer – devoir atteindre un rendement de plus en plus haut, devoir être au top de ses performances en permanence
  • Peur de perdre son emploi
  • Trop de temps supplémentaire (souvent une conséquence directe des restructurations et des coupures de postes)
  • Frustrations causées par une mauvaise gestion

Les conséquences

Les conséquences d’un excès de stress affectent l’état physique et psychologique et se manifestent par différents problèmes de santé et changements comportementaux. La qualité de vie et les relations interpersonnelles peuvent en être grandement affectées, tout comme la productivité et la performance au travail. Un surplus de stress mal géré est comme un boulet qu’on traîne et qui nous tire en arrière, nous empêchant d’atteindre notre plein potentiel et de nous démarquer.   

Voilà quelques-uns des principaux symptômes d’un excès de stress:

Symptômes physiques

  • Hausse de pression sanguine
  • Affaiblissement du système immunitaire
  • Augmentation du cholestérol sanguin
  • Fatigue
  • Perte de cheveux
  • Problèmes de peau
  • Insomnie et problèmes de sommeil
  • Difficultés de concentration
  • Maux de tête
  • Courbatures
  • Problèmes de digestion
  • Fluctuations anormales dans l’appétit

Symptômes psychologiques

  • Anxiété
  • État dépressif
  • Irritabilité
  • Perte d’intérêt dans le travail
  • Sautes d’humeur

Symptômes comportementaux

  • Erreurs de jugement fréquentes
  • Esprit distrait
  • Tendance à procrastiner davantage
  • Impatience
  • Augmentation de la consommation d’alcool et/ou de drogues

Trucs pour mieux gérer son stress

En parler

Quand on constate qu’on est affecté par un niveau de stress anormalement élevé, il est important de ne pas garder ses préoccupations pour soi et de trouver quelqu’un à qui en parler. Que ce soit un ami ou un membre de la famille, le simple fait d’en parler à un proche et de “vider son sac” peut aider à relâcher la tension et voir les choses sous un autre angle.  

Ne pas négliger son corps

Bien manger, faire de l’exercice et bien dormir; on sous-estime souvent le rôle de ces trois éléments pour notre bien-être, dont notre niveau de stress. Après tout, le stress est une réaction physique et hormonale, alors c’est tout à fait sensé de commencer par prendre soin de son corps pour en limiter les effets! Voilà quelques recommandations: 

  • S’alimenter le plus souvent possible d’aliments non transformés: de fruits, légumes, légumineuses, poissons, volailles et grains entiers ainsi que d’aliments contenant des acides gras oméga-3 (présents entre autres dans le saumon, les graines de chanvre, de chia et de lin).
  • Être actif chaque jour, au moins 30 minutes. En plus de réduire significativement la haute pression et de nous rendre plus résistants au stress, l’activité physique stimule la dopamine, la sérotonine et les endorphines, neurotransmetteurs favorisant la sensation de bien-être et la bonne humeur. Des activités comme la course et le jogging peuvent être particulièrement bénéfiques contre le stress.
  • S’assurer de dormir de 7 à 9 h par nuit et favoriser un sommeil de qualité. Négliger son sommeil rend plus vulnérable au stress, et puisque le stress peut mener à l’insomnie, le manque de sommeil peut facilement devenir un cercle vicieux. Le premier truc à appliquer pour aider à réguler le sommeil est d’établir une routine pour réduire notre exposition à la lumière bleue en soirée et se relaxer avant d’aller dormir, ainsi que se coucher et se lever à la même heure chaque jour. Pour plus de détails sur les façons de favoriser un sommeil de qualité, voir aussi cet article.

Planifier et s’organiser

Pour s’éviter du stress inutile, planifier son travail selon les priorités auxquelles on doit accorder notre temps est primordial. Chaque matin, ou un peu avant la fin de chaque journée de travail, prends un petit 15 minutes pour revoir le travail qui doit être fait et planifier la journée suivante. De cette façon, tu seras plus en contrôle et moins vulnérable au stress.

Voir aussi: 7 méthodes pour travailler 48 h par jour

Toutefois, travailler 8 heures par jour sans arrêt pour essayer d’accomplir le plus de choses possible n’est pas recommandé. Les pauses sont primordiales pour recharger nos batteries, libérer le stress et travailler de façon optimale. Il serait donc sage de leur réserver du temps dans nos planifications quotidiennes et de profiter de ces moments pour prendre une petite marche si possible, s’étirer et faire quelques exercices de respiration.

Éliminer les habitudes qui te causent du stress inutilement

Il arrive qu’on soit notre propre source de stress. Par exemple, quand on accorde une trop grande importance à l’opinion d’autrui, on perd le contrôle sur la satisfaction qu’on éprouve envers notre propre travail. C’est une situation stressante qui peut mener à d’autres habitudes provoquant du stress inutile comme le perfectionnisme, la procrastination et le pessimisme.

