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1 La procrastination

La procrastination, s’en débarrasser ou l’apprécier?

Dans mon dernier sondage, 50,5% des personnes interrogées souhaitaient découvrir une meilleure solution contre la procrastination. Sur tous les blogues y compris le mien, la procrastination semble être l’ennemi numéro 1. Mais je n’en suis finalement pas si sûr. Évidemment, perdre 2h par jour parce qu’on procrastine est néfaste, nous verrons d’ailleurs quelques outils pour réduire ce temps. Mais au bout d’un moment, quand on a bien réduit la procrastination et qu’elle est de moins en moins présente, je pense qu’elle devient une amie. C’est l’objet de la deuxième partie de cet article.

Pour ceux qui ne seraient pas familiers avec le mot, procrastination signifie simplement la tendance à remettre à plus tard. Il faut faire la vaisselle, non, je le ferai ce soir. Il faut travailler, non, je ne voudrais pas manquer mon dernier épisode Netflix. C’est un problème très commun et la plupart des gens culpabilisent dans cette situation. Ça a l’avantage de nous faire réaliser qu’on procrastine, mais ça ne nous fait pas avancer. En plus, si vous lisez « Double ta valeur » depuis longtemps ou que vous êtes devenu un expert de la gestion de la procrastination par un autre moyen, enlever vos œillères qui vous font culpabiliser de la procrastination vous fera le plus grand bien.

Voyons maintenant mon plan en deux parties pour transformer la procrastination en amie.

Les meilleurs outils contre la procrastination

Mettre en place de bonnes habitudes

Dès que je parle d’habitude, on me regarde avec des grands yeux plaintifs : « mais ça à l’air chiant, long et difficile ça non? ». Il y a surement une partie de vérité parce que je ne suis pas là pour vous donner des solutions miracles (parce que je n’en ai pas) et que les méthodes qui marchent demandent une certaine quantité d’effort. Mais les habitudes sont comme un investissement.

Quand vous achetez un appartement pour le louer, vous faites un effort au début : donner de l’argent au vendeur. Ça dure en général plusieurs années parce que vous avez souscrit un emprunt à la banque. Et puis au bout d’un moment, vous commencez à avoir un retour sur investissement, vos loyers vous créent un complément de revenu. À partir de ce moment, votre dose d’effort est minimale. Certes, vous devez rénover le lieu occasionnellement, mais une fois que vos locataires sont dedans, vous n’avez pas d’effort à faire pour avoir ce revenu supplémentaire. On peut même imaginer que vous répétiez suffisamment l’opération jusqu’à ce que vos loyers remplacent votre salaire. De cette manière, plus besoin de travailler (c’est-à-dire faire un effort).

Revenons-en à l’efficacité qui fonctionne exactement de la même manière. Votre investissement est la création d’une habitude. C’est difficile, il faut être rigoureux pendant quelque temps. Mais une fois que tout est en place, plus besoin d’effort ou de volonté pour agir, c’est automatique. Et, plus vous investissez dans la création d’habitudes, moins vous avez besoin de volonté pour éviter de procrastiner.  

Maintenant, comment mettre en place de meilleures habitudes ? C’est un thème majeur sur mon blogue sur lequel j’ai écrit plusieurs articles et même un guide complet. Je vais vous donner un raccourci pour commencer à mettre en place de nouvelles habitudes dès que vous aurez fini de lire cet article.

1-Précisez vos objectifs

Lutter contre la procrastination, c’est bien, mais pour quoi faire ? Si vous n’avez pas une idée claire des bénéfices que vous apportera l’arrêt de la procrastination, vous avez très peu de chances d’y arriver. Peut être que vous souhaitez réaliser certains rêves ou alors donner plus de temps à votre famille, ou encore progresser dans votre carrière, etc. Donner un sens à vos actions vous aidera grandement. Ça vous permettra aussi de choisir de nouvelles habitudes bénéfiques pour vous à long terme. Pour trouver votre pourquoi, cette raison qui va vous pousser à l’action, une question m’a beaucoup aidé. Par contre, elle est extrêmement difficile. Quand je l’ai lue pour la première fois, je me suis dit: « Bonjour le cadeau, je vais bien cogiter, mais je ne trouverai jamais de réponse… ».

Alors accrochez-vous : quelles sont les choses que vous regretteriez de ne pas avoir faites au cours de votre vie quand vous serez sur votre lit de mort ? Prenez vraiment votre temps pour répondre. Tout sera plus clair et vous aurez un angle d’attaque précis pour améliorer votre vie une fois la réponse trouvée.

2-Allez-y en douceur.

L’erreur que tout le monde fait est de commencer trop fort. Je reçois plein de mails super fiers qui m’expliquent leur plan pour changer leur vie d’un coup. Bien sûr, je commence par les féliciter pour leur ambition, c’est très important pour réussir. Mais directement après, je leur rappelle la méthode des petits pas. Elle consiste à créer des changements progressifs pour leur permettre de durer et de vous impacter en profondeur. Au départ d’un projet, on est tout excité, c’est nouveau, on a de l’énergie en surplus. Ça nous pousse à vouloir en faire trop parce que ce qu’on ne voit pas, c’est que dans deux semaines, quand cette motivation du débutant aura disparu, on ne pourra plus en faire autant. Et devant la montagne de tâches qu’ils ne parviendront pas à accomplir, la plupart des débutants abandonneront complètement. Je veux vous éviter ça à tout prix !

Ma recommandation pour cela est de vous limiter au début. Si vous voulez vous lancer dans la méditation et que vous vous sentez capable de méditer 10 minutes, commencez par 5 minutes seulement. Le but est que ce soit trop facile. Vous pourrez ensuite accroitre la difficulté.

3-Choisissez une habitude

Maintenant que vous savez ce que vous voulez grâce à la première question et que vous n’allez pas choisir une habitude impossible à tenir sur la durée, vous pouvez choisir avec les bons outils en main. L’idéal pour une habitude est qu’elle commence à heure fixe ou suite à un événement précis. C’est l’exemple de la douche. Vous avez l’habitude de vous doucher le matin avant ou après le petit déjeuner (à heure fixe) et vous prenez une douche après le sport (suite à un événement).

Une fois que vous l’aurez tenue suffisamment longtemps, il sera plus difficile pour vous de ne pas respecter votre habitude que de procrastiner !

Vous l’avez compris dans la partie sur les petits pas, je ne vous conseille pas de transformer 15 habitudes d’un coup, mais à long terme, vous pouvez imaginer une journée rythmée par un bon nombre d’habitudes qui permettent de ne pas procrastiner.

Supprimer le cancer de votre productivité

Comment rentabiliser l’heure que vous avez devant vous pour travailler ? C’est une question essentielle que bien peu de personnes se posent, ce qui mène à des absurdités.

La plupart des gens mesurent leur travail en temps passé à la tâche. On est fier de travailler 10h par jour. Cependant, j’aimerais connaitre votre degré d’efficacité pendant ces 10 heures. Parce que pour moi : Travail accompli = temps*concentration. Le temps est facile à mesurer, c’est pour ça que c’est ce qu’on choisit la plupart du temps. Mais si votre concentration est à 50% seulement, ça veut dire que vous pourriez travailler deux fois moins avec les mêmes résultats.

Pour avoir une concentration optimale, il faut absolument se limiter à une seule tâche à la fois et supprimer les distractions. Travailler avec Facebook ouvert, vos SMS, ou une série en arrière-plan est une illusion.

Pour me permettre de respecter ce conseil, j’ai une habitude qui se déclenche dès que je commence à m’éparpiller. J’ai comme une sorte d’alerte dans mon cerveau qui me dit de choisir. En plus quand je fais plusieurs choses en même temps, j’ai tendance à me perdre très rapidement ce qui m’avantage parce que ça facilite la détection de ces moments.

De votre côté, commencez par une action simple (un petit pas) : le téléphone en silencieux.

Avaler le crapaud

Cette expression vient d’un livre que je n’ai pas trouvé extraordinaire, mais qui donne un conseil anti procrastination très puissant. Le vrai problème de la procrastination, c’est quand on repousse des tâches importantes. Le but est donc de commencer par ces tâches pour s’en débarrasser dès le début de la journée. De cette manière, si vous procrastinez au cours de la journée, vous ne repousserez que des tâches assez peu importantes au lendemain. Autrement dit, vous enlevez du pouvoir à la procrastination en réduisant son impact.

Écrire un journal

« Ah ça y est, jusque-là, je trouvais les conseils plutôt bons, mais ça commence à partir en vrille… »

C’est ce que je me dis souvent quand je vois des conseils présentés comme magiques, comme la visualisation, la loi de l’attraction, etc. Et écrire un journal est souvent plébiscité par ces mouvements dont je n’apprécie pas toujours les réflexions, en particulier quand elles vont à l’encontre d’éléments scientifiques solides sans justification.

Autant dire que je m’étais presque promis de ne pas tester leurs méthodes. Mais mon point de vue a changé sur l’écriture d’un journal depuis que je m’informe sur la philosophie stoïque qui recommande cette pratique. Écrire un journal, c’est simplement passer sa journée en revue, mettre ses réflexions sur papier pour mieux les appréhender.

Je dois dire qu’après plus d’un mois de journal chaque soir, je ressens des bénéfices importants.

  1. Ça me pousse à approfondir certaines réflexions que j’éviterais sinon, comme la recherche de sens dans mes actions. Ce sont toujours des questions difficiles qui nécessitent du temps de réflexion, raison pour laquelle on les évite la plupart du temps. Le fait de réserver un moment à l’écriture me permet de prendre ce temps pour mon plus grand bien.
  2. L’écriture d’un journal aide à faire le point sur la journée et à se rendre compte de certaines choses. Quand on a procrastiné, on se demande pourquoi, comment on aurait pu l’éviter, quel est le positif qu’on peut en retirer, etc. C’est une vraie démarche d’introspection qui permet de s’améliorer.

Pour parler en langage plus concret, c’est se donner un feedback.

Une fois que toutes ces méthodes seront en place dans votre vie et que vous procrastinerez beaucoup moins, il sera temps de se demander s’il est possible et souhaitable d’aller encore plus loin dans la réduction de la procrastination.

Arrêter de culpabiliser et utiliser la procrastination

On peut toujours plus optimiser, mais au bout d’un moment, ce n’est plus rentable, trop d’efforts sont nécessaires pour des gains ridicules. Il faut alors se poser la question de l’utilité de la procrastination. J’en vois plusieurs.

  • Réaliser une tâche répétitive. Quand je procrastine, je suis souvent assez peu énergique ce qui me pousse à éviter les tâches intellectuelles. Je m’en sers parfois pour réaliser des tâches pénibles et répétitives. Ça permet d’éviter l’improductivité totale et donne l’occasion de travailler sur ce qui nécessite le moins de réflexion au moment où notre cerveau est le moins efficace.
  • C’est un indicateur qu’il faut souffler. Quand on a l’habitude de longues plages de travail sans pause et qu’on ne se laisse pas distraire facilement, il reste finalement assez peu de moyens à notre corps pour nous rappeler qu’il faut prendre une pause. Les moments où la procrastination frappe à ma porte sont des occasions pour faire du sport ou simplement me détendre.
  • La procrastination révèle vos envies. Ça, c’est la partie la plus géniale. Quand on procrastine, ça veut dire que quelque chose nous retient de passer à l’action. C’est un excellent moment pour se poser la question de ce qui nous freine.

Parfois, c’est simplement la peur et comme dirait Tim Ferriss, « ce dont on a le plus peur indique souvent ce qui est le plus important ». Mais ça peut aussi être un changement dans vos envies. Peut-être que vous avez découvert une nouvelle passion ou que vous avez perdu de vue le sens de ce que vous faites actuellement.

C’est la raison principale pour laquelle je peux dire que la procrastination est mon amie. Elle me donne des indices et me pousse à avoir certaines réflexions qui me permettront de progresser d’autant plus rapidement par la suite.

Comment faire en sorte que votre lecture n’ait pas été une perte de temps ?

Passez à l’action. Voici une liste des conseils à appliquer maintenant :

  • Réfléchissez à ce qui vous motive au fond avec la question : quelles sont les choses que je regretterais de ne pas avoir faites sur mon lit de mort ?
  • Gardez en tête que les changements se font par petits pas !
  • Mettez votre téléphone en silencieux quand vous travaillez
  • Commencez par le plus important pour que la procrastination ne puisse pas vous impacter
  • Écrivez un journal chaque soir pour avoir des réflexions importantes sur vous-même et le sens de vos actions
  • Arrêtez de culpabiliser et apprenez à tourner la procrastination à votre avantage !
  • Répondez à la question en commentaire : Comment pourriez-vous manipuler la procrastination pour la rendre positive dans votre quotidien ?
1 objectif smart - méthode smart

Comment viser dans le mille et doubler sa valeur grâce à la méthode smart

Tu travailles fort. Tu es à ton affaire. Tu ne comptes pas tes heures et tu mets tout en oeuvre pour être efficace. Le moins qu’on puisse dire, c’est que tu prends vraiment ton travail à coeur. Pourtant, tu n’arrives jamais à atteindre tes objectifs et les résultats de ton travail sont décevants.

Tu ne sais plus où donner de la tête!

Qu’est-ce qui se passe? Pourquoi, malgré tous tes efforts, n’arrives-tu pas à atteindre les buts que tu t’es fixés?

Si tu te retrouves dans cette situation, c’est peut-être parce qu’à la base, il y a quelque chose qui cloche avec ces fameux objectifs.

Est-ce que tu vises vraiment la bonne cible? Souvent, on définit nos buts sans trop se poser de questions, par habitude ou en se fiant sur des normes établies. On devrait plutôt personnaliser nos objectifs selon le contexte et s’assurer qu’ils répondent à certains critères.     

Tu as beau être un bourreau de travail workaholic, ça ne sert à rien de mettre la pédale au plancher si tu t’enlignes vers un mur!

Dans le livre Double ta valeur, on insiste sur l’importance de planifier nos rêves et objectifs. Mais avant même de les planifier, il faut savoir bien les définir. Il existe plusieurs méthodes reconnues pour nous aider dans cette tâche, l’une des mieux connues étant la méthode smart.

La méthode SMART

“Smart” est en fait un acronyme mnémonique (un jeu de mots) qui nous permet de mémoriser les caractéristiques d’un “bon” objectif : Spécifique, Mesurable, Ambitieux, Raisonnable, et Temporellement défini.

Il existe différentes variantes, mais en ce qui nous concerne (les objectifs personnels plutôt que les objectifs d’entreprises) celle-ci est la plus appropriée.

Spécifique

Un objectif spécifique est précis et ne laisse pas place à l’interprétation ou à l’ambiguïté. Il est facile à comprendre et doit nous permettre de répondre aux questions suivantes:

    • Quoi? Qu’est-ce que tu veux accomplir, quel but précis veux-tu atteindre?
    • Comment? Par quels moyens et avec quelles ressources?
    • Quand? À quel moment et pendant combien de temps?
    • Qui? Est-ce que ton objectif implique d’autres personnes que toi?
    • Pourquoi? Dans quel but veux-tu atteindre cet objectif? Que vas-tu en tirer?

Il doit également être Simple, dans le sens que, idéalement, on ne doit pas pouvoir le diviser en plusieurs étapes complexes. Il doit être réduit à sa plus simple expression.

