juillet 2017 - Double Ta Valeur

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1 Les causes de la procrastination

Qu’est-ce qui cause la procrastination?

La procrastination, cette tendance pathologique à différer, à remettre l’action au lendemain, est l’un des plus grands ennemis de la productivité.

Si personne n’avait procrastiné depuis le début de l’histoire de l’humanité, je n’ose même pas imaginer tout ce qui aurait été accompli et où en serait le monde!

Individuellement, on aurait probablement terminé plusieurs projets qu’on a fini par abandonner, passé pas mal moins de nuits blanches au cégep et à l’université, sans parler du niveau de productivité qu’on aurait pu atteindre au travail.  

Mais bon, comme on dit, avec des “si” on pourrait refaire le monde! On ne peut pas changer le passé, mais on peut en tirer des leçons pour le futur.

“La folie, c’est se comporter de la même manière et s’attendre à un résultat différent” Albert Einstein.

On a généralement nos premières expériences avec la procrastination dès qu’on a un peu de liberté sur notre emploi du temps. Je ne sais pas pour toi, mais pour moi c’était à l’école secondaire quand j’ai réalisé que c’était beaucoup plus intéressant de passer mes soirs et weekends à tout photographier avec mon nouvel appareil photo numérique 2.1 mégapixels (que j’ai nommé Georgette) plutôt que d’étudier. À ce moment-là, on ne réalise pas qu’il y a un mot pour décrire ce phénomène, encore moins qu’il nous hantera toute notre vie!

Cette manie ne s’améliore pas vraiment d’elle-même avec le temps. Une fois qu’on a pris ces mauvais plis, ils deviennent franchement tenaces et c’est très difficile de s’en débarrasser.

Le problème, c’est qu’en remettant toujours nos tâches à plus tard et en exécutant la majorité de notre travail à la dernière minute, on finit par ne pas accomplir la moitié de ce qu’on aurait le potentiel de faire, et ce qu’on arrive à faire n’est pas d’une qualité qui rend justice à nos talents.

Faisons un petit exercice de visualisation. Projette-toi dans un futur pas trop lointain, disons dans deux à cinq ans. Quels sont les projets que tu aimerais avoir réalisés d’ici là? Maintenant, imagine tout ce que tu pourrais accomplir et les possibilités d’avancement professionnel que ça t’ouvrirait si tu pouvais réaliser tes projets sans JAMAIS procrastiner!

Ne plus procrastiner est excessivement difficile, mais tout à fait réalisable. La première étape pour y parvenir est de comprendre pourquoi on procrastine, quelle est la cause de ce comportement irrésistible qui en fait une manie aussi tenace.

Même si la procrastination, à sa source, se manifeste pour différentes raisons, la cause est toujours la même: la résistance.

On va donc élaborer un peu sur ce qu’est exactement la résistance et pourquoi elle nous pousse à la procrastination. Pour ce faire, on va d’abord définir le concept à l’aide des écrits de Steven Pressfield et de son livre “The war of art”, qui est rapidement devenu une référence sur le sujet de la résistance.

Ensuite, on va élaborer sur ses effets et manifestations à l’aide de la métaphore complètement hilarante, mais très appropriée, proposée par Tim Urban au cours de sa conférence présentée par TED sur le sujet de la procrastination.  

La résistance

La résistance est toujours la cause de la procrastination, peu importe les raisons qui se cachent derrière elle.

Mais qu’est-ce que c’est, plus précisément, la résistance?

Hé bien il s’agit de la force en nous qui cherche à tout prix à nous distraire, à nous convaincre qu’on est trop fatigués pour faire ceci, qu’on ne peut pas commencer à faire nos tâches sans avoir d’abord fait cela, ou bien que c’est impossible de travailler dans telle ou telle condition. “La procrastination est la manifestation la plus commune de la résistance parce que c’est la plus facile à rationaliser.” Autrement dit, c’est la petite voix dans notre tête qui nous donne mille et une excuses, qui semblent souvent très légitimes, pour ne pas avancer notre travail. C’est elle qui est à l’origine de tous nos “oui, mais…”

La résistance se tient à pieds fermes entre la vie qu’on vit et celle qu’on sait qu’on pourrait et qu’on aimerait vivre. Pourquoi est-ce qu’on n’arrive jamais à tenir nos résolutions du Nouvel An bien longtemps? BAM! La résistance. C’est généralement la procrastination causée par notre résistance qui fait en sorte que toutes nos bonnes intentions “prennent le bord”.  

C’est complètement tragique, parce que ça nous empêche d’atteindre notre plein potentiel! “Es-tu un écrivain qui n’écrit pas? Un artiste peintre qui ne peint pas, un entrepreneur qui ne démarre jamais son entreprise?”

Chaque jour, on perd de petits combats contre la résistance, sans même comprendre ce qui s’est passé. On entame la journée avec assez d’ambition pour déplacer une montagne et un objectif en tête tout à fait réaliste, mais on la termine en se demandant où sont passées les 8 dernières heures et comment est-ce que c’est possible d’avoir accompli si peu pendant ce temps. C’est parce que “le plus difficile, ce n’est pas le travail, c’est de s’asseoir et de travailler.”

Bref, la résistance est un ennemi à confronter au quotidien si on veut enrayer la procrastination de notre vie. 

Un singe fou!

Si la résistance avait une forme physique, elle serait probablement incarnée par un singe fou hyperactif. En fait, c’est l’image avec laquelle Tim Urban a réalisé sa conférence sur la procrastination pour Ted Talks. Selon lui, voilà à quoi ressemble le cerveau d’une personne qui ne procrastine pas:

Cause de la procrastination

Le cerveau et les actions de cette personne sont gouvernés par une personne rationnelle qui agit dans son meilleur intérêt à long terme.

Voilà maintenant à quoi ressemblerait le cerveau d’un procrastinateur:

Cause de la procrastination

Dans cette image, on voit que c’est quand même la personne rationnelle qui tient le gouvernail, mais elle est accompagnée d’un petit singe dont l’intérêt est la gratification instantanée.

Le problème, c’est que le personnage n’a aucune idée de comment contrôler le singe s’il décide de s’emparer du gouvernail… voilà donc ce qui se passe:

Cause de la procrastination

Cause de la procrastination

Quand le personnage veut s’asseoir pour travailler, le singe fou décide de s’emparer du gouvernail et de regarder des vidéos de créatures des fonds marins sur YouTube, ce qui l’entraîne dans une spirale d’écoute de vidéos YouTube qui se termine par une entrevue avec la mère de Justin Bieber.

Cause de la procrastination

Ensuite, il gambade littéralement sur le gouvernail faisant complètement perdre le contrôle à la personne rationnelle! Il décide de réorganiser sa liste de tâches à faire, de regarder un peu le prix des bas sur Amazon et de subdiviser ses iPhotos dans des albums plus spécifiques.

Cause de la procrastination

Après tout ça, il est au moins 2 heures de l’après-midi et puisqu’il a un rendez-vous à  4 h 30, il est trop tard pour entreprendre quoi que ce soit.

Pseudo-travail et culpabilité

Le pire dans tout ça, c’est que quand on procrastine, toutes ces choses qu’on fait au lieu de travailler ne sont pas vraiment des moments qu’on apprécie. C’est ce que Tim Urban appelle le “Dark playground”

Les causes de la procrastination

C’est un endroit où les activités proposées ont lieu à un moment qui ne devrait pas être consacré à ces activités. C’est un lieu où chaque plaisir provoque son lot d’anxiété, de stress et de culpabilité.

Toutefois, il arrive que notre côté rationnel arrive à reprendre un peu le contrôle des commandes, sans vraiment pouvoir empêcher le singe fou de nous pousser à procrastiner. C’est ce qui donne lieu à un “purgatoire d’activités bizarres où tout le monde perd”, comme regarder trente fois si on a des courriels ou des notifications en une demi-heure, ou bien se prendre à rêvasser sur ce qu’on aimerait avancer dans notre travail sans vraiment le faire. Autrement dit, c’est ce qui mène à du pseudo-travail qui nous donne un semblant d’impression qu’on a travaillé, sans toutefois avoir fait quoi que ce soit qui aura un impact concret.

Bref, le singe fou (la résistance) détourne notre attention vers des choses futiles qui nous apportent de la satisfaction instantanée ou nous pousse à accomplir des choses pas trop exigeantes qui nous donnent l’impression de travailler un peu.

Le singe ne voit pas plus loin que le moment présent. Après tout, s’il mange quand il a faim, qu’il dort quand il est fatigué et qu’il joue quand il en a envie, sa vie de singe sera bien réussie!

Le problème, c’est qu’un singe fou n’en a rien à faire du sentiment d’accomplissement et de la productivité. Un humain, oui, s’il compte accomplir quoi que ce soit dans sa vie.

Le monstre de la panique

On peut donc procrastiner notre travail de cette façon quasiment à l’infini…. Sauf dans les cas où on a un deadline pour le réaliser. Quand la date butoir approche dangereusement, le monstre de la panique fait son apparition.

Les causes de la procrastination

Les causes de la procrastination

Les causes de la procrastination

Le monstre de la panique est la seule chose que craint le singe fou, alors à son apparition il prend la poudre d’escampette pour laisser le gouvernail à la personne rationnelle.  

Les causes de la procrastination

C’est ce qui explique la soudaine productivité, par exemple, d’un étudiant qui n’a pas été capable de rédiger plus de trois lignes en un mois et qui soudain peut rédiger une dissertation de 12 pages en une nuit blanche.

Malheureusement, il arrive que la personne rationnelle soit également apeurée par le monstre de la panique et fige complètement, incapable de réaliser quoi que ce soit. Inutile de spécifier qu’il s’agit de la cause d’un grand nombre d’échecs, tant au niveau scolaire que professionnel.

Subconscient VS Raison

Concrètement, la résistance et le singe fou sont des métaphores qui illustrent et expliquent le combat interne qui a lieu entre la partie limbique de notre cerveau (grosso modo notre subconscient) et notre cortex préfrontal (notre raisonnement).

Le système limbique est responsable des comportements qui se font automatiquement, comme respirer par exemple, et des comportements instinctifs comme éviter les situations douloureuses ou compliquées. C’est la partie “homme des cavernes” qui te dit “Moi veux jouer. Moi veux bière.”

Le cortex préfrontal, quant à lui, nous permet de considérer l’information à notre disposition, de raisonner et de prendre des décisions rationnelles. Il régit également le langage et la mémoire de travail. Il s’agit de la partie la plus évoluée de notre cerveau, mais elle est beaucoup plus récente dans l’évolution humaine que la partie limbique.

Alors, lorsqu’on doit faire une tâche qui, après analyse par notre cortex préfrontal, nous paraît être bénéfique sur le long terme, le cerveau limbique se met de la partie. Dès qu’il prend conscience de la complexité de la tâche VS l’absence de gratification instantanée, elle tente de nous empêcher de la réaliser!

Finalement

La procrastination, c’est sacrifier ce qu’on veut vraiment pour avoir ce qu’on veut maintenant. C’est accorder, parfois inconsciemment, la priorité à des futilités au détriment de nos ambitions.

Peu importe par quelle(s) raison(s) elle est provoquée, la procrastination est causée par la résistance; cette force interne qui cherche à tout prix à détourner notre attention des tâches qu’on doit accomplir.

Un singe fou qui prend le contrôle du gouvernail de notre cerveau est une très bonne façon d’illustrer les effets de la résistance qui nous pousse à procrastiner.  

Cette illustration permet de dépeindre le combat qui a lieu chaque jour dans notre cerveau entre le système limbique et le cortex préfrontal et nous permet de mieux comprendre pourquoi on procrastine autant.

Remettre notre travail à plus tard est une mauvaise habitude qui peut être très dommageable dans nos vies, car elle nous empêche d’atteindre notre plein potentiel et fait en sorte que le fruit de nos efforts n’est pas à la hauteur de notre talent.  

C’est pourquoi il faut impérativement apprendre à déjouer la résistance et cesser de procrastiner. Pour connaître les meilleurs trucs, je te suggère donc de poursuivre ta lecture avec cet article: Les solutions pour en finir avec la procrastination selon son profil type.

Si tu as aimé cet article, ou si tu as des commentaires ou des suggestions, n’hésite pas à utiliser la section “commentaires” ci-dessous!

1 Nos habitudes influencent notre productivité

6 habitudes à prendre pour doubler ta valeur sur le pilote automatique

Quand on parle de productivité, de tirer profit au maximum du temps et des ressources qu’on investit, ce ne sont pas les trucs et astuces qui manquent!

