août 2017 - Double Ta Valeur

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5 méthodes efficaces pour lutter contre le stress au travail

Laisse-moi te raconter l’histoire de Marie. Elle travaille pour le même employeur depuis maintenant sept ans. Au début, elle adorait son travail et remerciait la vie chaque jour d’avoir décroché cet emploi. Après tout, elle est dans un domaine où la compétition est féroce et où les postes se font rares! Le salaire n’était pas très intéressant, mais Marie avait confiance en ses compétences (avec raison!) et croyait pouvoir gravir les échelons avec une bonne cadence.

Cinq ans après son entrée en poste, le fils du patron rejoint son équipe de travail. Tout le monde s’entend bien avec lui; il est un peu “bossy” mais très sympathique. Le problème, c’est qu’il n’aime pas beaucoup Marie pour on ne sait trop quelle raison. Bien vite, l’attitude du patron envers elle change drastiquement et il commence à lui mettre plus de pression à performer tout  en remettant soudainement ses compétences en question.

Quelques mois plus tard, le fils du patron obtient une promotion. Marie en est très frustrée, car il a décroché le poste qu’elle espérait depuis longtemps. Après tout, elle est mieux qualifiée pour le poste et a beaucoup plus d’expérience!

Marie ne parle de ses frustrations à personne, elle a trop peur pour sa sécurité d’emploi. Nul besoin de mentionner qu’elle a perdu beaucoup d’intérêt envers son travail. Au fur et à mesure que le temps passe, chaque défaut organisationnel l’exaspère de plus en plus. Le manque de leadership et la mauvaise gestion du patron, aggravés par une mauvaise communication interne, font en sorte qu’elle se retrouve à devoir faire fréquemment des semaines de 80 heures pour respecter les échéanciers.

Marie est au bout du rouleau. Elle fait de l’insomnie depuis des mois, souffre constamment de migraines et fait face à une importante prise de poids.

Le stress qu’elle subit au travail depuis des années a fini par ravager son corps et son esprit jusqu’à la rendre méconnaissable.

Le “bon stress” et le “mauvais stress”

Le stress n’est pas toujours une mauvaise chose; à petites doses, il peut nous aider à être plus productifs en nous procurant un petit boost d’adrénaline qui nous permet d’être efficaces, alertes et vifs d’esprit. C’est ce qu’on appelle communément un “bon” stress, car il est de courte durée et on arrive à bien le gérer pour ne pas le laisser nous submerger.

Toutefois, quand on parle de stress, on ne parle pas seulement de se ronger les ongles parce qu’on rushe un peu après avoir trop procrastiné. Les sources de stress au travail sont nombreuses, et trop de stress sur une trop longue période peut avoir des conséquences dévastatrices dans nos vies, comme c’est le cas dans l’histoire de Marie.

Le stress au travail

Évidemment, certains métiers sont plus stressants que d’autres, comme ceux qui comportent un constant élément de danger (policier ou pompier par exemple). Mais peu importe qu’on travaille au McDonald’s ou qu’on soit chirurgien, on doit faire face au stress. C’est une réalité qui fait partie intégrante du monde du travail et de la vie en général.

Une étude de la Northwestern National Life a découvert que 40 % des travailleurs trouvent leur emploi très stressant, et un sondage réalisé par Gallup et UBS révèle que 71 % des employés considèrent qu’ils sont confrontés à un niveau de stress modéré à élevé au travail. L’excès de stress serait donc un problème qui touche la majorité des travailleurs.

Selon Sharon Melnick, psychologue et auteure du livre “Success Under Stress”, le stress est provoqué par les situations qui sont hors de notre contrôle.

Pour le National Institute for Occupational Safety and Health (NIOSH) des États-Unis, le stress au travail est “la réponse nocive, physique et émotionnelle, qui se produit quand les exigences de l’emploi ne rencontrent pas les capacités, ressources ou besoins du travailleur.” (source)

Ces définitions complémentaires nous permettent de mieux saisir les origines du stress au travail, ce qui nous aidera à modifier la façon dont on y réagit pour en diminuer les effets néfastes.

Les causes

Voilà quelques-unes des principales causes de stress au travail:

  • Traitement injuste 
  • Mauvaise communication à l’interne
  • Conflits avec le personnel ou les supérieurs
  • Bruits dans l’environnement de travail
  • Peu ou pas de contrôle sur la façon de faire son travail
  • Pression à performer – devoir atteindre un rendement de plus en plus haut, devoir être au top de ses performances en permanence
  • Peur de perdre son emploi
  • Trop de temps supplémentaire (souvent une conséquence directe des restructurations et des coupures de postes)
  • Frustrations causées par une mauvaise gestion

Les conséquences

Les conséquences d’un excès de stress affectent l’état physique et psychologique et se manifestent par différents problèmes de santé et changements comportementaux. La qualité de vie et les relations interpersonnelles peuvent en être grandement affectées, tout comme la productivité et la performance au travail. Un surplus de stress mal géré est comme un boulet qu’on traîne et qui nous tire en arrière, nous empêchant d’atteindre notre plein potentiel et de nous démarquer.   

Voilà quelques-uns des principaux symptômes d’un excès de stress:

Symptômes physiques

  • Hausse de pression sanguine
  • Affaiblissement du système immunitaire
  • Augmentation du cholestérol sanguin
  • Fatigue
  • Perte de cheveux
  • Problèmes de peau
  • Insomnie et problèmes de sommeil
  • Difficultés de concentration
  • Maux de tête
  • Courbatures
  • Problèmes de digestion
  • Fluctuations anormales dans l’appétit

Symptômes psychologiques

  • Anxiété
  • État dépressif
  • Irritabilité
  • Perte d’intérêt dans le travail
  • Sautes d’humeur

Symptômes comportementaux

  • Erreurs de jugement fréquentes
  • Esprit distrait
  • Tendance à procrastiner davantage
  • Impatience
  • Augmentation de la consommation d’alcool et/ou de drogues

Trucs pour mieux gérer son stress

En parler

Quand on constate qu’on est affecté par un niveau de stress anormalement élevé, il est important de ne pas garder ses préoccupations pour soi et de trouver quelqu’un à qui en parler. Que ce soit un ami ou un membre de la famille, le simple fait d’en parler à un proche et de “vider son sac” peut aider à relâcher la tension et voir les choses sous un autre angle.  

Ne pas négliger son corps

Bien manger, faire de l’exercice et bien dormir; on sous-estime souvent le rôle de ces trois éléments pour notre bien-être, dont notre niveau de stress. Après tout, le stress est une réaction physique et hormonale, alors c’est tout à fait sensé de commencer par prendre soin de son corps pour en limiter les effets! Voilà quelques recommandations: 

  • S’alimenter le plus souvent possible d’aliments non transformés: de fruits, légumes, légumineuses, poissons, volailles et grains entiers ainsi que d’aliments contenant des acides gras oméga-3 (présents entre autres dans le saumon, les graines de chanvre, de chia et de lin).
  • Être actif chaque jour, au moins 30 minutes. En plus de réduire significativement la haute pression et de nous rendre plus résistants au stress, l’activité physique stimule la dopamine, la sérotonine et les endorphines, neurotransmetteurs favorisant la sensation de bien-être et la bonne humeur. Des activités comme la course et le jogging peuvent être particulièrement bénéfiques contre le stress.
  • S’assurer de dormir de 7 à 9 h par nuit et favoriser un sommeil de qualité. Négliger son sommeil rend plus vulnérable au stress, et puisque le stress peut mener à l’insomnie, le manque de sommeil peut facilement devenir un cercle vicieux. Le premier truc à appliquer pour aider à réguler le sommeil est d’établir une routine pour réduire notre exposition à la lumière bleue en soirée et se relaxer avant d’aller dormir, ainsi que se coucher et se lever à la même heure chaque jour. Pour plus de détails sur les façons de favoriser un sommeil de qualité, voir aussi cet article.

Planifier et s’organiser

Pour s’éviter du stress inutile, planifier son travail selon les priorités auxquelles on doit accorder notre temps est primordial. Chaque matin, ou un peu avant la fin de chaque journée de travail, prends un petit 15 minutes pour revoir le travail qui doit être fait et planifier la journée suivante. De cette façon, tu seras plus en contrôle et moins vulnérable au stress.

Voir aussi: 7 méthodes pour travailler 48 h par jour

Toutefois, travailler 8 heures par jour sans arrêt pour essayer d’accomplir le plus de choses possible n’est pas recommandé. Les pauses sont primordiales pour recharger nos batteries, libérer le stress et travailler de façon optimale. Il serait donc sage de leur réserver du temps dans nos planifications quotidiennes et de profiter de ces moments pour prendre une petite marche si possible, s’étirer et faire quelques exercices de respiration.

Éliminer les habitudes qui te causent du stress inutilement

Il arrive qu’on soit notre propre source de stress. Par exemple, quand on accorde une trop grande importance à l’opinion d’autrui, on perd le contrôle sur la satisfaction qu’on éprouve envers notre propre travail. C’est une situation stressante qui peut mener à d’autres habitudes provoquant du stress inutile comme le perfectionnisme, la procrastination et le pessimisme.

 Voir aussi: Bienvenue aux perfectionnistes anonymes

Relaxer et respirer 

L’une des meilleures façons pour relâcher le stress instantanément et le combattre à long terme est d’apprendre des techniques de relaxation et de respiration. Ça peut être aussi simple que de prendre de grandes respirations par le nez et les relâcher lentement par la bouche chaque fois qu’on se sent stressé pendant la journée. Voilà d’autres méthodes qui valent également la peine d’être essayées:

*Ces techniques peuvent être accompagnées d’aromathérapie ou de musique, peuvent se pratiquer pratiquement n’importe où et n’ont pas de durée déterminée.

  • Respiration profonde: Il suffit de s’asseoir en gardant le dos bien droit, (ou de s’étendre sur le dos) de poser une main sur l’abdomen et l’autre sur la poitrine. Il faut ensuite prendre une grande inspiration par le nez en gonflant son abdomen autant que possible, et non sa cage thoracique. La main sur la poitrine ne devrait pratiquement pas bouger. Ensuite, il faut expirer lentement autant d’air que possible par la bouche en contractant les muscles abdominaux. Encore une fois, c’est la main sur l’abdomen qui devrait bouger et celle sur la poitrine devrait demeurer pratiquement immobile. 
  • Respiration fraîche: cette technique de respiration est particulièrement efficace dans les moments où on se sent frustré ou en colère. Il suffit de prendre une grande respiration par la bouche en réduisant l’entrée d’air, comme si on respirait à travers une paille, puis d’expirer normalement par le nez. Lorsque bien effectuée, cette respiration donne une sensation de fraîcheur sur le dessus de la langue.
  • Respiration du dragon: cette technique de respiration est recommandée dans les moments de stress intense et d’anxiété. Elle consiste à prendre une grande respiration par les narines et à expulser l’air lentement par la bouche comme si on soufflait dans une paille. En expirant, on peut  imaginer que le souffle qu’on rejette est une épaisse fumée grise dans laquelle se trouvent nos craintes et énergies négatives.
  • Méditation: Méditer régulièrement, même si ce n’est que pendant quelques minutes, permet d’exercer un meilleur contrôle sur nos pensées et limiter le stress qu’elles nous procurent.
  • Activité relaxante: trouver une activité relaxante qu’on apprécie et qu’on peut pratiquer fréquemment permet d’évacuer le stress qui nous habite. Que ce soit la pratique du yoga, le jardinage, ou même prendre un bain chaud en écoutant de la musique, toutes les façons sont bonnes, tant qu’elles ont un effet relaxant et qu’elles conviennent à notre mode de vie.