Exemple:

Supposons que ton rêve est de pouvoir quitter ton emploi pour devenir travailleur autonome. Pour ce faire, tu aimerais démarrer un blogue que tu pourrais monétiser et utiliser comme plateforme pour établir ta crédibilité et promouvoir tes services.

Un objectif trop vague serait de se dire “je vais faire de mon mieux pour ouvrir un site WordPress et rédiger des articles de blogue à temps perdu”.

Un objectif spécifique serait plutôt: “Je vais apprendre à utiliser WordPress et monétiser un blogue en suivant une formation sur Internet et y consacrer 5 heures par semaine, soit une heure par jour après le travail, dans le but de quitter mon emploi et devenir travailleur autonome, pour avoir un horaire plus flexible et pouvoir travailler à domicile.”

Mesurable

On doit pouvoir mesurer la progression de notre objectif pour nous aider à respecter les échéanciers qu’on s’est fixés et rester motivés. Les unités de mesure peuvent être:  

  • Quantitatives (atteindre une quantité X)
  • Temporelles (consacrer un nombre d’heures Y)

Exemple:

Si on reprend l’exemple d’un salarié désirant devenir travailleur autonome, la progression de son objectif se mesure en temps: consacrer 5 heures par semaine à l’apprentissage et l’avancement de son blogue en suivant une formation jusqu’à ce que son blogue soit en ligne.

Une fois sa formation terminée et le blogue lancé, il pourrait se fixer de nouveaux objectifs comme rédiger 500 mots par jour, publier un article par semaine, récolter 500 adresses pour sa liste courriel, atteindre 1 000 $ par mois en ventes de produits et services, etc.

Ambitieux

Un objectif doit être suffisamment ambitieux pour être motivant, enthousiasmant et représenter un défi intéressant. On a tendance à se fixer des objectifs trop peu ambitieux (consciemment ou pas) pour éviter de quitter notre zone de confort, même si en réalité on pourrait en faire beaucoup plus. Le problème, c’est que ça fait en sorte qu’on n’atteint jamais notre plein potentiel.

Il faut donc mettre nos inquiétudes de côté et oser un peu!

Exemple:

Dans l’exemple de l’employé qui veut démarrer un blogue, plutôt que de consacrer cinq heures par semaine, soit une heure par jour après le travail, pourquoi ne pas en consacrer 10? En plus d’une heure par soir du lundi au vendredi, il pourrait se lever 30 minutes plus tôt pour travailler 2,5 heures de plus par semaine, et consacrer 2,5 heures de son week-end. Ce n’est pas exagéré, mais c’est doublement ambitieux!

De cette façon, il va inévitablement constater des résultats beaucoup plus rapidement et être particulièrement fier d’avoir su repousser ses limites.

Raisonnable

Raisonnable: Qui pense, agit selon la raison, le bon sens, la mesure et la réflexion

Un objectif raisonnable doit avoir du “sens” en étant  réaliste et pertinent.

Réaliste

Il est primordial de se fixer des objectifs ambitieux, mais il faut également s’assurer qu’ils ne soient pas impossibles à atteindre. Si, au fond de nous-mêmes, on est convaincu qu’on n’a absolument aucune chance d’atteindre notre but et qu’il nous semble déconnecté de la réalité, on aura beaucoup de difficulté à trouver la motivation nécessaire pour progresser.

Ce point est sans doute le plus controversé de la méthode S.M.A.R.T. Certains affirment qu’il limiterait la prise de risque, la créativité et encouragerait les performances médiocres.

Personnellement, je crois qu’il faut nuancer et ne pas perdre de vue que le degré de réalisme d’un objectif change selon la personne concernée. Quelqu’un ayant un bon niveau de confiance en soi, qui connaît bien ses forces et ses faiblesses et qui a pleinement conscience de sa propre valeur et de son potentiel, aura tendance à considérer que des objectifs beaucoup plus ambitieux sont réalistes.

Voir aussi: 6 façons de cultiver sa confiance en soi pour atteindre son plein potentiel

Parfois, un objectif en apparence démesurément ambitieux peut aussi être une façade cachant un but plus raisonnable. Le meilleur exemple qui me vient en tête serait Gary Vaynerchuk, un entrepreneur américain reconnu mondialement. Son but: acheter les Jets de New York, rien de moins! Toutefois, il admet lui-même qu’au fond, ça n’a pas d’importance s’il finit par acheter l’équipe ou non. Cet objectif lui sert simplement de tremplin, de carburant pour atteindre son réel objectif: travailler chaque jour à son plein potentiel, repousser ses limites et vivre pleinement le “processus” de l’entrepreneuriat.

“The truth is, I just love the climb. I love the sweat, the long hours, the uncertainties, and the grind.” – Gary Vaynerchuk

Pertinent

Un objectif doit également être pertinent, c’est-à-dire qu’il doit être le moyen le plus sensé et efficace de te rendre du point A au point B. Pour déterminer si un objectif est réellement pertinent, pose-toi les questions suivantes:

  • Est-ce que cet objectif est réellement la prochaine étape logique pour atteindre tes buts à long terme?
  • Est-ce que l’investissement (en temps, en efforts et en argent) que l’objectif nécessite aura un retour suffisant?
  • Est-ce que les efforts investis dans cet objectif auront également un impact positif sur tes autres objectifs ou d’autres aspects de ta vie?
  • Est-ce un bon choix dans le contexte socio-économique actuel?
  • Quelles contraintes pourraient te mettre des bâtons dans les roues et t’empêcher d’atteindre ton objectif? (finances, temps, capacités,entourage, etc.)

Exemple:

Revenons à l’exemple du salarié désirant devenir travailleur autonome. Grâce aux premiers points de la méthode S.M.A.R.T., son objectif est passé de :

“Je vais faire de mon mieux pour ouvrir un site WordPress et rédiger des articles de blogue à temps perdu” à “Je vais apprendre à utiliser WordPress et monétiser un blogue en suivant une formation sur Internet et y consacrer 10 heures par semaine, soit une demi-heure par jour avant le travail, une heure après le travail, et 2,5 heures pendant la fin de semaine, dans le but de quitter mon emploi et devenir travailleur autonome pour avoir un horaire plus flexible et pouvoir travailler à domicile.”

Mais cet objectif est-il pertinent et raisonnable?

Fort probablement, mais tout dépend du contexte et de la vie de ce salarié. Par exemple, un père monoparental de cinq enfants ou un jeune homme célibataire dans le début de la vingtaine ne mesureront pas le degré de réalisme et de pertinence de la même façon pour le même objectif. Il s’agit d’une réflexion individuelle et propre à chacun.

Toutefois, il faut se secouer un peu. Il est absolument primordial de ne pas céder à la tentation d’utiliser nos circonstances comme excuse pour justifier notre inertie. La vie nous impose continuellement des épreuves hors de notre contrôle et même si ce n’est pas de notre “faute”, nous avons la “responsabilité” d’y faire face et de tirer notre épingle du jeu.

Temporellement défini

Finalement, un objectif doit être temporellement défini, c’est-à-dire qu’on doit pouvoir en situer la progression et l’accomplissement dans le temps.

Ce point nous permet de mieux organiser notre temps et de planifier quotidiennement ce qu’il y a à faire. Il joue aussi un rôle très important dans la motivation, car constater qu’on se rapproche de la ligne d’arrivée nous donne une petite poussée supplémentaire pour s’y rendre.

Lorsqu’on fixe les échéances des différentes étapes de notre objectif, il faut être le plus précis possible et viser une date et/ou une durée précise.

Ce n’est pas suffisant de déterminer combien d’heures on consacre à notre objectif chaque semaine, il faut aussi savoir on compte y consacrer combien de semaines. Où exactement se situe la ligne d’arrivée? À partir de quel moment le résultat sera atteint ?

Exemple:

Dans notre exemple du salarié désirant quitter son emploi pour devenir travailleur autonome, il compte consacrer 10 heures par semaine à l’apprentissage, l’avancement et le lancement de son blogue en suivant une formation sur Internet. Mais combien de semaines seront nécessaires?

Disons qu’il s’agit d’une formation d’une durée de 15 heures et qu’il aura besoin du double de temps à appliquer les principes appris (soit 30 heures). Nous avons donc un total de 45 heures. À 10 heures par semaine, il lui faudra donc, en théorie, 4,5 semaines pour atteindre son objectif et lancer son blogue, soit environ un mois et des poussières.

Bien sûr, en cours de route il va peut-être réaliser qu’il pourrait atteindre son but plus tôt que prévu ou, au contraire, qu’il aurait besoin d’un peu plus de temps. Quoi qu’il en soit, il est préférable de conserver un échéancier serré pour éviter de tomber dans le piège de la loi de Parkinson.      

Conclusion

La façon de définir nos objectifs a un grand rôle à jouer dans notre succès. Ça peut faire la différence entre des journées productives ou juste occupées, entre être motivé ou découragé et, au final, entre avancer et faire du surplace.  

L’une des façons les plus efficaces d’avancer vers une vision à long terme est de progresser grâce à des objectifs bien définis. La méthode S.M.A.R.T. nous propose de se fixer des objectifs qui répondent à ces cinq critères:

  • Spécifique: un objectif simple et précis
  • Mesurable: un objectif dont on peut facilement mesurer la progression
  • Ambitieux: un objectif qui nous permettra de repousser nos limites et qui représente un défi motivant
  • Raisonnable: un objectif réaliste et pertinent
  • Temporellement défini: un objectif dont l’avancement et l’accomplissement sont définis dans le temps.

Bien sûr, comme toutes les méthodes, il ne s’agit pas d’une marche à suivre infaillible et elle comporte certaines lacunes. Pour l’améliorer, certains ont pensé lui ajouter deux autres lettres, soit le “E” pour “évaluation” (évaluer fréquemment l’avancement, les résultats et l’efficacité des méthodes utilisées), et le “R” pour “rétrospective” (passer en revue les obstacles et leçons apprises pendant le processus) afin d’obtenir un objectif “S.M.A.R.T.E.R.”

Bref, la méthode S.M.A.R.T. est fortement recommandée et a fait ses preuves au fil du temps, mais différentes méthodes peuvent être plus ou moins efficaces pour différentes personnes. Le plus important, toutes méthodes confondues, est de considérer son propre contexte et de bien réfléchir avant de se fixer un objectif!    

 

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Comment bien dormir pour faire le plein d’énergie

On entend souvent des gourous de la productivité prôner le travail acharné par-dessus tout: “Hustle! Joue du coude, couche-toi tard, lève-toi tôt… Et si tu ne vois pas de résultats, travaille plus fort jusqu’à ce que tu atteignes ton but!”

C’est une mentalité inébranlable chez certains, mais la majorité des experts en la matière s’entendent pour dire que, même s’il faut évidemment travailler fort pour atteindre ses objectifs, se rendre au bout du rouleau n’est peut-être pas la meilleure des stratégies. On assiste à la montée en popularité du “work smarter” au détriment du “work harder”, autrement dit travailler plus intelligemment plutôt que plus fort.

Pour travailler plus intelligemment, il faut d’abord savoir comment maximiser notre potentiel et nos capacités.

Dans l’article “Est-ce que le sommeil serait la clef du succès?” on passe en revue les nombreux avantages du sommeil sur notre énergie, notre motivation, notre vivacité d’esprit, notre efficacité à résoudre des problèmes, notre mémoire, notre attention et concentration ainsi que sur notre humeur. Il n’y a aucune place au doute: les habitudes de sommeil ont un impact direct sur nos capacités et notre performance. Le sommeil est donc un facteur incontournable à considérer pour parvenir à travailler plus intelligemment.  

Selon statistiques Canada, de 2007 à 2013, la moyenne de sommeil des adultes canadiens de 18 à 64 ans était de 7,12 heures par nuit. Environ le tiers (31,9%) dormaient moins de 7 heures par nuit.

C’est très alarmant quand on prend en considération qu’un adulte de cette tranche d’âge a besoin d’environ 7 à 9 heures de sommeil par nuit pour fonctionner adéquatement. En théorie, le manque de sommeil est un problème plutôt simple à régler, mais en pratique on se heurte souvent à l’un de ces deux problèmes:

1-Des difficultés à instaurer et suivre une routine de sommeil qui nous assure de pouvoir dormir suffisamment chaque nuit

2-De la difficulté à s’endormir, rester endormi et profiter d’un sommeil de bonne qualité.

Pour remédier à la situation, voilà 5 éléments à considérer pour favoriser de bonnes habitudes de sommeil et aider à mieux dormir.

Changer ses habitudes

Établir une routine de sommeil

La meilleure façon de s’assurer de bien dormir est d’instaurer une routine qui nous aidera à maintenir des habitudes qui favorisent le sommeil.

D’abord, il faut s’assurer de pouvoir dormir suffisamment. On sait qu’un adulte a besoin d’environ 7 à 9 heures de sommeil, alors pour cet exemple faisons une moyenne et disons qu’il faut qu’on dorme 8 heures par nuit.

On n’a généralement pas une très grande flexibilité quant à l’heure où on doit se lever, alors on doit déterminer l’heure à laquelle on devrait aller dormir pour avoir nos 8 heures de sommeil.

À quelle heure est-ce que tu commences à travailler et de combien de temps as-tu besoin pour te préparer et te rendre au travail le matin? Disons que tu commences à 9 heures et que tu as besoin de 2 heures de préparation/voyagement. Dans ce cas, logiquement, il faudrait que tu sois debout à 7 heures.

La suite du calcul est simple: 7h – 8h de sommeil = il faut être couché à 11h. Easy peasy… En théorie.

En pratique, il ne faut pas oublier de calculer du temps “buffer”. Si tu as besoin d’un petit 15 minutes entre le moment où tu te lèves et où ton alarme sonne, alors il faut régler la sonnerie pour 6h45. Si tu es du genre à passer une demi-heure à réfléchir et te retourner dans le lit avant de pouvoir t’endormir, alors il faut aussi l’ajouter au calcul. Autrement dit, pour t’assurer d’avoir 8 heures de sommeil dans ce scénario, il faut que sois au lit à 10h15 pour pouvoir dormir à poings fermés à 10h45.

L’erreur la plus commune est de ne pas faire ce calcul et de penser qu’on se couche assez tôt parce qu’on est au lit avant minuit.

Une fois l’heure du coucher établie, voilà quelques exemples d’habitudes à instaurer pour favoriser un sommeil de qualité.

  • Notre horloge biologique est grandement influencée par la lumière. Tamiser l’éclairage à l’aide de gradateurs à partir de 19h/20h aide à la production naturelle de mélatonine (qu’on surnomme l’hormone du sommeil) nécessaire pour ressentir la fatigue.
  • Ne pas utiliser d’appareil électronique diffusant de la lumière bleue (smartphone, ordinateur, tablette, télévision) au moins une heure avant d’aller dormir. Pourquoi ne pas en profiter pour lire un peu?
  • De deux heures à une demi-heure avant d’aller dormir, boire une tisane relaxante comme l’infusion Bonne Nuit de Traditional Medicinals (que je recommande personnellement, car elle m’assomme autant que 5 mg de mélatonine). Les mélanges contenant du tilleul, de la mélisse, de la camomille ou de la valériane sont particulièrement efficaces pour aider au sommeil.  
  • En cas d’insomnie ou de difficultés à s’endormir, il est important de relaxer et de vider son esprit. Une technique de respiration comme la méthode du “4-7-8” (inspirer par le nez pendant 4 secondes, garder son souffle pendant 7 secondes, expirer lentement par la bouche pendant 8 secondes) peut être d’une grande aide.

