6 méthodes pour ne pas laisser un mauvais patron bousiller ta carrière!

7 méthodes pour ne pas laisser un mauvais patron bousiller ta carrière

Il te frustre, il te décourage et il hante tes cauchemars. Il est terrifiant, irrespectueux, insultant ou juste incompétent. Il est un mauvais patron et tu dois dealer avec à chaque jour comme on deal avec une barque trouée en pleine mer: beaucoup d’efforts pour pas grands résultats.  

Tu n’es pas seul, le monde est malheureusement plein à craquer de mauvais patrons. Tu n’as qu’à tendre l’oreille au café du coin un vendredi midi pour entendre tous les scénarios d’horreur qui se racontent entre employés sur l’heure du lunch!

Travailler pour un mauvais patron, ce n’est pas juste une épine dans le pied. Selon une étude danoise, c’est aussi l’une des principales causes de dépressions en milieu de travail et de démissions. Ça peut littéralement te rendre la vie infernale! Une autre étude, réalisée par Gallup, affirme que les patrons sont responsables de jusqu’à 70 % des variations dans la motivation des employés. Généralement, ce serait donc vrai qu’on quitte un employeur et non un emploi…

Une étude de Gallup affirme que les patrons sont responsables de jusqu'à 70% des variations dans l'engagement des employés.

Pourquoi il y a autant de mauvais patrons

Les recherches de Gallup démontrent que les employés sont plus productifs, que les clients sont plus satisfaits et que les profits sont plus importants quand le patron gère la boîte de façon à ce que les employés se sentent heureux, accomplis et développent un sentiment d’appartenance envers l’entreprise.

C’est donc à l’avantage des employeurs d’embaucher des gestionnaires compétents qui savent créer un climat de travail stimulant et qui sont à l’écoute des employés. 

Alors pourquoi autant de mauvais gestionnaires? La plupart du temps, pour l’une de ces raisons:

  1. Même si un patron est un vrai tyran colérique et que les employés tremblent à son passage, tant que les affaires vont bien et que les résultats sont là, personne n’ose confronter ses méthodes. Après tout, ça semble moins risqué pour l’entreprise de le tolérer que de risquer de se retrouver avec un gérant sympathique, mais qui ne livre pas la marchandise.
  2. Parce que les préjugés sont tenaces. On attribue le mauvais rendement des employés à de la paresse et on croit qu’il faut constamment les surveiller pour qu’ils travaillent. On est convaincus que pour qu’un employé performe, il faut lui dire exactement quoi faire, comment le faire et quand le faire et que sa seule motivation est l’argent. On croit aussi qu’à compétences égales, un employé ou l’autre ça ne fait pas réellement de différence. Avec cette mentalité, ça semble logique de ne pas accorder d’importance à l’épanouissement individuel des employés.  
  3. Parce qu’on a peur du changement et qu’on est vieux jeu. Beaucoup d’entreprises roulent encore avec les résidus de la mentalité qui nous vient de la révolution industrielle et des shops du début du 20e siècle où tout roulait au quart de tour et où les seules mesures qui comptaient vraiment étaient la rapidité d’exécution et la quantité de production. Si on ajoute à cela une influence des méthodes militaires où le général dirige ses troupes d’une main de fer sans accepter de remise en question, on se retrouve assez vite avec une job où c’est vraiment légitime de détester les lundis!
  4. Tout simplement parce qu’environ 82% du temps, les postes de gestionnaires ne sont pas attribués aux bonnes personnes. Pour être un bon leader, il faut posséder plusieurs traits de personnalités et habiletés. Seulement 10% de la population aurait ce qu’il faut pour être un excellent gestionnaire. Si on prend en considération qu’en général il y a un gérant pour environ 10 employés, on réalise que le problème n’est pas au niveau de la rareté des bons patrons potentiels, mais au fait qu’ils ne sont pas promus à ces postes. Les critères de sélection pour élever un employé au rang de gestionnaire sont souvent l’ancienneté, l’habileté dans leur domaine ou leurs performances. On prend rarement le temps d’évaluer sérieusement si ces personnes ont réellement ce qu’il faut pour être de bons gestionnaires.

Malheureusement, ces façons de faire et de penser finissent par freiner le développement des entreprises.