En résumé

Le travail peut être une très grande source de stress dans nos vies, que ce soit à cause du manque de contrôle sur la façon de faire son travail, de l’absence de sécurité d’emploi, de la pression à performer, d’injustices vécues, etc. Même si les causes sont variées, les effets sont toujours ravageurs. En plus d’avoir un impact sur notre santé physique et psychologique, le stress peut nous empêcher d’être performants et limiter notre avancement professionnel.

Il est donc primordial d’apprendre à gérer le stress au travail.

Pour ce faire, il faut d’abord éviter de garder nos frustrations pour nous et en parler à un proche. Extérioriser nos préoccupations et recevoir un avis externe permet souvent de relâcher la tension et de voir la situation sous un autre angle.

Ensuite, il faut porter une attention particulière à la façon dont on s’occupe de notre corps. Une saine alimentation, de l’exercice quotidien et une bonne routine de sommeil nous rendent plus aptes à résister au stress tout en limitant ses effets.

Aussi, il serait sage d’investir quelques efforts dans notre croissance personnelle pour éliminer de nos vies les habitudes qui causent du stress inutilement, comme le perfectionnisme, la procrastination ou le pessimisme.

Enfin, apprendre et utiliser des techniques de respiration et consacrer du temps à des activités relaxantes va aider à relâcher la tension accumulée et peut nous permettre de combattre le stress tout au long de la journée.

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Top 10 – Les meilleurs claviers à utiliser au travail

Quand on passe la majorité de nos journées à taper sur un clavier d’ordinateur, c’est important d’être bien outillé. La meilleure option pour l’efficacité et le confort lors de la rédaction est de se doter d’un clavier mécanique, mais d’autres critères comme l’ergonomie ou la portabilité peuvent aussi nous mener vers d’autres types de claviers. 

La principale différence entre un clavier mécanique et un clavier à membrane réside dans la technologie de frappe. Dans un clavier à membrane, chaque touche est reliée à l’un des dômes d’une membrane unique tandis que dans un clavier mécanique chaque touche est un petit commutateur individuel.

C’est un type de clavier particulièrement populaire auprès des gamers, mais qui présente de nombreux avantages pour quiconque passe beaucoup de temps à utiliser son clavier, par exemple ceux qui occupent un métier qui demande de passer du temps à coder, rédiger, corriger, traduire, etc.

Les plus grands avantages d’utiliser un clavier mécanique sont la précision, le confort de frappe et la rapidité du retour des touches.

Même s’ils sont généralement un peu plus dispendieux que les autres types de claviers, un bon clavier mécanique est un investissement qu’on ne regrette pas!

Cherry MX Black, Blue, Brown, Red…?

Si tu décides de te procurer un clavier mécanique, attends-toi à ce qu’il soit un peu plus bruyant qu’un clavier à membrane. Ça peut être une bonne ou une mauvaise chose, tout dépend de tes préférences personnelles et de ton milieu de travail.

Cependant, tous les claviers mécaniques n’ont pas le même type de “switch”, ce qui fait en sorte que certains font plus de bruit que d’autres et que les touches n’ont pas la même résistance.

Pour démystifier un peu les différentes options de claviers mécaniques, voilà un aperçu des types de touches les plus populaires et leurs principales caractéristiques, suivi de notre top 10 des modèles de claviers les plus intéressants pour travailler, tous types confondus.    

Cherry MX Black

  • Pas de feedback tactile additionnel
  • Grande résistance pour enfoncer les touches
  • Plutôt silencieux

Usages recommandés

Étant donné la grande résistance de ce type de touches, les claviers Cherry MX Black sont particulièrement appréciés dans les milieux commerciaux où il est important de ne pas taper de caractères par mégarde à cause d’une touche trop sensible. Toutefois, ils peuvent provoquer de la fatigue des doigts plus rapidement que les autres types de claviers et ne sont pas recommandés pour les tâches comme la rédaction.

Cherry MX Red

  • Pas de feedback tactile additionnel
  • Faible résistance pour enfoncer les touches
  • Plutôt silencieux

Usages recommandés

Ce type de clavier est très populaire auprès des gameurs parce qu’il permet d’actionner les touches très rapidement. Toutefois, il n’est pas particulièrement recommandé pour la rédaction pour 2 raisons: 1-Il demande très peu de pression sur les touches, ce qui peut mener à un plus grand nombre d’erreurs, et 2-l’absence de feedback tactile ne permet pas de savoir à quel moment le caractère a été tapé avant que la touche ne soit complètement enfoncée.  

Cherry MX Brown

  • Feedback tactile additionnel
  • Faible résistance pour enfoncer les touches
  • Plutôt silencieux

Usages recommandés

Ce type de clavier est très populaire et polyvalent. Il est apprécié dans tous les usages et convient très bien aux tâches qui demandent beaucoup d’écriture. Le feedback tactile permet de savoir quand le caractère tapé est transmis à l’ordinateur sans avoir à enfoncer la touche au complet, ce qui améliore la justesse et la vitesse de frappe. Sa faible résistance permet de limiter la fatigue des doigts et il est assez silencieux pour être utilisé dans les bureaux sans trop déranger les collègues.  

Cherry MX Blue

  • Feedback tactile additionnel
  • Faible résistance pour enfoncer les touches
  • Assez bruyant

Usages recommandés

Ce type de clavier a la particularité d’émettre un “clic” très bruyant lorsque les touches sont enfoncées, ce qui est généralement apprécié par ceux qui font beaucoup de rédaction. Le bruit et le feedback tactile permettent d’optimiser la justesse de frappe et la faible résistance des touches évite la fatigue des doigts. Puisque le bruit des touches peut être dérangeant pour les collègues, il vaut mieux l’utiliser si on a un bureau fermé ou à domicile.

Il existe d’autres types de touches de claviers mécaniques un peu moins connus, mais les mieux adaptés et les plus populaires pour la rédaction sont les claviers aux touches de types Cherry MX-Brown et Cherry MX-Blue.

Les meilleurs claviers pour travailler

Même si les claviers mécaniques sont recommandés pour la rédaction, certains claviers à membrane, dont ceux dotés de la conception d’interrupteurs à ciseaux, sont aussi très performants, rapides, et peuvent être un bon compromis. Quelques-uns des claviers les plus ergonomiques sont aussi des claviers à membranes et les claviers Bluetooth offrent un côté pratique non négligeable.

Alors, considérant les critères comme l’efficacité, la qualité, l’ergonomie et la portabilité, voilà notre top 10 des meilleurs claviers à utiliser au travail:


1-Logitech G610 Orion Brown

Prix: +/- 140 $

Acheter ici 

Principales caractéristiques:

  • Type de touches: Brown
  • Alimentation: USB
  • Connexion: USB
  • Rétroéclairage: Oui (DEL blanches)
  • Autres: touches dédiées au contrôle du son et de la musique, cordon d’alimentation en tissu tressé, rétroéclairage personnalisable.

Même si, techniquement, il s’agit d’un clavier optimisé pour le jeu, il convient parfaitement à la rédaction et aux tâches de bureau. Son design simple et la qualité des matériaux en font un clavier particulièrement polyvalent qui offre un très bon rapport qualité/prix.


2-Das Keyboard 4 Professional 

Clavier mécanique Das

Prix: +/- 230 $

Acheter ici (modèle aussi disponible avec touches pour Max)

Principales caractéristiques:

  • Type de touches: Brown ou Blue
  • Alimentation: USB
  • Connexion: USB
  • Rétroéclairage: Non
  • Autres: 2 ports USB3 à l’arrière du clavier, touches dédiées au contrôle du son et de la musique, câble d’alimentation USB très long (201cm), languette d’appui magnétique et amovible pouvant servir de règle.

Un grand souci du détail a été accordé lors de sa conception; les caractères sont gravés au laser sur les touches, son panneau de façade est fait d’aluminium anodisé et les points de contact des touches sont en or, ce qui assure une conductivité et durabilité optimale. Il est l’allié ultime du professionnel désirant un clavier robuste, durable et de qualité.


3- Cooler Master – MasterKeys Pro L (White Led)

Clavier mécanique CoolerMaster

Prix: +/- 130 $

Acheter ici 

Principales caractéristiques:

  • Type de touches: Brown, Blue ou Red
  • Alimentation: USB
  • Connexion: USB
  • Rétroéclairage: Oui (Blanc ou RGB, selon le modèle)
  • Autres: rétroéclairage personnalisable, processeur intégré pour la gestion des réglages à même le clavier, cordon d’alimentation en tissu tressé amovible.

Bien que présenté en tant que clavier de gamer, il convient parfaitement aux tâches de rédaction. Son rétroéclairage à DEL blanches est parfait pour ceux qui préfèrent travailler avec un éclairage tamisé (ce qui favorise la créativité) et son design sobre et compact lui confère un look très professionnel. La plaque sur laquelle reposent les touches est constituée de métal blanc pour refléter la lumière et augmenter la luminosité du rétroéclairage.


4-Clavier mécanique TOMOKO 

clavier mécanique abordable

Prix: +/- 60 $

Acheter ici

Principales caractéristiques:

  • Type de touches: Blue
  • Alimentation: USB
  • Connexion: USB
  • Rétroéclairage: Non (disponible seulement sur la version sans pavé numérique)
  • Autres: À l’épreuve de l’eau et comprend des trous de drainage en cas de dégât, long câble d’alimentation de 182 centimètres.

clavier mécanique abordable

Le plus intéressant de ce clavier est sans doute son prix très abordable; c’est l’exemple parfait du “beau, bon, pas cher”, ce qui en fait le clavier idéal pour quelqu’un qui veut essayer la rédaction sur clavier mécanique sans trop dépenser. Il est également à l’épreuve des liquides, ce qui peut s’avérer être très pratique si, par exemple, on a tendance à souvent renverser son café. Il s’agit sans doute de l’un des claviers mécaniques d’entrée de gamme ayant le meilleur rapport qualité/prix.


5-Azio MK Retro et MK Retro-02

clavier mécanique rétro Azio

Prix: +/- 150 $ (Noir et chrome) et +/- 270 $ (Gold edition)

Acheter ici: Noir/chrome et Gold edition, doré/blanc

Principales caractéristiques:

  • Type de touches: Blue
  • Alimentation: USB
  • Connexion: USB
  • Rétroéclairage: Non
  • Autres: look rétro imitant celui d’une machine à écrire, long cordon d’alimentation en tissu tressé de 180 cm, résistant à l’eau et à la poussière, inclinaison et hauteur ajustable.

Clavier rétro

Pour ceux qui veulent un clavier au look qui sort de l’ordinaire, ce clavier mécanique d’Azio est tout indiqué. Son fini lustré/chromé et son apparence rappelant celle d’un clavier de machine à écrire constituent le parfait mélange de rétro et de moderne. Les touches de type “Blue” sont agréables à utiliser et procurent un feedback sonore très intéressant. D’un rapport qualité/prix satisfaisant, une bonne partie de sa valeur réside dans son apparence hors du commun qui saura ravir les nostalgiques et rendre l’expérience d’écriture unique.

Pour les amateurs de ce look rétro, il existe également un clavier Bluetooth arborant ce look (cliquer ici pour le voir).