Matelas et literie

C’est impossible de passer une bonne nuit de sommeil si on bouge et se retourne constamment à cause d’un lit inconfortable, qu’on se met à faire de l’asthme à cause d’un oreiller qui nous rend allergiques, ou bien qu’on se réveille en sueur parce que nos draps retiennent l’humidité!

Pour mettre toutes les chances de notre côté, il faut s’assurer de pouvoir dormir confortablement avec un matelas, un oreiller et des draps qui correspondent à nos préférences et nos besoins.

Le bon matelas

Tout d’abord, il faut se demander quel âge a son matelas. S’il est utilisé depuis plus de dix ans, il est probablement temps de le changer!

Un matelas doit être adapté à la grandeur, au poids et au besoin de la personne qui l’utilise. Quelqu’un souffrant de problèmes de dos, ou bien une personne très lourde, par exemple, aura tout avantage à consulter un spécialiste du matelas avant de faire son choix.

Le bon oreiller

L’oreiller qu’on utilise doit idéalement convenir à notre position de sommeil. Quelqu’un qui dort sur le côté aura besoin d’un soutien plus ferme que quelqu’un qui a l’habitude de dormir sur le dos ou sur le ventre.

La composition de l’oreiller est aussi à considérer. Par exemple, un oreiller en plume ou en duvet n’est pas l’idéal pour quelqu’un souffrant d’asthme ou d’allergies (même principe pour ceux qui dorment avec une couette).

Les bons draps

Le confort des draps est également important pour s’assurer de bien dormir. Certains préfèrent la flanelle ou des draps santé (molleton), tandis que d’autres ne jurent que par les draps de bambou ou de coton égyptien. Il s’agit avant tout d’une question de préférence personnelle, mais il faut aussi considérer certains facteurs comme la tendance de certains tissus à retenir la chaleur et l’humidité.

Couvertures pondérées

Utiliser une couverture pondérée est une façon naturelle et efficace de lutter contre l’insomnie.

Le poids de la couverture, réparti uniformément sur le corps, applique une pression (deep touch pressure stimulation) qui stimule la production de sérotonine et de mélatonine, nécessaires afin de relaxer le corps et l’esprit. Les récepteurs corporels, stimulés par le poids de la couverture, envoient des signaux au cerveau qui sont interprétés de la même façon qu’un câlin, ce qui favorise un sentiment de calme et de sécurité.  

En conclusion

Dormir suffisamment et avoir un sommeil de bonne qualité est primordial pour maximiser nos capacités et travailler plus intelligemment.

Pour y parvenir, on peut appliquer certains trucs qui vont favoriser de bonnes habitudes de sommeil et nous aider à mieux dormir.

D’abord, on peut établir une routine de sommeil qui nous permettra d’être au lit à l’heure prévue et de nous mettre dans un état physique et mental propice à la détente.

On peut intégrer différentes tactiques et habitudes à ces routines, comme tamiser les lumières en fin de soirée, ne pas utiliser d’appareils électroniques au moins une heure avant d’aller dormir, boire des tisanes relaxantes et appliquer des techniques de respiration.

Pour juger de l’efficacité de notre routine, il faut la suivre pendant au moins une semaine puisque le manque de sommeil est cumulable et que notre horloge biologique prend un certain temps à s’adapter à une nouvelle routine de sommeil.

Ensuite, il faut s’assurer de dormir sur un matelas qui convient à notre physionomie, nos préférences et nos besoins. Un matelas trop mou, trop dur ou simplement trop vieux et affaissé risque de nuire à la qualité de notre sommeil.

Un bon oreiller est également nécessaire si on veut éviter de se réveiller avec des douleurs à la nuque ou au dos parce que notre oreiller ne convient pas à la position dans laquelle on a l’habitude de dormir.

Se doter de draps de bonne qualité, confortables et qui ne retiendront pas l’humidité est aussi à considérer.

Finalement, une couverture pondérée peut être une façon naturelle et très intéressante pour aider à lutter contre l’insomnie. Le poids de la couverture, réparti sur le corps, applique une “pression tactile profonde” (deep touch pressure) qui favorise la production de sérotonine et de mélatonine, ce qui nous met dans un état physique et psychologique propice au sommeil.

Il existe plusieurs autres façons de favoriser un sommeil réparateur, alors n’hésite pas à nous partager tes impressions et tes trucs dans les commentaires ci-dessous!

Le matin, le moment le plus productif de la journée

On a tous des choses à faire et on ne trouve pas toujours le temps nécessaire pour accomplir nos projets. Le temps est une ressource précieuse, il nous arrive souvent d’en manquer. Pourtant, certaines personnes accomplissent davantage que d’autres, alors que nous avons tous 24 heures par jour. Comment cela est-il possible ? Que font ces personnes ? Tout simplement, il y a l’effort que l’on implique dans une tâche, mais aussi, et surtout, la productivité qui en découle. En d’autres termes, comment accomplir davantage en faisant moins.

Mon rapport au matin

Dans un précédent article, je donnais 10 conseils pour augmenter sa productivité, dans celui-ci je vais vous parler du matin. Le matin, ce moment si particulier qui annonce le début d’un nouveau jour. Le matin est signe d’enthousiasme pour certains et pour d’autres c’est un moment désagréable que l’on associe (déjà) au manque de temps. Personnellement, j’ai pris goût à être matinal et je vais vous dire pourquoi le matin est le moment le plus productif de la journée selon moi.

Avant je n’aimais pas le matin

Il n’y a pas si longtemps que cela, je n’aimais pas le matin. Pour moi le matin était ce moment pénible où il fallait se lever et se dépêcher pour être à l’heure au travail. Je ressentais de la fatigue fréquemment et je craignais le moment où il fallait sortir du lit. Appuyer sur le bouton « snooze » du réveil était monnaie courante. Je commençais la journée de mauvaise humeur. Le soir, je me couchais tard et le rythme que j’entretenais n’était pas propice à une bonne gestion du temps.

Dans les transports, pour me rendre à mon lieu de travail, je côtoyais la foule et cela m’agaçait d’autant plus.

Depuis, les choses ont changé

Je n’appréhende plus le matin comme auparavant, au contraire. En effet, le matin est pour moi un moment privilégié durant lequel je suis productif. Pour cela, j’ai pris l’habitude de me lever plus tôt, progressivement et au lieu d’être en retard sur ma journée, je suis en avance. On ne s’en rend pas compte comme cela, mais au fil des jours, des semaines et des mois, on voit une différence nette. On a l’impression de reprendre le contrôle sur le temps. On y voit plus clair dans nos tâches et on est moins stressé. Également, je suis moins fatigué qu’auparavant, alors que je ne dors pas plus pour autant. J’aime travailler sur mes projets perso le matin et prendre du temps pour me recueillir spirituellement ainsi que pour lire. Quand il est 9h, j’ai déjà la sensation d’avoir accompli beaucoup de choses alors qu’auparavant j’étais en train de courir après le temps…

Pourquoi le matin est le moment où l’on est le plus productif ?

Les batteries sont rechargées

Le matin, on sort de notre sommeil, or le sommeil se veut réparateur et régénérateur. Après une nuit de sommeil, notre esprit, comme notre corps, est rétabli et frais pour démarrer une nouvelle journée. Les premières heures de la journée sont celles où nos capacités sont les meilleures et pour cela, les tâches et les activités que l’on effectue sont d’autant plus efficaces.

L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt

Tout le monde connait cet adage qui dit que « l’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt », je n’ai compris que tardivement le sens de cette phrase. En fait, je me suis inspiré des personnes à succès qui accomplissent beaucoup de choses. Je pense que le succès et le passage à l’action, à comprendre le fait d’agir et d’accomplir des choses, sont intimement liés. Et en observant les personnes qui accomplissent beaucoup et côtoient la réussite, la majorité sont matinales. Le matin est un moment privilégié qu’il faut apprendre à apprécier. Si l’on est productif et efficace le matin, on a tout le reste de la journée pour disposer de notre temps. L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt.

La tranquillité du devoir accompli

Je l’ai brièvement évoqué dans le paragraphe précédent, une matinée productive est une journée productive. J’entends par là que si l’on accomplit ce que l’on doit faire et que l’on avance sur nos divers projets et travaux le matin, le reste de la journée peut être abordé en toute sérénité. L’effort et le résultat produit ne sont pas proportionnels, or entre travailler et réfléchir en fin de journée alors que l’on est fatigué et faire la même tâche le matin, il y a une grande différence. Dans un cas, vous allez passer beaucoup de temps alors que vous êtes fatigué et « en bout de course », si je puis dire, et dans l’autre cas, vous êtes au maximum de vos capacités. Dans un cas, l’effort sera grand et le résultat petit, dans l’autre l’effort sera petit et le résultat grand.

La différence de productivité est énorme. Les tâches les plus importantes sont à réaliser le matin. Imaginez que vous effectuiez ne serait-ce que 2 h ultra-productives chaque matin, pensez-vous que cela aura un impact positif sur vos résultats ? La réponse est oui. De plus, vous pouvez disposer ensuite de votre temps en toute tranquillité.

Routine matinale

Un célèbre livre de développement personnel traite d’ailleurs ce sujet. Il s’agit du livre Miracle Morning, d’Hal Elrod. Ce livre a connu un franc succès, et dedans l’auteur explique les bénéfices d’établir une routine matinale. Cela a de nombreux bienfaits, et pas uniquement en matière de productivité. Imaginez que chaque jour de votre vie, vous gagnez 1 à 2 h en début de journée. Ce moment pourrait vous servir pour méditer, travailler sur vos objectifs, faire du sport, lire, faire preuve de gratitude… Bien entendu, à vous de moduler tout cela. Quoi qu’il en soit, une routine, et matinale qui plus est, vous aidera et vous apportera beaucoup dans votre vie et dans votre développement personnel.

Quelques conseils pour devenir matinal

Pour vous accompagner à devenir matinal et à profiter pleinement de ce moment riche en productivité, voici quelques recommandations qui sont inspirées de mon style de vie.

1-Couchez-vous plus tôt

La première de ces recommandations et de vous coucher plus tôt, tout simplement. Je ne sais pas à quelle heure vous vous couchez et quel est votre rythme de vie actuel, mais en ce qui me concerne je trainais souvent devant l’ordi (je n’ai pas de télé :p ) et je me couchais tard. Après minuit, je considérais cela comme tard. Maintenant, pour tout vous dire, 23h je trouve cela tard… C’est marrant comment nous évoluons.  Couchez-vous plus tôt, à une heure fixe, et prenez un nouveau rythme. Évitez les écrans avant de dormir, les stimulants comme le café, et évitez le sport en fin de journée. Vous vous endormirez plus facilement ainsi.

2-Ne dormez pas dans le noir complet

C’est un conseil qui m’a permis de mieux dormir et rendre mon réveil moins brutal. L’être humain n’a pas été créé sur terre avec un réveil et des volets. Non, naturellement nous sommes réglés en fonction du lever et coucher du soleil. Être réveillé progressivement par le soleil levant est devenu un plaisir. Je vous conseille donc de ne pas dormir dans le noir complet.

3-Programmer son réveil plus tôt

Prendre un nouveau rythme n’est pas toujours quelque chose de simple. Je vous conseille donc d’y aller progressivement et de programmer votre réveil un peu plus tôt chaque nouvelle semaine par exemple. Si vous gagnez une demi-heure par semaine, au bout de trois semaines vous aurez déjà gagné 1 h 30. De plus, il paraît qu’il faut entre 20 et 30 jours pour ancrer une habitude! Fixez-vous des objectifs en matière de réveil et suivez-les.

4-Au réveil: étirements

Une technique que je recommande pour bien démarrer la journée, de manière détendue et en pleine forme, est de vous étirer. Alors que vous êtes encore dans le lit, étirez-vous en étant allongé. Puis, toujours dans le lit, redressez-vous et étirez-vous. Enfin, après vous être levé, étirez-vous à nouveau. Des étirements au matin vous permettent de vous réveiller en douceur et de commencer la journée en étant détendu ! Essayez, c’est vraiment simple à mettre en place et cela contribue à votre bien-être pour très peu d’efforts.

5-Pensez à vos objectifs du jour

Avoir des objectifs est important et vous aide à progresser, à avancer et à être plus heureux. Je vous recommande vivement d’avoir des objectifs. Qu’ils s’agissent de vos objectifs à long, moyen, ou court terme, prenez le temps pour y penser. Réfléchissez également aux actions que vous souhaitez accomplir aujourd’hui. Privilégiez les quelques actions qui auront le plus d’impact.

6-Pour aller plus loin

Pour aller plus loin, vous pouvez établir une vraie routine matinale complète. À vous de voir ce qu’il est bon pour vous de mettre dedans. Voici quelques idées pour vous inspirer : méditation, prière, visualisation, affirmation positive, écriture, lecture, faire preuve de gratitude, rangement, sport, etc.

J’espère que cet article vous a plu et que vous pourrez renouer avec le matin comme ce fut mon cas. Avant, je courrais dans tous les sens et je faisais moins. Maintenant, j’avance tranquillement et sereinement et j’accomplis davantage. Essayez et vous verrez par vous-même !

À bientôt ! ☺

2 Recherche Google

15 astuces méconnues pour optimiser ses recherches sur Google

On connait tous quelqu’un qui a atteint le niveau de maître en recherche Google. C’est celui qui sort son smartphone de sa poche avec le swag d’un cowboy qui dégaine son pistolet au ralenti chaque fois que survient une interrogation. Il ne laisse aucune question sans réponse; en 2,5 secondes, il trouve l’origine, la définition et les statistiques d’à peu près n’importe quoi.

Parfois, un simple “Ok Google” suffit, mais souvent il pitonne des mots-clefs accompagnés de différents symboles, comme s’il avait un mot de passe secret pour accéder à un niveau supérieur du moteur de recherche.  

Pourtant, il n’en est rien! Il s’est simplement renseigné sur une compétence qu’on n’a pas appris à l’école: l’art de googler.

Google, on le sait (ou on s’en doute) est le moteur de recherche le plus populaire au monde. Pourtant, la majorité des gens ne savent pas comment l’utiliser à son plein potentiel. Au travail, savoir mener une recherche efficacement et rapidement est une compétence primordiale qui peut nous aider à nous démarquer, gagner en crédibilité et gravir les échelons plus rapidement.

Cet article a donc pour but de remédier à la situation et de tous nous rendre ceinture noire en recherche Google.

Utiliser les opérateurs de recherche pour améliorer nos résultats

site:exempledesite.com mot-clef

Si on veut rechercher une page qui contient un mot-clef dans un site en particulier, on peut inscrire “site:” suivi de l’adresse du site ainsi que du mot-clef.

Par exemple, si on veut rechercher toutes les pages sur le blogue de Double ta valeur qui contiennent le mot “énergie”, alors on peut inscrire dans la barre de recherche Google:

site:doubletavaleur.com énergie

“exemple de phrase ”  

Mettre une phrase entre guillemets dans la barre de recherche Google permet de rechercher la formulation exacte plutôt que de rechercher les pages qui contiennent les mots individuellement.

Par exemple, pour rechercher toutes les pages contenant “comment doubler sa valeur”, on peut inscrire dans la barre de recherche Google:

“comment doubler sa valeur”

-mot-clef

Ajouter un tiret (ou signe mathématique “moins”) devant un mot permet de faire une recherche qui va exclure ce terme.