Toi+ta job =?

Alors, comment dealer avec un mauvais patron sans faire un incident diplomatique dans l’entreprise? Il n’y a pas de secret ou de mode d’emploi universel qui s’applique à toutes les situations, mais il y a des démarches que tu peux entreprendre et qui peuvent aider.

Avant tout, réfléchis à ta situation en te posant ces questions:

  • Est-ce que tu aimes ton travail?
  • Est-ce que tu as développé un sentiment d’appartenance envers l’entreprise?
  • Est-ce que tu travailles dans un domaine où tu te vois encore pour plusieurs années?
  • Est-ce que c’est très important pour toi de conserver cet emploi ou tu crois que tu serais aussi bien ailleurs?
  • Est-ce que ton emploi te challenge et te permet de continuer à développer tes compétences chaque jour?

Garde en tête les réponses à ces questions pour déterminer ce qui te convient parmi les solutions possibles. 

Les démarches à entreprendre

Premièrement, tu dois t’assurer que tes attentes envers ton patron sont réalistes et les ajuster si nécessaire. Ensuite, tu pourras mettre en place certaines stratégies pour contourner ses mauvaises habitudes ou ses comportements contreproductifs. Pour y parvenir, tu devras apprendre à mieux le connaître pour comprendre ses agissements et appliquer la technique de la gestion inversée. Si ce n’est pas suffisant pour améliorer la situation, tu as aussi la possibilité de planifier une rencontre avec ton boss pour discuter des problèmes que tu as constatés et proposer des solutions. Finalement, si rien ne change, tu auras à choisir entre trois issues: ne pas aller plus loin et trouver des façons de mieux supporter ton patron, porter plainte contre lui ou démissionner.   

1-Revois tes attentes

Les probabilités sont minces que ton patron se lève chaque matin avec l’envie irrésistible de te pourrir la vie. Dans beaucoup de cas, les managers font réellement de leur mieux et ne sont même pas au courant que leur attitude fait d’eux de mauvais patrons. Ton boss est humain et personne n’est parfait, alors laisse-lui le bénéfice du doute.

Jette un coup d’oeil honnête et objectif à tes attentes et demande-toi si elles sont raisonnables. Ce n’est pas parce qu’un aspect du travail te tient particulièrement à coeur que c’est le cas pour ton patron.

Tu es peut-être du genre à toujours vouloir apprendre de nouvelles compétences, te perfectionner et être à l’affût des nouvelles technologies et ce n’est pas le cas de tout le monde. Même si ses connaissances ne sont pas à jour dans certains domaines, ce n’est peut-être pas pertinent dans sa vision du futur de l’entreprise et ce n’est pas forcément de la mauvaise volonté.

Les probabilités sont minces que ton patron se lève chaque matin avec l’envie irrésistible de te pourrir la vie. Laisse-lui le bénéfice du doute.

Il se peut aussi que vous n’ayez pas les mêmes valeurs. Par exemple, si ton boss est du genre à prendre une semaine de congés aux quatre ans parce qu’il a la H1N1, une pneumonie et deux côtes cassées, il ne comprendra pas et percevra possiblement comme de la lâcheté le fait que tu veuilles trois semaines de vacances par année et un horaire flexible.

C’est peut-être un bourreau de travail qui s’attend à la même chose de la part de ses employés simplement parce qu’il ne comprend pas que le travail n’a pas le même niveau de priorité dans la vie de chacun.  

Enfin, affirmer que quelqu’un est un mauvais patron est souvent une question de contexte. Tout dépend des besoins de l’entreprise et des employés.

La même personne peut être très habile pour gérer le bureau d’une entreprise et se planter royalement dans une autre. Tout dépend de ses forces et de ses faiblesses et c’est exactement ce qu’il faut identifier pour tenter d’améliorer les choses. 

2-Apprend à mieux le connaître

La première action concrète que tu peux poser est apprendre à mieux le connaître pour élaborer des solutions sur mesure.

Qu’est-ce qui le motive?