6-Microsoft Sculpt Ergonomic for Business

Clavier ergonomique de Microsoft

Prix: +/- 100 $

Acheter ici

Principales caractéristiques:

  • Type de touches: clavier à membrane
  • Alimentation: 2 batteries AAA
  • Connexion: récepteur USB
  • Rétroéclairage: Non
  • Autres: design ergonomique visant l’apaisement des poignées et avant-bras, appuie-poignets, pavé numérique séparé du clavier.

Clavier ergonomique

C’est au niveau de son ergonomie que se distingue réellement ce clavier. Il est tout indiqué pour les gens qui passent beaucoup de temps à rédiger et qui ont développé des problèmes d’inconfort au niveau des poignets. Toutefois, il demande un certain temps d’adaptation avant de pouvoir l’utiliser avec aisance.


7-Microsoft Modern Keyboard avec lecteur d’empreintes digitales

clavier microsoft

Prix: +/- 170 $

Acheter ici

Principales caractéristiques:

  • Type de touches: membrane à interrupteurs mécaniques à ciseaux
  • Alimentation: batterie rechargeable Lithium ion (jusqu’à 4 mois d’autonomie sur une charge)
  • Connexion: Bluetooth 4.0/4.1 ou USB
  • Rétroéclairage: Oui
  • Autres: comprends un lecteur d’empreintes digitales (remplace le mot de passe, permet d’activer des fonctions comme le paiement en ligne), boîtier en aluminium, compatible avec Windows 10 et les téléphones Windows 10.

clavier microsoft

Les utilisateurs Windows 10 seront ravis par ce nouveau clavier. Il est particulièrement mince et léger et sa conception moderne agrémentée d’un lecteur d’empreintes digitales pour déverrouiller l’appareil saura en séduire plus d’un. Ce clavier à membrane de type “mécanique” à ciseaux est très performant, rapide, et constitue la solution de choix pour un clavier au look contemporain et épuré qui ne sacrifie pas la qualité.


8-Apple Magic Keyboard 2

clavier apple

Prix: +/- 250 $

Acheter ici

Principales caractéristiques:

  • Type de touches: membrane à interrupteurs mécaniques à ciseaux
  • Alimentation: batterie rechargeable (dure environ 1 mois entre les charges)
  • Connexion: Bluetooth
  • Rétroéclairage: Non
  • Autres: Fonctionne avec un Mac OS X v10.11 ou plus récent et les appareils iOS 9.1 ou plus récent (dont Apple TV), charge rapide d’environ 2 heures, peut être utilisé pendant la charge. 

Clavier pour mac

Les plus grands avantages de ce clavier sont sa polyvalence (fonctionne avec pratiquement tous les appareils de Apple), la durée de vie de sa batterie et la rapidité de réponse de ses touches. De plus, il se synchronise automatiquement et est plus plat que les autres claviers d’Apple. Il s’agit d’une très bonne option pour quelqu’un qui fait beaucoup de rédaction sur Mac.


9- Logitech K780 Multi-Device

Clavier bluetooth de logitech

Prix: de 90 $ à 100$ selon la version

Acheter ici

Principales caractéristiques:

  • Type de touches: membrane
  • Alimentation: 2 batteries AAA
  • Connexion: Bluetooth et récepteur USB
  • Rétroéclairage:
  • Autres: Permets de reconnaître jusqu’à trois appareils à la fois et d’alterner facilement de l’un à l’autre grâce à trois touches dédiées, pleine longueur avec pavé numérique, support à tablette ou téléphone intégré.

Ce clavier peut se décrire en un seul mot: polyvalent. Il peut être utilisé avec un ordinateur (PC, Mac et Chrome Os), une tablette ou un smartphone (Android et iOS) grâce à une connectivité au récepteur USB ou par Bluetooth.  Se met en veille lorsqu’il n’est pas utilisé pour économiser la batterie. Véritablement un clavier universel, pratique , il saura faciliter la vie de ceux qui travaillent sur plusieurs plateformes et appareils et qui on un travail qui requiert une certaine mobilité.


10-Microsoft Universal Foldable Keyboard

Clavier bluetooth pliable de microsoft

Prix: +/- 85 $

Acheter ici

Principales caractéristiques:

  • Type de touches: membrane
  • Alimentation: Batterie rechargeable (jusqu’à trois mois d’utilisation en une charge)
  • Connexion: Bluetooth 4.0
  • Rétroéclairage: Non
  • Autres: touches dédiées au contrôle du son et de la musique, compatible avec les tablettes et téléphones Android, iPad, iPhone et Windows Phone, résistant à l’eau et aux liquides.

clavier pliable

ATTENTION-Ce clavier n’est pas compatible avec un ordinateur, mais est destiné à être utilisé avec une tablette ou un smartphone. C’est le clavier idéal à traîner avec soi quand on est appelés à se déplacer souvent et à travailler à partir de différents endroits; il est très petit (seulement 5 mm d’épaisseur), léger et est résistant aux liquides (pas de problème en cas de dégât!). De plus, sa batterie rechargeable a une très longue durée. Il est donc parfait pour la rédaction “on the go”, n’importe où et n’importe quand.


Voilà donc notre top 10 des meilleurs claviers à utiliser au travail. Que ce soit pour le travail de rédaction, codage, ou pour un travail qui demande une certaine flexibilité ou mobilité, le clavier tout indiqué se retrouve très certainement dans cette sélection!

Ces claviers ainsi que toutes nos recommandations de matériel se retrouvent sur notre tableau Pinterest “Matériel de bureau” auquel tu peux t’abonner pour voir toutes nos suggestions en temps réel.

Si tu as apprécié cet article ou désires nous faire part de questions ou commentaires, n’hésite pas à nous écrire ci-dessous!

Comment ne plus être en retard

Quatre habitudes à prendre pour ne plus être en retard

Est-ce que tu as le syndrome du lapin blanc, toujours “en retard, en retard” à courir à gauche et à droite en regardant l’heure nerveusement?

“En r’tard! En r’tard! J’ai rendez-vous quequ’part! Je n’ai pas l’temps de dire au revoir, je suis en r’tard, en r’tard!”

Si tu es un retardataire chronique, tu n’es pas sans savoir que les inconvénients sont nombreux! Non seulement ton entourage risque de percevoir ton retard comme un manque de respect, mais quand cette mauvaise habitude s’invite au travail, c’est littéralement ta carrière qui est en jeu.

Heureusement, même si c’est un comportement profondément ancré en nous, on peut arriver à le changer en appliquant certains trucs.

D’abord, il faut savoir qu’on n’est pas tous en retard ou à la dernière minute pour les mêmes raisons. Certains sont des procrastinateurs délibérés qui choisissent de tout faire à la dernière minute parce qu’ils aiment le boost d’adrénaline que ça procure. D’autres ont tout bonnement “les yeux plus gros que le ventre” et se planifient trop de choses à faire dans un laps de temps trop court. Ou encore, certains ont simplement un déficit d’attention, sont facilement déconcentrés et perdent la notion du temps.  

Dans tous les cas, des trucs et des habitudes simples à mettre en place peuvent aider à éviter les retards. On peut, entre autres, organiser nos tâches de façon à commencer par le pire et garder le meilleur pour la fin,  apprendre à mieux gérer son temps, voir plus petit pour voir plus grand et apprendre à prioriser et travailler plus efficacement en facilitant l’état de flow.  

Commencer par le pire

L’une des raisons qui font souvent en sorte qu’on est en retard est la procrastination des tâches qui nous intimident ou nous déplaisent. On a tendance à toujours les repousser à plus tard, ce qui fait en sorte qu’on se retrouve à devoir les accomplir à la dernière minute et qu’on risque ultimement de manquer de temps.

Voir aussi: Comment vaincre la procrastination selon son profil type

La solution? Renverser la vapeur. Commencer chaque journée avec les tâches les plus difficiles et déplaisantes nous permet de les accomplir plus efficacement et plus rapidement, car on profite du moment de la journée où nos niveaux d’énergie et de volonté sont à leurs plus hauts. Du coup, le reste de la journée paraît beaucoup plus agréable et le sentiment de fierté qu’on éprouve est très motivant!

Éliminer les distractions

C’est très difficile d’éviter les distractions, mais c’est primordial si on veut minimiser les risques d’être en retard. Souvent, on succombe à une distraction sans même s’en apercevoir et on en prend conscience un long moment plus tard quand le mal est déjà fait.

La meilleure technique pour ne pas succomber aux distractions est tout simplement de tout faire pour en éliminer les sources.

Voilà quelques trucs qui vont aider:

  • Dans un environnement de travail bruyant, mettre des écouteurs à réduction/suppression du bruit (sans nécessairement mettre de musique) pour couper les sons dérangeants et favoriser la concentration.
  • Ranger son smartphone hors de vue et de portée. Si ce n’est pas possible parce qu’il est un outil de travail, désactiver les notifications ou utiliser une application comme AppBlock pour les bloquer momentanément.
  • Prendre conscience des distractions auxquelles on succombe le plus facilement et développer l’habitude de se ramener à l’ordre dès qu’on réalise qu’on a été distrait.

Voir aussi: Deux façons de neutraliser les armes de distraction massive

Planifier son temps

Il faut faire attention avec la planification, parce que “trop, c’est comme pas assez.” En voulant absolument tout planifier à la seconde près, on arrive rarement à accomplir tout ce qu’on a prévu (parce qu’il y a toujours des imprévus!), ce qui mène immanquablement à des retards dans nos échéanciers.

De l’autre côté, si on se planifie trop de temps pour les imprévus, on devient la proie du principe de Parkinson qui veut qu’une tâche s’allonge jusqu’à prendre la totalité du temps qui lui est accordé.

Le truc: voir petit et prioriser.

Voir petit à court terme pour voir grand à long terme

Pour planifier efficacement son temps, il faut déconstruire nos tâches le plus possible.

Je m’explique:

Une tâche qu’on planifie doit être constituée d’un seul élément, pas d’une suite de choses à faire. Prenons en exemple quelque chose de concret et de visuel, comme construire une maison. À quoi ressemblerait la liste de tâches d’un tel projet? Spontanément, on se dit: couler les fondations, monter la charpente, passer la plomberie et l’électricité, etc. Le problème, c’est que “monter la charpente” ce n’est pas une tâche, c’est une multitude de petites tâches. Couper un madrier est une tâche. Clouer un clou est une tâche. Poser une brique est une tâche. Tu vois où je veux en venir?

On envisage généralement nos tâches sous forme de trop gros morceaux. C’est entre autres pourquoi c’est si difficile de planifier de façon réaliste le temps requis pour les accomplir.  

Pour voir grand à long terme (construire une maison), il faut planifier notre temps et nos tâches en voyant petit à court terme (un clou à la fois).

Voir aussi: 7 méthodes pour travailler 48 h par jour

Ça peut donner l’impression qu’il y a encore plus de choses à faire, j’en conviens. Mais en priorisant efficacement et en ne se concentrant que sur la tâche qu’il y a immédiatement devant nous, on arrive à atteindre un rythme de travail plus efficace.

Apprendre à prioriser

Quand on est souvent en retard, c’est possible que ce soit aussi parce qu’on a tendance à passer beaucoup de trop de temps sur des tâches qui ne sont pas réellement importantes. Par exemple, si on passe des heures à chercher la police d’écriture parfaite au lieu de rédiger le texte, ce n’est pas étonnant que le document soit remis en retard!

C’est pourquoi il est primordial d’apprendre à prioriser.