Le problème, c’est que la “vraie” productivité, celle qu’on vit au quotidien et qui se poursuit à long terme, ça demande un peu plus que simplement cocher des éléments sur une liste de tâches ou d’utiliser un tableau Kanban (voir cet article sur les méthodes pour maximiser notre temps)

Face aux nombreuses méthodes qui existent pour améliorer notre productivité, c’est facile de se sentir submergé par tout ce qu’on aimerait mettre en place. On a bien vite l’impression de ne pas avoir assez de discipline pour tout faire et on abandonne après quelques tentatives, frustré de ne pas avoir pu changer notre façon de travailler.

Malgré toutes nos bonnes intentions initiales, on est de retour à la case départ!

Toutefois, la cause de notre incapacité à s’imposer une nouvelle façon de travailler, ce n’est pas notre discipline. Si certaines personnes arrivent à être réellement productives, ce n’est pas seulement parce qu’elles ont choisi certaines méthodes plutôt que d’autres ou qu’elles ont une volonté de fer. C’est aussi et surtout grâce à la façon dont elles ont intégré ces méthodes; les personnes les plus productives opèrent ces changements en formant de nouvelles habitudes.

Les habitudes

La façon la plus efficace d’adopter un nouveau comportement ou une nouvelle façon de travailler est sans doute d’en faire une habitude. Les nouvelles habitudes sont longues à intégrer, mais une fois que c’est fait il est très difficile de s’en défaire. Comme le dit l’expression, “les habitudes ont la vie dure!”

Et pas besoin d’avoir une discipline de fer 24/7, juste assez pour répéter une action assez souvent et régulièrement pour qu’elle devienne un réflexe inconscient qu’on répète sur le pilote automatique.

Réfléchis un instant. Est-ce que c’est vraiment pénible de penser à mettre ton smartphone sur la charge le soir en allant te coucher? Ou de ne pas oublier de te faire un café le matin? Ces deux exemples sont des habitudes qui sont tellement ancrées en nous qu’on les réalise de façon complètement machinale sans avoir à faire d’effort supplémentaire.  

Le même principe peut s’appliquer à ta vie professionnelle et à ta façon de travailler.

Alors, le truc pour être réellement plus productif de façon durable et sans avoir l’impression de travailler plus est de choisir les habitudes qui nous semblent les plus pertinentes et de les intégrer graduellement à notre vie avec le bon dosage de discipline.  

De 18 à 254 jours

On entend souvent qu’il faut répéter une action pendant une vingtaine de jours avant qu’elle devienne une habitude. Ce n’est pas tout à fait le cas. Une étude du University College London a déterminé que, selon la personne, l’habitude à mettre en place et les circonstances, il faut plutôt de 18 à 254 jours. On doit donc persévérer entre deux semaines et huit mois avant de voir un véritable changement.

En moyenne, pour la plupart des habitudes relativement simples à intégrer, on parle toutefois d’environ 66 jours.

Les habitudes sont généralement composées de trois étapes: 1-le déclencheur, 2-l’exécution et 3-le bénéfice.

Le déclencheur

Il s’agit de l’élément qui marque le moment où on amorce l’exécution du comportement en question. Par exemple, se réveiller est le déclencheur de l’habitude “aller faire le café” ou bien “faire le lit”, se coucher est le déclencheur de l’habitude “mettre le téléphone sur la charge”, arriver à la maison est le déclencheur de l’habitude “mettre les clefs sur le crochet”, etc.  

L’exécution

C’est le geste qui est accompli de façon machinale. On l’exécute sur le pilote automatique sans même y penser.

Le bénéfice

C’est la satisfaction qu’on tire d’avoir accompli l’action: un café chaud et réconfortant, une maison rangée et accueillante, un téléphone qui ne manquera pas de batterie de la journée, la joie de ne pas avoir à chercher ses clefs, etc.

Voilà donc une liste de 6 habitudes qui, une fois intégrées à ta vie, ont le pouvoir de t’aider à être plus productif sans avoir à t’imposer une discipline de fer. Détermine quel serait le déclencheur approprié et réalise-les jusqu’à ce qu’elles fassent partie de ta routine.

1-Prioriser

La grande majorité des résultats (+/- 80 %) provient d’une minorité de tes efforts (+/- 20 %). C’est ce qu’on appelle le principe de Pareto.

La première habitude que tu peux prendre est de systématiquement considérer ce principe au moment de décider des tâches qui doivent être faites dans ta journée. Demande-toi toujours quel est le 20 % des efforts (tes tâches à faire) qui vont rapporter 80 % de tes résultats.

Chaque jour, mets de côté tous les éléments de ta liste de choses à faire et ne conserve en tête que LE projet le plus important et les 3 tâches les plus importantes pour avancer ce projet. Si d’autres tâches moins importantes doivent quand même être réalisées, essaie le plus possible de les automatiser ou de les déléguer.

En prenant cette habitude, tu vas probablement accomplir beaucoup moins de tâches, mais réaliser des tâches qui ont un plus grand impact. Bref, travailler moins pour travailler mieux.

2-Enlever l’épine de ton pied en matinée

Le matin est le moment de la journée où on a le plus de volonté. C’est donc le moment idéal pour accomplir les tâches les plus importantes, mais aussi celles qui sont les plus pénibles et qu’on n’a pas vraiment envie de faire.

Chaque matin, prends pour habitude de réaliser une tâche importante que tu as tendance à remettre au lendemain. Ça t’évitera de procrastiner davantage et te permettra de démarrer la journée sur une note optimiste, l’esprit libéré et satisfait de t’être débarrassé d’une épine dans ton pied.

3-Prendre plus de pauses

Travailler en respectant notre horloge biologique nous permet d’atteindre de meilleures performances.

Notre rythme ultradien est composé de périodes d’environ 90 minutes où on alterne entre un état de fatigue et d’énergie. S’acharner à travailler quand a atteint notre “down” est contreproductif et il vaut mieux prendre l’habitude de faire de courtes pauses plus régulièrement pour recharger efficacement notre énergie et améliorer notre concentration.   

Bref, il faut considérer la journée de travail comme une série de sprints entrecoupés de pauses.

La méthode Pomodoro est une technique efficace qu’on peut facilement adapter à notre routine de travail pour s’assurer de prendre assez de pauses et de les prendre aux bons moments.

4-Méditer

La méditation de pleine conscience (mindfulness meditation en anglais) est une habitude qu’on a tout intérêt à intégrer à nos journées.

Grosso modo, ça nous permet de mieux gérer le stress, d’avoir un meilleur contrôle de nos émotions et une meilleure connaissance de soi,  d’améliorer notre mémoire, et ce ne sont là que quelques-uns des bienfaits de la méditation.

Des applications comme headspace proposent de nous guider tandis qu’on fait nos premiers pas dans cette pratique.

5-Dire non (pour mieux dire oui)

Spontanément, quand on nous demande quelque chose, notre réflexe est de toujours dire oui, que ce soit pour aider quelqu’un, pour assister à un événement ou pour prêter notre matériel. On veut plaire, aider, et on ne veut pas passer pour un égocentrique antisocial. 

Le problème, c’est que si on aide toujours tout le monde, on finit par se nuire à soi-même. Chaque “oui” qu’on accorde à quelqu’un d’autre, c’est un “non” qu’on attribue à nos propres priorités.

Alors, chaque fois qu’on te demande quelque chose, prends l’habitude de dire “non” par défaut, de bien réfléchir et de t’assurer que ce qu’on te demande est réellement important pour toi avant de dire “oui”.

De cette façon, tu t’assureras d’avoir le temps et les ressources nécessaires pour pouvoir te consacrer à tes priorités, quelles qu’elles soient.  

6-Noter ses idées

Les meilleures idées ne nous viennent généralement pas au travail ou devant l’ordinateur, mais plutôt dans les moments où notre esprit est reposé comme sous la douche, quand on s’entraîne, qu’on prend une marche, ou tout juste avant de s’endormir.

Prends l’habitude de noter tes idées de génie chaque fois qu’elles te frappent, sans attendre.

Pour faciliter cette habitude, traîne avec toi un petit calepin ou utilise une application de prise de notes comme Google Keep.

En résumé

Tout dépendant de la personne, de l’habitude à prendre et des circonstances, il faut mettre entre 18 et 254 jours pour qu’une nouvelle habitude soit véritablement intégrée à notre vie.

Toutefois, 66 jours en moyenne, sont suffisants.

Développer de nouvelles habitudes peut nous permettre d’améliorer notre façon de vivre et de travailler de façon durable, d’être plus productifs et efficaces, le tout sans avoir besoin d’une discipline de fer.

Des habitudes comme prioriser les tâches les plus importantes au quotidien, réaliser les tâches les moins attrayantes le matin, prendre des pauses selon notre rythme ultradien, pratiquer la méditation de pleine conscience, apprendre à dire non et noter ses idées au moment où elles nous frappent sont faciles à prendre et ont le potentiel de faire une grande différence sur notre succès.

En intégrant graduellement à notre vie ce genre d’habitudes, on se place sur la bonne voie pour doubler sa valeur sur le pilote automatique!

Comment éviter les distractions et vaincre la procrastination

John Smith — explorateur anglais, soldat et écrivain — est mieux connu pour son rôle dans la mégaproduction de Disney: Pocahontas.

Selon le film, John (un grand et courageux explorateur) et Pocahontas (une native américaine; également fille du grand chef Powhatan) forment une relation improbable qui déclenche une guerre entre les Anglais et les natifs. Pris de rage, le père de Pocahontas tente d’exécuter John Smith, mais cette dernière le sauve in extremis en se jetant courageusement devant lui, arrêtant l’arme de son père.

Le principal antagoniste, John Ratcliffe, leader de l’expédition et gouverneur de la colonie, profite de la capture de John Smith comme excuse pour attaquer et détruire sauvagement le village de la tribu de Powhatan dans l’espoir de voler leur or (qui n’existe même pas). Pocahontas et John Smith doivent tragiquement se séparer alors que John doit retourner en Angleterre, mais lui promet de revenir.

J’aurais beaucoup de sympathie pour John, si ce n’était que les historiens nous présentent une version drastiquement différente des faits.

La vraie histoire de John Smith n’est pas celle d’un drame romantique, mais bien celle d’un égomaniaque mythomane aux idées de grandeur. George Percy, un des leaders de l’expédition et éventuellement gouverneur de la Virginie, décrivait John comme “Un homme ambitieux et sans mérite qui ne cherche que la gloire.”

Dans les faits, John et Pocahontas (alors âgée de 11 ans) n’ont jamais développé de relation. John a inventé l’histoire après que Pocahontas soit devenue célèbre puisque son mari (John Rolfe) l’a présentée en Angleterre comme étant la “première sauvage réformée”.

En réalité, John a conspiré avec deux autres conseillers pour déposer le président et nommer Ratcliffe à sa place. Pour le remercier, ce dernier le nomme en charge du commerce avec les “Indiens”.

En décembre 1607, le groupe de Smith se fait attaquer lors d’une expédition par les guerriers du clan Powhatan. Les natifs ne laissent qu’un seul survivant: John Smith. Le reste de l’histoire est incertain, mais la version la plus connue est celle du film: les natifs étaient prêts à exécuter John, mais Pocahontas lui sauva la vie en défiant son père. Cette version a été écrite par John lui-même en 1624 (17 ans plus tard). Pocahontas n’a pas pu donner sa version des faits puisqu’elle est morte en 1617, lors de son voyage en Angleterre, d’une cause inconnue.

Au retour de John, les colons profitent de l’opportunité pour s’en débarrasser (ils le détestaient tous) en le blâmant pour la mort de son groupe. La sentence devait être exécutée le lendemain matin, mais la chance en a voulu autrement. Le soir même, le camp, alors pris par la famine, a été surpris par l’arrivée de 100 nouveaux colons apportant nourriture et équipement.

Ils ont donc fêté toute la nuit… oubliant complètement l’exécution qui devait avoir lieu le lendemain matin. Sa mise à mort a donc été reportée à plus tard, puis à plus tard, puis oubliée.

Tu as bien lu… John Smith a été sauvé par la procrastination.

L’ennemi en soi

Selon la troisième loi de Newton, chaque action entraîne une réaction équivalente opposée.

Cette force agit autant sur le plan physique, social que psychologique.

Le penchant psychologique de cette loi est expliqué en détail dans l’excellent livre: The War of Art, par Steven Pressfield.