 Voir aussi: Bienvenue aux perfectionnistes anonymes

Relaxer et respirer 

L’une des meilleures façons pour relâcher le stress instantanément et le combattre à long terme est d’apprendre des techniques de relaxation et de respiration. Ça peut être aussi simple que de prendre de grandes respirations par le nez et les relâcher lentement par la bouche chaque fois qu’on se sent stressé pendant la journée. Voilà d’autres méthodes qui valent également la peine d’être essayées:

*Ces techniques peuvent être accompagnées d’aromathérapie ou de musique, peuvent se pratiquer pratiquement n’importe où et n’ont pas de durée déterminée.

  • Respiration profonde: Il suffit de s’asseoir en gardant le dos bien droit, (ou de s’étendre sur le dos) de poser une main sur l’abdomen et l’autre sur la poitrine. Il faut ensuite prendre une grande inspiration par le nez en gonflant son abdomen autant que possible, et non sa cage thoracique. La main sur la poitrine ne devrait pratiquement pas bouger. Ensuite, il faut expirer lentement autant d’air que possible par la bouche en contractant les muscles abdominaux. Encore une fois, c’est la main sur l’abdomen qui devrait bouger et celle sur la poitrine devrait demeurer pratiquement immobile. 
  • Respiration fraîche: cette technique de respiration est particulièrement efficace dans les moments où on se sent frustré ou en colère. Il suffit de prendre une grande respiration par la bouche en réduisant l’entrée d’air, comme si on respirait à travers une paille, puis d’expirer normalement par le nez. Lorsque bien effectuée, cette respiration donne une sensation de fraîcheur sur le dessus de la langue.
  • Respiration du dragon: cette technique de respiration est recommandée dans les moments de stress intense et d’anxiété. Elle consiste à prendre une grande respiration par les narines et à expulser l’air lentement par la bouche comme si on soufflait dans une paille. En expirant, on peut  imaginer que le souffle qu’on rejette est une épaisse fumée grise dans laquelle se trouvent nos craintes et énergies négatives.
  • Méditation: Méditer régulièrement, même si ce n’est que pendant quelques minutes, permet d’exercer un meilleur contrôle sur nos pensées et limiter le stress qu’elles nous procurent.
  • Activité relaxante: trouver une activité relaxante qu’on apprécie et qu’on peut pratiquer fréquemment permet d’évacuer le stress qui nous habite. Que ce soit la pratique du yoga, le jardinage, ou même prendre un bain chaud en écoutant de la musique, toutes les façons sont bonnes, tant qu’elles ont un effet relaxant et qu’elles conviennent à notre mode de vie.

En résumé

Le travail peut être une très grande source de stress dans nos vies, que ce soit à cause du manque de contrôle sur la façon de faire son travail, de l’absence de sécurité d’emploi, de la pression à performer, d’injustices vécues, etc. Même si les causes sont variées, les effets sont toujours ravageurs. En plus d’avoir un impact sur notre santé physique et psychologique, le stress peut nous empêcher d’être performants et limiter notre avancement professionnel.

Il est donc primordial d’apprendre à gérer le stress au travail.

Pour ce faire, il faut d’abord éviter de garder nos frustrations pour nous et en parler à un proche. Extérioriser nos préoccupations et recevoir un avis externe permet souvent de relâcher la tension et de voir la situation sous un autre angle.

Ensuite, il faut porter une attention particulière à la façon dont on s’occupe de notre corps. Une saine alimentation, de l’exercice quotidien et une bonne routine de sommeil nous rendent plus aptes à résister au stress tout en limitant ses effets.

Aussi, il serait sage d’investir quelques efforts dans notre croissance personnelle pour éliminer de nos vies les habitudes qui causent du stress inutilement, comme le perfectionnisme, la procrastination ou le pessimisme.

Enfin, apprendre et utiliser des techniques de respiration et consacrer du temps à des activités relaxantes va aider à relâcher la tension accumulée et peut nous permettre de combattre le stress tout au long de la journée.

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L'importance de bien gérer son énergie

Tu perds ton temps si tu ne sais pas gérer ton énergie.

Quels sont les mots qui te viennent spontanément en tête quand je te dis “énergie”?

Électricité, solaire, hydraulique, mouvement? Ou peut-être CrossFit, marathon, et shake? Ou encore café, monster, et sucre?

Ce sont toutes des réponses pertinentes. Par contre, ça démontre qu’on associe inconsciemment l’idée “d’énergie” à l’un de ses aspects particuliers, que ce soit au niveau de la source, des effets ou de l’usage.