Avant de planifier tes journées, prends le temps de te demander à quel point tes tâches à faire sont nécessaires pour atteindre tes objectifs, et assure-toi de toujours travailler en priorité sur ce qu’il y a de véritablement important.

Voir aussi: Bienvenue aux perfectionnistes anonymes

Atteindre son flow

Le flow, c’est ce qui se produit quand on est complètement absorbé par son travail. Quand on atteint cet état, c’est comme si le monde extérieur n’existait plus. Il n’y a rien pour nous distraire et on ne voit plus le temps passer. Quand on est en flow, on est particulièrement productifs et on arrive à accomplir une charge de travail impressionnante.

C’est un état qui se manifeste fréquemment pendant les tâches qui font appel à la créativité et qui demandent de la concentration, comme la création artistique ou visuelle, la rédaction, et même le codage.

Travailler en flow le plus souvent possible permet d’accomplir plus de choses dans un laps de temps plus court, ce qui limite les risques d’avoir du retard dans nos échéanciers.

La question qui s’impose est donc: que faire pour favoriser cet état?

Plusieurs méthodes peuvent être utilisées (le sujet est abordé en détail dans le ebook de Double ta valeur!), mais l’élément essentiel est de pouvoir se concentrer sur son travail sans distraction suffisamment longtemps. Pour certaines personnes, 15 minutes sont suffisantes, tandis que d’autres ont besoin d’une heure. Notre niveau d’énergie va aussi influencer la facilité avec laquelle on entre en flow.

Voir aussi: Ta carrière est une série de sprints, voilà comment renouveler ton énergie!

Il n’y a pas de raccourci ou de passe-droit, mais une fois qu’on a atteint notre flow, le jeu en vaut la chandelle!

En résumé

Le retard peut être considéré non seulement comme un manque de respect, mais il peut aussi être perçu comme une incapacité à gérer efficacement son temps et ses tâches. Être toujours en retard ou à la dernière minute peut donc être très dommageable à une carrière en plus de ralentir la productivité en général.

Parmi les retardataires chroniques, trois profils se distinguent: celui qui procrastine volontairement parce qu’il croit travailler mieux sous pression, celui qui sous-estime l’ampleur des tâches qu’il se planifie et celui qui est trop facilement distrait.

Dans tous les cas, intégrer ces habitudes de travail peut limiter les risques de retard:

  • Commencer chaque journée en réalisant les tâches qui nous déplaisent ou nous intimident évitera de procrastiner jusqu’à la dernière minute.
  • Éliminer les distractions permettra de rester concentré sur son objectif et d’avancer le travail plus efficacement.
  • Segmenter ses tâches en plus petites sous-tâches rendra leur planification plus efficace. Remettre en question chacune de ces petites sous-tâches quant à leur niveau de pertinence permettra de mieux prioriser et de toujours travailler sur ce qui est réellement important.
  • Favoriser l’état de flow au travail permettra d’augmenter la productivité, ce qui facilite l’atteinte des objectifs et le respect des échéanciers.

Voilà donc ce qui conclut cet article. Si tu as des questions ou des commentaires, ou encore si tu veux nous partager tes trucs pour ne plus être en retard, laisse-nous un commentaire ci-dessous!

Comment augmenter son salaire en utilisant sa position comme levier

La majorité des problèmes financiers peuvent se régler à l’aide d’un des deux moyens suivants:

  1. Arrêter les dépenses inutiles, les cappuccinos à 5 $ et les tartares à 26 $.
  2. Faire plus d’argent, assez pour que le problème se règle tout seul.

Je ne sais pas pour toi, mais j’aime bien les cappuccinos… et les tartares, les sorties au cinéma, les belles voitures, prendre un scotch au bar…

Si, toi aussi, tu aimes vivre sans avoir l’impression de toujours avoir à te priver, alors il te reste la deuxième option: faire “assez” d’argent pour faire disparaître tes problèmes.

Bien sûr, “assez” est une valeur subjective. Ce qui est assez pour moi ne le sera peut-être pas pour quelqu’un d’autre. Ça dépend de tes points de référence, de la ville dans laquelle tu habites et du nombre de personnes à ta charge.

Ceci étant dit, une équipe de Princeton a pu déterminer en se basant sur un sondage examinant le niveau de bonheur de 500 000 foyers américains que le revenu familial moyen requis pour être heureux était d’environ 75 000 $US (environ 100 000 $CA). Une fois ce revenu atteint, chaque dollar additionnel avait un impact minime sur le niveau de bonheur des gens.

Si on s’entend pour dire que les deux personnes du couple gagnent autant d’argent, ça veut dire que le revenu magique pour régler ses problèmes financiers n’est que de 24 $ de l’heure, un objectif très réaliste pour la plupart des gens.

Malheureusement, 70 % de la population québécoise se trouve sous ce seuil. En fait, 40 % font moins de 25 000 $ par an. Pour la plupart des gens, cet objectif requiert donc littéralement de doubler sa valeur!

Mais bon… Que tu gagnes 25, 50, 75 ou 100 k$ par an, mon argument reste le même: l’option 2 est plus facile (et agréable) que l’option 1.

La plupart des gens choisissent malheureusement la première option pour plusieurs raisons.

Entre autres parce que c’est le conseil que tous les “gurus” de la finance personnelle ont l’habitude de donner: “coupe dans le gras et met de l’argent de côté”. Pourtant, lorsqu’on regarde comment EUX ont bâti leur richesse, on se rend vite compte qu’ils viennent d’une famille favorisée ou qu’ils ont été particulièrement chanceux.

D’un autre côté, il faut reconnaître qu’on est conditionnés pour penser comme ça. Biologiquement, la peur de perdre l’emporte toujours sur l’attrait du gain. Si tu demandes une augmentation à ton patron et qu’il dit non, ça va faire mal à l’égo! On aime mieux attendre le bon moment qui, finalement, n’arrive jamais. On joue pour ne pas perdre et non pour gagner.

Finalement, il y a toute la question du mindset. Lorsqu’on pense en employé, on voit nos revenus comme une tarte limitée. Ton salaire est de 35 000 $ par année et il n’y a pas grand-chose que tu puisses faire pour doubler ou tripler ce chiffre rapidement. Puisque la tarte est limitée, la seule option logique qui reste est de réduire ses dépenses. Mais lorsqu’on est entrepreneur, les règles sont différentes. Ce n’est pas une tarte, mais un buffet à volonté. Le monde est rempli d’opportunités et c’est ton devoir de les saisir pour générer un maximum de revenus le plus rapidement possible. Doubler ou quintupler ses revenus en quelques années est monnaie courante dans le monde de l’entrepreneuriat.

Ce n’est pas parce que tu es un employé que c’est impossible pour toi de penser comme un entrepreneur et d’être proactif!

Dans les prochaines pages, je vais t’expliquer comment concrétiser l’option 2 et faire suffisamment d’argent pour que ça ne soit plus un problème. Comme tu vas voir, quelques petits ajustements dans la façon de négocier sont souvent largement suffisants pour te permettre d’être récompensé à ta juste valeur!

Le test de la guimauve.

En 1960, un homme du nom de Walter Mischel a enfermé, tour à tour, 600 enfants âgés de 4 à 6 ans dans une pièce ne comprenant rien d’autre qu’une table, un faux miroir et une guimauve.

Je te rassure avant que tu ne te fasses des idées. Non, Walter n’était pas un pédophile. En fait, il était en train de mener une étude qui allait complètement changer la façon dont on perçoit le contrôle de soi ainsi que la discipline personnelle.

Chacun leur tour, les enfants étaient amenés dans la pièce où une gâterie de leur choix les attendait (un Oréo, une guimauve ou un pretzel).

“Tu peux manger la guimauve”, disait le chercheur, “mais si tu attends 15 minutes, on va t’en donner une deuxième!”.

Il quittait ensuite la pièce pour rejoindre ses collègues derrière le faux miroir et observer le combat de l’enfant avec sa tentation.

J’espère que les chercheurs avaient du pop corn, parce que la scène devait être cruellement drôle. Certains enfants se couvraient les yeux ou se tournaient pour faire dos à la tentation, d’autres donnaient des coups de pieds sur la table et certains flattaient la guimauve, comme si c’était une peluche!

Une minorité des enfants ont décidé de manger la guimauve sans même hésiter. De ceux qui ont décidé d’attendre pour avoir la deuxième gâterie, seulement le tiers ont été capables de patienter les 15 minutes requises.

Ces enfants ont été les sujets de trois autres études sur une période de 40 ans dans l’objectif de déterminer l’impact de leur capacité à délayer la gratification, c’est-à-dire s’ils ont été capables d’attendre pour recevoir leur deuxième guimauve, sur leur succès dans la vie.

Résultat? Les enfants qui ont été capables d’attendre étaient décrits par leurs parents comme étant extrêmement plus compétents que les autres, avaient de meilleures notes à l’école, prenaient moins de drogue, étaient moins susceptibles d’être obèses et géraient mieux leur stress. La dernière étude a même été jusqu’à faire un scan de leur cerveau sous un appareil à résonance magnétique. Ils ont découvert que les enfants capables de délayer la gratification avaient, 40 ans plus tard, un cortex préfrontal (centre du contrôle de soi) et un striatum (centre de récompense) plus développés.

À chaque expérience, les chercheurs ont démontré que la capacité à délayer la gratification était cruciale au bien-être et au succès des individus.

Ce qui m’amène à te poser la question suivante…

Disons que tu gagnes présentement 16 $ l’heure. À ton évaluation annuelle, ton patron t’offre le choix entre deux choses: 4 000 $ aujourd’hui ou une augmentation de 1 $ l’heure. Que choisis-tu?

Un bonus ou une augmentation?

Lorsque je pose la question aux gens, la réponse est presque unanime: je prends le bonus.

40 $ de plus par semaine, ça ne change pas le monde! Mais 4 000 $ d’un coup? Là tu jases, ça donne un bon lousse pour respirer!

La première fois qu’on m’a donné un bonus, j’étais tellement heureux. “Wow, ils doivent vraiment apprécier mon travail!”

Puis, je suis tombé sur l’étude de Walter Mischel, j’ai sorti ma calculatrice et j’ai réalisé que j’étais, comme la majeure partie des gens, terriblement naïf…

Le premier facteur qu’on ne prend pas en compte est l’inflation… L’argent d’aujourd’hui vaut beaucoup moins que l’argent de demain! Chaque année, l’argent perd environ 2 % de sa valeur. Ça veut dire que si tu ne fais pas augmenter ton salaire d’au moins 2 %, ton salaire réel baisse! À 16 $/h, ton “bonus” de 4 000 $ va donc te coûter 665 $ en inflation au cours de l’année s’il n’est pas accompagné d’une augmentation.

Ensuite, ton augmentation est partiellement déterminée par ton salaire de base. Une augmentation de 1 $/h peut être intéressante lorsqu’on est à 16 $/h, mais peut être insultante lorsqu’on est à 30 $/h. Augmenter ton salaire de base maintenant va augmenter le montant de tes futures augmentations en conséquence.

Non seulement ça, mais si jamais tu perds ton emploi, le chômage et les primes de départ vont se baser sur ton salaire et non sur ton revenu net. Le même principe s’applique si tu veux emprunter de l’argent à une banque; le montant admissible est calculé à partir de ton revenu mensuel.

Une augmentation d’un dollar de l’heure te donne 2 080 $ de plus cette année, l’année d’après et toutes les années qui vont suivre. Ce montant devient non négociable puisqu’il fait maintenant partie de ta compensation de base.