“Il existe un secret qui différencie les écrivains des amateurs: écrire est facile. Ce qui est dur, c’est de s’asseoir pour écrire. La force qui nous empêche de nous asseoir se nomme la résistance.”

La résistance est une force interne qui a pour seul objectif de saboter notre productivité. Elle est son ennemi naturel.

Plus la tâche est importante, plus la résistance est grande.

C’est un agent insidieux, il se dissimule en attirant l’attention sur autre chose que lui-même. “C’est de la faute de ton patron, ta femme, tes enfants, tes collègues”. Il chuchote subtilement à notre oreille, faisant passer ses idées pour les nôtres.

La résistance est sournoise , elle va TOUT faire pour t’empêcher d’accomplir ton travail: te cajoler, t’intimider, te séduire, te mentir… Elle va argumenter comme un avocat, flatter ton égo comme une prostituée et te pointer un 9mm en plein visage comme un bandit.

La résistance n’a pas de fierté, elle va te donner quelque chose d’une main et se servir dans tes poches de l’autre.

Vaincre la résistance est simple: on doit se réveiller, s’asseoir et travailler jusqu’à ce qu’on ait tout donné. C’est un combat quotidien, une guerre qui ne prendra jamais fin.

Dans ce chapitre, je vais te donner les meilleures armes et munitions que j’ai trouvées pour combattre cet ennemi vicieux et infatigable.

S’enchaîner à son travail

Herman Melville était incapable de terminer son roman: Moby-Dick. Sa solution? Il demandait à sa femme de l’enchaîner chaque jour à son bureau jusqu’à ce qu’il termine.

Victor Hugo avait une méthode similaire. Pour l’aider à écrire “Les Misérables” et “Le bossu de Notre Dame”, il s’enfermait nu dans son bureau et ordonnait à sa servante de lui rendre ses vêtements uniquement à la fin de la journée.

La réponse à la procrastination est simple: on s’enferme dans son bureau en se laissant deux options — travailler ou fixer le mur.

La résistance va se manifester sous forme de distractions, d’ennui, de rêverie, de fatigue… Mais si on tient notre bout, l’inspiration va éventuellement apparaître et la résistance aura été vaincue.

Malheureusement pour nous, la résistance possède maintenant une arme qui n’existait pas à l’époque d’Herman Melville ou de Victor Hugo — ton téléphone.

Ferme ta sonnerie, désactive toutes tes notifications, mets tes écouteurs et travaille. Ton objectif quotidien est simple: trouver le flow.

Le secret des maçons

Il y a deux choses que j’aime chez Will Smith: son film “I, Robot” et son entrevue avec Charlie Rose.

Ma citation favorite de cette entrevue est la suivante:

“On ne commence pas sa journée en voulant construire un mur. On ne se dit pas: “Je vais construire le plus gros, le plus impressionnant et le plus grand mur jamais construit”. On ne commence pas là, on dit: “Je vais poser cette brique aussi parfaitement que cette brique peut être placée.” Fais ça chaque jour et bientôt tu vas avoir un mur.”

Lorsqu’on s’enchaîne à son bureau, qu’on est sous le siège de la résistance, la première chose à faire est d’appliquer le même principe qu’avec le just in time learning — morceler une tâche complexe en petites tâches simples — diviser le mur en briques.

Aussitôt qu’on pose la première brique, on génère un momentum qui rend la deuxième plus facile à poser.

Lorsqu’on essaie de pousser une voiture, on doit dépenser plus d’énergie lorsqu’elle est immobile que lorsqu’elle est déjà sur sa lancée. Le même principe s’applique à notre travail.

Le pseudo-travail

Ce n’est pas parce qu’on s’enchaîne à notre bureau que le combat contre la résistance est gagné. Lorsque tu affrontes ton travail, la résistance va attirer ton attention vers du pseudo-travail: meetings, recherche, planification…

Elle va te dire “Hey, tu as un nouvel e-mail, vas l’ouvrir! C’est peut-être important”, “Je me demande combien de gens ont visité ton site web aujourd’hui?”, “Qui est cette personne qui a commenté sur notre page LinkedIn?”

Chacune de ces activités nous donne l’impression d’être du travail — ce sont des distractions.

La plus grande de ces distractions est: la préparation.

C’est plus agréable de réfléchir à un projet que de l’exécuter. Rêvasser, anticiper, définir ou planifier nous donne l’impression de progresser. C’est une illusion.

Bruce Lee disait: “Si tu investis trop de temps à réfléchir à tes objectifs, tu ne les atteindras jamais.”

Ceci étant dit, la sagesse se trouve au milieu. Lire ses e-mails, animer ses médias sociaux, planifier un projet… Une partie de ton pseudo-travail doit quand même être effectuée — un mal nécessaire.

La solution pour éviter de perdre trop de temps avec ça est donc simple: il faut le prévoir et lui donner sa place respective dans notre horaire.

Commencer sa journée avec du pseudo-travail revient à attribuer tes meilleures ressources cognitives aux tâches les moins importantes. Chaque jour, travaille sur ce qui est important en premier et réserve ta dernière heure pour le non essentiel.

Lorsque la résistance te chuchote: “Je me demande on a fait combien de ventes aujourd’hui”, réponds-lui: “On ira voir à 16 h”. Garde tes heures les plus productives pour ton aire d’impact.

La loi de Parkinson

Imagine que tu es en voyage d’affaires et que l’entreprise pour laquelle tu travailles (une grosse multinationale) te rembourse tes repas (120 $ par jour) et dépenses d’hébergement (400 $ par jour).

Vas-tu manger des McValeurs toute la journée? Ou, comme la plupart des gens, vas-tu en profiter pour manger dans de bons restaurants et dépenser le maximum possible chaque jour? Vas-tu te louer une chambre dans un motel crasseux, ou une suite dans un Hilton?

Est-il plus probable que tu dépenses moins que la limite? Ou que tu dépasses le montant alloué et payes la différence de ta poche?

La loi de Parkinson veut que la gestion du temps fonctionne exactement comme un fonctionnaire en voyage d’affaires. Accomplir une tâche prend au moins 100 % du temps qu’on lui attribue.

La raison est simple: si on te donne cinq jours pour accomplir une tâche de deux heures, tu vas complexifier la tâche jusqu’à ce qu’elle occupe toute ta semaine. Le temps supplémentaire n’est pas nécessairement investi à travailler, mais bien souvent à planifier, stresser et faire plus de pseudo-travail.

Par exemple, si on te donne deux mois pour accomplir un travail qui prend trois semaines, tu vas “planifier”, “méditer” et procrastiner pendant sept semaines pour finalement n’avoir d’autre choix que de travailler 12 h par jour la dernière semaine.

La résistance te fait sortir faire la fête ou prioriser du faux travail sous prétexte que “Tu es bon! Ça ne va te prendre que quelques jours.” Il te fait sous-estimer la quantité réelle de travail pour ensuite déléguer le tout à ton “futur toi”, chose que l’on fait avec plaisir puisqu’on pense à notre futur soi comme étant un étranger tout puissant.

Cette loi sabote non seulement les travaux de session des étudiants, mais s’en prend également aux tâches simples présentes dans n’importe quelle organisation.

Répondre à ses courriels, publier sur les médias sociaux, écrire un article de blogue…

Est-ce que ça prend vraiment 30 minutes écrire un courriel qui dit essentiellement “non, on n’est pas intéressés”? Est-ce qu’on a vraiment besoin d’une heure pour faire l’image parfaite à publier sur sa page Facebook? Doit-on vraiment passer quatre jours sur un article de blogue à formuler, reformuler, effacer et recommencer?

La résistance nous convainc que tout ce qu’on publie doit représenter fidèlement ce que nous sommes: parfaits. Par conséquent, on accorde une importance démesurée à des choses anodines.

Comme le gestionnaire de médias sociaux qui insiste qu’on doit publier exactement 2,43 fois par jour, soit à 7 h 13, 11 h 43 et 3 h 10. Comme le graphiste qui s’énerve lorsque tu écris en Times 12 pt alors que la charte graphique dit très spécifiquement qu’on doit utiliser Times 11 pt. Comme le chef cuisinier qui tient absolument à ce que tu saupoudres les épices dans le sens antihoraire.

La résistance nous fait nous accrocher dans les fleurs du tapis en nous convainquant que ces fleurs sont bien tangibles et importantes.

La raison pour laquelle on la laisse nous manipuler est simple: puisqu’on croit en notre propre importance, alors les tâches qu’on fait doivent conséquemment être importantes.

Elle nous force à créer des critères d’excellence qui n’existent pas (le sens dans lequel on doit saupoudrer les épices) et on juge les autres qui effectuent cette même tâche sans regard pour ces critères (je suis donc meilleur qu’eux).

Lorsque j’ai débuté mon entreprise (La Tranchée), une des tâches à faire était la création d’un logo.

Créer un logo peut être un processus excessivement long et complexe (faire des focus groups, brainstorms, sondages, etc.) ou excessivement simple.

Dans mon cas, j’ai décidé d’utiliser la deuxième approche. J’ai pris ma tablette électronique et j’ai écrit à l’aide de mon crayon: La Tranchée.

J’ai reculé d’un pas, tourné la tête au 45°, repris mon crayon pour ajouter de petites barres autour:

Le processus aura pris, à peu près, cinq minutes.

J’aurais pu me donner une semaine pour créer un logo différent, mais est-ce que ça aurait vraiment été un “meilleur” logo? Et si c’était le cas, aurait-il été suffisamment meilleur pour justifier une semaine de plus pour lancer mon projet?

Abraham Lincoln disait: “Si on me donne six heures pour abattre un arbre, je vais passer les quatre premières à aiguiser ma hache”. Si Lincoln avait connu la loi de Parkinson, il aurait plutôt passé 15 minutes à affûter sa hache, 2 h à abattre l’arbre et le temps restant à faire autre chose de plus productif (ou abattre d’autres arbres).

Il ne faut pas se dire “j’ai cinq jours pour accomplir cette tâche”, mais bien “comment est-ce que je peux compléter cette tâche le plus rapidement possible pour ensuite investir la balance de temps dans autre chose?”

Si tu manges ce biscuit, les terroristes gagnent.

Ça fait une semaine que tu as commencé un nouveau régime et tu as déjà perdu 2 lbs! Tout fier, tu décides de te laisser tenter lorsque ta mère vient te visiter avec des biscuits maison. “Juste un!”

Peu importe qu’on veuille perdre du poids, gagner du muscle ou travailler plus fort, il faut s’attendre à affronter la résistance. Elle nous teste, nous tente, nous réconforte. Chaque fois qu’on cède, qu’on la laisse gagner, elle devient plus forte.

Dès qu’on cède une fois, on tombe dans le piège du “Ah pis d’la marde”. (Appelé “What the hell effect”. Cliquer ici pour en savoir plus)

Le premier cookie était si bon… qu’on veut en prendre un deuxième! Et puisqu’on a déjà triché aujourd’hui, quel mal ça peut faire d’en prendre un autre?

“En veux-tu encore Olivier?” me demande ma mère. “Ah pis d’la marde, amène-moi la boîte!”

Pour éviter ce piège, il faut comprendre que si on dit oui au biscuit, les terroristes gagnent.

On se laisse convaincre qu’il s’agit d’une exception, qu’on va se reprendre le lendemain, excepté qu’il y a toujours une autre exception qui nous attend au détour.

Pour trouver le courage de dire non, il faut assumer que tricher une fois revient à tricher chaque fois. Après tout, how you do anything is how you do everything…

Comment gagner la guerre

“On doit commencer à écrire, même quand on ne sait pas quoi dire” – Dany Laferrière

Il est 9 h, tu es bien installé à ton bureau, prêt à créer.

9 h 15, tes yeux sont rivés sur le clignotement de ton curseur, ta page est complètement blanche.

Tu commences à angoisser… Est-ce que les mots vont finir par arriver? Combien de temps vas-tu passer à fixer ton écran en recherche d’inspiration?

Cinq autres minutes passent, tu ne fais aucun progrès. C’est là qu’il cogne à ta porte: “tu devrais vider ta boîte courriel, peut-être que ça va aller mieux après”.

Mensonge!

Écris quelque chose, n’importe quoi, mais écris quelque chose. Commence par un mot, une phrase, un paragraphe.

Fixe-toi un objectif facile à atteindre, comme 500 mots, et écris tout ce qui te passe par la tête jusqu’à ce que tu l’aies atteint!