Par exemple, pour rechercher les articles sur le site de Double ta valeur qui contiennent le mot “énergie” mais qui excluent le mot “alimentation”, on peut inscrire dans la barre de recherche Google:

site:doubletavaleur.com énergie -alimentation

filetype:extension

Pour rechercher un format de fichier en particulier, on peut écrire “filetype:” et ajouter l’extension désirée (pdf, jpeg, doc, etc.)

Par exemple, pour rechercher un PDF de recettes végétariennes, on peut inscrire dans la barre de recherche Google:

“recettes végétariennes” filetype:pdf

intitle:mot-clef

En utilisant “intitle:” suivi d’un mot-clef, les résultats de recherche n’incluront que les pages qui ont le mot exact dans le titre de la page.

Par exemple, pour chercher un article sur Double ta valeur qui a “procrastination” dans le titre, on peut inscrire dans la barre de recherche Google:

site:doubletavaleur.com intitle:procrastination

début d’une phrase * fin de la phrase

En utilisant l’astérisque * dans une phrase, Google va “compléter” la phrase dans les résultats de recherche.

Par exemple, si on recherche “les meilleurs * pour travailler”, les résultats de recherches vont inclure des résultats comme “les meilleures heures pour travailler”, “Les meilleures destinations pour travailler” ou encore “ Les meilleures activités sportives pour travailler son équilibre”.

Recherche avancée

On peut accéder, par l’onglet paramètres, à la fenêtre de recherche avancée. À partir de là, on peut rechercher avec les mêmes critères que nous permettent les opérateurs de recherche vus précédemment, ainsi qu’avec quelques options supplémentaires comme chercher par langue, région, date de mise à jour, etc.

Recherche avancée sur Google

L’onglet “outils” permet également de trier rapidement les résultats de recherche par pays, langue et date.

Définir, traduire, convertir, calculer…

define:mot-clef

Pour trouver rapidement la définition d’un mot, il suffit d’écrire “define:” devant le mot recherché.

Par exemple, pour trouver la définition du mot “procrastination”, on n’a qu’à écrire dans la barre de recherche Google:

define:procrastination

Traduire

Lorsqu’on écrit “translate” ou “traduire” suivi de la phrase à traduire dans la barre Google et qu’on effectue la recherche, une boîte de traduction s’affichera pour nous permettre de traduire des mots ou phrases entières. Plus d’une centaine de langues sont disponibles.

On peut aussi utiliser directement la page de Google Traduction.

Traduire du texte grâce à Google

Convertisseur d’unités

On peut savoir rapidement ce que donne, par exemple, “5 pieds en centimètres” en écrivant les mesures qu’on veut convertir dans la barre de recherche.

Utiliser Google pour la conversion d'unités

On pourrait aussi rechercher, par exemple, “20 kilos en livres”, “une livre en gramme”, etc.

Calculatrice

On peut également se servir de la barre de recherche Google comme d’une calculatrice pour résoudre des équations simples. On peut utiliser les symboles de base (+,-,=,*,/) et isoler des opérations entre parenthèses.

Météo

Pour connaitre la météo à un endroit, on peut aussi inscrire “Météo” ou “Weather” suivi du nom de la ville en question.

Par exemple:

Weather Shawinigan

Connaître la météo grâce à Google

Google Scholar

https://scholar.google.fr/

Très peu de gens connaissent Google Scholar, le penchant académique de la recherche Google. Il s’agit d’une façon très efficace de trouver des sources scientifiques fiables, qui sont utiles tant aux étudiants universitaires qu’aux travailleurs en quête d’informations crédibles.

En plus de nous permettre de faire une recherche, Google Scholar nous permet d’ajouter des articles à notre “bibliothèque” personnelle pour pouvoir les lire ou y revenir plus tard.

Tout comme avec la barre de recherche Google “standard”, il existe plusieurs façons d’optimiser les résultats de recherche. Voici les trucs les plus utiles:

author:nom

Si on recherche des textes ou études publiés par un auteur en particulier, on peut rechercher les résultats par auteur. Par exemple, en inscrivant author:lambert dans la barre de recherche, les résultats seront filtrés et n’incluront que les textes dont l’auteur est un Lambert.

“mot-clef”

Tout comme dans une recherche Google “standard”, mettre un groupe de mots-clefs entre guillemets permet de rechercher des articles contenant des mots exacts.

Recherche avancée

L’onglet “Recherche avancée” dans le menu de gauche permet de préciser davantage les résultats de recherche, par exemple en nous permettant de rechercher des articles dans des publications spécifiques ou encore en limitant les résultats à une année de parution précise.

Donc…

Voilà donc quelques-uns des meilleurs trucs pour mener une recherche Google vraiment efficace.

Ils rendent possible l’optimisation de la pertinence et de la vitesse de nos recherches, que ce soit par l’utilisation des opérateurs de recherche, en tirant profit des options de la recherche avancée, de Google Scholar ou encore en accédant à une foule de renseignements rapidement comme les définitions, les traductions, les conversions d’unités, les réponses à des équations mathématiques ou même la météo.

Alors, bonnes recherches!

Tu détestes ton travail? Voilà comment prendre ta carrière en main

6:29 a.m.: Tu dors à poings fermés, paisible, sans te soucier de tes obligations et des problèmes du quotidien.

6:30 a.m.: L’alarme de ton réveille-matin retentit soudainement. Tu te réveilles juste assez pour appuyer sur snooze et te rendors aussitôt.

6:35 a.m.: Ton alarme sonne de nouveau. Comme un zombie sur le pilote automatique, tu appuies de nouveau sur snooze.

6:55 a.m.: Ton alarme se fait entendre pour la sixième fois. Ton cerveau commence à se réveiller et prendre conscience de ce qui se passe. “Pourquoi est-ce que mon cadran sonne? On est quel jour aujourd’hui?”

Et puis, la triste réalité te frappe en plein visage: c’est déjà lundi. Tu lâches un soupir si intense qu’il suffirait à rendre un clown dépressif. Comme chaque lundi matin, tu te dis avec amertume “deux jours, c’est beaucoup trop court comme weekend…”

Tu te prépares pour aller travailler avec ton “air de boeuf” traditionnel du lundi matin. “Maudite vie plate!” Tu sors de ta voiture avec la moitié de ta toast entre les lèvres, ton cartable dans une main et ton thermos de café dans l’autre. Tu te précipites vers la porte d’entrée pour ne pas arriver en retard (tu es toujours à la dernière minute, surtout le lundi) et puis tu figes en cours de route, devant la porte en regardant le nom de l’entreprise qui s’y trouve. Tu réalises soudainement quelque chose de crucial:

Ce n’est pas ta vie que tu n’aimes pas. C’est ta job.

Ce genre de révélation est à ne pas prendre à la légère. On passe une très grande partie de notre vie au travail et se fier seulement sur nos weekends pour apprécier la vie serait comme se fier sur les cornichons dans un McDouble pour satisfaire notre appétit, ce n’est simplement pas suffisant!

Malheureusement, c’est quelque chose de très commun. On passe tous au moins une fois par là dans notre vie (sauf peut-être une infime minorité de gens qui ont trippé sur leur job étudiante et décroché l’emploi de leurs rêves après leurs études).

Selon un sondage réalisé par Hays Canada, 47 % des Canadiens ne sont pas heureux dans leur emploi, ce qui est énorme.

Personnellement, la première fois que j’ai réalisé que je détestais mon travail, j’avais 17 ans. J’ai eu cette révélation quand, un matin en rentrant au travail, j’ai dû retenir mes larmes en apercevant le gros “M” jaune de l’entreprise pour laquelle je travaillais. Deux semaines plus tard, je remettais ma démission. À l’époque, c’était un choix facile. Après tout, ce n’était qu’une job étudiante qui frôlait le salaire minimum et ce n’était vraiment pas une entreprise dans laquelle je me voyais passer ma vie.

Par contre, quand on n’est pas heureux à faire son métier ou dans un emploi bien rémunéré avec de bonnes conditions de travail, c’est une autre paire de manches! On ne peut pas tout quitter du jour au lendemain. On a des obligations financières et, souvent, on n’a aucune idée de ce qu’on pourrait bien faire d’autre dans la vie. Ou bien si on en a une petite idée, peut-être qu’on n’a pas l’expérience ou les compétences requises pour changer d’emploi.

Quelles que soient les raisons de notre mal-être au travail, il faut tout tenter pour améliorer la situation. Si on ne fait rien, c’est non seulement notre santé mentale qui est à risque, mais aussi notre avenir professionnel. Un employé malheureux n’est pas un employé productif, ce qui le rend plus à risque de stagner dans son avancement, ou pire encore, d’être licencié et de se retrouver avec la réputation d’être un employé peu motivé qui traîne de la patte.  

Que faire?

D’abord, il faut identifier le “pourquoi”, les raisons exactes pour lesquelles tu es malheureux au travail. Ensuite, il faut déterminer quel serait ton emploi de rêve et identifier les changements que tu pourrais apporter à ton travail pour qu’il s’en rapproche. Tu peux même négocier certains de ces changements avec ton patron. Finalement, tu peux perfectionner ou acquérir les compétences nécessaires pour te rapprocher un peu plus chaque jour de l’emploi qui te rendrait véritablement heureux.

Alors, avant de rédiger ta lettre de démission, lis ce qui suit pour ramener un peu de bonheur au travail!

Quel est le problème exactement?

Avant toute chose, il faut déterminer quelles sont les causes de ton malheur au travail.

Est-ce que:

  • tu es dans un domaine qui te déplaît?
  • la culture d’entreprise te rend malheureux?
  • tu as un mauvais patron?
  • tes tâches entrent en conflit avec tes valeurs?
  • l’équipe et l’ambiance de travail sont désagréables?
  • le travail sous pression ou les attentes irréalistes de la direction te rendent anxieux?
  • tes tâches te déplaisent, te dégoûtent ou te frustrent?
  • ton travail nuit à ta condition physique ou ta santé?
  • tes tâches sont routinières, monotones et t’ennuient?
  • ton environnement de travail est démoralisant?
  • tu as l’impression de ne pas être apprécié à ta juste valeur?
  • tu a l’impression que tes compétences ne sont pas assez sollicitées et mises à contribution?
  • tu aimerais avoir un meilleur salaire ou de meilleurs avantages sociaux?
  • tu te trouve dans un environnement de travail hostile où tu es victime de harcèlement?

Cette liste n’est pas exhaustive et pourrait continuer ainsi très longtemps, mais les points qu’elle soulève résument les principales causes qui peuvent causer ton malheur au travail.

Les solutions

Une fois que tu as identifié tous les points qui causent ton malheur, c’est le moment de penser aux différentes façons dont tu pourrais prendre la situation en main pour améliorer ton sort.

Quel serait l’emploi de tes rêves?

Prends un moment pour réfléchir à l’emploi de tes rêves. Qu’est-ce qui est primordial pour toi? Est-ce que ce serait un emploi qui te permettrait d’avoir un horaire flexible? Ou bien qui te permettrait d’utiliser pleinement certaines de tes compétences? Ou encore, d’avoir une plus grande latitude sur la façon dont tu exécutes tes tâches et organises ton emploi du temps?

Dresse la liste de tous les critères qui définissent l’emploi de tes rêves.

Ensuite, détermine ceux qui sont absolument nécessaires à ton bonheur et sur lesquels il est hors de question de faire des compromis.

À partir de là, tu as deux choix: 1-élaborer un plan pour que ton emploi actuel se rapproche le plus possible de l’emploi de tes rêves, ou si ce n’est pas possible 2-élaborer un plan pour que ton emploi actuel t’aide à décrocher l’emploi de tes rêves.

Apporter des changements

La première chose que tu peux faire pour apprécier davantage ton travail est de tenter d’y apporter quelques changements. Certaines améliorations peuvent se faire sans nécessairement demander d’autorisation à un supérieur, par exemple organiser un 5 à 7 informel pour apprendre à mieux connaître tes collègues et stimuler l’esprit d’équipe, ou encore apporter une paire d’écouteurs pour écouter de la musique en travaillant et briser la monotonie des tâches routinières.

Lire aussi: Comment se doper à la musique pour améliorer ses performances

Toutefois, d’autres changements, particulièrement ceux qui concernent la nature des tâches liées à ton travail, ton horaire ou ton salaire, doivent être négociés avec ton patron.  

Négocier certains changements

D’abord et avant tout, assure-toi d’être bien préparé. On n’entame pas une négociation sur un coup de tête dans les corridors du bureau pendant la pause; la négociation est un art dont l’exécution doit être savamment planifiée. C’est comme une partie d’échecs à laquelle on peut ajouter des pions à l’avance.

Avant de te lancer dans la partie, détermine exactement ce que tu aimerais obtenir de ces négociations et des compromis que tu es prêt à faire. Essaie le plus possible de trouver une façon de présenter ces demandes en mettant de l’avant les avantages pour l’employeur et l’entreprise.

Par exemple, si tu veux négocier la possibilité de faire du télétravail une ou deux journées par semaine, propose de consacrer ce temps à une tâche spécifique qui nécessite généralement le nombre d’heures hebdomadaires que tu voudrais effectuer en télétravail. De cette façon, l’employeur aura une façon plus concrète d’évaluer la quantité de travail effectué à la maison plutôt que de se fier à ta bonne volonté de travailler un nombre d’heures précis sans supervision, ce qui peut faire pencher la balance en ta faveur. Insiste sur l’aspect distrayant du bureau, des interruptions des collègues, du téléphone, du bruit, et argumente que le télétravail te permettrait de te concentrer pleinement sur cette tâche et d’être plus productif. Le télétravail permet également de réduire la facture d’électricité et de consommation internet. Cet argument n’a pas beaucoup de poids dans une grande entreprise, mais peut être très pertinent auprès d’un petit organisme.

Voilà quelques exemples d’éléments que tu pourrais négocier pour apprécier davantage ton travail:

  • revoir ta définition de tâches
  • négocier le temps accordé à certaines tâches
  • demander différentes tâches/responsabilités
  • négocier un horaire flexible ou la possibilité d’accumuler des heures en banque
  • négocier ton salaire, des congés maladie ou certains avantages sociaux

Voir aussi: 17 types de mauvais patrons qui gâchent ta job

Aussi, je te conseille fortement de te procurer et de lire le livre Double ta valeur, accomplis plus travaille moins, qui explique plus en détail l’art de la négociation avec son employeur et propose des trucs pour réussir à obtenir un meilleur salaire.  

Deviens intrapreneur

In-tra-pre-neur. n.

Une personne au sein d’une grande corporation qui assume la responsabilité de transformer une idée en produit fini et profitable à travers la prise de risque assertif et l’innovation. (Définition du Heritage Dictionary)

Même si, dans sa définition officielle, le terme intrapreneuriat concerne plus spécifiquement les grandes entreprises, ce modèle peut s’appliquer à n’importe quel type d’entreprise.

Un projet d’intrapreneuriat peut être une façon particulièrement intéressante d’apprécier davantage ton travail, et même de te propulser rapidement vers un nouvel emploi qui serait plus intéressant.  

Par exemple, si tu travailles pour une entreprise qui vend des produits physiques ou numériques, mais qui n’a pas de présence sur internet, ouvrir une boutique en ligne accompagnée d’un blogue pourrait être un projet intrapreneurial très prometteur.