Comparons les deux options… Scénario #1, on augmente ton salaire de 1 $/h chaque année. Scénario #2, on t’offre un bonus de 4 000 $ chaque année.

 

Sénario #1 Sénario #2
Argent total généré
Année 0 33 280,00 $ 33 280,00 $
Année 1 68 640,00 $ 70 560,00 $
Année 2 106 080,00 $ 107 840,00 $
Année 3 145 600,00 $ 145 120,00 $
Année 10 480 480,00 $ 406 080,00 $


Si tu choisis l’augmentation de salaire, ça va te prendre seulement trois ans pour faire en sorte que ton nouveau salaire de base soit supérieur à ton ancien salaire + un bonus annuel!

Non seulement ça, mais c’est très rare dans la vie qu’on baisse de salaire. Lorsque quelqu’un tente de nous recruter ou qu’on négocie un poste au sein d’une autre entreprise, on va toujours avoir un taux horaire supérieur à ce qu’on avait déjà (au moins 10 % de plus).

Ça veut dire que dans le scénario #1, si la personne veut se négocier un emploi ailleurs, son prix plancher est à 19 $ de l’heure alors qu’il est à 16 $ dans l’autre cas.

Je vais changer de scénario un instant.

Disons que tu reçois une seule augmentation ponctuelle de 2,40 $/h (5 000 $ par année). Savais-tu que, bien investi, ce montant va s’accumuler pour générer environ 1,3M$ sur une période de 40 ans (calcul basé sur un fonds d’index du S&P 500)?

Tu as bien lu… Une seule conversation difficile est tout ce qu’il te manque pour être capable de faire les voyages que tu veux, payer tes dettes et gâter tes proches. Tout ça, sans avoir à travailler plus longtemps ou plus fort.

Ceci étant dit, si tu ne manifestes pas ton intérêt pour une augmentation de salaire ou que tu ne négocies pas un salaire de base plus élevé dès le départ, jamais ton patron ne te paiera ce que tu mérites.

Penses-y un instant… Serais-tu prêt à payer 110 $ pour quelque chose avec un prix de vente de 100 $? Non! Ce serait fou. Alors pourquoi ton patron voudrait-il te donner plus que ce que tu demandes?

Selon un récent sondage, seulement 31 % des gens négocient systématiquement leur salaire — 1 personne sur 3! Encore pire, 20 % des gens ne négocient JAMAIS leur salaire!

On a tous de la difficulté à négocier. C’est normal, l’expérience est très inconfortable. C’est pourquoi je vais dédier le reste de ce chapitre aux techniques de négociation les plus importantes à connaître pour augmenter son salaire. Que ce soit lors de l’embauche ou encore d’une révision annuelle.

Peu importe ton opinion sur le sujet, c’est important de comprendre que la négociation n’est pas une option. Si tu ne négocies pas, les gens vont prendre avantage de toi, c’est aussi simple que ça.

Les 8 stratégies de négociation pour augmenter son salaire.

Les préliminaires

Est-ce que tu penses que ton boss sait que tu aimerais avoir une augmentation? Qu’il possède une paire d’antennes magiques qui lit dans tes pensées? Si oui, va lire “Le Secret” de Rhonda Byrne, pratique la pensée magique et on n’en parle plus!

S’attendre à ce qu’il devine tes attentes est une notion tout simplement ridicule. L’étape #1 est donc de laisser savoir à ton patron que tu aimerais avoir de l’avancement.

La plupart des gens font l’erreur de penser qu’on ne peut négocier son salaire qu’une seule fois par année. Cette notion est tout simplement ridicule! Va voir ton patron, fais-lui savoir que tu veux être augmenté et demande-lui exactement quelles sont les métriques de performance que tu dois atteindre pour être éligible à une augmentation. Demande-lui de t’envoyer une copie des informations par courriel, garde toujours une trace écrite de ce genre d’échange.

Une fois que tu vas avoir atteint, voire même dépassé ces métriques, tu vas avoir une tonne de poids dans le processus de négociation! La question ne va pas être “Est-ce qu’on te donne une augmentation?”, mais bien “De combien est-ce qu’on t’augmente?”

Négocier demande planification et préparation.

Tu dois faire tes recherches, trouver les figures acceptables à demander et préparer les leviers que tu pourras utiliser dans la discussion. Idéalement, tu veux même te pratiquer quelques fois avec un ami avant! 80 % du travail d’une négociation a lieu avant même d’avoir dit bonjour à l’autre personne.

La guerre psychologique

Imagine que tu participes à une expérience avec un inconnu. On te donne 100 $, mais tu dois absolument en offrir une partie à l’autre personne. Si l’autre personne accepte ton offre, vous gardez tous les deux l’argent. Si elle refuse, vous repartez les mains vides. La seule règle de cette expérience est que tu ne peux faire qu’une seule offre.

Alors, combien offres-tu?

Selon les résultats de l’étude, tu donnerais autour de 37 $. Si tu offres moins de 30 $, l’autre personne va probablement refuser.

Quand on y pense, c’est ridicule! Une personne rationnelle donnerait 50 $ et garderait 50 $. Mais ce n’est pas ce qui se passe… Pourquoi?

Semblerait-il que la personne qui n’a pas l’argent en sa possession juge qu’elle possède moins de poids dans la négociation que l’autre personne. Pourtant, les deux personnes ont exactement le même levier!

En négociation, la personne qui possède le plus d’options gagne toujours. Et dans notre scénario, la personne qui possède l’argent peut choisir entre 99 options (de 1 à 99 $) alors que l’autre n’a que deux choix (oui/non).

C’est le même principe lorsque tu négocies ton salaire. On a l’impression que l’autre personne a tout le pouvoir parce que c’est elle qui est assise sur le pot d’or. Sa position semble lui donner un avantage, mais ce n’est qu’une question d’options.

Pour être capable de pallier ce désavantage psychologique, c’est absolument crucial de développer des leviers à utiliser lors de la négociation.

Ça veut dire:

  • Avoir d’autres offres d’emploi.
  • Avoir dépassé les métriques convenues pour justifier une augmentation.
  • Être une source de prospects et/ou de visibilité pour ton entreprise.

Je veux être clair: si tu vas voir ton employeur parce que quelqu’un d’autre t’a offert 1 000 $ de plus sur ton salaire annuel, attends-toi à te faire virer de bord. Pour un (bon) employeur, ta loyauté envers son entreprise lui est excessivement précieuse. Si tu ne lui montres pas que tu es dévoué à la mission de l’entreprise, alors il ne voudra pas “investir” en toi.

Ceci étant dit, si l’employeur sait que c’est facile pour toi de te trouver un autre poste aussi bien rémunéré, ça change la donne dans la négociation.

Le meilleur moment pour faire de la recherche d’emploi est lorsque tu as déjà un emploi. N’aie pas peur de faire une entrevue ici et là. En plus de te pratiquer, ça va te donner une bonne idée du salaire que tu vaux ailleurs. Ensuite, lorsque tu vas négocier ton salaire, tu vas pouvoir dire: “J’adore notre entreprise. Je m’entends super bien avec l’équipe et c’est comme une famille pour moi. Mais je dois être honnête, ça fait plusieurs fois que je me fais approcher cette année pour un poste ailleurs et les compensations sont vraiment intéressantes. J’aimerais qu’on trouve une façon pour que je puisse continuer à servir la compagnie tout en ayant une compensation qui représente adéquatement ma contribution.”

C’est important de mettre l’emphase sur ta loyauté envers l’entreprise. Tu es prêt à accepter un salaire plus bas pour rester avec eux. C’est comme si tu leur faisais une faveur en restant parce que tu es tellement bien avec eux. Si c’est la vibe que tu donnes, alors ils vont être contents de pouvoir t’accommoder et de t’avoir parmi leurs employés.

Si tu as développé une audience, que tu es reconnu dans ton industrie et que ta présence au sein de leur entreprise leur génère de nouveaux clients, alors ce cadre est encore plus efficace. Après tout, c’est vrai qu’ils sont chanceux de t’avoir!

Je veux un million de dollars!!!

Que ce soit pour une entrevue d’embauche ou une révision salariale, la première personne qui parle d’argent a toujours l’air égoïste. Alors, ferme ta gueule et attends que l’autre se mouille en premier.

“Combien tu veux?”

Ha ha! C’est là que l’action commence. Tu vas sans doute être extrêmement mal à l’aise et c’est tout à fait normal. C’est l’effet attendu d’une question comme ça.

La plupart des spécialistes du milieu vont dire que c’est préférable d’éviter de répondre directement et de forcer l’autre à nommer un chiffre en premier. L’argument derrière cette logique est simple: l’offre peut être beaucoup plus élevée que ce que tu t’attends à recevoir.

Ceci étant dit, refuser de nommer un chiffre en premier peut faire dérailler la négociation en conflit, ce qui est loin de jouer en ta faveur.

L’alternative est d’être le premier à donner un chiffre et de créer une ancre qui va influencer le reste de la négociation. Le problème avec cette stratégie est que si tu te trompes sur l’étendue possible du salaire pour la position et que tu places ton ancre trop bas, alors tu pars avec un net désavantage.

Je vais donc proposer une alternative qui combine ces deux approches pour avoir le meilleur des deux mondes.

Voici une expérience menée par des chercheurs à l’université d’Idaho.

John applique sur un poste d’assistant administratif et a listé son salaire précédent à 29 k$ (ce qui est une erreur, ne jamais divulguer son salaire précédent lors du processus d’embauche). Lorsqu’on lui demande combien il veut pour le nouvel emploi, soit il laisse l’autre personne faire une offre en premier, soit il dit (à la blague) “Eh bien, ça serait le fun d’avoir un million de dollars! Mais en fait, j’aimerais juste avoir un salaire qui est juste.”

Lorsque John refusait de nommer un chiffre, l’offre moyenne était de 32 500 $. En revanche, lorsqu’il faisait une blague, l’offre moyenne était de 36 200 $, soit une augmentation de 11 %!

Il semblerait que de nommer un chiffre, même s’il n’est pas pertinent, va laisser une ancre qui influence le reste de la négociation.

Après avoir fait une blague comme ça, tu risques tout de même de te faire mettre de la pression pour donner un chiffre. Tu peux donc en profiter pour mentionner l’étendue moyenne des salaires pour ton poste. Ces statistiques sont faciles à trouver sur des sites comme Paysa et Glassdoor (voir paysa.com/salaries-list/company et glassdoor.com).

“Eh bien, selon les statistiques, la moyenne du marché est entre 31 et 45 k$ par année. Avec le travail que j’ai accompli cette année sur le projet A et les résultats que j’ai obtenus en regard à la métrique X et Y dont on avait discuté plus tôt cette année, je pense que je me situe dans les échelons supérieurs de cette échelle”.

Dans cet exemple, deux éléments sont importants. Premièrement, nommer une étendue démontre que tu es flexible et que tu négocies de bonne foi. Ensuite, expliquer où tu te perçois sur cette échelle et pourquoi. As-tu mis sur pied un projet intéressant pour l’entreprise, leur faisant sauver des coûts considérables? As-tu optimisé tes processus de façon à doubler ou tripler ta productivité? As-tu engendré des revenus additionnels pour l’entreprise d’une façon directe ou indirecte?

Pour reprendre les principes vus dans le chapitre sur la persuasion, si tu es capable d’amener ton supérieur à verbaliser tes bons coups, alors ça va te permettre de reprendre ses propres mots pour appuyer pourquoi tu mérites d’être dans les échelons supérieurs de l’étendue que tu proposes.