Chris Guillebeau explique dans son article — “comment écrire 300 000 mots en une année” —  qu’il écrit 1 000 mots par jour, six jours par semaine. C’est d’ailleurs cette habitude qui lui a permis de publier cinq livres (~300 pages chacun) en sept ans (ainsi que des centaines d’articles de blogue!).

Fais comme lui. Fixe-toi une quantité minimale de travail que tu dois absolument accomplir chaque jour. Pas nécessaire que ce soit un nombre de mots (nous ne sommes pas tous des auteurs comme Chris), mais trouve-toi un équivalent pertinent à ta situation.

Ta liste de tâches en cache sans doute une qui, une fois complétée, fait de ta journée une réussite et t’avance d’un pas vers ton but. Aie comme objectif de faire au moins une de ces tâches par jour.

N’attends pas, pose une brique. Ferme ton téléphone et procrastine ton pseudo-travail. Fais le travail important en premier, garde le mal nécessaire pour la fin. Reste dans ton aire d’impact le plus longtemps possible, reste en flow le plus longtemps possible.

Fais ça chaque jour, chaque semaine et n’arrête pas. Bien vite, tu vas te retourner et être étonné par l’impact phénoménal de ton propre travail.

Certes, tu ne pourras jamais gagner la guerre, mais crois-moi, la vie est plus belle lorsqu’on gagne nos batailles.

Fin de l’extrait

Nous sommes prisonniers de nos croyances limitantes.

5 étapes pour se libérer de ses croyances limitantes

Ce que l’on est, notre façon de penser et d’agir, tout comme ce qu’on a le potentiel d’accomplir, dépend grandement de nos croyances.

Croyancenom féminin: Fait de croire à l’existence de quelqu’un ou de quelque chose, à la vérité d’une doctrine, d’une thèse. (Larousse)”

Autrement dit:

  • Si on croit que la terre est plate, on n’essaie pas d’en faire le tour en bateau.
  • Si on croit qu’une sécheresse est une punition divine, on fait la danse de la pluie plutôt que de mettre au point des techniques d’irrigation efficaces.
  • Si on croit qu’on n’est pas capable d’apprendre à utiliser WordPress ou Photoshop parce qu’on est nul en informatique, alors on ne se donne pas vraiment la peine de l’essayer.

Tu commences sans doute à voir où je veux en venir…

Quand ce qu’on croit nous empêche d’avancer, que ce soit à l’échelle d’une société ou d’un individu, c’est un réel problème. On appelle les croyances en nos limites ou incapacités les croyances limitantes.

On n’est pas faits en verre…

En Europe vers la fin du Moyen âge, une forme de croyance limitante assez particulière a marqué une véritable vague de désordres psychiatriques: les gens atteints étaient convaincus qu’ils étaient faits en verre.

Ils avaient si peur de casser en mille morceaux qu’ils s’empêchaient de sortir, de s’asseoir, s’emmitouflaient dans des couvertures ou des coussins pour protéger leurs corps des bris accidentels et évitaient tout contact physique. Ce délire aurait même atteint le roi Charles VI de France qui, paraît-il, portait des vêtements renforcés et refusait que quiconque le touche.

On n’entrera pas dans les détails des causes de la popularité de cette croyance particulière à ce moment précis de l’histoire. Disons simplement que, même si c’est un exemple assez extrême, il démontre à quel point une croyance bien ancrée peut nous paralyser, nous empêcher d’agir et nous servir à justifier des comportements autrement irrationnels!

Les croyances limitantes: un frein à la carrière

Au travail, les croyances limitantes sont souvent le principal obstacle qui se dresse sur le chemin de l’atteinte de notre objectif professionnel.

C’est la petite voix dans notre esprit qui nous dit qu’une tâche est trop difficile, qu’on n’est pas  assez bon ou qu’on n’a pas les compétences pour la mener à bien. C’est une façon inconsciente de justifier l’inaction qui nous permet de rester en terrain connu et d’éviter de se sentir vulnérable.

Pour atteindre notre plein potentiel et vivre une carrière véritablement enrichissante et gratifiante, il est donc primordial d’apprendre à reconnaître et neutraliser les croyances limitantes.

Pour ce faire, il faut d’abord prendre conscience des croyances limitantes qui nous habitent, utiliser la méthode “Coué” et la visualisation pour les neutraliser, sortir de sa zone de confort et adopter des comportements qui vont nous permettre de nous en débarrasser.  

1-Prendre conscience

La première étape pour neutraliser les croyances limitantes est de prendre conscience de leur existence.

Conscience, nom féminin: En psychologie, il s’agit de la “fonction de synthèse qui permet à un sujet d’analyser son expérience actuelle en fonction de la structure de sa personnalité et de se projeter dans l’avenir.” (Larousse)

Nos croyances prennent toutes racine quelque part et sont assimilées par notre cerveau d’une façon semblable à nos souvenirs. Elles proviennent généralement de notre expérience personnelle et de notre exposition à différents stéréotypes au fil du temps.

Dans une situation où on fait face, par exemple, à l’échec ou l’humiliation, notre cerveau peut intégrer de nouvelles croyances limitantes qui vont tenter d’empêcher que la situation ne se reproduise dans l’avenir.  

C’est pourquoi de l’anxiété et un sentiment de peur vont souvent se manifester par la suite à la simple pensée de faire quelque chose qui va à l’encontre de ce que l’on croit.

C’est à ce moment précis qu’on tombe dans le piège!

Les croyances limitantes peuvent généralement être regroupées en trois catégories: le désespoir (ça ne changera rien), l’impuissance (je ne suis pas capable) et l’absence de valeur (je ne mérite pas).

Alors, pour détecter quelles croyances limitantes t’empêchent d’avancer dans ta carrière, considère la liste suivante et demande-toi si certaines de ces pensées te sont familières:

  • Je ne suis pas doué dans “X” domaine et ça ne changera jamais.
  • Je comprends que ça s’applique à certains, mais pour moi ce n’est pas pareil…
  • Je n’ai pas la capacité physique de faire “X”
  • Je suis trop vieux / trop jeune pour faire “X”
  • Je ne mérite pas “X” opportunité
  • Même si j’essaie, ça ne changera rien.

Ensuite, dresse la liste de tes propres croyances limitantes. Remonte à la source de tes frustrations au travail et investigue sur les raisons qui font en sorte que tu n’as pas l’impression d’être sur la bonne voie pour atteindre la carrière ou le salaire dont tu rêves. Il faut envisager l’avenir avec espoir, prendre conscience de tes capacités et assumer la responsabilité de ton succès.

Finalement, tu dois faire la part des choses et réaliser que ce que tu crois ne reflète pas nécessairement la vérité. Tu as deux choix: céder à la mentalité de victime, ou prendre les choses en main pour parvenir à tes fins.  

2-La méthode Coué

La méthode Coué est une pratique de la pensée positive par l’autosuggestion.

Pour utiliser cette méthode dans le combat contre les croyances limitantes, il faut intercepter chaque pensée négative liée à nos croyances et se répéter l’affirmation inverse dans notre tête.

Par exemple, si tu penses: “Je n’arriverai jamais à accomplir cette tâche”, remplace aussitôt cette pensée par “Je suis tout à fait capable d’accomplir cette tâche.”

Le but est de convaincre ton subconscient que ce que tu te répètes est vrai, de “reprogrammer” tes croyances, en quelque sorte.

Cette méthode à elle seule ne sera sans doute pas suffisante pour enrayer tes croyances limitantes, mais sera d’une aide précieuse pour les combattre.  

3-Visualiser

Si tu ne crois pas pouvoir atteindre un objectif, une méthode efficace pour inverser cette croyance est de visualiser le chemin pour t’y rendre.

Décortique étape par étape tout ce qui serait nécessaire pour atteindre ton but et visualise-toi en train de réaliser ces étapes.

Par exemple, si tu dois apprendre de nouvelles compétences, visualise-toi en train d’écouter un cours en ligne, de lire sur le sujet et de pratiquer ce que tu as appris.

En pavant mentalement le chemin vers ton but, tu prendras confiance et auras davantage de facilité à croire qu’il est atteignable, ce qui te permettra de te défaire graduellement de tes croyances limitantes.

4-Sortir de sa zone de confort

Pour véritablement éliminer les croyances limitantes, il faut sortir de sa zone de confort et passer à l’action.

Pour ce faire, il faut trouver le “comment faire” qui répond par une question à la croyance limitante.

Par exemple, si on se dit : “Je suis trop jeune/vieux pour réaliser cette tâche”. Il faut se demander “Comment faire pour réaliser cette tâche avec brio malgré mon âge?”

Évidemment, en sortant de sa zone de confort et en passant à l’action, on risque tout de même de faire face à un échec. Ce n’est pas grave! Comme l’a si bien dit Einstein: “l’échec ne signifie pas que tu es un échec, ça signifie seulement que tu n’as pas encore réussi.”

L’important, c’est de ne pas se complaire dans l’inaction en jouant à la victime. Il faut tenter d’avancer vers notre objectif et être fiers de nos avancées, peu importe le résultat.

5-Faire comme si

Faire comme si, de l’expression “fake it until you make it” du milieu anglophone, consiste à agir comme agirait une personne qui est l’opposée de nos croyances limitantes.

Si tu te dis “Je n’ai pas assez confiance en moi pour présenter une conférence”, demande-toi comment une personne confiante et à l’aise devant public agit au quotidien? Probablement qu’elle a une démarche assurée, qu’elle ne fuit pas les contacts visuels et qu’elle ne se gêne pas pour s’inclure dans une conversation à laquelle elle pense pouvoir ajouter de la valeur (entre autres).  

En agissant avec le comportement d’une personne à qui l’étiquette de nos croyances négatives ne colle pas, on envoie le signal à notre cerveau que ses croyances sont fausses, ce qui facilite la transition vers de nouvelles croyances plus optimistes. 

“Si tu mets des limites à tout ce que tu fais, elles vont se répandre dans ton travail et dans ta vie. Il n’y a pas de limite. Il y a seulement des niveaux, et tu ne dois pas en rester là, il faut aller au-delà. Un homme doit toujours dépasser son niveau.” Bruce Lee 

Conclusion

Les croyances limitantes sont un réel obstacle à notre accomplissement personnel et professionnel. Pour les empêcher de nuire, il faut apprendre à les neutraliser et les combattre.

La première étape est de prendre conscience des croyances qui nous freinent et d’en dresser la liste. Elles peuvent généralement être regroupées en trois catégories: le désespoir (ça ne changera rien), l’impuissance (je ne suis pas capable) et l’absence de valeur (je ne mérite pas).

Deuxièmement, on peut utiliser la méthode Coué, qui consiste à intercepter nos croyances limitantes et à se répéter mentalement l’affirmation inverse afin de remplacer graduellement les réflexes de notre subconscient.

Ensuite, la visualisation des étapes nécessaires pour la réalisation de nos objectifs rationalise nos peurs et fait en sorte que nos buts semblent beaucoup plus réalistes et accessibles que nos croyances limitantes nous laissaient croire.

Et puis, il faut sortir de sa zone de confort, trouver comment faire pour accomplir ce qu’on pensait impossible et agir comme si nos croyances étaient fausses en adoptant le comportement d’une personne qui ne correspond pas à ces croyances limitantes.

Finalement, il faut demeurer ouverts à l’avis des autres, rester optimistes et considérer l’échec comme une méthode d’apprentissage pour mieux avancer plutôt que comme la preuve d’une incapacité ou d’une limite.

Chaque petite action en direction de ton but va t’aider à l’atteindre et éradiquer tes croyances limitantes. Tes limites sont probablement beaucoup plus loin que ce que tu crois, alors mets-toi à l’épreuve et tu seras agréablement surpris!   

 

Sauver du temps grâce à l'automatisation

9 façons de sauver du temps au travail grâce à l’automatisation

Du temps, on n’en a pas à revendre. Au contraire, si on pouvait, on achèterait probablement quelques heures de plus chaque jour pour arriver à rayer tous les éléments de notre liste de choses à faire!

L’une des plus grandes causes de ce problème, c’est qu’on perd un temps fou chaque jour avec des tâches simples et routinières qui pourraient être réalisées par un singe bien entraîné. Pourtant, on a tellement de choses à faire dans une journée qu’on n’a pas vraiment le temps de perdre son temps, n’est-ce pas?

Le hic, c’est que ces tâches routinières qui accaparent notre temps sont généralement importantes, mais rarement celles qui offrent le plus gros retour sur investissement ou font réellement appel à nos meilleures compétences.