Maintenant, si je te demande de penser à ton niveau d’énergie personnel, tu vas probablement penser à l’énergie physique.

Grosse journée = fatigue et manque d’énergie. 4 shooters de double espresso = trop d’énergie pour la league.

Toutefois, ton énergie physique n’est qu’un des éléments à considérer pour gérer ton niveau d’énergie global, qui est en réalité puisé à la source de ces quatre états:

  1. physique
  2. émotionnel
  3. mental
  4. spirituel

Autrement dit, ton énergie, c’est ta capacité d’être performant physiquement ET psychiquement.

Si on veut réellement maximiser notre énergie, il ne faut pas faire l’erreur de ne considérer que sa dimension physique.   

Tu connais sûrement l’expression “un esprit sain dans un corps sain.” Hé bien ce n’est pas seulement une belle citation inspirante qui nous vient de l’antiquité romaine, c’est aussi exactement ce qu’il faut viser pour avoir plus d’énergie.

On a déjà abordé la dimension physique dans l’article : “Ta carrière est une série de sprints, voilà comment renouveler ton énergie!”. Dans cet article-ci, on va donc voir de quelles façons maximiser et recharger notre énergie émotionnelle, mentale et spirituelle (je sais, ça sonne un peu mystico-douteux, mais ne t’en fais pas c’est très concret!)

Les notions présentées et stratégies suggérées sont principalement basées sur une étude menée par The Energy Project et tirées des livres Deep Work de Cal Newport et The Power of Full Engagement: Managing Energy, Not Time, is the Key to High Performance and Personal Renewal de Tony Schwartz et Jim Loehr.

Économiser et recharger son énergie

Pour faire simple, on pourrait dire que notre énergie fonctionne un peu comme une batterie de smartphone. Elle est rechargeable, mais il faut faire attention à la façon dont on l’utilise si on ne veut pas que la réserve se vide trop vite. Une fois la source d’énergie épuisée, on n’a plus la capacité de remplir nos fonctions, même si on en a le potentiel, alors on doit recharger!

Certains comportements ont un coût énergétique énorme, alors on va voir quelles habitudes et quels comportements on devrait favoriser ou éviter.  

Énergie émotionnelle = qualité

L’énergie émotionnelle, c’est l’énergie générée par nos émotions positives (joie, reconnaissance, etc.) ou négatives (tristesse, colère, etc.). C’est ce qui influence la qualité de notre énergie globale. Tandis que la fatigue physique se manifeste par l’épuisement, la fatigue émotionnelle se ressent principalement par un sentiment de déprime et nous maintient dans un état de mauvaise humeur.

C’est évident, on sait bien qu’on est plus efficaces quand on est dans un état émotionnel positif et qu’on exhale le bonheur. Mais ce qu’on ne réalise pas toujours, c’est qu’un état négatif n’est pas sans conséquence. Les émotions négatives nous nuisent et nous empêchent de bien travailler et d’être efficaces.

Quand il se passe quelque chose qui ne fait pas notre affaire au travail, on sombre très rapidement dans l’énergie négative. On s’impatiente, on devient irritable et notre frustration occupe toutes nos pensées. C’est un état qui est très demandant en énergie émotionnelle et qui nous empêche de penser de façon rationnelle.

Notre émotivité et notre façon de dealer avec nos émotions sont propres à chacun. Ce qui est important pour s’assurer de maximiser notre énergie émotionnelle, c’est de savoir reconnaître et contrôler nos émotions.

Le but: s’engager volontairement dans certains comportements qui favorisent l’énergie positive et se dégager stratégiquement des émotions négatives.  

Habitudes et comportements à entretenir:

  1. Quand on sent les émotions négatives nous envahir, la première chose qu’on peut faire est de pratiquer la respiration profonde. C’est très simple, il suffit d’inspirer lentement et profondément en laissant le ventre se gonfler à chaque inspiration (et pas seulement la cage thoracique) et d’expirer tranquillement pendant cinq ou six secondes. Il existe différentes variantes, comme la “respiration du dragon” par exemple, qui consiste à imaginer qu’on élimine les émotions négatives sous forme de fumée grisâtre pendant l’expiration. Cette technique de respiration a un effet calmant instantané. C’est le même phénomène qui se produit chez les personnes qui ont l’habitude de fumer la cigarette dans les moments stressants. Dans le cadre de l’étude menée par The Energy Project, le président de Sony Europe, Fujio Nishida, a même pu cesser de fumer grâce à cette technique!
  2. Change ta perception de ton rôle dans ton propre succès. Souvent, quand on pense à ce qui s’est mal passé dans notre parcours professionnel (ou notre vie en général), on se voit en tant que victime. On blâme les autres ou les circonstances pour ce qui nous est arrivé. Il est important de réaliser qu’il existe souvent une grande différence entre les faits et notre interprétation des faits. Cette mentalité de victime influence nos émotions négativement en nous reléguant au second plan et en nous donnant l’impression d’être impuissants. Il faut inverser les choses et réaliser qu’on est en contrôle, qu’on l’a toujours été, et se servir de cette révélation pour être optimistes face au futur. Alors peu importe les revers de situation auxquels tu dois faire face, pose-toi ces deux questions: comment peux-tu utiliser cette expérience pour évoluer? Comment est-ce que tu risques toi-même de voir cette expérience dans six mois? On a toujours le choix, ne serait-ce que le choix de l’angle de vue avec lequel on approche une situation, alors ne cède pas à la mentalité de victime!
  3.  Tenir un journal peut être un bon exutoire pour les émotions négatives. Écrire nos frustrations, craintes et peurs permet non seulement d’aider à s’en libérer, mais aussi d’avoir le recul nécessaire pour réévaluer nos émotions et trouver de meilleures solutions aux problèmes qu’on rencontre. Le bon vieux journal papier a fait ses preuves, mais il existe maintenant des applications comme Diaro ou Journey qui sont très efficaces et faciles d’utilisation. Diaro est une application très complète qui permet de classer les entrées par dossiers et d’inclure des étiquettes (pratique si on veut séparer les entrées personnelles de celles concernant le travail) tandis que Journey offre des fonctions sympas comme la possibilité de le déverrouiller avec un code ou une empreinte digitale (pour les smartphones compatibles) et est plus conviviale et simple d’utilisation.
  4. Finalement, il faut toujours voir le bon côté de la médaille. Généralement, chaque mauvaise situation apporte également son lot de positif. Alors, même dans les situations décevantes ou frustrantes, il faut chercher et trouver ce qui peut en ressortir de bien et se concentrer là-dessus.

Bref, chaque action qui nous permet de mieux reconnaître les événements qui provoquent en nous des émotions négatives et de mieux les contrôler est une action qui va nous permettre de conserver une énergie émotionnelle équilibrée.  

Énergie mentale = concentration

L’énergie mentale, c’est la capacité d’être et de rester dans un état concentré. Deux choses vont principalement nuire à l’énergie mentale: le multitâche et les distractions.

Premièrement, le multitâche est un mythe. Le cerveau humain n’est pas fait pour faire plusieurs choses à la fois et ceux qui prétendent faire du multitâche ne font en réalité que jongler d’une tâche à l’autre rapidement. Résultat: à vouloir augmenter la quantité, on sacrifie la qualité.

Les distractions, quant à elles, sont bien réelles, et omniprésentes! Que ce soit les notifications de l’ordinateur et du smartphone, les collègues un peu trop bruyants ou le téléphone qui ne cesse de sonner, il faut impérativement limiter les distractions le plus possible pour maximiser notre énergie mentale. On peut, par exemple, changer de pièce ou mettre des écouteurs qui réduisent le bruit pour effectuer les tâches qui demandent beaucoup de concentration. Ou encore on peut ne pas répondre aux courriels ou au téléphone instantanément et planifier du temps pour les retours de messages une fois que les tâches les plus importantes sont terminées.

Voir aussi: Deux façons de neutraliser les armes de distraction massive

Le cerveau humain n’est pas fait pour faire plusieurs choses à la fois et ceux qui prétendent faire du multitâche ne font en réalité que jongler d’une tâche à l’autre rapidement. Résultat: à vouloir augmenter la quantité, on sacrifie la qualité.

Une des habitudes qui peut grandement aider l’énergie mentale est de prendre prendre des pauses qui respectent notre rythme ultradien, c’est-à-dire toutes les 90 à 120 minutes. De cette façon, on s’assure de toujours être au top de nos capacités mentales.

Énergie spirituelle = mission

Notre mission personnelle, soit l’expression de nos valeurs profondes qui nous motive à travailler, n’est généralement pas considérée comme étant une source d’énergie potentielle.

Pourtant, il n’y a rien de plus énergisant que d’être motivé par son travail parce qu’on croit en son utilité et qu’il s’accorde avec nos valeurs!

Si tu crois vraiment en ce que tu fais, tu auras d’emblée une meilleure énergie et aura plus de facilité à persévérer et à te concentrer sur ton travail.

Alors, quel est ton but dans la vie? Qu’est-ce qui est réellement important pour toi dans ce que tu accomplis au quotidien? Qu’est-ce que tu veux laisser comme marque dans l’entreprise ou dans le domaine pour lequel tu travailles?