S’il s’agit d’une augmentation de salaire et non d’une entrevue d’embauche, alors dis-toi qu’une excellente augmentation se situe entre 5 et 10 % de ton salaire annuel. Si tu es à 16 $ l’heure, 10% représente 1,60 $ de plus.

Voici quelques chiffres pour t’aider à te repérer:

Taux horaire Augmentation Revenu annuel
16,00 $ 0 % 33 280 $
16,80 $ 5 % 34 944 $
17,60 $ 10 % 36 608 $
18,40 $ 15 % 38 272 $

Si tu négocies pour un nouvel emploi, alors c’est important de garder ton ancien salaire confidentiel. Les employeurs vont te mettre beaucoup de pression pour que tu divulgues cette information. Mais dès que tu donnes un chiffre, tu t’enfermes dans une boîte excessivement difficile à percer.

Ceci étant dit, les employeurs peuvent contacter tes références pour leur demander ton salaire, il faut donc s’attendre à ce qu’ils aient éventuellement accès à cette information, d’où l’importance de toujours choisir une augmentation à la place d’un bonus.

Je trouve que cette pratique est injuste parce qu’elle désavantage les gens qui ont été malchanceux dans les compensations offertes par leur premier emploi. Pourquoi devrais-tu être payé en fonction de ce que tu as fait par le passé? Lorsqu’on te demande combien tu gagnes, répond poliment quelque chose comme: “Je serais ravi de vous aider à évaluer ma valeur au sein de votre entreprise en vous démontrant ce que je suis capable de faire, mais mon salaire, tout comme celui de vos employés, est confidentiel.”

Si tu as envoyé ton CV en ligne et que tu appliques pour être un engrenage remplaçable dans une grosse machine, j’aime mieux t’avertir tout de suite, ce genre de réponse peut te disqualifier. Mais, si tu as un profil intéressant et qu’on t’a proposé l’entrevue de façon informelle sur les médias sociaux ou par courriel, les règles sont différentes.

La technique du grincheux.

Peu importe l’offre qu’on te propose, c’est important de toujours avoir l’air mécontent. Et pas juste ça, mais tu dois systématiquement refuser la première offre, et ce, même si tu as envie de l’accepter. Si tu ne le fais pas, tout le monde perd…

Penses-y! Disons que tu essaies de vendre ta voiture et que tu demandes 15 000 $. Si quelqu’un se présente et te l’achète sans négocier, est-ce que tu te sens bien? Non! Tu vas te dire “Wow, c’était facile… Et si j’avais demandé plus?” L’acheteur lui? Il va trouver un petit quelque chose qui l’énerve sur la voiture et regretter de ne pas t’avoir demandé une réduction.

Pour la santé mentale des deux parties, la négociation est nécessaire.

On va reprendre notre exemple à 16 $ de l’heure. Une augmentation normale (1 % + le coût de la vie, donc 3 %) serait de 50 cents. On veut beaucoup plus que ça!

Admettons que tu as été un très bon employé durant les derniers six mois et que tu viens tout juste de terminer un projet qui a été très bon pour l’entreprise, tu profites du timing pour demander une augmentation. Tu mentionnes que les gens sont payés entre 31 et 45 k$ pour un emploi comme le tien et qu’avec les résultats que tu as été capable de générer, tu mérites clairement d’être plus haut sur cette échelle.

Lorsque tu vas donner ton range, ton employeur va faire le grincheux: “je comprends que tu es une personne compétente, mais l’économie étant ce qu’elle est, je ne pense pas pouvoir t’offrir plus que 16,75 $ pour ton travail.”

0,75 $ l’heure représente 34 840 $/an, soit une augmentation de ~ 5 %, ce qui est très bon! À ce stade, c’est tentant d’accepter, mais on doit se retenir et utiliser la technique de la fourchette.

Ton patron vient de définir la fourchette inférieure (16,75 $), à toi maintenant de définir la fourchette supérieure. Puisqu’on a tendance à couper la poire en deux et finir dans le milieu, tu dois doubler l’écart entre le montant que tu veux réellement et le montant qu’il vient de t’offrir.

C’est extrêmement difficile à faire puisqu’on n’est pas complètement confortable avec le montant qu’on demande. Mais c’est important de prendre son courage à deux mains et de se lancer quand même. Après tout, ça se peut qu’il te dise oui!

Disons que tu veux 17,50 $, tu pourrais lui dire quelque chose comme:

“Je dois avouer être surpris! Je suis d’accord que l’économie ne va pas très bien pour notre secteur, mais avec le projet X que j’ai complété, je pensais plutôt à un chiffre autour de 18,25 $.”

Encore une fois, ton patron va faire son grincheux et dire “Impossible, ce n’est pas dans le budget et ça ne passera jamais au conseil. Écoute, le mieux que je peux t’offrir est 17,50 $/l’heure.”

S’il refuse catégoriquement d’augmenter en haut de 16,75 $, alors tu peux répondre avec la question qui tue: “Considérant ma contribution à l’entreprise, est-ce que c’est vraiment la meilleure offre que tu es capable de me faire?

Ensuite, ferme ta geule et attend.

Toujours considérer les autres formes de compensations.

Une fois que tu as terminé de négocier ton salaire, prends le temps de discuter les autres formes de compensations.

Bien souvent, le budget de l’entreprise pour un salaire donné est fixé selon un montant annuel. L’employeur a bien beau vouloir t’accommoder, mais ça va être très difficile pour lui de t’augmenter dépassé un certain montant. C’est donc plus simple de regarder les autres formes de compensations.

Commence par demander des compensations qui se basent sur un pourcentage de ton salaire comme une semaine de plus de vacances (2 % annuel) ou la possibilité de terminer 30 minutes d’avance le vendredi (1,26 % annuel).

Comme ça, si tu changes un jour d’employeur, il devra te donner exactement les mêmes avantages ou augmenter le salaire en conséquence pour que l’offre soit équivalente!

Tu peux également demander à ce que l’entreprise investisse dans l’équipement de travail.

Tu veux être bien à ton travail, mais ta chaise rend ça difficile de travailler de longues heures assis. Ton ordinateur est lent et nuit à ta productivité. Tu serais beaucoup plus performant avec un 2e écran. Ce n’est qu’environ 200 $, une goutte d’eau dans le budget de maintenance de l’équipement! Présente ça en disant qu’en plus de t’aider à être un meilleur employé, ça va vraiment te donner l’impression que l’entreprise prend soin de toi et qu’elle apprécie ta contribution.

À la toute fin, tu peux commencer à demander des choses qui ne coûtent absolument rien. Tu pourrais demander une journée par semaine à la maison. Comme ça, tu serais beaucoup plus productif puisque tu ne te ferais pas déranger par tes collègues de travail et ta journée ne serait pas coupée en 10 par des réunions, appels et autres distractions.

Et finalement, tu peux demander de refaire une évaluation salariale dans six mois au lieu d’attendre le cycle normal d’un an. Présente ça ainsi: “Je comprends que l’économie ne va pas très bien et que le budget est serré présentement. Si je fais un travail exemplaire et que je dépasse les attentes en lien avec mon poste, seriez-vous d’accord pour qu’on réévalue ma compensation dans six mois?”

Deux augmentations de 5 % aux 6 mois (toujours sur un salaire de 16 $/h) vont te donner 832 $ de plus dans l’année qu’une seule augmentation de 10 % en fin d’année. Si tu fais ça chaque année, ça devient vite très avantageux!

Ne jamais être le preneur de décision finale.

“J’aimerais vraiment ça te donner plus, mais ça ne passera jamais au conseil!”

On te l’a déjà fait celle-là? Moi, des millions de fois!

Sache qu’il s’agit d’une stratégie… Dans “Secrets of Power Negotiating”, Roger Dawson appelle ça “la manoeuvre de l’autorité supérieure”.

Le principe est simple: on fait croire à la personne qu’on est de son côté en lui expliquant qu’un méchant comité (ou une entité très vague) est responsable de prendre la décision finale. Ça permet d’être d’accord avec la personne, tout en lui disant non.

“Je sais! Tu mérites d’avoir une augmentation, mais le conseil a été très clair. Le budget est ultra-serré! Écoute, je ne te promets rien… Je vais aller les voir et faire de mon possible, mais le timing n’est vraiment pas bon en ce moment.”

Deux semaines plus tard, lorsque tu demandes à avoir des nouvelles, il va te répondre qu’il attend toujours “le bon timing” ou qu’ils ont simplement refusé.

Tu veux savoir ce qui se passe réellement? Ce comité n’existe pas. Ou s’il existe, alors il n’est pas responsable des augmentations du personnel. Un conseil administratif approuve habituellement les budgets alloués aux différents départements, mais les augmentations du personnel? C’est très douteux.

Et si le conseil doit réellement approuver ce genre de dépenses, voici ce que tu dois faire. Flatte l’égo de la personne en disant quelque chose comme: “Tu es une personne très influente au sein de l’entreprise, je suis convaincu que le conseil doit suivre tes recommandations.” Si la personne se vante que oui, alors enchaîne avec une demande: “Est-ce que je peux compter sur toi pour leur recommander d’accepter?”

Avoir recours à une autorité supérieure peut être utilisé pour forcer la personne à négocier contre elle-même. Une phrase du type: “C’est beaucoup trop, ça ne passera jamais au conseil!” te force à enchaîner avec une nouvelle contre-offre. Il faut faire extrêmement attention pour ne pas tomber dans ce piège. Ne négocie JAMAIS contre toi-même. Une fois que tu as fait une offre, c’est à l’autre personne de faire la sienne. Ça ne passera jamais au conseil? Pourquoi? Qu’est-ce qui est une figure acceptable? Quels compromis crois-tu qu’ils seraient prêts à faire?

Comment utiliser l’autorité supérieure

Cette stratégie est probablement l’arme la plus efficace de tous bons négociateurs. Et sais-tu quoi? Toi aussi tu peux l’utiliser.

Lorsque l’autre personne te fait une offre finale, ne l’accepte jamais immédiatement.

Ça se peut qu’on te mette de la pression pour que tu acceptes tout de suite. C’est une tactique, rares sont les choses qui ne peuvent pas attendre 48 h.

Réponds tout simplement: “C’est moins que ce que je pensais. Laisse-moi en parler à la maison et je te reviens.”

Tu habites seul? On s’en fout, ce n’est pas de leurs affaires.

Lorsque tu es prêt à reprendre les négociations, tu peux soit accepter l’offre, lancer un dernier “Est-ce réellement la meilleure offre que vous pouvez me faire?” et accepter peu importe ce qu’ils te donnent ou prolonger les négociations pour tenter d’avoir une ou deux dernières concessions.

Le mindset à garder pour “gagner” ses échanges

Négocier peut être un processus extrêmement inconfortable. Personnellement, ça m’aide de voir tout ça comme un jeu, ça crée la distance émotionnelle nécessaire pour m’aider à garder mon sang-froid. Peu importe ton attitude envers la négociation, sache que c’est hyper important de rester poli et respectueux tout au long de l’échange.

Il faut mettre l’emphase sur ta contribution envers l’entreprise ainsi que ton enthousiasme et ta reconnaissance envers l’opportunité.

La négociation n’est pas un combat, c’est une danse; ce n’est pas un sprint, mais un marathon.