Zapier à la rescousse!

Pour répondre à ce problème, l’entreprise Zapier a rendu l’automatisation de tâches facile, rapide et accessible à tous. Pas besoin de programmer un robot ou d’entraîner un chimpanzé!

Le principe est simple: connecter les applications dont on se sert au quotidien et créer des automatisations en déterminant des critères basés sur les actions et réactions. Autrement dit, quand il se passe X action dans une application, alors la réaction Y sera déclenchée automatiquement dans une autre application.

Zapier permet de connecter près de 750 applications entre elles, ce qui offre la possibilité de créer des dizaines de milliers de combinaisons (qu’on appelle les “zaps”). C’est donc quasiment impossible de ne pas trouver quelques tâches à automatiser pour sauver du temps au quotidien!

D’autres entreprises que Zapier offrent ce genre de service, comme Ifttt, automate.io, Microsoft Flow ou encore Skyvia. Toutefois, pour automatiser des tâches en lien avec le travail et créer des réactions en chaîne plus complexes, Zapier est l’outil idéal.

Voyons donc 9 exemples d’automatisations à essayer dès aujourd’hui ainsi qu’une liste résumée des applications les plus populaires supportées par Zapier.

Exemples d’automatisations:

1-Sauvegarde automatique

Si on reçoit souvent des pièces jointes par courriel au travail, on peut facilement en faire une copie de sauvegarde automatique dans un service cloud comme Dropbox ou Google Drive. On peut aussi sauvegarder automatiquement les courriels envoyés par certaines personnes (comme les messages du patron ou d’un collaborateur par exemple) dans un fichier spreadsheet (GoogleDocs).

Automatisation avec Zapier

C’est également possible de faire une copie de sauvegarde de dossiers hébergés sur un service cloud sur un autre service cloud. De cette façon, s’il y a un problème avec les serveurs, par exemple, de Google Drive, alors la copie de ces dossiers est sauvegardée à l’abri sur Dropbox par exemple.

2-Synchronisation des médias sociaux.

Les comptes des différents médias sociaux peuvent être liés entre eux pour éviter d’avoir à faire chaque publication individuellement. Par exemple, on peut créer un zap pour que chaque tweet soit automatiquement publié sur Facebook et Instagram. Ou encore, on peut faire en sorte que chaque publication Instagram avec un #hashtag particulier soit publiée sur Facebook et LinkedIn.

Bref, il est possible de lier les principaux médias sociaux comme Facebook, Twitter, Instagram, Pinterest, LinkedIn (et bien d’autres) et de créer les combinaisons de zap qui nous conviennent pour gérer et partager plus rapidement les publications.  

3-Lier un blogue ou une boutique en ligne aux médias sociaux

En utilisant, par exemple, un blogue ou une boutique en ligne sur WordPress (et Woocommerce) ou Shopify, on peut planifier un zap qui ferait en sorte de partager chaque nouvel article ou produit sur une ou plusieurs plateformes de médias sociaux.

Lier Shopify et Pinterest avec Zapier

Par exemple, chaque nouvel article de blogue pourrait être partagé sur LinkedIn et Facebook, tandis que chaque nouveau produit mis en ligne serait partagé sur Pinterest et Instagram. Et le tout, sans avoir à lever le petit doigt!

4-Gestion du travail.

Pour une gestion du travail plus efficace, on peut lier notre agenda (comme Google Calendar ou d’autres agendas par Cronofy) à différentes plateformes de suivi du travail et des tâches comme Asana, Todoist et Trello.

Lier Gmail et Asana avec ZapierLier Gmail et Asana avec Zapier

On peut également créer des tâches automatiquement à partir d’autres applications comme certains courriels dans Gmail, des entrées dans Google Form ou Google Spreadsheet ou bien des notes dans OneNote ou Zendesk par exemple.    

5-Recevoir des notifications ou courriels

Si tu désires recevoir une notification par SMS ou un courriel pour t’aviser de certaines nouvelles, c’est possible.

Par exemple, quand quelqu’un mentionne ton nom sur Twitter, ou quand une nouvelle vente a été effectuée sur une plateforme de vente en ligne, ou encore qu’un nouvel article est publié sur un blogue.

6-Sauvegarder automatiquement des informations sous forme de tableau (spreadsheet)

Cette option est particulièrement pratique pour présenter des informations (comme une liste des ventes ou une liste courriel) à une personne ou un groupe qui n’a pas forcément accès aux comptes (un conseil d’administration par exemple).

Ainsi, on peut lier une application de gestion de liste courriel (comme Mailchimp ou ActiveCampaign) ou bien une plateforme de ventes (comme Paypal ou Gumroad) à Google Drive, ce qui va créer automatiquement une nouvelle entrée dans un fichier Sheet chaque fois qu’on récolte une adresse courriel ou qu’on fait une nouvelle vente.

7-Impressions automatiques

Particulièrement pratique quand on doit garder une copie papier de certains documents numériques, l’automatisation de l’impression peut être faite à partir de documents placés dans un dossier d’un service cloud comme Google Drive ou Dropbox. Google Cloud Print peut alors communiquer avec l’imprimante par défaut du réseau et les imprimer automatiquement.

Connecter Google Drive et Google Cloud Print avec Zapier

Donc, chaque fois que, par exemple, une facture est sauvegardée en PDF dans le dossier “factures”, elle serait aussitôt imprimée.

8-Entretenir une liste courriel

La mise à jour d’une liste courriel avec les adresses de clients provenant de différentes plateformes de vente peut être facilitée grâce à l’automatisation. On peut lier un compte Paypal, WooCommerce, Shopify, Gumroad et plusieurs autres à un compte Mailchimp ou ActiveCampaign (pour ne nommer que ceux-là) qui vont ajouter les adresses automatiquement à certains segments de la liste. Si on récolte des adresses courriel en personne, on peut également lier l’application utilisée pour les listes courriel à un fichier Google Sheets pour que les nouvelles entrées soient ajoutées automatiquement ou, au contraire, supprimées lorsqu’elles sont retirées de Google Sheets.

Lier Paypal et Mailchimp avec Zapier

9-Simplifier la vente en ligne

La vente en ligne est une façon particulièrement efficace d’augmenter son volume de ventes, mais qui peut également s’avérer être relativement complexe si on ne connaît pas les bons outils. L’utilisation de Shopify ou WooCommerce, par exemple, rend l’automatisation d’un grand nombre de tâches très faciles. Par exemple, c’est possible de lier une boutique en ligne avec un service de messagerie ou une application de sondage pour envoyer un message ou un questionnaire à un client suite à une vente.

Une autre façon de simplifier la vente en ligne avec l’automatisation serait par l’ajout automatique de produits et de descriptions de produits dans la boutique à partir d’un document Google Sheets ou Excel.

Ou encore, c’est possible d’ajouter une tâche à faire (comme envoyer un colis, faire un suivi avec un client, etc.) dans une application de suivi des tâches comme Asana ou Todoist à chaque fois qu’une commande est passée dans la boutique en ligne.

Les applications supportées

Les automatisations peuvent être utiles dans de nombreuses situations: la gestion de projets, la prise de notes, la gestion des courriels, la gestion et sauvegarde des fichiers, le commerce en ligne, le service à la clientèle, la gestion de médias sociaux, etc.

Pour mieux savoir quelles pistes explorer pour trouver d’autres automatisations pertinentes, voilà quelques-unes des applications les plus populaires compatibles avec Zapier:

Médias sociaux:

Facebook (et Facebook Pages), Twitter, Instagram, LinkedIn, Buffer, Meet Edgar

Applications de Google:

Google Sheets, Google Forms, Google Docs, Google Slides, Google+, Google Tasks, Google Calendar, Google Contacts.

Emails:

ActiveCampaign, Mailchimp, AWeber, CampaignMonitor, GetResponse, Office 365, Hiver, Infusionsoft, ConvertKit, Drip, Gmail, Zoho Mail.

Ventes et comptabilité:

Shopify, WooCommerce, Kajabi, Gumroad, Magento, ShipStation, Amazon SellerCentral, Ontraport, SamCart,  Storenvy, eBay, Stripe, PayPal, Quickbooks, Xero, FreshBooks, Zoho Books.

Cours en ligne:

Teachable, Thinkific, Skilljar

Gestion d’événements

Eventbrite, GoToWebinar, Ticket Tailor, Eventable, Ticketbud

Services Cloud

Dropbox, Google Drive, Box, OneDrive

Workflow et communications internes

Slack, HipChat, Twist, Campfire, Trello, Basecamp (Classic, 2 et 3), Jira, Wrike, MeisterTask, Podio, Asana, Todoist.

Service à la clientèle et CRM:

ZohoCRM, Zendesk, Freshdesk, Drift, HappyFox, Snappy, Salesforce, Infusionsoft, HubSpot, Highrise.

Suivi du temps:

Toggl, Harvest, RescueTime, PomoDoneApp, TimeCamp, HourStack.

Bases de données:

MySQL, Firebase, Knack, Quick Base, MongoDB, Caspio Cloud Database.

Autres:

Pinterest, Pocket, Typeform, Ninja Forms, ClickFunnels, OneNote, Evernote, One Signal, Process Street, Calendly, SurveyMonkey, Youtube, Spotify, SoundCloud, Wistia, Flickr, WordPress.

Conclusion

Configurer un zap ne prend que quelques instants, mais peut permettre de sauver des heures de travail.

Les possibilités d’automatisation sont très nombreuses. Que ce soit pour sauvegarder automatiquement ton travail et tes fichiers, synchroniser les plateformes de médias sociaux que tu utilises, lier automatiquement ton blogue ou ta boutique en ligne à ces médias sociaux, ou pour gérer plus efficacement ton travail, chaque automatisation permet d’éviter d’avoir à faire manuellement un grand nombre de tâches.  

Alors peu importe la nature de ton travail, prends le temps de réfléchir aux tâches quotidiennes que tu pourrais automatiser pour te libérer du temps que tu pourrais utiliser à meilleur escient.

Ne laisse pas ta valeur être diminuée par des tâches abrutissantes et répétitives qui peuvent être automatisées!

Un intrapreneur à l'oeuvre

Intrapreneur: serait-ce le meilleur des deux mondes?

On va se le dire, l’entrepreneuriat est à la mode!

On n’a qu’à penser aux “dragons”, aux centres d’entrepreneuriat ou aux projets qui décollent grâce au sociofinancement pour réaliser à quel point c’est un sujet omniprésent sur la scène économique…

L’entrepreneur moderne, c’est la version remastérisée du self-made-man à l’ère du numérique: Jobs, Gates, Zuckerber, Musk… On pense à ces grands noms qui ont défié les normes établies pour démarrer leurs entreprises et qui ont littéralement créé des empires, et ça nous fait rêver.  

Mais même si on en rêve, ce n’est pas un chemin à emprunter à la légère. Il faut être réaliste, avoir les moyens de ses ambitions et être en état de pouvoir assumer les montagnes russes d’incertitude financière, d’imprévus et de contorsions d’horaires qui guettent les entreprises en démarrage.

L’entrepreneuriat, ça fait rêver, mais ça fait aussi très peur et c’est suffisant pour refroidir les ardeurs de la majorité d’entre nous!

Alors on soupire un grand coup en rangeant notre rêve entrepreneurial dans un coin de notre esprit en espérant que la vie nous offre l’opportunité de le revisiter un jour…

Après tout, on ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre comme dirait ma grand-mère…

N’est-ce pas?

Les options

Si tu es un employé qui est habité d’un rêve entrepreneurial, tu peux suivre le chemin de l’un de ces trois scénarios:  

Scénario 1

Tu quittes ton emploi pour lancer ton entreprise. Si tu fais partie des 33,7 % qui ont projet réellement porteur, qui savent mettre les priorités aux bons endroits et qui ont les compétences et qualités nécessaires à la réussite de leur projet, ton entreprise survivra au moins cinq ans et tu seras sur le chemin du succès. Sinon, tu devras t’acquitter des dettes engendrées par l’échec de ton entreprise et retourner travailler pour quelqu’un d’autre en rêvant nostalgiquement au passé en te disant “si seulement…”

Scénario 2

Tu ne changes absolument rien. Tu conserves ton emploi actuel en travaillant de ton mieux, les doigts croisés en espérant être le prochain en liste pour avoir une promotion ou une augmentation de salaire.

Scénario 3

Tu conserves ton emploi, mais décides de changer ton approche et ta façon de travailler afin de devenir un intrapreneur.