Essaie de comprendre ce qui le motive et de voir l’entreprise selon son point de vue. Sois attentif à ce qu’il dit et à sa façon de le dire, ça va t’apporter beaucoup d’indices. En l’observant et en discutant avec lui ou des collègues, tente de trouver des réponses aux questions suivantes:   

  • Est-ce qu’il est particulièrement enthousiasmé par certains sujets ou projets?
  • À ses yeux, qu’est-ce qui semble être la mission la plus importante de l’entreprise?
  • Qu’est-ce qui lui tient à coeur?
  • Est-ce qu’il y a des tâches qu’il apprécie davantage ou, au contraire, qu’il déteste?
  • Quelles sont ses craintes en lien avec le travail?
  • Qu’est-ce qu’il considère comme une réussite ou un échec?

Bref, tu veux entrer dans sa tête (façon de parler) pour savoir ce qui le drive et hante ses pensées.

Il est quel genre de patron?

Tu dois aussi considérer ses traits de personnalité. À quel profil est-ce qu’il correspond: est-ce qu’il est du type colérique? Narcissique? Désorganisé?

Voir aussi l’article: 17 types de mauvais patrons qui gâchent ta job

Selon ce que tu lui reproches, vois si c’est possible d’identifier un élément déclencheur. Par exemple, peut-être que les projets réalisés pour certains clients le rendent plus enclin à microgérer comme un control freak. Ou encore, c’est possible que l’approche d’un deadline le transforme en girouette insécure qui change d’idée aux deux secondes. Si tu réalises qu’il a un pattern, tu arriveras peut-être à prévenir ses mauvais comportements, à les contourner ou au moins t’y préparer pour essayer d’en les amortir les conséquences.    

3-La gestion inversée

Il ne faut pas s’attendre à pouvoir changer ton boss et le guérir de ses mauvaises habitudes, ça n’arrivera pas. Par contre, tu peux l’aider à s’améliorer en inversant ta façon de voir le problème.

Adapte-toi à lui

Imagine que ton patron n’est pas ton patron, mais un client. Le genre difficile, qui t’énerve un peu et que tu préfères ne pas avoir trop souvent, mais que tu finis toujours par satisfaire quand même parce que tu as trouvé une façon de t’adapter à ses caprices sans nuire à ton travail. 

En utilisant cette approche, c’est toi qui a le contrôle et qui deal avec ses caprices et défauts. En connaissant ses priorités et en sachant exactement ce qu’il attend de toi, tu peux t’adapter à son style, sa personnalité et travailler pour atteindre des performances qui lui conviennent tout en contournant ses défauts.

Disons, par exemple, que ton patron est complètement désorganisé et qu’il a une mémoire horrible pour les dates. Maintenant, pense à ce que tu ferais si c’était un client de longue date. Une des choses que tu pourrais faire pour éviter que ce client nuise à ton travail serait de t’assurer de toujours lui envoyer des rappels par courriel ou téléphone une ou deux journées avant une rencontre.

Imagine que ton patron n’est pas ton patron, mais un client. En utilisant cette approche, c’est toi qui a le contrôle et qui deal avec ses caprices et défauts.

Ou encore, peut-être que ton patron est un éternel insatisfait. Peu importe à quel point tu t’es impliqué sur une tâche, il va toujours trouver quelque chose à redire et te demander de recommencer. Avant de débuter une tâche qu’il t’a assignée, assure-toi de comprendre ses attentes à 100 %. Valide ce que tu as compris en lui répétant dans tes mots pour confirmer et note toutes ses consignes avec la date, l’heure et le contexte où il l’a dit. Dans l’éventualité où il ne serait toujours pas satisfait, ça te fait une preuve concrète que le blâme n’est peut-être pas à porter sur tes épaules… (Mais évite de lui dire de cette façon!)

Dans ce cas-là, demande-lui ce qui ne lui a pas plu dans ton travail et en quoi ce que tu as fait diffère de ce qu’il t’avait demandé. Rappelle-lui ses propres mots et, s’il n’est pas du genre trop susceptible, souligne poliment que la consigne manquait peut-être un peu de clarté.

Bref, quel que soit le type de patron que tu as à gérer, sois proactif pour limiter les dégâts. En faisant de la gestion inversée, tu peux l’aider à devenir un meilleur boss à son insu. En réalisant que tu as toujours un pas d’avance sur lui et que tu es bien organisé, il sera probablement plus enclin à te faire confiance et tu seras bien vite en tête de liste pour la promotion que tous tes collègues espèrent avoir! 