Je te propose de faire un petit exercice de réflexion:

D’abord, demande-toi quelles sont tes valeurs profondes. Probablement que tes réponses vont être quelque chose comme “la famille”, “l’entraide”, “la justice” ou des trucs du genre.

Maintenant, je veux que tu te poses la question suivante: qu’est-ce qui, quand tu en es témoin, te met en colère ou te fait verser une larme? Qu’est-ce qui te met hors de toi? Quel genre d’événement te fait le plus réagir? Les réponses à ces questions vont préciser ce que sont réellement tes valeurs profondes.

Quelqu’un qui aurait répondu “la justice” à la première question, par exemple, réaliserait peut-être en répondant à la deuxième question que ses cordes sensibles sont la lutte au racisme et l’accès à l’éducation.   

Suite à cette réflexion, tu peux maintenant essayer de trouver de quelle façon dans ton travail et/ou dans ta vie quotidienne tu peux avoir un impact sur ces enjeux. Par exemple:

  • Au travail, essaie de te concentrer sur tes forces et sur les tâches qui te tiennent le plus à coeur et que tu réalises le mieux. Si possible, essaie de déléguer les tâches qui te rebutent à quelqu’un qui aimerait les faire.
  • Accorde-toi du temps pour ce qui te tient à coeur. Ta famille, tes amis et tes passe-temps sont tout aussi importants pour recharger la batterie de ton énergie spirituelle que le sommeil est important pour recharger ton énergie physique.
  • Peut-être que ton travail n’a absolument rien à voir avec tes valeurs profondes. Dans ce cas, ce serait pertinent de t’impliquer dans une cause qui te rejoint davantage à l’extérieur du travail. Ça peut être en étant actif au sein d’un comité, en participant à des activités de financement, ou en faisant du bénévolat par exemple. Ces aspects vont te permettre de te sentir énergisé et mieux équilibré au travail comme dans les autres aspects de ta vie.

Finalement…

L’énergie émotionnelle, l’énergie mentale et l’énergie spirituelle sont complémentaires à l’énergie physique pour former notre énergie globale. Pour être réellement énergisé et performant au travail, il ne faut négliger aucun de ces aspects.

L’énergie émotionnelle, générée par nos émotions positives, peut être maximisée par l’engagement volontairement dans des comportements qui favorisent les émotions positives et le choix de se dégager stratégiquement des émotions négatives.

L’énergie mentale, qu’on reconnaît généralement comme étant notre capacité de concentration, est facilement perturbée. Il faut donc limiter ce qui lui nuit comme les distractions et la tendance à faire du multitâche.

L’énergie spirituelle est alimentée par nos valeurs profondes et les actions quotidiennes qu’on pose et qui respectent ces valeurs.    

Malheureusement, la plupart des entreprises ne reconnaissent pas la notion de “recharge énergétique” comme moyen d’augmenter la productivité et l’efficacité des employés.

Toutefois, la porte est ouverte. Certaines entreprises, comme Sony par exemple, ont intégré dans leur culture d’entreprise l’importance du bien-être des employés, c’est donc normal pour eux de prendre des pauses régulièrement et d’aller s’entraîner en plein milieu de l’après-midi. D’autres entreprises ont aménagé des salons d’employés qui sont propices à la détente et à la relaxation, ou encore certaines offrent des abonnements au gym à leurs employés.

Il faut donc faire preuve d’ouverture face à l’évolution des façons de travailler et adapter les cultures d’entreprises aux plus récentes découvertes.

Il faut sortir du modèle où employés et employeurs tentent de se plumer mutuellement. Les entreprises ont tout avantage à investir dans leurs employés, non seulement au niveau de leurs connaissances et compétences, mais aussi au niveau de leur énergie. En retour, les employés seront plus performants et se sentiront plus engagés et motivés par leur travail.

4 La vie est une série de sprints

Ta carrière est une série de sprints, voilà comment renouveler ton énergie!

On a beau avoir toute la bonne volonté du monde, tenir un emploi du temps planifié au millième de seconde, utiliser les apps et les gadgets les plus high-tech, il y a des jours où on se retrouve épuisé à mi-parcours et où on n’arrive tout simplement pas à suivre le rythme qu’on a planifié.

On accumule du retard dans nos échéanciers et on a l’impression d’échouer lamentablement dans notre travail, ce qui mène à beaucoup de stress et d’anxiété. C’est un cercle vicieux parce que l’anxiété est l’un des grands coupables de la procrastination!  

Et pourtant, ce n’est pas forcément parce qu’on est trop exigeants envers nous-mêmes! C’est très frustrant parce qu’on sait qu’on peut en faire beaucoup plus, pourtant on n’arrive pas à atteindre notre plein potentiel. Pourquoi est-ce qu’on se retrouve encore et encore à devoir traîner des tâches pendant des jours dans notre agenda?