Avoir le beurre et l’argent du beurre

Et si je te disais que devenir intrapreneur pourrait te permettre d’obtenir le meilleur des deux mondes? Que c’est une avenue qui te donnerait la possibilité de:

  • tirer profit de ta mentalité d’entrepreneur et de tes idées de grandeur sans risque financier,
  • t’épargner le poids bureaucratique du démarrage d’une entreprise,
  • conserver un horaire stable,
  • contribuer à une entreprise à ton plein potentiel,
  • acquérir de l’expérience dans le domaine de l’entrepreneuriat,
  • développer de nouvelles compétences,
  • prouver ta valeur et augmenter ton salaire,
  • et tellement plus…

C’est quoi un intrapreneur ?

L’une des premières utilisations du terme “intrapreneur” remonte en 1976 avec la publication d’un ouvrage par Gifford Pinchot III: Intrapreneuring. Why you don’t have to leave the corporation to become an entrepreneur.

Dans les années qui suivent, l’appellation a été reprise à quelques occasions, entre autres par Steve Jobs dans un article de NewsWeek en 1985. Le American Heritage Dictionary a officialisé le terme “Intrapreneur” en 1992:

In-tra-pre-neur. n.

A person within a large corporation who takes direct responsibility for turning an idea into a profitable finished product through assertive risk taking and innovation.

Traduction libre:

Une personne au sein d’une grande corporation qui assume la responsabilité de transformer une idée en produit fini et profitable à travers la prise de risque assertif et l’innovation.

Autrement dit, l’intrapreneur est un entrepreneur salarié qui dirige un projet d’entreprise au coeur d’une entreprise. Comme une poupée russe de business. On pourrait le voir aussi comme un entrepreneur “en résidence”.

La principale différence entre un intrapreneur et un entrepreneur est que, bien entendu, l’intrapreneur n’est pas propriétaire de l’entreprise. L’entrepreneur est donc un créateur d’entreprises, tandis que l’intrapreneur est plutôt un développeur d’entreprises.

Une histoire de Post it

Tu sais très probablement ce qu’est un Post it. Il n’y a pas beaucoup d’objets devenus aussi iconiques du travail de bureau! L’invention est d’une simplicité déroutante pour la popularité phénoménale qu’elle a connue.

Le Post it a été inventé en deux temps par des employés de l’entreprise 3M. En 1968, Spencer Silver, chimiste, invente par accident un polymère adhésif réutilisable qui peut être collé et décollé. Il tente de le commercialiser sans succès, mais réussit à faire breveter son invention avec l’aide de son directeur de département.

Quelques années plus tard, en 1974, un autre employé de 3M, Arthur Fry, a l’idée d’essayer d’utiliser cet adhésif pour pouvoir coller les bouts de papier qu’il utilise comme signets sur ses partitions de musique sans risquer de les abimer. L’idée est bonne en théorie, mais en pratique l’adhésif ne reste pas bien collé sur les signets. Finalement, deux autres membres de l’équipe de Silver réussissent à l’étendre pour qu’il reste en place sur du papier par un procédé industriel.

Et c’est ainsi que le Post it est né!

D’abord utilisé à l’interne par les employés de 3M pour se laisser des notes, servir de signets ou lors de brainstorms, l’entreprise réalise le potentiel de cette invention et tente de la commercialiser en 1977 sous le nom de « Press’n Peel ». Ce fut un échec, car les fournisseurs de fournitures de bureau ne savaient pas trop comment décrire l’utilisation de cette invention aux clients potentiels.

L’année suivante, un nouveau directeur marketing a alors l’idée d’en faire la promotion en distribuant massivement des échantillons gratuits. 90 % des gens qui ont eu l’occasion de les essayer ont démontré leur intérêt pour en acheter.

Trois ans plus tard, le “Post it” avait littéralement conquis le marché américain, canadien et européen!

Cette histoire à succès démontre tout le potentiel de l’intrapreneuriat. Le Post it n’est pas un produit qui a été développé à la demande de l’entreprise 3M, mais bien à l’initiative d’employés qui ont su tirer profit des erreurs (l’invention accidentelle de la colle) et mettre de l’avant une idée novatrice.    

Depuis, un grand nombre d’inventions ou d’innovations sont nées de l’intrapreneuriat: Gmail et Adsense dans l’entreprise Google, la console PlayStation dans l’entreprise Sony et le iPod/iPhone chez Apple ne sont que quelques exemples.

Est-ce que j’ai l’âme d’un intrapreneur?

Les principales différences entre un employé traditionnel et un aspirant intrapreneur sont le besoin d’accomplissement et l’envie d’innovation de ce dernier. L’intrapreneur a le désir profond d’avoir un réel impact dans un domaine ou une entreprise et l’envie irrésistible de suivre son flair entrepreneurial.

Un bon candidat pour l’intrapreneuriat possède les qualités suivantes:

  • proactif,
  • créatif,
  • diplomate,
  • visionnaire,
  • pragmatique

et les compétences suivantes:

  • sait faire preuve de discernement,
  • est bien informé sur l’actualité des marchés pertinents,
  • comprend le public cible de l’entreprise, ses besoins et ses désirs,
  • connaît bien  l’offre de l’entreprise,
  • fait preuve d’autonomie et d’indépendance,
  • a l’esprit d’initiative.

Les avantages de l’intrapreneuriat

L’intrapreneuriat, c’est un “win/win” tant pour les employés que leurs employeurs.

Pour l’employé:

  • possibilité de gérer un projet d’entreprise en utilisant les ressources mobilières, matérielles et humaines mises à disposition par l’employeur,
  • avantages financiers, possibilité de négocier un pourcentage des ventes selon le contexte, le produit proposé et sa mise en marché,
  • meilleures possibilités d’avancement et de reconnaissance de la part de l’employeur,
  • permet d’apprendre les rouages de l’entrepreneuriat tout en étant salarié.

Pour l’employeur:

  • permet à l’entreprise de cultiver des projets novateurs,  
  • donne à l’entreprise un avantage compétitif dans son milieu,
  • les employés sont plus productifs, car davantage motivés par les projets dans lesquels ils peuvent réellement s’impliquer.

Comment devenir intrapreneur?

Dans les faits, l’intrapreneuriat peut prendre plusieurs formes et s’adapter aux différents milieux de travail. De l’ouverture d’une nouvelle filiale à la mise en marché d’un nouveau produit en passant par la mise en place d’une simple boîte à suggestions pour améliorer l’efficacité à l’interne, toutes les avenues sont intéressantes pour adopter une mentalité d’intrapreneur au travail.

Le seul critère de base est de faire preuve d’initiative dans le but d’aider l’entreprise à augmenter ses revenus ou diminuer ses dépenses.

Voilà les cinq principales étapes par lesquelles passer pour donner un virage intrapreneurial à ta carrière.  

Étape 1 – la réflexion

D’abord, tu dois réfléchir aux raisons pour lesquelles tu t’intéresses à l’intrapreneuriat. Est-ce que c’est:

  • Pour mieux aligner tes valeurs à ton travail ?
  • Pour la reconnaissance de tes compétences dans ton milieu?
  • Pour apaiser ton esprit créatif?
  • Pour la possibilité d’avoir un impact sur le monde et le rendre meilleur?
  • Est-ce que c’est purement une question de gains financiers?

Bref, dresse une liste de ce que tu aimerais accomplir et pour quelles raisons.

Ensuite, tu dois te demander en toute honnêteté quelles sont réellement tes forces. Lesquelles de tes compétences se démarquent et quel avantage unique est-ce que ça te permettrait d’apporter à l’entreprise où tu travailles?

Finalement, réfléchis aux façons dont tu pourrais atteindre ton objectif intrapreneurial tout en mettant de l’avant tes meilleures compétences.

Étape 2 – le choix

Les réflexions de la première étape devraient avoir pavé la voie qui te permettra d’accomplir l’étape 2: choisir ton projet intrapreneurial.

Pour ce faire, tu dois prendre en considération la mission et les orientations de l’entreprise. Par exemple, si tu travailles pour un OBNL qui a pour mission de sensibiliser la population envers une cause X, que ton but intrapreneurial serait de permettre à l’organisme de générer plus de revenus pour effectuer sa mission plus efficacement tout en te versant un meilleur salaire, et que ta principale force est la rédaction… Hé bien la mise sur pied et la monétisation d’un blogue serait peut-être un projet intéressant.

L’idée est de détecter une opportunité qui va permettre à l’entreprise de mieux remplir sa mission tout en augmentant ses gains ou en réduisant ses dépenses.

Ça peut être grâce à un nouveau produit, un nouveau service ou une nouvelle façon de faire.

Voilà d’autres exemples:

  • Proposer une méthode de travail plus rapide ou plus efficace (donc moins coûteuse en temps).
  • Établir un nouveau partenariat pour élargir l’offre de l’entreprise.
  • Trouver une façon de rejoindre plus efficacement le public cible (comme en envisageant le marketing web et le ecommerce).
  • Suggérer des améliorations qui seraient bénéfiques à la culture d’entreprise et à la motivation des employés (aménager une bibliothèque d’ouvrages pertinents et un coin lecture dans la salle de break, proposer d’ajouter un abonnement au gym comme avantage aux employés, etc).  

Étape 3 – L’apprentissage

Une fois que tu auras décidé quel projet tu désires intraprendre, renseigne-toi sur les différentes compétences et connaissances qui seront nécessaires pour le mettre en place efficacement.

Par exemple, si ton projet était de mettre sur pied une boutique en ligne, ce serait primordial de connaître les différentes plateformes disponibles, leurs avantages et inconvénients, ainsi que les frais d’utilisation. Ne saute pas à pieds joints dans le bateau de Shoooping parce que tu as entendu un gars en parler au resto-bar jeudi soir; fais-toi ta propre opinion et n’aie pas peur d’explorer, de poser des questions, de tester les plateformes et de lire les commentaires des utilisateurs sur différents forums afin de déterminer quelle solution serait réellement la plus avantageuse pour l’entreprise (Shopify? Woocommerce?).

Ensuite, ce serait également pertinent de connaître la base en ce qui a trait aux hébergements web, à la sécurité transactionnelle en ligne, aux différentes plateformes de paiement qui existent, au web marketing et aux autres domaines connexes.  

Sans maîtriser toutes ces compétences, assure-toi à tout le moins d’être suffisamment renseigné pour pouvoir entretenir une conversation sur le sujet et de savoir quels en sont les enjeux. De cette façon, tu sauras détecter plus facilement avec quelles entreprises faire affaire au besoin et tu pourras exprimer plus efficacement les besoins de ton projet.

Finalement, assure-toi d’être à jour dans tes connaissances du marché de ton industrie/domaine et des perspectives d’avenir. Sois à l’affût de l’actualité économique, technologique et sociale, visite des forums, lis des articles de blogue, consulte les sources et les études réalisées sur les sujets qui sont pertinents pour ton projet.

Tu peux aussi commencer à sonder l’intérêt du marché afin de mieux connaître les implications et les risques associés à ton projet. Plus tu auras d’informations concrètes et valides à présenter, plus ton projet aura des chances de prouver sa valeur.  

Étape 4 – La présentation

Avant de présenter ton projet à ton employeur, assure-toi d’être bien préparé. Si tu veux réellement avoir des chances qu’il soit accepté, tu dois le convaincre du potentiel de ton idée pour le développement de l’entreprise et prouver que tu es la personne tout indiquée pour le mener à bien. L’étape 3 est primordiale pour démontrer ton sérieux et établir ta crédibilité, il reste donc à détailler les étapes de création et de développement du projet.

Tu peux utiliser la méthode que tu veux pour déterminer la structure de ton projet, mais je te suggère d’utiliser la façon mindmap (carte mentale).

Mindmap avec Post its

Écris toutes les étapes de ton projet et ce que ça implique sur des Post its individuels, sans ordre particulier, et colle-les sur un mur ou un grand tableau blanc. Vide ton cerveau de tout ce qui te passe par la tête concernant ton projet et utilise autant de Post its que nécessaire.

Ensuite, tu peux déplacer les Post its pour regrouper tes idées en ordre chronologique et thématique pour commencer à former la structure de ton projet.

Cette façon de faire te permettra de voir plus clair dans l’ordre logique de ton projet, les priorités et les étapes qui ne sont peut-être pas nécessaires à son succès.

Prends ton oeuvre en photo, car il s’agit de ton plan pour structurer ta présentation!   