Les actions plus drastiques

Tu as appris à connaître ses forces et ses faiblesses, tu as une bonne idée de ses ambitions et de ses craintes, tu as développé des stratégies pour contourner ses défauts et tu essaies de l’aider à être un meilleur boss comme tu le peux avec la gestion inversée, mais rien ne semble vraiment faire une différence.  

Alors quelles sont tes options?

Tout dépend de la gravité de la situation et du genre de mauvais patron auquel tu as affaire. Tu peux commencer par planifier une rencontre avec lui pour discuter des problèmes que tu as constatés.

Si ça ne change rien, tu peux: 1-trouver des façons d’accepter la situation et d’endurer sa mauvaise gestion, 2-envisager des solutions plus radicales comme porter plainte aux ressources humaines et/ou aux normes du travail ou encore 3-démissionner.

4-Rencontre seul à seul

Avant de monter sur tes grands chevaux pour galoper jusqu’aux normes du travail, commence par essayer d’avoir un entretien seul à seul avec ton patron. C’est une question de respect et, si les choses dégénèrent, c’est une preuve que tu as d’abord tenté de résoudre le problème à l’interne.

Préparation

Commence par faire une liste de tout ce qui ne tourne pas rond dans ton milieu de travail et ce que tu reproches à ton boss. Note absolument tout, des petites manies aux gestes plus graves. Non seulement c’est un exercice thérapeutique qui va te défouler, mais ça va aussi te permettre d’y voir plus clair. Prends au moins une semaine pour la rédiger et ajoute les points qui te viennent en tête au fur et à mesure.

Une fois la liste complète, classe les éléments du plus important au plus banal. Demande ensuite à quelqu’un en qui tu as confiance et qui est neutre face à la situation de la lire et de te donner son honnête opinion sur ce que tu as noté.

Puis, élimine les points les moins importants jusqu’à ce qu’il ne reste que les 3-4 plus importants. Si tu abordes trop de sujets pendant la rencontre, ton patron pourrait avoir l’impression que c’est une attaque à la mitraillette plutôt qu’un exercice de bonne volonté et ce ne sera pas efficace. 

Ensuite, écrit tout ce que tu veux lui dire concernant ces points pour être certain de ne rien oublier et d’être le plus clair possible. Mets l’emphase sur le lien entre tes préoccupations et ta productivité, celle des autres employés et les conséquences que ça peut avoir sur les revenus et performances de l’entreprise.

Finalement, essaie de trouver des moyens simples et concrets à lui proposer pour régler ces problèmes. Se plaindre ne mène souvent à rien si on n’a pas de solutions à mettre sur la table.

La rencontre

Courage! Au moment de la rencontre, tu vas peut-être shaker par en-dedans comme une feuille et c’est normal, mais comme on dit “qui ne tente rien n’a rien”.  

 Conserve une attitude calme et n’arrive pas à la rencontre sur l’offensive. Tu ne veux pas avoir l’air de vouloir faire un procès à ton boss. Tu n’es pas là pour te défouler, mais bien pour faire avancer les choses et il faut que ça paraisse.

Lors de la rencontre, mets l’emphase sur le lien entre tes préoccupations et ta productivité, celle des autres employés et les conséquences que ça peut avoir sur les revenus et performances de l’entreprise.

Tout au long de la rencontre, n’hésite pas à lui demander son opinion sur les points que tu apportes et son avis sur les solutions que tu proposes. Demande-lui comment tu peux l’aider à atteindre ses buts et ceux de l’entreprise tout en prenant en considération tes préoccupations. Chaque fois que c’est possible, encadre tes critiques et suggestions dans un portrait qui est à son avantage et coïncide avec ses ambitions. 

Finalement, assure-toi que ton approche est respectueuse et fais-lui comprendre que tu abordes ces sujets avec lui non seulement pour toi, mais parce que tu as l’entreprise à cœur.

