Augmente ta valeur sur le marché du travail en devenant irremplaçable

Notre époque en est une pour les fous. En mai 2016, l’entreprise Foxconn (un supplier de Samsung et Apple) a annoncé qu’elle allait automatiser et remplacer 60 000 emplois, soit 55 % de ses employés, à l’aide de machines. Et ce phénomène ne concerne pas uniquement les marchés asiatiques. Une étude estime que 42 % des emplois canadiens sont à risque élevé d’être complètement automatisés d’ici 10 à 20 ans et, d’ici 2020, le forum économique mondial estime que plus de 7,1 millions d’emplois seront automatisés

Je ne dis pas ça pour faire peur, ce sont les faits. D’ici quelques années, les emplois à faible valeur vont être automatisés par des machines et des intelligences artificielles (AI). 

La meilleure façon dont tu peux t’y préparer est en prenant un moment pour analyser qui tu es, quel est ton rôle réel dans la société et comment tu peux t’assurer d’être irremplaçable lorsque les machines viendront. 
Mais revenons dans le présent un instant... Si tu lis ce texte, ce n’est sans doute pas pour te faire donner des cauchemars à la Terminator avec des histoires de robots qui prennent emprise sur notre monde. En fait, tu veux sans doute reprendre le contrôle sur la quantité effrayante de travaux et projets qui s’empilent sur ton bureau et squattent ta boîte courriel. Tu lis ces lignes parce que tu veux apprendre à être plus productif, peut-être dans le but d’obtenir une promotion, ou pourquoi pas, partir une entreprise on the side.

Ce que tu veux ressemble probablement à un des points suivants:

  • La paix d’esprit, arrêter d’avoir l’impression d’être constamment “dans le rush”. Être plus focus, calme et en contrôle de tes journées.
  • Un meilleur salaire, assez pour que l’hypothèque se paye toute seule.
  • En finir avec la procrastination et devenir une personne d’action.
  • Avoir plus de temps pour ce qui est vraiment important: la famille, le couple, les amis. 
  • Arrêter de perdre ton temps à faire des tâches répétitives qu’un macaque bien élevé pourrait accomplir et maximiser le temps que tu investis sur des projets importants.

La première étape, c’est “qu’est-ce que tu fais”. Le QUOI de ton travail. Comment tu remplis tes journées.

La plupart du monde se fait donner une description de tâches et se contente de faire son travail. Mais il faut savoir qu’une liste de tâches, ce n’est qu’un point de départ. À terme, tu DOIS être en mesure d’établir tes priorités toi-même — c’est la seule façon de contribuer à ton plein potentiel. Ça peut sembler utopique, mais crois-moi, il existe plusieurs moyens d’y arriver! 
On peut le faire sans demander l’autorisation en automatisant ou en optimisant son workflow. De cette façon, on peut compléter nos tâches de la semaine drastiquement plus rapidement, libérant ainsi le reste de notre horaire pour accomplir des projets plus importants. C’est entre autres ce qu’on va apprendre dans la deuxième partie.

Si tu n’es pas trop rebelle, tu peux également discuter avec ton gestionnaire pour déléguer une partie de ta charge de travail au reste de l’équipe, te libérant ainsi pour contribuer à ton plein potentiel. 

Ceci étant dit, je dois t’avertir qu’il est possible (probable) que ton boss ne veuille pas d’un employé motivé et déterminé à augmenter sa valeur. Les gens aiment leur routine et détestent le changement. Bien souvent, il faudra forcer la main des gens et se faire (malheureusement) quelques ennemis au passage. 

Mais ce n’est pas grave. N’oublie jamais ceci: ton vrai patron, c’est toi. Tu es le boss de moi inc. — ta marque personnelle, ton identité. Et si tu as l’image d’un gogetter qui amène des résultats, laisse-moi te dire que les chasseurs de têtes vont te courir après, offres d’emploi à la main, pour t’offrir de meilleures conditions dans une entreprise prête à reconnaître ta vraie valeur.

Mon objectif dans cet article est de te transmettre un état d’esprit, un mindset, qui te pousse à analyser toute tâche en fonction de la valeur générée.

Quoi faire?

Revoir sa définition de
tâche…

“On n’est pas rémunéré pour son temps, mais pour la
valeur qu’on crée dans le marché.”

Le 8 mai 2014 à 8 h 30, je rentre au bureau travailler chez Voyages à Rabais et je m’installe devant mon ordinateur. La première chose que je fais est d’ouvrir mes courriels pour avoir une idée de ce que ma journée va avoir l’air. Je fais le tri, lis deux ou trois infolettres et fais quelques suivis avec mon équipe de travail. 10 h arrive, je crée un rapport statistique sur la performance de nos différents médias (Facebook, infolettre, site web, etc.). 