Voir aussi: Intrapreneur: serait-ce le meilleur des deux mondes?

Développer tes compétences pour changer d’emploi

Peut-être que c’est tout simplement impossible que tu sois véritablement heureux dans l’emploi que tu as présentement. Dans ce cas, la seule solution est de changer d’emploi. Mais attention!

Ne rédige pas ta lettre de démission tout de suite, car si tu précipites les choses tu risques de te retrouver avec un nouvel emploi dans lequel tu ne seras pas plus heureux.

On a déjà établi quels sont les critères qui définissent l’emploi de tes rêves. Maintenant, dresse une liste des compétences nécessaires et des atouts qui seraient utiles pour parvenir à décrocher un tel emploi.

Ensuite, prends conscience des compétences que tu possèdes déjà et de celles que tu vas devoir acquérir. Si, par exemple, tu dois développer tes connaissances en marketing web, tu pourrais suivre une formation en ligne sur la publicité Facebook. Ou encore, si tu dois apprendre à mieux maîtriser la suite Adobe, tu peux visionner des tutoriels sur YouTube pour t’aider à te pratiquer.

Bien sûr, certains métiers nécessitent d’obtenir un diplôme, alors il se peut que tu doives retourner aux études pour atteindre l’emploi de tes rêves. Mais devine quoi: il n’est jamais trop tard pour ça, ou pour apprendre de nouvelles compétences.  

Pourquoi pas un blogue?

Dans la plupart des domaines, démarrer un blogue peut être une idée profitable, tant financièrement qu’au niveau de ta crédibilité quand vient le temps de passer en entrevue pour un nouveau poste.

Par exemple, si ton rêve est de devenir chroniqueur pour un journal ou rédacteur pour un magazine, un blogue sur un sujet pertinent peut en dire beaucoup plus long sur tes compétences et ton professionnalisme que ce qu’un simple C.V. peut révéler.

Ou encore, si ton rêve est de décrocher un poste de designer graphique dans une grande firme, ouvrir un blogue sur le design serait une très bonne idée. Il peut inclure, par exemple, des articles explicatifs sur des sujets comme la composition d’une image, l’harmonisation des couleurs, le matériel recommandé ou même des tutoriels montrant les bases de certains logiciels et des techniques de design.

Bref, un blogue démontre ton expertise dans ton domaine, tes compétences en informatique, ton sens de l’initiative et ta passion. Il peut être un outil concret qui va te démarquer des autres candidats sur le chemin vers l’emploi de tes rêves.

Pour savoir comment monétiser un blogue, je te suggère de lire le livre: Confessions d’un blogueur: la vérité sur les “experts” et comment en devenir un.

Et il n’y a pas que les blogues! Démarrer un podcast ou une chaîne YouTube, selon la pertinence dans ton domaine, peut aussi être une bonne façon d’acquérir de l’expérience et de la crédibilité.  

Pour garder le moral

Que tu veuilles garder ton emploi et tenter de négocier certains changements ou bien que tu préfères littéralement changer d’emploi, tu peux aussi utiliser certains trucs pour être plus heureux au travail en cours de route. Au fil du temps, ils peuvent faire une grande différence.

Personnalise ton espace de travail

Si ton environnement de travail est visuellement démoralisant, pourquoi ne pas essayer de le personnaliser un peu en le décorant selon ton goût si c’est possible? Un cadre à photo par-ci, une jolie lampe de bureau par-là, et te voilà dans un espace de travail réconfortant qui correspond à tes goûts.

Voir aussi: 8 trucs simples pour être plus productif

Concentre-toi sur le positif

Même si tu n’aimes pas ton travail, il y a probablement certains aspects que tu apprécies. Que ce soit l’heure du dîner avec les collègues à la cafétéria, le 15 minutes de lecture dans un fauteuil moelleux pendant la pause ou tout simplement le sourire d’un client satisfait. Utilise ces éléments comme un phare qui te guide et te motive au quotidien.

Récompense-toi

Pour passer plus facilement au travers d’une dure journée ou semaine de travail, n’hésite pas à te promettre une récompense. Que ce soit planifier ton activité favorite ou un souper au restaurant, prends le temps de te gâter et de te féliciter pour tes efforts. De cette façon, tu pourras concentrer ton attention sur un élément positif lorsque as envie de tout envoyer valser quand tu es au travail.  

Confie-toi

Ne pas aimer son travail peut mener à une bonne accumulation de frustrations. Pour éviter d’exploser, n’hésite pas à te confier à un proche et à discuter de ce qui te déplaît de ton emploi et de ce à quoi tu aspires. Tenir un journal quotidien peut aussi être une bonne façon d’évacuer ses frustrations.

Finalement

Si tu n’es pas heureux au travail, tu as deux choix: soit tu négocies certains changements à ton emploi, soit tu mets tout en oeuvre pour occuper le genre de poste qui te rendrait réellement heureux.

Tu dois d’abord déterminer quelles sont les causes exactes de ton malheur au travail, pour ensuite identifier quels critères correspondent à ton emploi idéal.

À partir de là, tu peux tenter de négocier avec ton patron afin d’éliminer ou de réduire les éléments qui te rendent misérable au travail. Il ne faut pas prendre cette négociation à la légère et être bien préparé avant d’aborder le sujet. Proposer un projet d’intrapreneuriat peut également être une très bonne façon de se sentir plus impliqué au travail et de développer des compétences qui te permettront possiblement d’occuper un poste plus intéressant par la suite.

Si tu ne vois pas de quelle façon ton emploi actuel pourrait véritablement te rendre heureux, alors détermine quelles compétences tu pourrais acquérir pour t’aider à décrocher l’emploi de tes rêves. Certains métiers nécessitent un diplôme, donc un retour aux études, mais une grande quantité de compétences peuvent être acquises à l’aide de formations en ligne, de lectures, d’écoute de podcasts ou de visionnements de tutoriels.

Ensuite, pour établir ta crédibilité et détenir un avantage sur les autres candidats pour les postes que tu convoites, tu pourrais démarrer ton propre blogue, podcast ou chaine YouTube (selon ce qui est le plus pertinent dans ton domaine).

Finalement, pour être plus heureux au travail entre temps, tu peux aussi personnaliser ton espace de travail, trouver et te concentrer sur les aspects positifs de ton emploi, prendre soin de te récompenser après de longues journées ou semaines et te confier à un proche ou dans un journal quotidien pour libérer tes frustrations.

Alors, ne gâche pas ton potentiel à stagner dans un emploi qui ne te rend pas heureux!

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5 méthodes efficaces pour lutter contre le stress au travail

Laisse-moi te raconter l’histoire de Marie. Elle travaille pour le même employeur depuis maintenant sept ans. Au début, elle adorait son travail et remerciait la vie chaque jour d’avoir décroché cet emploi. Après tout, elle est dans un domaine où la compétition est féroce et où les postes se font rares! Le salaire n’était pas très intéressant, mais Marie avait confiance en ses compétences (avec raison!) et croyait pouvoir gravir les échelons avec une bonne cadence.

Cinq ans après son entrée en poste, le fils du patron rejoint son équipe de travail. Tout le monde s’entend bien avec lui; il est un peu “bossy” mais très sympathique. Le problème, c’est qu’il n’aime pas beaucoup Marie pour on ne sait trop quelle raison. Bien vite, l’attitude du patron envers elle change drastiquement et il commence à lui mettre plus de pression à performer tout  en remettant soudainement ses compétences en question.

Quelques mois plus tard, le fils du patron obtient une promotion. Marie en est très frustrée, car il a décroché le poste qu’elle espérait depuis longtemps. Après tout, elle est mieux qualifiée pour le poste et a beaucoup plus d’expérience!

Marie ne parle de ses frustrations à personne, elle a trop peur pour sa sécurité d’emploi. Nul besoin de mentionner qu’elle a perdu beaucoup d’intérêt envers son travail. Au fur et à mesure que le temps passe, chaque défaut organisationnel l’exaspère de plus en plus. Le manque de leadership et la mauvaise gestion du patron, aggravés par une mauvaise communication interne, font en sorte qu’elle se retrouve à devoir faire fréquemment des semaines de 80 heures pour respecter les échéanciers.

Marie est au bout du rouleau. Elle fait de l’insomnie depuis des mois, souffre constamment de migraines et fait face à une importante prise de poids.

Le stress qu’elle subit au travail depuis des années a fini par ravager son corps et son esprit jusqu’à la rendre méconnaissable.

Le “bon stress” et le “mauvais stress”

Le stress n’est pas toujours une mauvaise chose; à petites doses, il peut nous aider à être plus productifs en nous procurant un petit boost d’adrénaline qui nous permet d’être efficaces, alertes et vifs d’esprit. C’est ce qu’on appelle communément un “bon” stress, car il est de courte durée et on arrive à bien le gérer pour ne pas le laisser nous submerger.

Toutefois, quand on parle de stress, on ne parle pas seulement de se ronger les ongles parce qu’on rushe un peu après avoir trop procrastiné. Les sources de stress au travail sont nombreuses, et trop de stress sur une trop longue période peut avoir des conséquences dévastatrices dans nos vies, comme c’est le cas dans l’histoire de Marie.

Le stress au travail

Évidemment, certains métiers sont plus stressants que d’autres, comme ceux qui comportent un constant élément de danger (policier ou pompier par exemple). Mais peu importe qu’on travaille au McDonald’s ou qu’on soit chirurgien, on doit faire face au stress. C’est une réalité qui fait partie intégrante du monde du travail et de la vie en général.

Une étude de la Northwestern National Life a découvert que 40 % des travailleurs trouvent leur emploi très stressant, et un sondage réalisé par Gallup et UBS révèle que 71 % des employés considèrent qu’ils sont confrontés à un niveau de stress modéré à élevé au travail. L’excès de stress serait donc un problème qui touche la majorité des travailleurs.

Selon Sharon Melnick, psychologue et auteure du livre “Success Under Stress”, le stress est provoqué par les situations qui sont hors de notre contrôle.

Pour le National Institute for Occupational Safety and Health (NIOSH) des États-Unis, le stress au travail est “la réponse nocive, physique et émotionnelle, qui se produit quand les exigences de l’emploi ne rencontrent pas les capacités, ressources ou besoins du travailleur.” (source)

Ces définitions complémentaires nous permettent de mieux saisir les origines du stress au travail, ce qui nous aidera à modifier la façon dont on y réagit pour en diminuer les effets néfastes.

Les causes

Voilà quelques-unes des principales causes de stress au travail:

  • Traitement injuste 
  • Mauvaise communication à l’interne
  • Conflits avec le personnel ou les supérieurs
  • Bruits dans l’environnement de travail
  • Peu ou pas de contrôle sur la façon de faire son travail
  • Pression à performer – devoir atteindre un rendement de plus en plus haut, devoir être au top de ses performances en permanence
  • Peur de perdre son emploi
  • Trop de temps supplémentaire (souvent une conséquence directe des restructurations et des coupures de postes)
  • Frustrations causées par une mauvaise gestion

Les conséquences

Les conséquences d’un excès de stress affectent l’état physique et psychologique et se manifestent par différents problèmes de santé et changements comportementaux. La qualité de vie et les relations interpersonnelles peuvent en être grandement affectées, tout comme la productivité et la performance au travail. Un surplus de stress mal géré est comme un boulet qu’on traîne et qui nous tire en arrière, nous empêchant d’atteindre notre plein potentiel et de nous démarquer.   

Voilà quelques-uns des principaux symptômes d’un excès de stress:

Symptômes physiques

  • Hausse de pression sanguine
  • Affaiblissement du système immunitaire
  • Augmentation du cholestérol sanguin
  • Fatigue
  • Perte de cheveux
  • Problèmes de peau
  • Insomnie et problèmes de sommeil
  • Difficultés de concentration
  • Maux de tête
  • Courbatures
  • Problèmes de digestion
  • Fluctuations anormales dans l’appétit

Symptômes psychologiques

  • Anxiété
  • État dépressif
  • Irritabilité
  • Perte d’intérêt dans le travail
  • Sautes d’humeur

Symptômes comportementaux

  • Erreurs de jugement fréquentes
  • Esprit distrait
  • Tendance à procrastiner davantage
  • Impatience
  • Augmentation de la consommation d’alcool et/ou de drogues

Trucs pour mieux gérer son stress

En parler

Quand on constate qu’on est affecté par un niveau de stress anormalement élevé, il est important de ne pas garder ses préoccupations pour soi et de trouver quelqu’un à qui en parler. Que ce soit un ami ou un membre de la famille, le simple fait d’en parler à un proche et de “vider son sac” peut aider à relâcher la tension et voir les choses sous un autre angle.  

Ne pas négliger son corps

Bien manger, faire de l’exercice et bien dormir; on sous-estime souvent le rôle de ces trois éléments pour notre bien-être, dont notre niveau de stress. Après tout, le stress est une réaction physique et hormonale, alors c’est tout à fait sensé de commencer par prendre soin de son corps pour en limiter les effets! Voilà quelques recommandations: 

  • S’alimenter le plus souvent possible d’aliments non transformés: de fruits, légumes, légumineuses, poissons, volailles et grains entiers ainsi que d’aliments contenant des acides gras oméga-3 (présents entre autres dans le saumon, les graines de chanvre, de chia et de lin).
  • Être actif chaque jour, au moins 30 minutes. En plus de réduire significativement la haute pression et de nous rendre plus résistants au stress, l’activité physique stimule la dopamine, la sérotonine et les endorphines, neurotransmetteurs favorisant la sensation de bien-être et la bonne humeur. Des activités comme la course et le jogging peuvent être particulièrement bénéfiques contre le stress.
  • S’assurer de dormir de 7 à 9 h par nuit et favoriser un sommeil de qualité. Négliger son sommeil rend plus vulnérable au stress, et puisque le stress peut mener à l’insomnie, le manque de sommeil peut facilement devenir un cercle vicieux. Le premier truc à appliquer pour aider à réguler le sommeil est d’établir une routine pour réduire notre exposition à la lumière bleue en soirée et se relaxer avant d’aller dormir, ainsi que se coucher et se lever à la même heure chaque jour. Pour plus de détails sur les façons de favoriser un sommeil de qualité, voir aussi cet article.

Planifier et s’organiser

Pour s’éviter du stress inutile, planifier son travail selon les priorités auxquelles on doit accorder notre temps est primordial. Chaque matin, ou un peu avant la fin de chaque journée de travail, prends un petit 15 minutes pour revoir le travail qui doit être fait et planifier la journée suivante. De cette façon, tu seras plus en contrôle et moins vulnérable au stress.

Voir aussi: 7 méthodes pour travailler 48 h par jour

Toutefois, travailler 8 heures par jour sans arrêt pour essayer d’accomplir le plus de choses possible n’est pas recommandé. Les pauses sont primordiales pour recharger nos batteries, libérer le stress et travailler de façon optimale. Il serait donc sage de leur réserver du temps dans nos planifications quotidiennes et de profiter de ces moments pour prendre une petite marche si possible, s’étirer et faire quelques exercices de respiration.

Éliminer les habitudes qui te causent du stress inutilement

Il arrive qu’on soit notre propre source de stress. Par exemple, quand on accorde une trop grande importance à l’opinion d’autrui, on perd le contrôle sur la satisfaction qu’on éprouve envers notre propre travail. C’est une situation stressante qui peut mener à d’autres habitudes provoquant du stress inutile comme le perfectionnisme, la procrastination et le pessimisme.