Tu travailles (ou va travailler) avec la personne de l’autre côté de la table. La dernière chose que tu veux est de rendre les choses plus difficiles pour la prochaine négociation.

La règle d’or est donc de toujours faire sentir à l’autre personne qu’elle a gagné la négociation.

Tu peux te dire à toi même “Oh my god, j’ai eu trois fois plus que ce que je voulais!”, mais ferme-la.

Félicite l’autre personne, complimente ses talents de négociateur. Tu peux même aller jusqu’à dire que, même si tu n’as pas eu ce que tu voulais, tu en as tellement appris sur la négociation que ça en aura valu amplement la peine.

La vraie victoire d’une négociation est lorsque tu as eu tout ce que tu voulais et que l’autre personne a quand même l’impression d’avoir gagné.

Derniers mots

Dans ce chapitre, j’explique grosso modo que, pour avoir assez d’argent pour régler tous nos problèmes, il ne suffit que d’augmenter son salaire de 10 % par année.

J’ai un certain malaise avec cette affirmation parce que j’y vois deux objections.

La première, et la plus simple à réfuter, est que ce n’est pas assez gros pour faire une différence! Pourquoi est-ce que je me casserais le cul à travailler deux fois plus fort que tout le monde si ce n’est que pour gagner 10 % de plus.

Les gens veulent manger leur guimauve tout de suite.

Mais voici à quoi ressemble une carrière de 40 ans lorsqu’on débute à 16 $/h et qu’on réussit à être augmenté de 10 % par année.

 

Année Taux horaire Salaire annuel
0 16,00 $ 33 280,00 $
5 23,43 $ 48 725,25 $
10 37,73 $ 78 472,50 $
15 60,76 $ 126 380,74 $
20 97,85 $ 203 537,45 $
25 157,60 $ 327 799,10 $
30 253,81 $ 527 923,73 $
35 408,76 $ 850 226,45 $
40 658,32 $ 1 369 298,20 $


Holy shit! On finit sa carrière avec un salaire de près de 1,4M! Sous cet angle, 10 % par année, c’est vachement bon! À la fin des 40 ans, on va avoir généré près de 15 M$. Si on investit ces ressources de façon relativement intelligente, notre fortune devrait s’élever à plus du double.

On devine donc que l’autre place où ça accroche, c’est qu’en reconnaissant à quel point 10 % est une grosse augmentation, on va dire: “Ben là, 10 % par année, c’est beaucoup trop. Je ne pense pas que ce soit réaliste qu’on puisse s’attendre à avoir autant chaque année. Et puis, ça devient sans doute plus compliqué être augmenté de 10 % quand on gagne 500 000 $!”.

Et je suis complètement d’accord… C’est impossible que tu termines ta carrière de réceptionniste à gagner des millions.

Être augmenté de 10 % annuellement est impossible lorsque tu fais la même job que les autres. Mais de tout ce livre, je ne t’ai jamais dit de faire ça.

Tu te rappelles de la partie 1? La raison pour laquelle tu veux être plus efficace (en suivant les instructions de la partie 2) est de pouvoir gagner du temps pour l’investir dans ton aire d’impact — là où tu génères le plus de valeur possible.

En réalisant des projets de plus en plus importants tout en bâtissant ta réputation, tu vas être amené à redéfinir ton rôle au sein de ton organisation, voire même à changer d’employeur plusieurs fois! C’est justement lorsque tu fais ces “sauts” d’une échelle corporative à l’autre que tu vas voir ton salaire faire des bonds de 10-50 % d’un coup.

Le “saut latéral d’échelle” est un phénomène que Shane Snow explique en détail dans son bestseller “Smart Cuts”.

L’idée est de toujours utiliser sa position actuelle comme levier pour être capable de rapidement atteindre un poste qui, en théorie, prendrait des décennies de travail à atteindre.

On peut penser aux athlètes qui se lancent dans les vêtements, aux musiciens qui deviennent acteurs ou même aux entrepreneurs qui deviennent politiciens!

De tous les présidents américains jusqu’à maintenant, seulement trois présidents ont atteint leur poste en grimpant chaque échelon: Richard Nixon, Andrew Johnson et John Tyler. Plus de la moitié des présidents n’ont même jamais fait partie du congrès.

Au moment où j’écris ce chapitre, Donald Trump vient de remporter l’élection la plus controversée de l’histoire des États-Unis — un homme qui n’a absolument aucune expérience en politique est maintenant le politicien le plus influent du monde. Qu’on pense ce qu’on veut de l’homme, sa carrière est un très bon exemple des smartcuts!

Le même principe s’applique à ta carrière. Oui, passer de 33 k$ à 200 k$ en 20 ans est impressionnant — la plupart des gens ne terminent même pas leur carrière à 200 k$! Mais en même temps, on connaît tous des gens qui ont réussi ce saut en beaucoup moins que 20 ans. Augmenter ses revenus de 10 % par année est définitivement possible.

Ceux qui réussissent à en faire autant le font en sautant agressivement d’une échelle à l’autre. Ils sont hantés par la question “Comment est-ce que je pourrais générer plus de valeur?” Si je n’avais aucune contrainte (de temps ou financière), qu’est-ce que je ferais pour maximiser ma contribution? Comment est-ce que je peux accomplir mon plan de 10 ans en 6 mois?”

Ce sont des gens qui comprennent que le temps est l’atout numéro 1 et donc qu’ils doivent faire extrêmement attention à la façon dont ils investissent cette ressource. Ils ne s’intéressent pas à leur définition de tâches, mais aux besoins de l’entreprise. Ils ne veulent pas seulement une promotion pour eux-mêmes, mais pour l’entreprise.

Je me souviens d’une discussion avec David Grégoire alors qu’on étaient tous les deux chez Voyages à Rabais. On étaient dans son bureau à réfléchir: comment augmenter les profits de l’entreprise d’un million. Il voulait une autre augmentation.

Les gens qui réussissent agissent et réfléchissent comme des entrepreneurs — même si ce sont des employés.

Fin de l’extrait

Comment vaincre la procrastination

Les solutions pour en finir avec la procrastination selon son profil type

Un combat perpétuel a lieu en nous. Du côté gauche, on a la voix de la raison. Du côté droit, on a la voix de l’instinct primitif.

Chaque jour, elles se livrent une bataille sans merci dans le but de se faire élire planificateur en chef de nos journées.

Leur arène: notre esprit.

Leurs armes: une suite d’arguments tous plus convaincants les uns que les autres.

La voix de la raison est organisée, rationnelle et pertinente. Elle nous propose de dédier une grande partie de nos journées à des tâches qui ne sont pas nécessairement agréables, mais qui nous permettraient, à moyen et long terme, de réaliser nos souhaits les plus chers et d’atteindre efficacement nos objectifs, que ce soit réussir à avoir un salaire dans les six chiffres, rénover une maison, écrire un roman ou s’impliquer à notre plein potentiel pour avoir un réel impact sur une cause qui nous tient à coeur.

La voix de l’instinct primitif, quant à elle, est égocentrique et manipulatrice. Elle n’en a rien à faire du passé ou du futur, elle ne se sent concernée que par l’instant présent. YOLO. On ne vit qu’une seule fois, alors autant s’amuser et en profiter. Si cet argument n’est pas suffisant à nous convaincre, elle sort son complet-cravate et nous embobine avec l’éloquence et la crédibilité de l’un des meilleurs avocats dans Suits (devine lequel).

C’est elle qui nous dit: “Tu es trop fatigué pour travailler efficacement. Va donc faire une petite sieste et tu seras en pleine forme pour terminer tes tâches plus tard.” ou bien “Tu devrais prendre une pause pour vérifier si tu as des messages textes, ou des courriels, ou des messages sur Facebook… On ne sait jamais peut-être que quelqu’un essaie de te rejoindre pour te dire quelque chose d’important!” ou encore “Tu n’auras pas le temps de t’entraîner aujourd’hui, tu as beaucoup trop de choses à faire dans ta journée, et puis tu seras sûrement trop épuisé de toute façon”.

Ça te dit quelque chose?

Une fois que cette petite voix a réussi à détourner notre attention de nos tâches les plus importantes, elle nous tient dans ses filets et trouve toujours de nouveaux arguments pour nous en tenir éloignés le plus longtemps possible. Elle nous emprisonne dans un cercle vicieux de plaisirs coupables.  

Elle a gagné ce round haut la main.

Malgré le fait que la voix de la raison est clairement celle qui a réellement notre intérêt à coeur et propose le meilleur plan de match pour maximiser nos bénéfices à long terme, on choisit de l’ignorer. On préfère un petit bonheur tout de suite plutôt qu’un plus grand bonheur un peu plus tard.  

Cette petite voix, que certains nomment la “résistance”, est la cause de notre procrastination et de notre tendance à l’autosabotage.

Le coût de la procrastination

La procrastination est un problème avec lequel on se retrouve tous confrontés un jour ou l’autre. Selon une étude américaine, on perd en moyenne 55 jours par année à procrastiner, soit environ 218 minutes par jour à faire ce qu’on a spontanément envie de faire dans le but d’éviter ce qu’on devrait faire. De ce chiffre, 43 minutes par jour sont passées à procrastiner au travail.

Encore pire, environ 20 % d’entre nous seraient des procrastinateurs chroniques qui choisissent invariablement d’ignorer la voix de la raison le plus souvent possible.

Résultat: on connaît les dialogues de Game of Thrones par coeur, on a passé des heures à rire de fails de Russes sur YouTube et on est devenus pas mal bons à StarCraft. En contrepartie, on stagne dans notre emploi, dans notre vie sociale et le garage est devenu un cimetière de projets abandonnés.

Par-dessus tout ça, le travail qu’on a réussi à accomplir malgré notre procrastination est généralement de qualité médiocre, pour ne pas dire “botché”, puisqu’il a principalement été réalisé à la toute dernière minute.

Imagine si, dans l’année qui vient de passer, tu avais consacré 3 heures de plus chaque jour aux projets qui te tiennent à coeur. Où en seraient ces projets aujourd’hui?

La réponse: exactement au même endroit qu’ils seraient en ce moment si tu n’avais pas procrastiné. Ça fait réfléchir, n’est-ce pas?

Avant de poursuivre, on va clarifier un point: il n’est pas question ici de mettre une croix sur nos divertissements pour pouvoir travailler davantage. Il est important de bien saisir la différence entre divertissement et distractions. S’accorder du temps pour nos loisirs est primordial. Toutefois, procrastiner, ce n’est pas un loisir. C’est une tentative souvent inconsciente de “changer le mal de place”, une tactique d’évitement élaborée par notre cerveau limbique, du vent drapé dans un costume d’amusement. La procrastination ne nous permet pas d’apprécier pleinement les distractions auxquelles on succombe; elles ont immanquablement un arrière-goût de culpabilité.

Ceci étant dit, on doit également réaliser que notre temps est extrêmement limité et non renouvelable, ce qui en fait une ressource très précieuse. Chaque minute qu’on passe à procrastiner est une opportunité qu’on a laissée filer et qui ne reviendra jamais. Donc, pour arriver à être plus productif dans le temps qui nous est accordé, c’est primordial d’apprendre à éviter ce comportement.

Vaincre la procrastination: plus facile à dire qu’à faire!

Le problème, c’est que la procrastination est un comportement instinctif très difficile à maîtriser. On ne peut pas se fier à notre simple volonté pour y remédier (à moins d’avoir une volonté vraiment surhumaine). Il faut généralement creuser un peu plus pour atteindre le noeud du problème et modifier nos comportements en conséquence.