11 h, j’ai une conférence téléphonique avec mon chargé de compte chez Google. Il est excité de me présenter une nouveauté sur AdWords, leur plateforme publicitaire. Je termine l’appel et je vais au McDonald’s avec mes collègues. 13 h, je retourne dans ma boîte courriel pour répondre à tous ceux qui m’ont écrit en matinée. 14 h, j’ai un meeting avec le vice-président et le directeur marketing où on discute des différents moyens d’expansion dans le Canada anglais. En sortant de la rencontre, mon collègue m’accroche parce qu’il veut mon avis sur un projet. Il est rendu 16 h, je fais une dernière ronde de e-mails avant de quitter le bureau. 
Heures travaillées: 8. Valeur générée: 0.

Si on demande au patron, penses-tu qu’il va dire que j’ai fait du bon travail? Que c’était une belle journée productive? Bien sûr, après tout, je n’ai pas arrêté de la journée! J’ai fait le rapport qu’il m’a demandé, j’ai donné deux ou trois bonnes idées lors de notre rencontre et j’ai eu un meeting avec Google! Tout ce que j’ai fait était sur ma liste de tâche. Pour ce que ça vaut, j’ai été un bon petit employé! 

Imagine maintenant le scénario suivant…

J’arrive au bureau à 8 h 30, je mets mes écouteurs et je commence à rédiger une nouvelle séquence de courriels pour tous nos prospects qui ont démontré un intérêt envers les tout inclus familiaux à Cuba. Je n’ai pas de meeting avec Google parce que j’ai refusé de le céduler (ouaip, je suis big shot comme ça!). Je travaille jusqu’à 10 h 30 où j’arrête 15 minutes pour aller prendre l’air.

Je reviens et je continue d’avancer mes textes jusqu’à midi où je quitte pour aller manger un McGangBang avec la gang du bureau (tu prends un poulet junior et un McDouble, tu enlèves un des talons de pain et tu colles tes sandwichs ensemble. Résultat? Le meilleur burger du monde à moins de 3,50 $). Bref, je recommence à travailler à 13 h. Lorsque le VP me demande de l’aider dans un brainstorm, je lui dis que je travaille sur un projet que j’ai vraiment hâte de lui présenter et je refuse d’y participer poliment. Lorsque mon collègue me demande de l’aide avec son problème, je lui fais comprendre que c’est justement son problème, pas le mien. 

15 h 30 arrive, je prends une heure pour faire tous mes suivis de la journée et cleaner ma boîte courriel.

Heures travaillées: 8. Valeur créée: potentiellement des dizaines de milliers en profit. 

Le deuxième scénario est difficile à accomplir. On aime avoir l’impression d’être important. “J’ai un meeting avec Google” et “les boss m’invitent dans un brainstorm parce qu’ils respectent mes idées” sont des phrases plaisantes à contempler. Par contre, il ne faut pas oublier la raison pour laquelle on se fait engager: générer de la valeur.

Lorsqu’on rentre au bureau, c’est difficile, mais important, de laisser son égo à la porte. 

Et il n’y a pas que l’égo qui se met en travers de notre productivité, notre désir de plaire aussi. Lorsqu’un collègue vient nous demander de l’aide, ou pire, nous interrompre pour des conneries, on doit lui faire comprendre que c’est sa job de s’arranger tout seul comme un grand! Mais c’est difficile! Après tout, c’est notre ami… Right?

Le scénario “A” nous laisse un sentiment d’importance, de respect et de sécurité. Le scénario “B” va plutôt nous amener des conflits, des maux de tête et de l’instabilité. 

À court terme, si tu ne participes à aucun meeting et que tu refuses toujours d’aider ton collègue nono, c’est possible qu’on te rencontre pour te faire l’éloge du “travail d’équipe”, code secret pour dire “suis les ordres et ferme ta gueule”. 

ais à long terme, si le projet que tu poursuis génère de la valeur, tu gagnes des cartes importantes que tu vas pouvoir jouer pour: a) augmenter ton salaire, b) changer ta position au sein de l’entreprise ou c) te faire remarquer par des chasseurs de têtes.

Le mensonge des patrons

  •  “Je veux quelqu’un qui suit les ordres.” 
  • “Je veux quelqu’un qui ne me coûte pas cher”
  • “Je veux quelqu’un qui se présente à l’heure et qui ne me donne pas de trouble.”

Si c’est ce que le patron veut vraiment, pourquoi alors est-ce que les “stars” de la compagnie ne suivent aucunement ces règles? Pourquoi est-ce que ceux qui se font promouvoir se font donner des comptes de dépenses et reçoivent le beau bureau en coin… Pourquoi est-ce que ces gens-là ne font rien de tout ça? 

Le boss veut quelqu’un qui va apporter des résultats parce que c’est ça qui va lui permettre de bien paraître aux yeux de son boss à lui. Le CEO se fout complètement des meetings avec Google, des brainstorms ou des courriels qui prennent 6 h à avoir une réponse.

Le CEO se préoccupe de deux choses: l’augmentation des profits et la réduction des coûts.

Fin de l’extrait.

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