On a déjà abordé le sujet de la gestion du temps dans un autre article (voir l’article : 7 méthodes pour travailler 48 h par jour) et les stratégies évoquées sont définitivement un élément de réponse.

Mais j’ai une révélation à te faire : la gestion du temps n’est pleinement efficace que si on sait gérer son énergie.  

Selon Jim Loehr, coauteur du livre à succès The Power of Full Engagement «L’énergie, et non le temps, est la devise fondamentale de la haute performance.»

Le temps est une ressource limitée et non renouvelable. Peu importe ce qu’on fait, on ne pourra jamais avoir plus de temps. Pour ce qui est de l’énergie, c’est très différent; on peut apprendre à augmenter et gérer notre niveau d’énergie, ce qui est indispensable pour vraiment pouvoir maximiser notre temps!

Il faut donc voir la gestion de l’énergie comme un complément à la gestion du temps, un deuxième palier qui nous permet d’atteindre de plus hauts sommets.

L’histoire de Gary

Gary Faro était vice-président d’une succursale régionale de la Wachovia National Bank, un prestigieux établissement de services financiers aux États-Unis.

Il accordait une très grande importance à son travail, mais beaucoup moins à son état physique; il souffrait d’embonpoint, se nourrissait mal, ne dormait que cinq ou six heures par nuit et faisait très peu d’exercice.

Et puis, en 2006, il se retrouve à participer à une étude qui touche 12 succursales de Wachovia : le programme de renouvellement de l’énergie réalisé par The Energy Project.  

Dans le cadre de l’une des étapes du programme, il doit adopter une routine d’entraînement cardiovasculaire et musculaire, changer ses habitudes alimentaires, se coucher à la même heure chaque soir, dormir plus longtemps et intégrer diverses autres routines à ses journées de travail.

Résultat : il a perdu 50 lbs et son niveau d’énergie a littéralement été décuplé. Il prétend même qu’il a autant d’énergie et de concentration à 5 h le soir qu’en arrivant au bureau le matin, ce qui était loin d’être le cas avant le début du programme.   

Gary n’est qu’un des 120 employés à avoir fait partie de cette étude. Les résultats ont été si prometteurs qu’elle a été largement couverte par la Harvard Business Review Press. Pour te donner une idée, les clients du groupe qui devait suivre le programme ont fait en moyenne 20 % plus de dépôts que le groupe de contrôle et ont contracté 13 % plus de prêts. 68 % des employés à l’étude ont affirmé qu’ils entretenaient une meilleure relation avec la clientèle et 71 % ont affirmé que le programme avait eu un impact positif sur leur productivité et leurs performances en plus d’augmenter leur énergie et leur motivation.

Le programme était séparé en quatre volets :

  1. L’énergie physique
  2. L’énergie émotionnelle
  3. L’énergie mentale
  4. L’énergie spirituelle

Il y a tellement de choses pertinentes à dire sur le sujet qu’on va le couvrir en plusieurs parties. Dans cet article, on va se concentrer sur l’énergie physique.

On va donc voir en détail de quelles façons concrètes on peut apprendre à augmenter notre niveau d’énergie physique en identifiant les comportements nuisibles et en les modifiant à l’aide de quelques trucs et routines simples.

L’énergie physique

L’énergie physique, c’est ce qui te permet d’être alerte, efficace et de ne pas t’endormir à ton poste de travail. Elle est bien sûr nécessaire pour accomplir ton travail (difficile de réaliser tes tâches en somnolant), mais aussi pour avoir une bonne concentration et bien gérer tes émotions.

Trois principaux facteurs vont influencer l’énergie physique: le sommeil, l’alimentation et l’exercice.

Le sommeil

À mon avis, on n’insistera jamais assez sur l’importance du sommeil. Selon la National Sleep Foundation, un adulte de 18 à 64 ans a besoin en moyenne de sept à neuf heures de sommeil par nuit pour bien fonctionner pendant la journée.

Le rythme circadien

L’horloge interne qui détermine notre rythme quotidien et notre niveau d’énergie au courant de la journée (et de la nuit) se nomme le rythme circadien.

Grosso modo, c’est la principale raison des “ups” d’énergie et des “downs” de fatigue au fil des heures; comme entre 1 h et  3 h de l’après-midi, par exemple, quand tu as affreusement envie de faire la sieste. Les effets de ces “ups and downs” sont encore pires quand on a du sommeil à rattraper.