Mindmap avec application web

Les étapes de cette façon de faire sont exactement les mêmes qu’avec les Post its, mais les idées sont écrites dans les bulles d’une mindmap virtuelle plutôt que sur du papier. Je suggère deux applications pour ce faire: MindMeister et Mindmup . MindMeister est l’application la plus intuitive, conviviale et pratique, mais Mindmup est gratuite, peu importe le nombre de mindmaps qu’on crée, et répond très bien aux besoins de base. Les deux applications peuvent être intégrées dans Google Drive et utilisées en collaboration avec d’autres personnes qu’on peut inviter avec leur adresse courriel.

Les supports

Selon la complexité de ton projet et la quantité d’informations à présenter, un diaporama avec Microsoft Powerpoint ou Google Présentations (slides) pourrait être un bon support à utiliser (l’application MindMeister permet également de générer un diaporama à partir d’une mindmap).

N’hésite pas à utiliser des graphiques pour illustrer tes arguments et à citer des études crédibles sur le sujet. Il faut que le potentiel de ton idée soit clair et évident. Tu peux aussi réaliser un court dossier de présentation à partir des informations introduites pour accompagner ta démarche. Remettre ce genre de document à ton employeur lui donnera un outil concret à considérer quand viendra le temps de délibérer sur ton projet.

Étape 5 – La réalisation

Si tout s’est bien passé dans les quatre premières étapes et que ton employeur n’est pas un bocké rébarbatif au changement, ton projet a probablement été accepté. Félicitation!

Ne t’assois pas sur tes lauriers, car c’est à ce moment-là que ça devient vraiment sérieux.

Comme l’a si bien dit l’oncle Ben dans Spiderman, “avec de grands pouvoirs viennent de grandes responsabilités”.

Tu as entre les mains le pouvoir de contribuer à la prospérité d’une entreprise, mais aussi le pouvoir de propulser ta carrière! Tu as donc la responsabilité de tout mettre en oeuvre pour la réussite de ton projet.

D’abord, assure-toi que la direction est sensibilisée sur le temps et les ressources qui seront nécessaires. De cette façon, tu limiteras les risques que ton projet suscite de l’impatience face à son retour sur investissement.

Ensuite, sois toujours transparent dans ta gestion du projet et offre fréquemment du suivi sur son avancement. Veille à conserver un bon workflow et travaille de façon à maximiser ta productivité. Le tableau Kanban, par exemple, est une méthode de gestion du travail qui pourrait probablement être utile (voir l’article: 7 méthodes pour travailler 48 h par jour).

Finalement, demeure toujours réaliste et ne te laisse pas emporter par un trop grand optimisme. Sois pragmatique!

Conclusion

Pour plusieurs, l’intrapreneuriat est très certainement le meilleur des deux mondes. C’est une façon d’envisager une carrière qui peut nous permettre de mettre à profit notre esprit entrepreneur sans toutefois avoir à assumer les risques financiers et autres casse-têtes liés au démarrage d’une entreprise. C’est également un bon moyen d’acquérir de l’expérience en entrepreneuriat, tout en étant salarié, pour éventuellement lancer sa propre entreprise.

Avoir des employés intrapreneurs est également un grand avantage pour les entreprises qui peuvent ainsi se renouveler plus efficacement et bénéficier d’un personnel réellement engagé et motivé par l’entreprise et sa mission. Selon une étude de l’Université de Phoenix, 61 % des employés satisfaits par leur emploi ont un employeur qui favorise les initiatives intrapreneuriales.

De tels projets peuvent être déployés à petite ou grande échelle, comme en proposant des façons d’augmenter l’efficacité et la productivité des employés par l’ergonomie, la culture d’entreprise et la révision des procédures, ou encore en proposant littéralement la mise en place d’une nouvelle offre ou d’une nouvelle filiale de l’entreprise.

Pour devenir intrapreneur, il faut tout d’abord posséder certaines qualités comme la créativité, la diplomatie, l’autonomie et le pragmatisme ainsi qu’être bien informé sur les besoins du marché, sur le public cible de l’entreprise et les grandes orientations de celle-ci.

Avant de proposer un projet d’intrapreneuriat à son employeur, il faut s’assurer d’être bien préparé. Il faut d’abord réfléchir à ce qu’on désire tirer personnellement de ce projet et trouver une façon d’impliquer nos meilleures compétences dans un projet qui permettra à l’entreprise d’effectuer sa mission plus efficacement, d’augmenter ses revenus ou de diminuer ses dépenses. Une fois le projet accepté, il faut faire preuve de transparence dans sa gestion et assurer à la direction un suivi constant sur son développement.

Les entreprises à contre-courant

Malheureusement, la culture d’entreprise est souvent un frein à l’intrapreunariat. Ce n’est pas encore dans les habitudes de gestion de la majorité des entreprises de laisser la latitude nécessaire aux employés pour qu’ils puissent prendre ce genre d’initiatives. Ce n’est donc pas un choix de carrière qui est évident à faire dans tous les milieux.

C’est pourquoi il est important de parler de l’intrapreneuriat et d’en faire connaître les avantages. Il faut “brasser la cage” des entreprises! L’intrapreneuriat est certainement l’une des façons les plus efficaces de se tourner vers l’avenir et de développer des façons de travailler plus efficaces, plus humaines et garantes de succès.  

Le mensonge du multitâche

Le mensonge du multitâche

Toutes mes excuses à la gent féminine, mais le multitâche est un mythe. Alors qu’on a l’impression d’être productif lorsqu’on fait deux ou trois choses en même temps, notre cerveau, lui, vit une tout autre expérience.

Dans les faits, lorsqu’on pense faire du “multitâche”, notre cerveau ne fait qu’alterner rapidement d’une tâche à l’autre. Et chaque fois qu’on alterne, il doit essayer de se rappeler ce qu’il faisait avant de changer, un phénomène qu’on nomme “Attention Residue”.

Mais là, tu te dis que ça ne doit pas être si mauvais que ça. Changer rapidement d’une tâche à l’autre, même ton iPhone est capable de faire ça. Comme tu vas voir, le multitâche est quelque chose qui coûte cher à notre cerveau. Une étude a démontré que de pratiquer le multitâche peut réduire ta productivité jusqu’à 40 % alors qu’une autre étude met de l’avant que ses participants engagés dans du multitâche subissent une baisse de quotient intellectuel supérieure aux participants ayant perdu une nuit de sommeil ou, tu vas rire, à ceux qui sont très high sur le pot.

Tu penses que j’ai fini avec mes études, mais je fais juste commencer. Une autre étude a comparé le cerveau des gens qui font du multitâche quotidiennement et d’autres qui en font moins. Résultat? Ceux qui font du multitâche auraient moins de matière grise dans le cortex cingulaire antérieur que ceux qui n’en font pas! Cette région du cerveau est responsable de la régularisation des émotions. Ce n’est donc pas surprenant d’apprendre que le multitâche est associé à l’anxiété et à la dépression.

Avec tout ça, tu te dis sans doute “C’est bien Oli, mais moi je ne suis pas comme ça”.

Je m’excuse à l’avance de devoir éclater ta perception erronée de toi-même, mais une autre étude réalisée à Stanford (je sais, je suis fatiguant) a justement testé cette hypothèse — est-ce que les gens qui s’autoproclament bons au multitâche sont véritablement bons pour faire du multitâche?

La réponse est un délice d’ironie. Les gens qui se croient capables de faire plus d’une chose à la fois avec succès n’étaient non seulement pas meilleurs que les autres, mais pires!

C’est important que tu réalises que le multitâche ruine ta vie. Lorsque tu manges en écoutant la télévision, non seulement tu n’apprécies pas ton émission ou ton met à sa juste valeur, mais tu ingères en moyenne 10 % plus de calories sur le coup et 25 % plus lors du prochain lunch (parce que c’est plus difficile de se rappeler combien on a mangé).

Et le portrait est encore plus lugubre lorsqu’on s’intéresse à l’impact du multitâche sur les relations interpersonnelles. Il a été prouvé hors de tout doute qu’une personne qui texte en présence des autres est 1 000 % plus susceptible de finir ses jours seule, en dépression, entourée d’au moins 7 chats…

L’exil

La réalité est qu’à moins d’être barista ou contrôleur aérien, probablement que tu n’as pas besoin de faire du multitâche, mais que tu le fais quand même.

Tu te fais interrompre par une pensée hors sujet, comme “Je me demande s’il va pleuvoir demain” alors tu sors ton téléphone de façon tout innocente pour vérifier. Je veux dire… C’est sur ta maudite page d’accueil, ça va prendre 2 secondes et ta curiosité va avoir été satisfaite. Le problème, c’est qu’une fois sur ton téléphone, tu vois une notification de Stacey qui a commenté une de tes photos Instagram. Tu veux instantanément voir c’est quoi alors tu cliques dessus. Mais une fois sur Instagram, tu te rends compte que OMG! 7 personnes ont liké tes différentes photos. Qui sont-ils!? Doux Jésus, une de ces personnes s’adonne à être une jolie jeune femme qui aime un peu trop se prendre en photo. Tu scroll à travers ses photos et… Attends, qu’est-ce que tu faisais déjà? Ah oui! Le rapport annuel… Oh! Mathieu a commenté mon dernier statut!

Je crois qu’il y a deux coupables qui nous empêchent de rester concentrés sur une seule tâche à la fois. Numéro un, on est incapables d’attendre pour avoir une information et, numéro deux, on a beaucoup trop de notifications.

Imagine… Si on voulait connaître quelque chose il y a à peine 30 ans, on devait aller à la bibliothèque, trouver le livre et chercher l’information à travers 300 pages. Aujourd’hui? On entre deux ou trois mots dans Google et le tour est joué. De nos jours, on s’attend à ce que tout soit instantané et on est incapables de tolérer de savoir qu’on ignore quelque chose.

La preuve? On voit “Les 4 fruits utilisés par les Incas pour transformer le gras en muscle!” avec une photo d’un fruit vraiment dégueulasse et qu’est-ce qu’on fait si on a le moindrement un surplus de poids? Yep, that’s right. On clique dessus. #Clickbait

Et puisque la plupart des gens ne se sentent pas engagés par leur travail, tu peux être sûr qu’ils ont toujours 1 000 choses qui leur trottent dans la tête. Une de ces choses va les forcer à sortir leur téléphone pour vérifier une information. Et une fois sur le téléphone, le deuxième coupable du déficit d’attention entre en jeu: la notification.

Selon une étude qui a comparé le cerveau de jeunes adultes accros à Internet à ceux de gens normaux dans le même groupe démographique, l’usage abusif des médias sociaux aurait un impact négatif sur les zones du cerveau responsables du contrôle des émotions, de l’attention et de la prise de décision. Ces changements sont étrangement similaires à ceux qu’on peut retrouver dans le cerveau des alcooliques et des cocaïnomanes.

Les médias sociaux nous permettent d’avoir une récompense (une dose de dopamine) avec relativement peu d’efforts (aller voir ta notification), ce qui reprogramme le cerveau à désirer ces situations. Et, comme avec une bonne grosse ligne de coke, plus on en prend, plus on en veut.

Probablement que tu penses que tu n’as pas de problème avec les notifications et que ton cerveau est complètement sain, mais laisse-moi te poser une question… Est-ce que ça t’est déjà arrivé de sentir vibrer dans ta poche alors que ton cellulaire n’y était même pas? C’est ce qu’on appelle des vibrations fantômes et, si tu en as ressenti dans les dernières semaines, c’est la preuve que ton cerveau est, en bon français, fucké ben raide.

La première étape vers notre rédemption est d’accepter notre impuissance face à l’emprise maléfique des notifications sur notre attention.

Le meilleur exemple que je peux donner est mon addiction maladive aux sacs de chips. Si j’ai le malheur de m’installer devant la télévision, je suis absolument incapable de résister à la tentation. Ma solution? Comme un fumeur incapable de se contrôler, je jette le sac aux poubelles et j’évite la rangée des chips lorsque je vais à l’épicerie.

La solution est donc simple: ouvre tes préférences Facebook, Instagram, Twitter, LinkedIn et désactive toutes tes notifications. Personnellement, la seule que je garde est celle de Facebook Messenger.

Ensuite, prends l’habitude de toujours mettre ton téléphone sur “silencieux”. De mon point de vue, si ton téléphone peut te convoquer à tout moment de la journée tel un esclave junkie en manque de sa dose, tu as un “léger” problème. TU décides quand c’est le temps de prendre ton téléphone, pas le contraire!