Peut-être que cette conversation ne mènera finalement à aucun changement, que ton boss est bucké et ne te prend pas au sérieux, mais au moins ce ne sera pas faute d’avoir essayé. Dans tous les cas, sois confiant. Tu as l’opportunité de possiblement faire une différence pour toi, pour les autres employés et même pour ton employeur. Le jeu en vaut la chandelle.

Cas particulier: le boss intimidateur et colérique

Si ton patron est du genre à intimider et hausser le ton, ne t’en laisse pas imposer. Si tu fais ton travail au meilleur de tes compétences et que tu n’as rien à te reprocher, garde la tête haute.

Par contre, il faut y penser à deux fois avant de planifier une rencontre pour critiquer la gestion d’un patron explosif. Si tu veux le confronter sur son attitude agressive, sache que tu vas probablement avoir droit à une réponse doublement agressive. Sois prêt à l’éventualité que ça puisse mal se terminer.

Évalue les risques avant de le rencontrer. Quel serait le pire dénouement, te faire rétrograder ou même licensier? Est-ce que ce serait facile pour lui de nuire à tes chances de te trouver un autre emploi dans ce domaine? Est-ce que tu as un plan B si les choses tournent au vinaigre? Il ne faut pas te laisser intimider, mais il ne faut pas te jeter dans la gueule du loup non plus!

Si tu décides d’aller de l’avant, garde ton sang-froid pendant la rencontre et sois réceptif à ce qu’il a à te répondre. Ais l’attitude la plus calme et amicale possible et évite de te laisser emporter par les émotions. C’est plus facile à dire qu’à faire et ce n’est définitivement pas agréable, mais c’est nécessaire pour limiter les potentiels contrecoups.

Finalement, essaie d’attendre le moment propice pour planifier une rencontre avec lui. Tu ne veux pas le provoquer pendant des périodes stressantes ou achalandées. Ce serait peut-être une bonne idée d’attendre un moment où il est reposé (après un long week-end ou des vacances peut-être?) et où il semble être particulièrement de bonne humeur.  

5-Porter plainte ou ne pas porter plainte?

Avant de déposer une plainte contre ton patron aux ressources humaines ou aux normes du travail, assure-toi d’avoir tenté de régler le problème autrement d’abord. Une plainte peut rapidement prendre des proportions sous-estimées et ajouter de l’huile sur le feu, mais c’est quand même parfois la seule solution envisageable si le comportement de ton boss est vraiment inacceptable et que tout le reste a échoué.

Avant de déposer la plainte, prends d’abord en note des exemples concrets et des preuves documentées pour appuyer tes dires. Une bonne idée serait de tenir un journal de constats où tu notes tous les comportements répréhensibles dont tu as été témoin et leur date, sur un ton le plus neutre possible, sans jugements ou commentaires personnels. Aussi, essaie de voir si des collègues seraient prêts à te soutenir et t’appuyer dans tes démarches en servant de témoins au besoin.

Si ton patron est rancunier, il ne te pardonnera peut-être jamais cet affront. Dans tous les cas, c’est un geste qui va laisser des marques et il ne te considérera plus de la même façon. Il aura sans doute beaucoup de difficulté à te faire confiance par la suite. Alors, sois vraiment certain que tu n’as pas d’autre alternative avant d’en arriver là, tu ne veux pas régler un problème pour en créer un autre.

6-Je ne veux pas démissionner!

Si rien ne change après avoir entrepris toutes les démarches pertinentes dont on a parlé (que tu ais décidé de porter plainte ou pas) et que tu en as ras le bol de ton patron, mais que tu ne veux pas changer d’emploi, il ne te reste qu’une alternative: vis avec.

Peut-être que ton boss a fait des efforts pour enrayer certains comportements, mais comme on dit, “chassez le naturel et il revient au galop”! C’est très frustrant, et définitivement pas le scénario idéal, mais si l’entreprise te tient vraiment à coeur, que tu aimes ce que tu fais et que tu ne veux pas démissionner, concentre toi sur ce que tu peux faire en tant qu’individu pour améliorer les choses au bureau malgré le mauvais patron.

«Que la force me soit donnée de supporter ce qui ne peut être changé et le courage de changer ce qui peut l’être mais aussi la sagesse de distinguer l’un de l’autre.» Marc-Aurèle

Si c’est possible, tu peux aussi demander à être transféré de département ou de succursale. Mais attention, le type de gestion que tu reproches à ton boss fait peut-être partie de la culture de l’entreprise et il se peut que ce soit du pareil au même partout. 