La lumière bleue

Le rythme circadien peut être affecté par des éléments externes, comme la lumière ou la noirceur. Quand nos yeux perçoivent la lumière du soleil le matin, ils envoient le signal au cerveau qu’il fait jour et qu’il faut se réveiller. L’inverse se produit au crépuscule; la noirceur signale à notre cerveau qu’il fait nuit et qu’il est temps de produire de la mélatonine, l’hormone qui provoque la fatigue corporelle et nous permet de nous endormir.

Autrement dit, notre rythme biologique est réglé avec la nature: n’est-ce pas merveilleux?

Du moins, c’était le cas il y a quelques dizaines d’années…

L’arrivée de l’éclairage électrique, puis des appareils électroniques comme la télévision, l’ordinateur et plus récemment les téléphones intelligents et tablettes, a eu pour effet de dérégler notre horloge biologique.

Même si toutes les sources de lumière ont un effet négatif sur notre rythme circadien après le coucher du soleil, la lumière bleue a un effet dévastateur. Une étude de Harvard a démontré qu’elle empêche la production de mélatonine pendant deux fois plus longtemps que la lumière verte et cause un dérèglement du rythme circadien deux fois plus important.

La lumière bleue est donc l’une des coupables à blâmer pour notre manque de sommeil, donc notre manque d’énergie.

Alors, pour s’assurer que notre horloge biologique est bien réglée et bénéficier de nos sept à neuf heures de sommeil chaque nuit, c’est important d’être exposé à la lumière du soleil chaque jour et de limiter l’exposition à la lumière (surtout la lumière bleue) en fin de soirée, de deux à trois heures avant d’aller dormir.

Les cycles du sommeil

Mesurer le sommeil en nombre d’heures n’est pas suffisant, on néglige souvent un élément tout aussi important: la qualité du sommeil.

Quand on dort, on passe par quatre stades différents:

  1. l’endormissement
  2. le sommeil lent léger
  3. le sommeil lent profond
  4. le sommeil paradoxal

Ces stades s’alternent dans notre sommeil pendant +/- 4 à 6 cycles d’environ 90 à 110 minutes (donc pendant +/- 6 à 9 heures) .

Pour bénéficier d’un sommeil de qualité, il faut passer par les différents stades sans interruption pour se rendre jusqu’aux stades 3 et 4, où notre corps peut véritablement récupérer. Chaque fois qu’on se réveille et qu’on tente de se rendormir, il faut recommencer au stade 1.

Alors, peu importe que tu dormes 7 heures ou 10 heures par nuit, si tu es constamment interrompu à cause d’un bruit, d’une lumière, de la température ou de n’importe quelle autre cause externe, tu ne pourras pas véritablement récupérer et faire le plein d’énergie.

L’idéal est de se réveiller quand on est de retour au stade de sommeil léger. C’est à ce moment qu’on a le plus de facilité à se lever pour démarrer la journée du bon pied. Plusieurs applications pour smartphones peuvent analyser la qualité de ton sommeil et te réveiller au moment optimal pour favoriser ton énergie, comme SleepCycle, Jawbone, Sleep as Android, Sleepbot  ou encore le Fitbit tracker app.

Voilà quelques trucs concrets qui peuvent t’aider à réguler ton sommeil et améliorer ton énergie pendant la journée:

  • Si ta fenêtre de chambre est du côté de la rue, surtout s’il y a un lampadaire à éclairage DEL à proximité, assure-toi de dormir avec des rideaux opaques bien fermés.
  • S’il n’y a pas de lumière dérangeante pendant la nuit dans ta fenêtre de chambre, laisse les rideaux entrouverts ou installe des rideaux en voilage pour pouvoir te réveiller naturellement avec la lumière du soleil.
  • Si tu dors les rideaux fermés, tu peux utiliser une lampe qui simule le lever du soleil pour te réveiller, comme la Philips wake up light.
  • Installe une application qui filtre la lumière bleue sur ton ordinateur et ton smartphone, comme Twilight, f.lux,  ou utilise la fonction “nightshift” sur iOS et Mac.
  • Utilise une application qui analyse la qualité de ton sommeil et qui calcule à quel moment il faudrait te réveiller.

L’alimentation

L’alimentation est un sujet chaud ces années-ci. On entend parler chaque jour d’un nouveau régime miracle ou d’un super aliment quelconque.

Mais on ne parlera pas de régime paléo, méditerranéen, de kale ou de quinoa ici. Je vais laisser aux nutritionnistes et autres spécialistes de l’alimentation le soin de glorifier ou lapider les aliments qui se retrouvent dans notre assiette et de continuer leur débat sans fin sur ce qu’on devrait ou ne devrait pas manger!

Toutefois, il y a quand même des règles de base à suivre pour maximiser notre énergie en faisant attention à notre alimentation. Il existe une expression très populaire en anglais, You are what you eat”, qui signifie littéralement “Tu es ce que tu manges”.