 Voir aussi: Bienvenue aux perfectionnistes anonymes

Relaxer et respirer 

L’une des meilleures façons pour relâcher le stress instantanément et le combattre à long terme est d’apprendre des techniques de relaxation et de respiration. Ça peut être aussi simple que de prendre de grandes respirations par le nez et les relâcher lentement par la bouche chaque fois qu’on se sent stressé pendant la journée. Voilà d’autres méthodes qui valent également la peine d’être essayées:

*Ces techniques peuvent être accompagnées d’aromathérapie ou de musique, peuvent se pratiquer pratiquement n’importe où et n’ont pas de durée déterminée.

  • Respiration profonde: Il suffit de s’asseoir en gardant le dos bien droit, (ou de s’étendre sur le dos) de poser une main sur l’abdomen et l’autre sur la poitrine. Il faut ensuite prendre une grande inspiration par le nez en gonflant son abdomen autant que possible, et non sa cage thoracique. La main sur la poitrine ne devrait pratiquement pas bouger. Ensuite, il faut expirer lentement autant d’air que possible par la bouche en contractant les muscles abdominaux. Encore une fois, c’est la main sur l’abdomen qui devrait bouger et celle sur la poitrine devrait demeurer pratiquement immobile. 
  • Respiration fraîche: cette technique de respiration est particulièrement efficace dans les moments où on se sent frustré ou en colère. Il suffit de prendre une grande respiration par la bouche en réduisant l’entrée d’air, comme si on respirait à travers une paille, puis d’expirer normalement par le nez. Lorsque bien effectuée, cette respiration donne une sensation de fraîcheur sur le dessus de la langue.
  • Respiration du dragon: cette technique de respiration est recommandée dans les moments de stress intense et d’anxiété. Elle consiste à prendre une grande respiration par les narines et à expulser l’air lentement par la bouche comme si on soufflait dans une paille. En expirant, on peut  imaginer que le souffle qu’on rejette est une épaisse fumée grise dans laquelle se trouvent nos craintes et énergies négatives.
  • Méditation: Méditer régulièrement, même si ce n’est que pendant quelques minutes, permet d’exercer un meilleur contrôle sur nos pensées et limiter le stress qu’elles nous procurent.
  • Activité relaxante: trouver une activité relaxante qu’on apprécie et qu’on peut pratiquer fréquemment permet d’évacuer le stress qui nous habite. Que ce soit la pratique du yoga, le jardinage, ou même prendre un bain chaud en écoutant de la musique, toutes les façons sont bonnes, tant qu’elles ont un effet relaxant et qu’elles conviennent à notre mode de vie.

En résumé

Le travail peut être une très grande source de stress dans nos vies, que ce soit à cause du manque de contrôle sur la façon de faire son travail, de l’absence de sécurité d’emploi, de la pression à performer, d’injustices vécues, etc. Même si les causes sont variées, les effets sont toujours ravageurs. En plus d’avoir un impact sur notre santé physique et psychologique, le stress peut nous empêcher d’être performants et limiter notre avancement professionnel.

Il est donc primordial d’apprendre à gérer le stress au travail.

Pour ce faire, il faut d’abord éviter de garder nos frustrations pour nous et en parler à un proche. Extérioriser nos préoccupations et recevoir un avis externe permet souvent de relâcher la tension et de voir la situation sous un autre angle.

Ensuite, il faut porter une attention particulière à la façon dont on s’occupe de notre corps. Une saine alimentation, de l’exercice quotidien et une bonne routine de sommeil nous rendent plus aptes à résister au stress tout en limitant ses effets.

Aussi, il serait sage d’investir quelques efforts dans notre croissance personnelle pour éliminer de nos vies les habitudes qui causent du stress inutilement, comme le perfectionnisme, la procrastination ou le pessimisme.

Enfin, apprendre et utiliser des techniques de respiration et consacrer du temps à des activités relaxantes va aider à relâcher la tension accumulée et peut nous permettre de combattre le stress tout au long de la journée.

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Comment ne plus être en retard

Quatre habitudes à prendre pour ne plus être en retard

Est-ce que tu as le syndrome du lapin blanc, toujours “en retard, en retard” à courir à gauche et à droite en regardant l’heure nerveusement?

“En r’tard! En r’tard! J’ai rendez-vous quequ’part! Je n’ai pas l’temps de dire au revoir, je suis en r’tard, en r’tard!”

Si tu es un retardataire chronique, tu n’es pas sans savoir que les inconvénients sont nombreux! Non seulement ton entourage risque de percevoir ton retard comme un manque de respect, mais quand cette mauvaise habitude s’invite au travail, c’est littéralement ta carrière qui est en jeu.

Heureusement, même si c’est un comportement profondément ancré en nous, on peut arriver à le changer en appliquant certains trucs.

D’abord, il faut savoir qu’on n’est pas tous en retard ou à la dernière minute pour les mêmes raisons. Certains sont des procrastinateurs délibérés qui choisissent de tout faire à la dernière minute parce qu’ils aiment le boost d’adrénaline que ça procure. D’autres ont tout bonnement “les yeux plus gros que le ventre” et se planifient trop de choses à faire dans un laps de temps trop court. Ou encore, certains ont simplement un déficit d’attention, sont facilement déconcentrés et perdent la notion du temps.  

Dans tous les cas, des trucs et des habitudes simples à mettre en place peuvent aider à éviter les retards. On peut, entre autres, organiser nos tâches de façon à commencer par le pire et garder le meilleur pour la fin,  apprendre à mieux gérer son temps, voir plus petit pour voir plus grand et apprendre à prioriser et travailler plus efficacement en facilitant l’état de flow.  

Commencer par le pire

L’une des raisons qui font souvent en sorte qu’on est en retard est la procrastination des tâches qui nous intimident ou nous déplaisent. On a tendance à toujours les repousser à plus tard, ce qui fait en sorte qu’on se retrouve à devoir les accomplir à la dernière minute et qu’on risque ultimement de manquer de temps.

Voir aussi: Comment vaincre la procrastination selon son profil type

La solution? Renverser la vapeur. Commencer chaque journée avec les tâches les plus difficiles et déplaisantes nous permet de les accomplir plus efficacement et plus rapidement, car on profite du moment de la journée où nos niveaux d’énergie et de volonté sont à leurs plus hauts. Du coup, le reste de la journée paraît beaucoup plus agréable et le sentiment de fierté qu’on éprouve est très motivant!

Éliminer les distractions

C’est très difficile d’éviter les distractions, mais c’est primordial si on veut minimiser les risques d’être en retard. Souvent, on succombe à une distraction sans même s’en apercevoir et on en prend conscience un long moment plus tard quand le mal est déjà fait.

La meilleure technique pour ne pas succomber aux distractions est tout simplement de tout faire pour en éliminer les sources.

Voilà quelques trucs qui vont aider:

  • Dans un environnement de travail bruyant, mettre des écouteurs à réduction/suppression du bruit (sans nécessairement mettre de musique) pour couper les sons dérangeants et favoriser la concentration.
  • Ranger son smartphone hors de vue et de portée. Si ce n’est pas possible parce qu’il est un outil de travail, désactiver les notifications ou utiliser une application comme AppBlock pour les bloquer momentanément.
  • Prendre conscience des distractions auxquelles on succombe le plus facilement et développer l’habitude de se ramener à l’ordre dès qu’on réalise qu’on a été distrait.

Voir aussi: Deux façons de neutraliser les armes de distraction massive

Planifier son temps

Il faut faire attention avec la planification, parce que “trop, c’est comme pas assez.” En voulant absolument tout planifier à la seconde près, on arrive rarement à accomplir tout ce qu’on a prévu (parce qu’il y a toujours des imprévus!), ce qui mène immanquablement à des retards dans nos échéanciers.

De l’autre côté, si on se planifie trop de temps pour les imprévus, on devient la proie du principe de Parkinson qui veut qu’une tâche s’allonge jusqu’à prendre la totalité du temps qui lui est accordé.

Le truc: voir petit et prioriser.

Voir petit à court terme pour voir grand à long terme

Pour planifier efficacement son temps, il faut déconstruire nos tâches le plus possible.

Je m’explique:

Une tâche qu’on planifie doit être constituée d’un seul élément, pas d’une suite de choses à faire. Prenons en exemple quelque chose de concret et de visuel, comme construire une maison. À quoi ressemblerait la liste de tâches d’un tel projet? Spontanément, on se dit: couler les fondations, monter la charpente, passer la plomberie et l’électricité, etc. Le problème, c’est que “monter la charpente” ce n’est pas une tâche, c’est une multitude de petites tâches. Couper un madrier est une tâche. Clouer un clou est une tâche. Poser une brique est une tâche. Tu vois où je veux en venir?

On envisage généralement nos tâches sous forme de trop gros morceaux. C’est entre autres pourquoi c’est si difficile de planifier de façon réaliste le temps requis pour les accomplir.  

Pour voir grand à long terme (construire une maison), il faut planifier notre temps et nos tâches en voyant petit à court terme (un clou à la fois).

Voir aussi: 7 méthodes pour travailler 48 h par jour

Ça peut donner l’impression qu’il y a encore plus de choses à faire, j’en conviens. Mais en priorisant efficacement et en ne se concentrant que sur la tâche qu’il y a immédiatement devant nous, on arrive à atteindre un rythme de travail plus efficace.

Apprendre à prioriser

Quand on est souvent en retard, c’est possible que ce soit aussi parce qu’on a tendance à passer beaucoup de trop de temps sur des tâches qui ne sont pas réellement importantes. Par exemple, si on passe des heures à chercher la police d’écriture parfaite au lieu de rédiger le texte, ce n’est pas étonnant que le document soit remis en retard!

C’est pourquoi il est primordial d’apprendre à prioriser.

Avant de planifier tes journées, prends le temps de te demander à quel point tes tâches à faire sont nécessaires pour atteindre tes objectifs, et assure-toi de toujours travailler en priorité sur ce qu’il y a de véritablement important.

Voir aussi: Bienvenue aux perfectionnistes anonymes

Atteindre son flow

Le flow, c’est ce qui se produit quand on est complètement absorbé par son travail. Quand on atteint cet état, c’est comme si le monde extérieur n’existait plus. Il n’y a rien pour nous distraire et on ne voit plus le temps passer. Quand on est en flow, on est particulièrement productifs et on arrive à accomplir une charge de travail impressionnante.

C’est un état qui se manifeste fréquemment pendant les tâches qui font appel à la créativité et qui demandent de la concentration, comme la création artistique ou visuelle, la rédaction, et même le codage.

Travailler en flow le plus souvent possible permet d’accomplir plus de choses dans un laps de temps plus court, ce qui limite les risques d’avoir du retard dans nos échéanciers.

La question qui s’impose est donc: que faire pour favoriser cet état?

Plusieurs méthodes peuvent être utilisées (le sujet est abordé en détail dans le ebook de Double ta valeur!), mais l’élément essentiel est de pouvoir se concentrer sur son travail sans distraction suffisamment longtemps. Pour certaines personnes, 15 minutes sont suffisantes, tandis que d’autres ont besoin d’une heure. Notre niveau d’énergie va aussi influencer la facilité avec laquelle on entre en flow.

Voir aussi: Ta carrière est une série de sprints, voilà comment renouveler ton énergie!

Il n’y a pas de raccourci ou de passe-droit, mais une fois qu’on a atteint notre flow, le jeu en vaut la chandelle!

En résumé

Le retard peut être considéré non seulement comme un manque de respect, mais il peut aussi être perçu comme une incapacité à gérer efficacement son temps et ses tâches. Être toujours en retard ou à la dernière minute peut donc être très dommageable à une carrière en plus de ralentir la productivité en général.

Parmi les retardataires chroniques, trois profils se distinguent: celui qui procrastine volontairement parce qu’il croit travailler mieux sous pression, celui qui sous-estime l’ampleur des tâches qu’il se planifie et celui qui est trop facilement distrait.

Dans tous les cas, intégrer ces habitudes de travail peut limiter les risques de retard:

  • Commencer chaque journée en réalisant les tâches qui nous déplaisent ou nous intimident évitera de procrastiner jusqu’à la dernière minute.
  • Éliminer les distractions permettra de rester concentré sur son objectif et d’avancer le travail plus efficacement.
  • Segmenter ses tâches en plus petites sous-tâches rendra leur planification plus efficace. Remettre en question chacune de ces petites sous-tâches quant à leur niveau de pertinence permettra de mieux prioriser et de toujours travailler sur ce qui est réellement important.
  • Favoriser l’état de flow au travail permettra d’augmenter la productivité, ce qui facilite l’atteinte des objectifs et le respect des échéanciers.

Voilà donc ce qui conclut cet article. Si tu as des questions ou des commentaires, ou encore si tu veux nous partager tes trucs pour ne plus être en retard, laisse-nous un commentaire ci-dessous!

Un intrapreneur à l'oeuvre

Intrapreneur: serait-ce le meilleur des deux mondes?

On va se le dire, l’entrepreneuriat est à la mode!

On n’a qu’à penser aux “dragons”, aux centres d’entrepreneuriat ou aux projets qui décollent grâce au sociofinancement pour réaliser à quel point c’est un sujet omniprésent sur la scène économique…

L’entrepreneur moderne, c’est la version remastérisée du self-made-man à l’ère du numérique: Jobs, Gates, Zuckerber, Musk… On pense à ces grands noms qui ont défié les normes établies pour démarrer leurs entreprises et qui ont littéralement créé des empires, et ça nous fait rêver.  

Mais même si on en rêve, ce n’est pas un chemin à emprunter à la légère. Il faut être réaliste, avoir les moyens de ses ambitions et être en état de pouvoir assumer les montagnes russes d’incertitude financière, d’imprévus et de contorsions d’horaires qui guettent les entreprises en démarrage.

L’entrepreneuriat, ça fait rêver, mais ça fait aussi très peur et c’est suffisant pour refroidir les ardeurs de la majorité d’entre nous!

Alors on soupire un grand coup en rangeant notre rêve entrepreneurial dans un coin de notre esprit en espérant que la vie nous offre l’opportunité de le revisiter un jour…

Après tout, on ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre comme dirait ma grand-mère…

N’est-ce pas?

Les options

Si tu es un employé qui est habité d’un rêve entrepreneurial, tu peux suivre le chemin de l’un de ces trois scénarios:  

Scénario 1

Tu quittes ton emploi pour lancer ton entreprise. Si tu fais partie des 33,7 % qui ont projet réellement porteur, qui savent mettre les priorités aux bons endroits et qui ont les compétences et qualités nécessaires à la réussite de leur projet, ton entreprise survivra au moins cinq ans et tu seras sur le chemin du succès. Sinon, tu devras t’acquitter des dettes engendrées par l’échec de ton entreprise et retourner travailler pour quelqu’un d’autre en rêvant nostalgiquement au passé en te disant “si seulement…”

Scénario 2

Tu ne changes absolument rien. Tu conserves ton emploi actuel en travaillant de ton mieux, les doigts croisés en espérant être le prochain en liste pour avoir une promotion ou une augmentation de salaire.

Scénario 3

Tu conserves ton emploi, mais décides de changer ton approche et ta façon de travailler afin de devenir un intrapreneur.