C’est facile de se laisser démotiver quand on a un mauvais patron, de s’apitoyer sur son sort et de se plaindre à qui veut bien l’entendre qu’on a un boss de chnoutte. Fais attention à ne pas tomber dans ce piège, ça ne mènerait nulle part et ne ferait que décupler ta frustration au bureau. Plains-toi à ton conjoint ou à tes amis pendant le week-end si tu en ressens le besoin, mais au bureau fais ton possible pour ne pas perdre tes objectifs de vue, rester positif et faire ton travail le mieux possible. Une attitude négative et du commérage mènent à un cercle vicieux qui sape le moral et rend incapable de bien performer.

Tu as sûrement déjà entendu la citation “be the change you wish to see in the world”, hé bien essaie de l’appliquer dans le milieu professionnel. Deviens le genre de professionnel pour lequel tu aimerais travailler, le genre de leader que tu aimerais que ton boss soit. Concentre toi sur tes propres performances pour devenir chaque jour une meilleure version de toi-même.

Si on regarde le bon côté, on se rend compte qu’avoir un mauvais boss peut aussi être très instructif. On peut en apprendre beaucoup grâce au contre-exemple et prendre conscience des qualités qu’il faut nous-mêmes développer en gestion et en leadership.

Et puis, qui sait, peut-être que ton patron ne restera pas encore à ce poste très longtemps!

7-Démission

Quand rien ne va plus, il te reste la solution ultime: quitter ton patron. En d’autres mots, démissionner. Ce n’est pas une décision facile ou qu’il faut prendre à la légère.

Alors, comment décider entre rester et combattre ou déposer les armes et passer à autre chose? Hé bien, ça dépend surtout de ton seuil de tolérance (à un moment donné, assez c’est assez!) et de tes ambitions professionnelles.

Si ton but professionnel ultime est de devenir un dirigeant haut placé dans l’entreprise pour laquelle tu travailles, démissionner n’est peut-être pas la meilleure option. Si, par contre, tu n’as pas vraiment d’attachement à l’entreprise ou que ça ne te dérangerait pas de changer d’emploi ou de domaine, quitter serait peut-être la meilleure solution.  

Ne quitte pas le navire sans bouée de sauvetage.

Avant de rédiger ta lettre de démission, réfléchis à tes options pour t’assurer que tes besoins financiers sont comblés.

Quelles sont tes options?

  • Est-ce que tu es assuré d’avoir un autre emploi rapidement si tu quittes celui que tu occupes présentement?
  • En quittant de ton plein gré, tu n’auras probablement pas droit à l’assurance-emploi (chômage). As-tu assez d’argent de côté pour vivre le temps que tu te “revires de bord” ?
  • Si tu n’as pas assez d’argent, est-ce que ton/ta conjoint(e) ou un proche serait prêt à te backer financièrement le temps que tu te trouves une autre job?

Si tu n’as absolument aucun “plan b” côté financier, ce serait peut-être plus sage de retarder un peu le moment de ta démission si la situation est tolérable.

Ne change pas quatre 30 sous pour une piastre

S’il y a bien une chose que tu ne veux pas, c’est passer par tout le processus de démission, d’entrevue et d’embauche dans un nouvel emploi seulement pour te rendre compte que c’est du pareil au même, ou encore pire qu’à l’emploi que tu viens de quitter. 

Avant de te mettre à envoyer des CVs à gauche et à droite, essaie de te renseigner sur l’environnement de travail, le type de gestion et la culture d’entreprise des employeurs qui t’intéressent.

Vois dans tes contacts si tu connais quelqu’un (qui connait quelqu’un) qui est salarié dans une de ces entreprises. Tu pourrais lui proposer d’aller prendre un café pour discuter de son impression face à l’environnement de travail, te renseigner sur les valeurs de l’entreprise et te donner des conseils pour te préparer à porter ton c.v. et éventuellement passer une entrevue.

Parfois, le désespoir de quitter au plus vite une mauvaise situation peut nous aveugler et nous faire prendre des décisions précipitées. Réfléchis bien au chemin que tu veux emprunter par la suite.