Donc, si tu manges constamment de la poutine, tu vas te sentir comme une poutine et finir par ressembler à une poutine.  

Règles générales:

  • Mange des aliments moins transformés (regarde la liste d’ingrédients de ce que tu achètes et essaie de favoriser les produits qui en ont le moins)
  • Procure-toi des produits frais (fruits, légumes et viandes)
  • Évite la friture (coupe les chips, le poulet frit et la poutine)
  • Consomme moins de sucres rapides raffinés (out les boissons gazeuses et les biscuits Mr.Christie)

En commençant par ces recommandations, peu importe les aliments que tu préfères, tu seras sur la bonne voie pour décupler ton énergie! D’ailleurs, 2018 risque d’être une année intéressante au niveau de l’alimentation au Canada, car notre bon vieux et désuet guide alimentaire devrait être mis à jour (enfin!). Ce sera le bon moment pour remettre en question la façon dont on compose nos assiettes.

Finalement, je te conseillerais aussi de prendre un moment dans ta semaine pour planifier tes repas. Je sais, c’est beaucoup plus simple à dire qu’à faire, mais en y allant graduellement c’est plus facile d’intégrer cette routine à notre vie. Par exemple, tu peux commencer par planifier tes lunchs du midi seulement, ce qui ne fait que cinq repas à prévoir. La semaine suivante tu peux ajouter les déjeuners, et ainsi de suite.

Bref, il n’y a pas de formule parfaite, mais personnellement puisque je suis très app geek, j’utilise l’application RecetteTek pour m’aider dans cette tâche. La version payante de FoodPlanner est aussi très bien et il existe beaucoup d’autres applications du genre comme Pepperplate ou Plan to eat.  

L’exercice

Être actif au quotidien a un effet indéniable sur le niveau d’énergie.

Je ne dis pas que tu es obligé de prendre un abonnement au gym ou de t’inscrire à un cours de crossfit; prends simplement l’habitude de bouger chaque jour. Pour booster ton énergie à long terme, la constance est plus importante que l’intensité.

Si tu n’as pas l’habitude d’être très actif, la marche est une bonne façon d’intégrer un peu plus de mouvement à tes journées. Tu peux même joindre l’utile à l’agréable et en profiter pour écouter ton podcast favori, un audiobook ou en profiter pour méditer! Matthew Lang, le directeur général de Sony en Afrique du Sud, a intégré la marche quotidienne à ses habitudes de vie dans le cadre du programme mis en place par The Energy Project, et ses balades quotidiennes de 20 minutes sont devenues les moments où il a ses meilleures idées.

Être plus actif au quotidien a également plusieurs effets bonus, dont celui de nous aider à nous endormir plus rapidement et améliorer la qualité de notre sommeil.

En résumé

Le sommeil, l’alimentation et l’activité physique sont interreliés et ont un rôle crucial à jouer dans la gestion de ton énergie physique.

Un adulte a besoin en moyenne de sept à neuf heures de sommeil de qualité chaque nuit pour fonctionner de façon optimale. Pour s’assurer de bien récupérer pendant la nuit, c’est important de respecter son rythme circadien en s’assurant d’être exposé à la lumière naturelle pendant la journée et en limitant notre exposition à la lumière, particulièrement la lumière bleue, après le coucher du soleil. Il faut aussi éviter le plus possible d’être réveillé avant d’avoir pu atteindre le cycle de sommeil profond, donc limiter les sources de bruit et dormir à une température agréable.

L’alimentation joue également un rôle important dans notre niveau d’énergie. Sans nécessairement suivre un régime strict, règle générale il vaut mieux privilégier les aliments frais, non transformés, faibles en gras saturés et limiter notre consommation de sucres rapides et raffinés. Planifier ses repas à l’avance est une bonne façon d’aider à mieux s’alimenter et nous empêche de succomber à la restauration rapide.

Finalement, un peu d’exercice chaque jour, aussi peu que 10 minutes, peut vraiment améliorer ton énergie et favoriser la qualité de ton sommeil. La marche est une bonne façon d’intégrer une dose quotidienne d’activité à tes journées et peut être jumelée à l’écoute d’un podcast, d’un audiobook ou simplement être un bon moment pour méditer.

L’énergie physique n’est qu’une des quatre grandes catégories qui influence ton énergie globale. L’énergie émotionnelle, mentale et spirituelle est aussi à prendre en considération pour développer une approche qui va te permettre de décupler ton énergie et te permettre d’atteindre de nouveaux sommets dans ta vie professionnelle, mais aussi dans les autres aspects de ta vie.

Nous aborderons donc ces aspects dans un prochain article afin de conclure le sujet!