La procrastination ne nous permet pas d’apprécier pleinement les distractions auxquelles on succombe; elles ont immanquablement un arrière-goût de culpabilité.”

Dans les paragraphes qui suivent, on va donc voir ce qui caractérise six des principaux profils de procrastinateurs (le planificateur, le perfectionniste, le rêveur, le pessimiste, le délibéré et le débordé) et mettre de l’avant quelques trucs à appliquer nous nous aider à vaincre cette mauvaise habitude pour de bon. 

Les profils de procrastinateurs

Le planificateur

Le procrastinateur planificateur est hautement intolérant à l’incertitude. Il a tendance à mettre son travail sur pause dès qu’il a un doute sur un élément. Il a souvent l’impression d’avoir travaillé pendant des heures, quand tout ce qu’il a réellement fait est de planifier minutieusement toutes les étapes d’un projet ainsi qu’un plan B au cas où les choses ne tournent pas comme prévu, puis un plan C, et pourquoi pas un plan pour chaque lettre de l’alphabet, juste au cas. Il est passé maître dans l’art du pseudo-travail.

Il aime se sentir en contrôle et prêt à toute éventualité avant de s’embarquer dans un projet. Il a aussi tendance à en prendre trop sur ses épaules, car il préfère s’occuper du plus grand nombre de tâches possible lui-même plutôt que de céder le contrôle et déléguer.

Le problème, c’est qu’il rend littéralement les choses trop compliquées pour rien. Sa crainte de l’inconnu génère de l’anxiété qui le pousse inconsciemment à créer des tâches superflues pour éviter d’avoir à avancer son travail et risquer d’être pris au dépourvu. L’impression de ne pas être à la hauteur et la peur d’être démasqué, typique du syndrome de l’imposteur, peuvent aussi provoquer ce besoin de contrôle. Dans ce cas, donner l’impression d’être organisé et d’avoir la situation bien en main devient, à ses yeux, encore plus important que son rendement.    

Pour rompre avec ce type de procrastination, il est primordial d’apprendre à lâcher prise. Il faut accepter que, souvent, les choses sont hors de notre contrôle et ne se déroulent pas comme prévu. Apprendre à déléguer efficacement est un bon point de départ pour ce faire.

Il faut également comprendre qu’il ne sert à rien de tout savoir sur tout avant même d’avoir commencé le travail. L’important est d’en savoir assez pour avancer le travail efficacement, et ce qu’on ne sait pas, on peut toujours l’apprendre en cours de route. C’est ce qu’on appelle le just in time learning (littéralement “apprentissage juste à temps”).

Il ne faut pas que la crainte de ne pas savoir courir un marathon nous empêche de réaliser nos premiers pas, alors faisons confiance à notre formidable capacité d’adaptation!  

Perfectionniste

Avec le procrastinateur perfectionniste, c’est tout ou rien. S’il entreprend la moindre tâche, il ne vise rien d’autre que la perfection et est obsédé par chaque petit détail sans réelle importance. Les standards de qualité qu’il s’impose sont pratiquement impossibles à atteindre et les tâches colossales qui en résultent sont une importante source de stress et d’anxiété.

En conséquence, il tarde souvent à commencer le travail parce qu’il angoisse à l’idée de tout ce qu’il y aura à faire pour que tout soit parfait.

Ce type de procrastinateur doit d’abord apprendre à ne pas laisser ses idéaux perfectionnistes dicter les cibles qu’il doit atteindre.

Voir aussi: Bienvenue aux perfectionnistes anonymes

Il faut toujours garder en tête notre objectif, la raison pour laquelle on travaille. Tout n’a pas besoin d’être parfait et il ne sert à rien de perdre son temps à travailler sur des choses qui, au final, ne nous aident en rien à nous rapprocher de nos objectifs.

Un bon truc pour éviter de perdre son temps à procrastiner à cause d’un tourbillon de futilités perfectionnistes est de minuter ses tâches. En estimant de façon réaliste le temps nécessaire pour réaliser une tâche et en se minutant pendant qu’on la réalise, on se laisse suffisamment de temps pour la réaliser efficacement tout en limitant les risques de repasser sur des détails inutilement.  

Rêveur

Le procrastinateur rêveur est très créatif et il éprouve une grande satisfaction à se projeter dans le futur pour visualiser les résultats potentiels de son travail. Il se laisse facilement emporter par l’enthousiasme d’un nouveau projet, mais a de la difficulté à le mener à terme une fois la frénésie initiale passée.

Malgré son authentique intention de terminer les projets qu’il a entrepris, il procrastine sans fin leur avancement, préférant sauter tout de suite à un nouveau projet plus enthousiasmant.   

Pour éviter de procrastiner et arriver à achever ce qu’il entreprend, il doit se limiter à UN projet à la fois et garder les pieds sur terre, bien ancrés dans le présent. Visualiser le projet dans sa finalité ne l’aide en rien à le réaliser. Il doit plutôt planifier étape par étape tout ce qu’il faut faire pour arriver à son but et répartir ces étapes, selon leur urgence et leur importance, parmi ses tâches quotidiennes.

Pour ne pas perdre sa motivation, il peut aussi tenir un journal de progrès. De cette façon, il aura une meilleure conscience du travail abattu et sera enthousiasmé de voir son objectif se concrétiser. Il aura également une meilleure idée du temps passé sur le projet et pourra mieux évaluer les délais nécessaires pour le compléter.

Le pessimiste

Le procrastinateur pessimiste est convaincu que tous ses efforts sont inutiles, que le projet sera trop difficile à réaliser et qu’il échouera. Il croit que la partie est jouée avant même d’avoir lancé les dés, alors il procrastine par évitement.  

Il redoute le moment où il devra faire face à ses prédictions négatives, alors il repousse ses tâches dans l’espoir d’éviter de confronter l’échec qu’il prévoit. Il préfère avoir l’air paresseux plutôt que de risquer de paraître incompétent. Tout comme pour le perfectionniste planificateur, le syndrome de l’imposteur peut avoir un rôle à jouer parmi les raisons qui le poussent à procrastiner.

Pour arriver à vaincre ce type de procrastination, il faut être réaliste et considérer tous les scénarios possibles. Qu’est-ce qui pourrait arriver de pire? Quel serait le meilleur dénouement? Considérant cela, qu’est-ce qui serait vraiment le plus réaliste?

Ensuite, il faut mettre toutes les chances de son côté en attaquant les tâches les plus difficiles et angoissantes dès que possible en début de journée. C’est à ce moment qu’on a le plus de volonté et de motivation et où on est généralement plus productifs. Après avoir constaté tout le travail qu’on peut accomplir quand on se botte un peu les fesses le matin, l’optimisme se met rapidement de la partie!

Le délibéré

Le procrastinateur délibéré est celui qui clame haut et fort “Je ne commencerai pas tout de suite, je travaille mieux sous pression!” Il est le seul type de procrastinateur qui adopte ce comportement de façon totalement consciente et volontaire.

Il utilise à son avantage l’adrénaline que procure un deadline qui approche dangereusement. Il aime jouer avec le feu.  

Le problème, c’est que même s’il a plus de facilité à rester concentré sur ses tâches quand il les réalise à la dernière minute, ça ne donne pas nécessairement un résultat de très bonne qualité. En plus de ne pas avoir le temps nécessaire pour réviser son travail et apporter les modifications nécessaires, les probabilités sont élevées que des erreurs non détectées s’y soient glissées. En agissant de la sorte, il ne peut jamais réellement atteindre son plein potentiel.

Puisque c’est le sentiment d’urgence provoqué par l’échéancier qui motive le procrastinateur délibéré, il aurait avantage à cesser de procrastiner et s’imposer ses propres deadlines au quotidien. La technique Pomodoro peut être très efficace en ce sens. De cette façon, il peut déterminer lui-même les limites de temps accordées pour chaque tâche, ce qui lui permettra de travailler avec un sentiment d’urgence sans pour autant procrastiner jusqu’à la dernière minute.  

Le débordé

Le procrastinateur débordé en a plein les bras. Sa liste de tâches à faire est interminable et en constante évolution. Il se sent dépassé par tout ce qu’il a à faire, ce qui lui provoque un stress insoutenable. La procrastination est pour lui un mécanisme d’autodéfense causant un blocage mental lui permettant de ne plus avoir à penser à toutes ces tâches qui l’angoissent.  

Pour cesser de procrastiner, il faut donc qu’il établisse un système lui permettant de ne pas avoir à penser à ses tâches avant de devoir les réaliser. Pour ce faire, David Allen propose une idée très simple dans son livre à succès Getting things done:

  1. Dans le tiroir d’un classeur ou une boîte-classeur, insérer 31 chemises à numéroter de 1 à 31. Chaque chemise correspond à une journée dans le mois en cours.
  2. Chaque fois qu’on pense à une tâche qu’il faudra réaliser, il faut l’écrire sur un papier et glisser ce dernier dans la chemise correspondant à la journée du mois où on devra y repenser.
  3. Chaque jour, on commence la journée en sortant la chemise de la journée et on se concentre uniquement sur les tâches qui s’y trouvent.

Bien sûr, le même principe peut être appliqué avec différentes méthodes. On peut, par exemple, utiliser un carnet de notes ou un agenda, ou encore une application de tâches à faire comme Todoist.

L’important est de ne pas se laisser submerger par l’ampleur du travail à abattre, de morceler les tâches en petites sous-tâches plus faciles à gérer et de bien établir ses priorités.

La méthode Eisenhower peut également être d’un grand secours pour déterminer quelles tâches doivent être réalisées maintenant, plus tard, ou encore être complètement éliminées.

En résumé

La lutte contre la procrastination est un combat quotidien. Elle oppose deux zones de notre cerveau qui entrent en conflit au moment de choisir entre la gratification instantanée et les bénéfices à long terme.  

La procrastination est l’un des symptômes qui se manifestent quand on choisit la gratification instantanée. En conséquence, on perd un temps précieux qui pourrait être investi dans les projets qui nous tiennent à coeur, ce qui nous permettrait d’atteindre notre plein potentiel et de décupler notre productivité.  

Dans la grande majorité des cas, on choisit la gratification instantanée parce que le chemin menant aux bénéfices à long terme est parsemé de stress et d’anxiété. La procrastination devient donc un mécanisme d’évitement et d’autodéfense contre la peur engendrée par ces émotions négatives.

La première étape pour vaincre la procrastination est de déterminer quelle est la source de ces peurs, de cette résistance, et de mettre en place des stratégies pour les empêcher de se manifester sous forme de procrastination.

Selon le profil de procrastinateur qui nous correspond, soit le planificateur, le perfectionniste, le rêveur, le pessimiste, le délibéré ou le débordé (il est possible de pouvoir s’identifier à plus d’un profil), on peut apprendre à ne plus procrastiner en utilisant des techniques comme la méthode Eisenhower et la méthode Pomodoro, ou encore apprendre à déléguer, contrôler ses tendances perfectionnistes, se libérer du syndrome de l’imposteur, tenir un journal de progrès, ou apprendre à planifier son temps et ses tâches plus efficacement.

Bref, c’est en réalisant des actions concrètes au quotidien qu’on peut vaincre la procrastination. Dans tous les cas, il faut commencer aujourd’hui. Pas demain, et pas la semaine prochaine. Pas quand le petit dernier aura commencé l’école ou qu’on aura terminé les rénovations. Il faut cesser de procrastiner dès aujourd’hui!