Avoir le beurre et l’argent du beurre

Et si je te disais que devenir intrapreneur pourrait te permettre d’obtenir le meilleur des deux mondes? Que c’est une avenue qui te donnerait la possibilité de:

  • tirer profit de ta mentalité d’entrepreneur et de tes idées de grandeur sans risque financier,
  • t’épargner le poids bureaucratique du démarrage d’une entreprise,
  • conserver un horaire stable,
  • contribuer à une entreprise à ton plein potentiel,
  • acquérir de l’expérience dans le domaine de l’entrepreneuriat,
  • développer de nouvelles compétences,
  • prouver ta valeur et augmenter ton salaire,
  • et tellement plus…

C’est quoi un intrapreneur ?

L’une des premières utilisations du terme “intrapreneur” remonte en 1976 avec la publication d’un ouvrage par Gifford Pinchot III: Intrapreneuring. Why you don’t have to leave the corporation to become an entrepreneur.

Dans les années qui suivent, l’appellation a été reprise à quelques occasions, entre autres par Steve Jobs dans un article de NewsWeek en 1985. Le American Heritage Dictionary a officialisé le terme “Intrapreneur” en 1992:

In-tra-pre-neur. n.

A person within a large corporation who takes direct responsibility for turning an idea into a profitable finished product through assertive risk taking and innovation.

Traduction libre:

Une personne au sein d’une grande corporation qui assume la responsabilité de transformer une idée en produit fini et profitable à travers la prise de risque assertif et l’innovation.

Autrement dit, l’intrapreneur est un entrepreneur salarié qui dirige un projet d’entreprise au coeur d’une entreprise. Comme une poupée russe de business. On pourrait le voir aussi comme un entrepreneur “en résidence”.

La principale différence entre un intrapreneur et un entrepreneur est que, bien entendu, l’intrapreneur n’est pas propriétaire de l’entreprise. L’entrepreneur est donc un créateur d’entreprises, tandis que l’intrapreneur est plutôt un développeur d’entreprises.

Une histoire de Post it

Tu sais très probablement ce qu’est un Post it. Il n’y a pas beaucoup d’objets devenus aussi iconiques du travail de bureau! L’invention est d’une simplicité déroutante pour la popularité phénoménale qu’elle a connue.

Le Post it a été inventé en deux temps par des employés de l’entreprise 3M. En 1968, Spencer Silver, chimiste, invente par accident un polymère adhésif réutilisable qui peut être collé et décollé. Il tente de le commercialiser sans succès, mais réussit à faire breveter son invention avec l’aide de son directeur de département.

Quelques années plus tard, en 1974, un autre employé de 3M, Arthur Fry, a l’idée d’essayer d’utiliser cet adhésif pour pouvoir coller les bouts de papier qu’il utilise comme signets sur ses partitions de musique sans risquer de les abimer. L’idée est bonne en théorie, mais en pratique l’adhésif ne reste pas bien collé sur les signets. Finalement, deux autres membres de l’équipe de Silver réussissent à l’étendre pour qu’il reste en place sur du papier par un procédé industriel.

Et c’est ainsi que le Post it est né!

D’abord utilisé à l’interne par les employés de 3M pour se laisser des notes, servir de signets ou lors de brainstorms, l’entreprise réalise le potentiel de cette invention et tente de la commercialiser en 1977 sous le nom de « Press’n Peel ». Ce fut un échec, car les fournisseurs de fournitures de bureau ne savaient pas trop comment décrire l’utilisation de cette invention aux clients potentiels.

L’année suivante, un nouveau directeur marketing a alors l’idée d’en faire la promotion en distribuant massivement des échantillons gratuits. 90 % des gens qui ont eu l’occasion de les essayer ont démontré leur intérêt pour en acheter.

Trois ans plus tard, le “Post it” avait littéralement conquis le marché américain, canadien et européen!

Cette histoire à succès démontre tout le potentiel de l’intrapreneuriat. Le Post it n’est pas un produit qui a été développé à la demande de l’entreprise 3M, mais bien à l’initiative d’employés qui ont su tirer profit des erreurs (l’invention accidentelle de la colle) et mettre de l’avant une idée novatrice.    

Depuis, un grand nombre d’inventions ou d’innovations sont nées de l’intrapreneuriat: Gmail et Adsense dans l’entreprise Google, la console PlayStation dans l’entreprise Sony et le iPod/iPhone chez Apple ne sont que quelques exemples.

Est-ce que j’ai l’âme d’un intrapreneur?

Les principales différences entre un employé traditionnel et un aspirant intrapreneur sont le besoin d’accomplissement et l’envie d’innovation de ce dernier. L’intrapreneur a le désir profond d’avoir un réel impact dans un domaine ou une entreprise et l’envie irrésistible de suivre son flair entrepreneurial.

Un bon candidat pour l’intrapreneuriat possède les qualités suivantes:

  • proactif,
  • créatif,
  • diplomate,
  • visionnaire,
  • pragmatique

et les compétences suivantes:

  • sait faire preuve de discernement,
  • est bien informé sur l’actualité des marchés pertinents,
  • comprend le public cible de l’entreprise, ses besoins et ses désirs,
  • connaît bien  l’offre de l’entreprise,
  • fait preuve d’autonomie et d’indépendance,
  • a l’esprit d’initiative.

Les avantages de l’intrapreneuriat

L’intrapreneuriat, c’est un “win/win” tant pour les employés que leurs employeurs.

Pour l’employé:

  • possibilité de gérer un projet d’entreprise en utilisant les ressources mobilières, matérielles et humaines mises à disposition par l’employeur,
  • avantages financiers, possibilité de négocier un pourcentage des ventes selon le contexte, le produit proposé et sa mise en marché,
  • meilleures possibilités d’avancement et de reconnaissance de la part de l’employeur,
  • permet d’apprendre les rouages de l’entrepreneuriat tout en étant salarié.

Pour l’employeur:

  • permet à l’entreprise de cultiver des projets novateurs,  
  • donne à l’entreprise un avantage compétitif dans son milieu,
  • les employés sont plus productifs, car davantage motivés par les projets dans lesquels ils peuvent réellement s’impliquer.

Comment devenir intrapreneur?

Dans les faits, l’intrapreneuriat peut prendre plusieurs formes et s’adapter aux différents milieux de travail. De l’ouverture d’une nouvelle filiale à la mise en marché d’un nouveau produit en passant par la mise en place d’une simple boîte à suggestions pour améliorer l’efficacité à l’interne, toutes les avenues sont intéressantes pour adopter une mentalité d’intrapreneur au travail.

Le seul critère de base est de faire preuve d’initiative dans le but d’aider l’entreprise à augmenter ses revenus ou diminuer ses dépenses.

Voilà les cinq principales étapes par lesquelles passer pour donner un virage intrapreneurial à ta carrière.  

Étape 1 – la réflexion

D’abord, tu dois réfléchir aux raisons pour lesquelles tu t’intéresses à l’intrapreneuriat. Est-ce que c’est:

  • Pour mieux aligner tes valeurs à ton travail ?
  • Pour la reconnaissance de tes compétences dans ton milieu?
  • Pour apaiser ton esprit créatif?
  • Pour la possibilité d’avoir un impact sur le monde et le rendre meilleur?
  • Est-ce que c’est purement une question de gains financiers?

Bref, dresse une liste de ce que tu aimerais accomplir et pour quelles raisons.

Ensuite, tu dois te demander en toute honnêteté quelles sont réellement tes forces. Lesquelles de tes compétences se démarquent et quel avantage unique est-ce que ça te permettrait d’apporter à l’entreprise où tu travailles?

Finalement, réfléchis aux façons dont tu pourrais atteindre ton objectif intrapreneurial tout en mettant de l’avant tes meilleures compétences.

Étape 2 – le choix

Les réflexions de la première étape devraient avoir pavé la voie qui te permettra d’accomplir l’étape 2: choisir ton projet intrapreneurial.

Pour ce faire, tu dois prendre en considération la mission et les orientations de l’entreprise. Par exemple, si tu travailles pour un OBNL qui a pour mission de sensibiliser la population envers une cause X, que ton but intrapreneurial serait de permettre à l’organisme de générer plus de revenus pour effectuer sa mission plus efficacement tout en te versant un meilleur salaire, et que ta principale force est la rédaction… Hé bien la mise sur pied et la monétisation d’un blogue serait peut-être un projet intéressant.

L’idée est de détecter une opportunité qui va permettre à l’entreprise de mieux remplir sa mission tout en augmentant ses gains ou en réduisant ses dépenses.

Ça peut être grâce à un nouveau produit, un nouveau service ou une nouvelle façon de faire.

Voilà d’autres exemples:

  • Proposer une méthode de travail plus rapide ou plus efficace (donc moins coûteuse en temps).
  • Établir un nouveau partenariat pour élargir l’offre de l’entreprise.
  • Trouver une façon de rejoindre plus efficacement le public cible (comme en envisageant le marketing web et le ecommerce).
  • Suggérer des améliorations qui seraient bénéfiques à la culture d’entreprise et à la motivation des employés (aménager une bibliothèque d’ouvrages pertinents et un coin lecture dans la salle de break, proposer d’ajouter un abonnement au gym comme avantage aux employés, etc).  

Étape 3 – L’apprentissage

Une fois que tu auras décidé quel projet tu désires intraprendre, renseigne-toi sur les différentes compétences et connaissances qui seront nécessaires pour le mettre en place efficacement.

Par exemple, si ton projet était de mettre sur pied une boutique en ligne, ce serait primordial de connaître les différentes plateformes disponibles, leurs avantages et inconvénients, ainsi que les frais d’utilisation. Ne saute pas à pieds joints dans le bateau de Shoooping parce que tu as entendu un gars en parler au resto-bar jeudi soir; fais-toi ta propre opinion et n’aie pas peur d’explorer, de poser des questions, de tester les plateformes et de lire les commentaires des utilisateurs sur différents forums afin de déterminer quelle solution serait réellement la plus avantageuse pour l’entreprise (Shopify? Woocommerce?).

Ensuite, ce serait également pertinent de connaître la base en ce qui a trait aux hébergements web, à la sécurité transactionnelle en ligne, aux différentes plateformes de paiement qui existent, au web marketing et aux autres domaines connexes.  

Sans maîtriser toutes ces compétences, assure-toi à tout le moins d’être suffisamment renseigné pour pouvoir entretenir une conversation sur le sujet et de savoir quels en sont les enjeux. De cette façon, tu sauras détecter plus facilement avec quelles entreprises faire affaire au besoin et tu pourras exprimer plus efficacement les besoins de ton projet.

Finalement, assure-toi d’être à jour dans tes connaissances du marché de ton industrie/domaine et des perspectives d’avenir. Sois à l’affût de l’actualité économique, technologique et sociale, visite des forums, lis des articles de blogue, consulte les sources et les études réalisées sur les sujets qui sont pertinents pour ton projet.

Tu peux aussi commencer à sonder l’intérêt du marché afin de mieux connaître les implications et les risques associés à ton projet. Plus tu auras d’informations concrètes et valides à présenter, plus ton projet aura des chances de prouver sa valeur.  

Étape 4 – La présentation

Avant de présenter ton projet à ton employeur, assure-toi d’être bien préparé. Si tu veux réellement avoir des chances qu’il soit accepté, tu dois le convaincre du potentiel de ton idée pour le développement de l’entreprise et prouver que tu es la personne tout indiquée pour le mener à bien. L’étape 3 est primordiale pour démontrer ton sérieux et établir ta crédibilité, il reste donc à détailler les étapes de création et de développement du projet.

Tu peux utiliser la méthode que tu veux pour déterminer la structure de ton projet, mais je te suggère d’utiliser la façon mindmap (carte mentale).

Mindmap avec Post its

Écris toutes les étapes de ton projet et ce que ça implique sur des Post its individuels, sans ordre particulier, et colle-les sur un mur ou un grand tableau blanc. Vide ton cerveau de tout ce qui te passe par la tête concernant ton projet et utilise autant de Post its que nécessaire.

Ensuite, tu peux déplacer les Post its pour regrouper tes idées en ordre chronologique et thématique pour commencer à former la structure de ton projet.

Cette façon de faire te permettra de voir plus clair dans l’ordre logique de ton projet, les priorités et les étapes qui ne sont peut-être pas nécessaires à son succès.

Prends ton oeuvre en photo, car il s’agit de ton plan pour structurer ta présentation!   

Mindmap avec application web

Les étapes de cette façon de faire sont exactement les mêmes qu’avec les Post its, mais les idées sont écrites dans les bulles d’une mindmap virtuelle plutôt que sur du papier. Je suggère deux applications pour ce faire: MindMeister et Mindmup . MindMeister est l’application la plus intuitive, conviviale et pratique, mais Mindmup est gratuite, peu importe le nombre de mindmaps qu’on crée, et répond très bien aux besoins de base. Les deux applications peuvent être intégrées dans Google Drive et utilisées en collaboration avec d’autres personnes qu’on peut inviter avec leur adresse courriel.

Les supports

Selon la complexité de ton projet et la quantité d’informations à présenter, un diaporama avec Microsoft Powerpoint ou Google Présentations (slides) pourrait être un bon support à utiliser (l’application MindMeister permet également de générer un diaporama à partir d’une mindmap).

N’hésite pas à utiliser des graphiques pour illustrer tes arguments et à citer des études crédibles sur le sujet. Il faut que le potentiel de ton idée soit clair et évident. Tu peux aussi réaliser un court dossier de présentation à partir des informations introduites pour accompagner ta démarche. Remettre ce genre de document à ton employeur lui donnera un outil concret à considérer quand viendra le temps de délibérer sur ton projet.

Étape 5 – La réalisation

Si tout s’est bien passé dans les quatre premières étapes et que ton employeur n’est pas un bocké rébarbatif au changement, ton projet a probablement été accepté. Félicitation!

Ne t’assois pas sur tes lauriers, car c’est à ce moment-là que ça devient vraiment sérieux.

Comme l’a si bien dit l’oncle Ben dans Spiderman, “avec de grands pouvoirs viennent de grandes responsabilités”.

Tu as entre les mains le pouvoir de contribuer à la prospérité d’une entreprise, mais aussi le pouvoir de propulser ta carrière! Tu as donc la responsabilité de tout mettre en oeuvre pour la réussite de ton projet.

D’abord, assure-toi que la direction est sensibilisée sur le temps et les ressources qui seront nécessaires. De cette façon, tu limiteras les risques que ton projet suscite de l’impatience face à son retour sur investissement.

Ensuite, sois toujours transparent dans ta gestion du projet et offre fréquemment du suivi sur son avancement. Veille à conserver un bon workflow et travaille de façon à maximiser ta productivité. Le tableau Kanban, par exemple, est une méthode de gestion du travail qui pourrait probablement être utile (voir l’article: 7 méthodes pour travailler 48 h par jour).

Finalement, demeure toujours réaliste et ne te laisse pas emporter par un trop grand optimisme. Sois pragmatique!

Conclusion

Pour plusieurs, l’intrapreneuriat est très certainement le meilleur des deux mondes. C’est une façon d’envisager une carrière qui peut nous permettre de mettre à profit notre esprit entrepreneur sans toutefois avoir à assumer les risques financiers et autres casse-têtes liés au démarrage d’une entreprise. C’est également un bon moyen d’acquérir de l’expérience en entrepreneuriat, tout en étant salarié, pour éventuellement lancer sa propre entreprise.