Ne te rends pas malade!

Dans les cas les plus graves, la situation est tellement toxique que ton état mental et/ou physique en est affecté.

Guette les signes de dépression en milieu de travail et n’hésite pas à consulter un professionnel de la santé si ton moral se détériore gravement ou que tu as des symptômes physiques dont tu ne trouves pas la cause (insomnie, perte d’appétit, etc.).

Si tu restes dans une situation nocive parce que tu n’as pas d’autres recours financiers, sache que si l’opinion du spécialiste que tu consultes est que ton état ne te permet pas de travailler, tu aurais possiblement droit à des prestations de maladie de l’assurance emploi.

Alors, ne reste pas les bras croisés dans une situation qui te rend malade, aucun emploi n’en vaut le coup.

Conclusion

Rien de tel qu’un mauvais boss pour te faire détester ta job! Même si tu travailles dans un domaine qui te passionne, que tu t’entends bien avec tous tes collègues et que ton salaire te satisfait, ça ne pèse pas lourd dans la balance si ton patron se contrefiche de ses employés ou qu’il est juste incompétent et sans aucun leadership.   

Pour être efficace, productif et (le plus important) heureux dans ton emploi, c’est important de sentir que tu es respecté, que tes compétences sont reconnues et de te sentir valorisé par ton travail.

Heureusement, tu peux mettre en place plusieurs stratégies pour réduire l’impact négatif qu’un mauvais patron peut avoir sur ta vie professionnelle.

D’abord, tu dois t’assurer que tes attentes envers ton patron sont réalistes. Ensuite, il faut apprendre à le connaître le mieux possible pour tenter de découvrir quelles sont ses qualités et ses défauts, ses craintes et ses ambitions. Ça va te permettre de comprendre son comportement et de pouvoir tenter la technique de la gestion inversée. En considérant ton patron comme un client, tu peux inverser les rôles et développer des techniques pour éviter, contourner, ou minimiser l’effet de ses mauvais comportements au travail. 

Si ce n’est pas suffisant, tu peux aussi planifier une rencontre avec lui pour parler des problématiques que tu as constatées et proposer des solutions qui seraient à l’avantage de tous.

Puis, si le problème est profondément ancré et ne semble pas vouloir évoluer, mais que tu ne veux pas changer d’emploi, tu peux trouver des façons de te concentrer sur ton avancement professionnel et ton développement personnel en devenant une meilleure version de toi-même chaque jour et en faisant de ton mieux pour garder le moral et ne pas te laisser démotiver.

Finalement, si le problème est assez grave et tenace, tu peux également porter plainte aux ressources humaines ou bien aux normes du travail. C’est une solution à ne pas prendre à la légère et à laquelle tu dois être bien préparé. Selon le dénouement, ton cas particulier et les options qui s’offrent à toi, tu peux aussi décider de démissionner.

Il y a de l’espoir!

La bonne nouvelle dans tout ça, c’est que le milieu de l’emploi est en pleine métamorphose. “Innovation” est le mot d’ordre qui guide le développement des entreprises qui s’adaptent aux nouvelles réalités du XXIe siècle. Les anciennes mentalités disparaissent tranquillement pour laisser place à des façons de faire qui mettent les employés et leur bien-être au centre des stratégies de gestion. 

Bref, ça risque de laisser assez peu de place aux mauvais patrons!

 

QUI EST Mélodie Lambert?

Mes compétences sont issues d’un parcours académique multidisciplinaire et d’un cheminement professionnel qui m’a permis de me diversifier encore davantage. Je sais donc porter plusieurs chapeaux! Formée en arts visuels, en littérature et écriture journalistique, en communications, en conservation archivistique ainsi qu’en histoire, j’ai occupé au fil du temps des fonctions dans les domaines de la photographie, du tourisme, de la recherche et rédaction historique, de l’édition papier et numérique, de la documentation et de l’infographie. Mon attrait pour l’univers numérique et le domaine du commerce m’a poussée à faire mes premiers pas dans le domaine de la vente en ligne et de la création de sites web en 2015. Je développe depuis des aptitudes variées dans le domaine du marketing web, du commerce électronique et des outils numériques.

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