Avoir des employés intrapreneurs est également un grand avantage pour les entreprises qui peuvent ainsi se renouveler plus efficacement et bénéficier d’un personnel réellement engagé et motivé par l’entreprise et sa mission. Selon une étude de l’Université de Phoenix, 61 % des employés satisfaits par leur emploi ont un employeur qui favorise les initiatives intrapreneuriales.

De tels projets peuvent être déployés à petite ou grande échelle, comme en proposant des façons d’augmenter l’efficacité et la productivité des employés par l’ergonomie, la culture d’entreprise et la révision des procédures, ou encore en proposant littéralement la mise en place d’une nouvelle offre ou d’une nouvelle filiale de l’entreprise.

Pour devenir intrapreneur, il faut tout d’abord posséder certaines qualités comme la créativité, la diplomatie, l’autonomie et le pragmatisme ainsi qu’être bien informé sur les besoins du marché, sur le public cible de l’entreprise et les grandes orientations de celle-ci.

Avant de proposer un projet d’intrapreneuriat à son employeur, il faut s’assurer d’être bien préparé. Il faut d’abord réfléchir à ce qu’on désire tirer personnellement de ce projet et trouver une façon d’impliquer nos meilleures compétences dans un projet qui permettra à l’entreprise d’effectuer sa mission plus efficacement, d’augmenter ses revenus ou de diminuer ses dépenses. Une fois le projet accepté, il faut faire preuve de transparence dans sa gestion et assurer à la direction un suivi constant sur son développement.

Les entreprises à contre-courant

Malheureusement, la culture d’entreprise est souvent un frein à l’intrapreunariat. Ce n’est pas encore dans les habitudes de gestion de la majorité des entreprises de laisser la latitude nécessaire aux employés pour qu’ils puissent prendre ce genre d’initiatives. Ce n’est donc pas un choix de carrière qui est évident à faire dans tous les milieux.

C’est pourquoi il est important de parler de l’intrapreneuriat et d’en faire connaître les avantages. Il faut “brasser la cage” des entreprises! L’intrapreneuriat est certainement l’une des façons les plus efficaces de se tourner vers l’avenir et de développer des façons de travailler plus efficaces, plus humaines et garantes de succès.  

L'importance de bien gérer son énergie

Tu perds ton temps si tu ne sais pas gérer ton énergie.

Quels sont les mots qui te viennent spontanément en tête quand je te dis “énergie”?

Électricité, solaire, hydraulique, mouvement? Ou peut-être CrossFit, marathon, et shake? Ou encore café, monster, et sucre?

Ce sont toutes des réponses pertinentes. Par contre, ça démontre qu’on associe inconsciemment l’idée “d’énergie” à l’un de ses aspects particuliers, que ce soit au niveau de la source, des effets ou de l’usage.

Maintenant, si je te demande de penser à ton niveau d’énergie personnel, tu vas probablement penser à l’énergie physique.

Grosse journée = fatigue et manque d’énergie. 4 shooters de double espresso = trop d’énergie pour la league.

Toutefois, ton énergie physique n’est qu’un des éléments à considérer pour gérer ton niveau d’énergie global, qui est en réalité puisé à la source de ces quatre états:

  1. physique
  2. émotionnel
  3. mental
  4. spirituel

Autrement dit, ton énergie, c’est ta capacité d’être performant physiquement ET psychiquement.

Si on veut réellement maximiser notre énergie, il ne faut pas faire l’erreur de ne considérer que sa dimension physique.   

Tu connais sûrement l’expression “un esprit sain dans un corps sain.” Hé bien ce n’est pas seulement une belle citation inspirante qui nous vient de l’antiquité romaine, c’est aussi exactement ce qu’il faut viser pour avoir plus d’énergie.

On a déjà abordé la dimension physique dans l’article : “Ta carrière est une série de sprints, voilà comment renouveler ton énergie!”. Dans cet article-ci, on va donc voir de quelles façons maximiser et recharger notre énergie émotionnelle, mentale et spirituelle (je sais, ça sonne un peu mystico-douteux, mais ne t’en fais pas c’est très concret!)

Les notions présentées et stratégies suggérées sont principalement basées sur une étude menée par The Energy Project et tirées des livres Deep Work de Cal Newport et The Power of Full Engagement: Managing Energy, Not Time, is the Key to High Performance and Personal Renewal de Tony Schwartz et Jim Loehr.

Économiser et recharger son énergie

Pour faire simple, on pourrait dire que notre énergie fonctionne un peu comme une batterie de smartphone. Elle est rechargeable, mais il faut faire attention à la façon dont on l’utilise si on ne veut pas que la réserve se vide trop vite. Une fois la source d’énergie épuisée, on n’a plus la capacité de remplir nos fonctions, même si on en a le potentiel, alors on doit recharger!

Certains comportements ont un coût énergétique énorme, alors on va voir quelles habitudes et quels comportements on devrait favoriser ou éviter.  

Énergie émotionnelle = qualité

L’énergie émotionnelle, c’est l’énergie générée par nos émotions positives (joie, reconnaissance, etc.) ou négatives (tristesse, colère, etc.). C’est ce qui influence la qualité de notre énergie globale. Tandis que la fatigue physique se manifeste par l’épuisement, la fatigue émotionnelle se ressent principalement par un sentiment de déprime et nous maintient dans un état de mauvaise humeur.

C’est évident, on sait bien qu’on est plus efficaces quand on est dans un état émotionnel positif et qu’on exhale le bonheur. Mais ce qu’on ne réalise pas toujours, c’est qu’un état négatif n’est pas sans conséquence. Les émotions négatives nous nuisent et nous empêchent de bien travailler et d’être efficaces.

Quand il se passe quelque chose qui ne fait pas notre affaire au travail, on sombre très rapidement dans l’énergie négative. On s’impatiente, on devient irritable et notre frustration occupe toutes nos pensées. C’est un état qui est très demandant en énergie émotionnelle et qui nous empêche de penser de façon rationnelle.

Notre émotivité et notre façon de dealer avec nos émotions sont propres à chacun. Ce qui est important pour s’assurer de maximiser notre énergie émotionnelle, c’est de savoir reconnaître et contrôler nos émotions.

Le but: s’engager volontairement dans certains comportements qui favorisent l’énergie positive et se dégager stratégiquement des émotions négatives.  

Habitudes et comportements à entretenir:

  1. Quand on sent les émotions négatives nous envahir, la première chose qu’on peut faire est de pratiquer la respiration profonde. C’est très simple, il suffit d’inspirer lentement et profondément en laissant le ventre se gonfler à chaque inspiration (et pas seulement la cage thoracique) et d’expirer tranquillement pendant cinq ou six secondes. Il existe différentes variantes, comme la “respiration du dragon” par exemple, qui consiste à imaginer qu’on élimine les émotions négatives sous forme de fumée grisâtre pendant l’expiration. Cette technique de respiration a un effet calmant instantané. C’est le même phénomène qui se produit chez les personnes qui ont l’habitude de fumer la cigarette dans les moments stressants. Dans le cadre de l’étude menée par The Energy Project, le président de Sony Europe, Fujio Nishida, a même pu cesser de fumer grâce à cette technique!
  2. Change ta perception de ton rôle dans ton propre succès. Souvent, quand on pense à ce qui s’est mal passé dans notre parcours professionnel (ou notre vie en général), on se voit en tant que victime. On blâme les autres ou les circonstances pour ce qui nous est arrivé. Il est important de réaliser qu’il existe souvent une grande différence entre les faits et notre interprétation des faits. Cette mentalité de victime influence nos émotions négativement en nous reléguant au second plan et en nous donnant l’impression d’être impuissants. Il faut inverser les choses et réaliser qu’on est en contrôle, qu’on l’a toujours été, et se servir de cette révélation pour être optimistes face au futur. Alors peu importe les revers de situation auxquels tu dois faire face, pose-toi ces deux questions: comment peux-tu utiliser cette expérience pour évoluer? Comment est-ce que tu risques toi-même de voir cette expérience dans six mois? On a toujours le choix, ne serait-ce que le choix de l’angle de vue avec lequel on approche une situation, alors ne cède pas à la mentalité de victime!
  3.  Tenir un journal peut être un bon exutoire pour les émotions négatives. Écrire nos frustrations, craintes et peurs permet non seulement d’aider à s’en libérer, mais aussi d’avoir le recul nécessaire pour réévaluer nos émotions et trouver de meilleures solutions aux problèmes qu’on rencontre. Le bon vieux journal papier a fait ses preuves, mais il existe maintenant des applications comme Diaro ou Journey qui sont très efficaces et faciles d’utilisation. Diaro est une application très complète qui permet de classer les entrées par dossiers et d’inclure des étiquettes (pratique si on veut séparer les entrées personnelles de celles concernant le travail) tandis que Journey offre des fonctions sympas comme la possibilité de le déverrouiller avec un code ou une empreinte digitale (pour les smartphones compatibles) et est plus conviviale et simple d’utilisation.
  4. Finalement, il faut toujours voir le bon côté de la médaille. Généralement, chaque mauvaise situation apporte également son lot de positif. Alors, même dans les situations décevantes ou frustrantes, il faut chercher et trouver ce qui peut en ressortir de bien et se concentrer là-dessus.

Bref, chaque action qui nous permet de mieux reconnaître les événements qui provoquent en nous des émotions négatives et de mieux les contrôler est une action qui va nous permettre de conserver une énergie émotionnelle équilibrée.  

Énergie mentale = concentration

L’énergie mentale, c’est la capacité d’être et de rester dans un état concentré. Deux choses vont principalement nuire à l’énergie mentale: le multitâche et les distractions.

Premièrement, le multitâche est un mythe. Le cerveau humain n’est pas fait pour faire plusieurs choses à la fois et ceux qui prétendent faire du multitâche ne font en réalité que jongler d’une tâche à l’autre rapidement. Résultat: à vouloir augmenter la quantité, on sacrifie la qualité.

Les distractions, quant à elles, sont bien réelles, et omniprésentes! Que ce soit les notifications de l’ordinateur et du smartphone, les collègues un peu trop bruyants ou le téléphone qui ne cesse de sonner, il faut impérativement limiter les distractions le plus possible pour maximiser notre énergie mentale. On peut, par exemple, changer de pièce ou mettre des écouteurs qui réduisent le bruit pour effectuer les tâches qui demandent beaucoup de concentration. Ou encore on peut ne pas répondre aux courriels ou au téléphone instantanément et planifier du temps pour les retours de messages une fois que les tâches les plus importantes sont terminées.

Voir aussi: Deux façons de neutraliser les armes de distraction massive

Le cerveau humain n’est pas fait pour faire plusieurs choses à la fois et ceux qui prétendent faire du multitâche ne font en réalité que jongler d’une tâche à l’autre rapidement. Résultat: à vouloir augmenter la quantité, on sacrifie la qualité.

Une des habitudes qui peut grandement aider l’énergie mentale est de prendre prendre des pauses qui respectent notre rythme ultradien, c’est-à-dire toutes les 90 à 120 minutes. De cette façon, on s’assure de toujours être au top de nos capacités mentales.

Énergie spirituelle = mission

Notre mission personnelle, soit l’expression de nos valeurs profondes qui nous motive à travailler, n’est généralement pas considérée comme étant une source d’énergie potentielle.

Pourtant, il n’y a rien de plus énergisant que d’être motivé par son travail parce qu’on croit en son utilité et qu’il s’accorde avec nos valeurs!

Si tu crois vraiment en ce que tu fais, tu auras d’emblée une meilleure énergie et aura plus de facilité à persévérer et à te concentrer sur ton travail.

Alors, quel est ton but dans la vie? Qu’est-ce qui est réellement important pour toi dans ce que tu accomplis au quotidien? Qu’est-ce que tu veux laisser comme marque dans l’entreprise ou dans le domaine pour lequel tu travailles?

Je te propose de faire un petit exercice de réflexion:

D’abord, demande-toi quelles sont tes valeurs profondes. Probablement que tes réponses vont être quelque chose comme “la famille”, “l’entraide”, “la justice” ou des trucs du genre.

Maintenant, je veux que tu te poses la question suivante: qu’est-ce qui, quand tu en es témoin, te met en colère ou te fait verser une larme? Qu’est-ce qui te met hors de toi? Quel genre d’événement te fait le plus réagir? Les réponses à ces questions vont préciser ce que sont réellement tes valeurs profondes.

Quelqu’un qui aurait répondu “la justice” à la première question, par exemple, réaliserait peut-être en répondant à la deuxième question que ses cordes sensibles sont la lutte au racisme et l’accès à l’éducation.   

Suite à cette réflexion, tu peux maintenant essayer de trouver de quelle façon dans ton travail et/ou dans ta vie quotidienne tu peux avoir un impact sur ces enjeux. Par exemple:

  • Au travail, essaie de te concentrer sur tes forces et sur les tâches qui te tiennent le plus à coeur et que tu réalises le mieux. Si possible, essaie de déléguer les tâches qui te rebutent à quelqu’un qui aimerait les faire.
  • Accorde-toi du temps pour ce qui te tient à coeur. Ta famille, tes amis et tes passe-temps sont tout aussi importants pour recharger la batterie de ton énergie spirituelle que le sommeil est important pour recharger ton énergie physique.
  • Peut-être que ton travail n’a absolument rien à voir avec tes valeurs profondes. Dans ce cas, ce serait pertinent de t’impliquer dans une cause qui te rejoint davantage à l’extérieur du travail. Ça peut être en étant actif au sein d’un comité, en participant à des activités de financement, ou en faisant du bénévolat par exemple. Ces aspects vont te permettre de te sentir énergisé et mieux équilibré au travail comme dans les autres aspects de ta vie.

Finalement…

L’énergie émotionnelle, l’énergie mentale et l’énergie spirituelle sont complémentaires à l’énergie physique pour former notre énergie globale. Pour être réellement énergisé et performant au travail, il ne faut négliger aucun de ces aspects.

L’énergie émotionnelle, générée par nos émotions positives, peut être maximisée par l’engagement volontairement dans des comportements qui favorisent les émotions positives et le choix de se dégager stratégiquement des émotions négatives.

L’énergie mentale, qu’on reconnaît généralement comme étant notre capacité de concentration, est facilement perturbée. Il faut donc limiter ce qui lui nuit comme les distractions et la tendance à faire du multitâche.

L’énergie spirituelle est alimentée par nos valeurs profondes et les actions quotidiennes qu’on pose et qui respectent ces valeurs.    

Malheureusement, la plupart des entreprises ne reconnaissent pas la notion de “recharge énergétique” comme moyen d’augmenter la productivité et l’efficacité des employés.

Toutefois, la porte est ouverte. Certaines entreprises, comme Sony par exemple, ont intégré dans leur culture d’entreprise l’importance du bien-être des employés, c’est donc normal pour eux de prendre des pauses régulièrement et d’aller s’entraîner en plein milieu de l’après-midi. D’autres entreprises ont aménagé des salons d’employés qui sont propices à la détente et à la relaxation, ou encore certaines offrent des abonnements au gym à leurs employés.

Il faut donc faire preuve d’ouverture face à l’évolution des façons de travailler et adapter les cultures d’entreprises aux plus récentes découvertes.

Il faut sortir du modèle où employés et employeurs tentent de se plumer mutuellement. Les entreprises ont tout avantage à investir dans leurs employés, non seulement au niveau de leurs connaissances et compétences, mais aussi au niveau de leur énergie. En retour, les employés seront plus performants et se sentiront plus engagés et motivés par leur travail.