Lorsque tu travailles sur ton ordinateur, ferme Messenger, Facebook et Gmail. Utilise l’extension chrome Go Fucking Work pour limiter ton accès aux sites qui te dérangent.

Fin de l’extrait

L'importance de bien gérer son énergie

Tu perds ton temps si tu ne sais pas gérer ton énergie.

Quels sont les mots qui te viennent spontanément en tête quand je te dis “énergie”?

Électricité, solaire, hydraulique, mouvement? Ou peut-être CrossFit, marathon, et shake? Ou encore café, monster, et sucre?

Ce sont toutes des réponses pertinentes. Par contre, ça démontre qu’on associe inconsciemment l’idée “d’énergie” à l’un de ses aspects particuliers, que ce soit au niveau de la source, des effets ou de l’usage.

Maintenant, si je te demande de penser à ton niveau d’énergie personnel, tu vas probablement penser à l’énergie physique.

Grosse journée = fatigue et manque d’énergie. 4 shooters de double espresso = trop d’énergie pour la league.

Toutefois, ton énergie physique n’est qu’un des éléments à considérer pour gérer ton niveau d’énergie global, qui est en réalité puisé à la source de ces quatre états:

  1. physique
  2. émotionnel
  3. mental
  4. spirituel

Autrement dit, ton énergie, c’est ta capacité d’être performant physiquement ET psychiquement.

Si on veut réellement maximiser notre énergie, il ne faut pas faire l’erreur de ne considérer que sa dimension physique.   

Tu connais sûrement l’expression “un esprit sain dans un corps sain.” Hé bien ce n’est pas seulement une belle citation inspirante qui nous vient de l’antiquité romaine, c’est aussi exactement ce qu’il faut viser pour avoir plus d’énergie.

On a déjà abordé la dimension physique dans l’article : “Ta carrière est une série de sprints, voilà comment renouveler ton énergie!”. Dans cet article-ci, on va donc voir de quelles façons maximiser et recharger notre énergie émotionnelle, mentale et spirituelle (je sais, ça sonne un peu mystico-douteux, mais ne t’en fais pas c’est très concret!)

Les notions présentées et stratégies suggérées sont principalement basées sur une étude menée par The Energy Project et tirées des livres Deep Work de Cal Newport et The Power of Full Engagement: Managing Energy, Not Time, is the Key to High Performance and Personal Renewal de Tony Schwartz et Jim Loehr.

Économiser et recharger son énergie

Pour faire simple, on pourrait dire que notre énergie fonctionne un peu comme une batterie de smartphone. Elle est rechargeable, mais il faut faire attention à la façon dont on l’utilise si on ne veut pas que la réserve se vide trop vite. Une fois la source d’énergie épuisée, on n’a plus la capacité de remplir nos fonctions, même si on en a le potentiel, alors on doit recharger!

Certains comportements ont un coût énergétique énorme, alors on va voir quelles habitudes et quels comportements on devrait favoriser ou éviter.  

Énergie émotionnelle = qualité

L’énergie émotionnelle, c’est l’énergie générée par nos émotions positives (joie, reconnaissance, etc.) ou négatives (tristesse, colère, etc.). C’est ce qui influence la qualité de notre énergie globale. Tandis que la fatigue physique se manifeste par l’épuisement, la fatigue émotionnelle se ressent principalement par un sentiment de déprime et nous maintient dans un état de mauvaise humeur.

C’est évident, on sait bien qu’on est plus efficaces quand on est dans un état émotionnel positif et qu’on exhale le bonheur. Mais ce qu’on ne réalise pas toujours, c’est qu’un état négatif n’est pas sans conséquence. Les émotions négatives nous nuisent et nous empêchent de bien travailler et d’être efficaces.

Quand il se passe quelque chose qui ne fait pas notre affaire au travail, on sombre très rapidement dans l’énergie négative. On s’impatiente, on devient irritable et notre frustration occupe toutes nos pensées. C’est un état qui est très demandant en énergie émotionnelle et qui nous empêche de penser de façon rationnelle.

Notre émotivité et notre façon de dealer avec nos émotions sont propres à chacun. Ce qui est important pour s’assurer de maximiser notre énergie émotionnelle, c’est de savoir reconnaître et contrôler nos émotions.

Le but: s’engager volontairement dans certains comportements qui favorisent l’énergie positive et se dégager stratégiquement des émotions négatives.  

Habitudes et comportements à entretenir:

  1. Quand on sent les émotions négatives nous envahir, la première chose qu’on peut faire est de pratiquer la respiration profonde. C’est très simple, il suffit d’inspirer lentement et profondément en laissant le ventre se gonfler à chaque inspiration (et pas seulement la cage thoracique) et d’expirer tranquillement pendant cinq ou six secondes. Il existe différentes variantes, comme la “respiration du dragon” par exemple, qui consiste à imaginer qu’on élimine les émotions négatives sous forme de fumée grisâtre pendant l’expiration. Cette technique de respiration a un effet calmant instantané. C’est le même phénomène qui se produit chez les personnes qui ont l’habitude de fumer la cigarette dans les moments stressants. Dans le cadre de l’étude menée par The Energy Project, le président de Sony Europe, Fujio Nishida, a même pu cesser de fumer grâce à cette technique!
  2. Change ta perception de ton rôle dans ton propre succès. Souvent, quand on pense à ce qui s’est mal passé dans notre parcours professionnel (ou notre vie en général), on se voit en tant que victime. On blâme les autres ou les circonstances pour ce qui nous est arrivé. Il est important de réaliser qu’il existe souvent une grande différence entre les faits et notre interprétation des faits. Cette mentalité de victime influence nos émotions négativement en nous reléguant au second plan et en nous donnant l’impression d’être impuissants. Il faut inverser les choses et réaliser qu’on est en contrôle, qu’on l’a toujours été, et se servir de cette révélation pour être optimistes face au futur. Alors peu importe les revers de situation auxquels tu dois faire face, pose-toi ces deux questions: comment peux-tu utiliser cette expérience pour évoluer? Comment est-ce que tu risques toi-même de voir cette expérience dans six mois? On a toujours le choix, ne serait-ce que le choix de l’angle de vue avec lequel on approche une situation, alors ne cède pas à la mentalité de victime!
  3.  Tenir un journal peut être un bon exutoire pour les émotions négatives. Écrire nos frustrations, craintes et peurs permet non seulement d’aider à s’en libérer, mais aussi d’avoir le recul nécessaire pour réévaluer nos émotions et trouver de meilleures solutions aux problèmes qu’on rencontre. Le bon vieux journal papier a fait ses preuves, mais il existe maintenant des applications comme Diaro ou Journey qui sont très efficaces et faciles d’utilisation. Diaro est une application très complète qui permet de classer les entrées par dossiers et d’inclure des étiquettes (pratique si on veut séparer les entrées personnelles de celles concernant le travail) tandis que Journey offre des fonctions sympas comme la possibilité de le déverrouiller avec un code ou une empreinte digitale (pour les smartphones compatibles) et est plus conviviale et simple d’utilisation.
  4. Finalement, il faut toujours voir le bon côté de la médaille. Généralement, chaque mauvaise situation apporte également son lot de positif. Alors, même dans les situations décevantes ou frustrantes, il faut chercher et trouver ce qui peut en ressortir de bien et se concentrer là-dessus.

Bref, chaque action qui nous permet de mieux reconnaître les événements qui provoquent en nous des émotions négatives et de mieux les contrôler est une action qui va nous permettre de conserver une énergie émotionnelle équilibrée.  

Énergie mentale = concentration

L’énergie mentale, c’est la capacité d’être et de rester dans un état concentré. Deux choses vont principalement nuire à l’énergie mentale: le multitâche et les distractions.

Premièrement, le multitâche est un mythe. Le cerveau humain n’est pas fait pour faire plusieurs choses à la fois et ceux qui prétendent faire du multitâche ne font en réalité que jongler d’une tâche à l’autre rapidement. Résultat: à vouloir augmenter la quantité, on sacrifie la qualité.

Les distractions, quant à elles, sont bien réelles, et omniprésentes! Que ce soit les notifications de l’ordinateur et du smartphone, les collègues un peu trop bruyants ou le téléphone qui ne cesse de sonner, il faut impérativement limiter les distractions le plus possible pour maximiser notre énergie mentale. On peut, par exemple, changer de pièce ou mettre des écouteurs qui réduisent le bruit pour effectuer les tâches qui demandent beaucoup de concentration. Ou encore on peut ne pas répondre aux courriels ou au téléphone instantanément et planifier du temps pour les retours de messages une fois que les tâches les plus importantes sont terminées.

Voir aussi: Deux façons de neutraliser les armes de distraction massive

Le cerveau humain n’est pas fait pour faire plusieurs choses à la fois et ceux qui prétendent faire du multitâche ne font en réalité que jongler d’une tâche à l’autre rapidement. Résultat: à vouloir augmenter la quantité, on sacrifie la qualité.

Une des habitudes qui peut grandement aider l’énergie mentale est de prendre prendre des pauses qui respectent notre rythme ultradien, c’est-à-dire toutes les 90 à 120 minutes. De cette façon, on s’assure de toujours être au top de nos capacités mentales.

Énergie spirituelle = mission

Notre mission personnelle, soit l’expression de nos valeurs profondes qui nous motive à travailler, n’est généralement pas considérée comme étant une source d’énergie potentielle.

Pourtant, il n’y a rien de plus énergisant que d’être motivé par son travail parce qu’on croit en son utilité et qu’il s’accorde avec nos valeurs!

Si tu crois vraiment en ce que tu fais, tu auras d’emblée une meilleure énergie et aura plus de facilité à persévérer et à te concentrer sur ton travail.

Alors, quel est ton but dans la vie? Qu’est-ce qui est réellement important pour toi dans ce que tu accomplis au quotidien? Qu’est-ce que tu veux laisser comme marque dans l’entreprise ou dans le domaine pour lequel tu travailles?

Je te propose de faire un petit exercice de réflexion:

D’abord, demande-toi quelles sont tes valeurs profondes. Probablement que tes réponses vont être quelque chose comme “la famille”, “l’entraide”, “la justice” ou des trucs du genre.

Maintenant, je veux que tu te poses la question suivante: qu’est-ce qui, quand tu en es témoin, te met en colère ou te fait verser une larme? Qu’est-ce qui te met hors de toi? Quel genre d’événement te fait le plus réagir? Les réponses à ces questions vont préciser ce que sont réellement tes valeurs profondes.

Quelqu’un qui aurait répondu “la justice” à la première question, par exemple, réaliserait peut-être en répondant à la deuxième question que ses cordes sensibles sont la lutte au racisme et l’accès à l’éducation.   

Suite à cette réflexion, tu peux maintenant essayer de trouver de quelle façon dans ton travail et/ou dans ta vie quotidienne tu peux avoir un impact sur ces enjeux. Par exemple:

  • Au travail, essaie de te concentrer sur tes forces et sur les tâches qui te tiennent le plus à coeur et que tu réalises le mieux. Si possible, essaie de déléguer les tâches qui te rebutent à quelqu’un qui aimerait les faire.
  • Accorde-toi du temps pour ce qui te tient à coeur. Ta famille, tes amis et tes passe-temps sont tout aussi importants pour recharger la batterie de ton énergie spirituelle que le sommeil est important pour recharger ton énergie physique.
  • Peut-être que ton travail n’a absolument rien à voir avec tes valeurs profondes. Dans ce cas, ce serait pertinent de t’impliquer dans une cause qui te rejoint davantage à l’extérieur du travail. Ça peut être en étant actif au sein d’un comité, en participant à des activités de financement, ou en faisant du bénévolat par exemple. Ces aspects vont te permettre de te sentir énergisé et mieux équilibré au travail comme dans les autres aspects de ta vie.

Finalement…

L’énergie émotionnelle, l’énergie mentale et l’énergie spirituelle sont complémentaires à l’énergie physique pour former notre énergie globale. Pour être réellement énergisé et performant au travail, il ne faut négliger aucun de ces aspects.

L’énergie émotionnelle, générée par nos émotions positives, peut être maximisée par l’engagement volontairement dans des comportements qui favorisent les émotions positives et le choix de se dégager stratégiquement des émotions négatives.

L’énergie mentale, qu’on reconnaît généralement comme étant notre capacité de concentration, est facilement perturbée. Il faut donc limiter ce qui lui nuit comme les distractions et la tendance à faire du multitâche.

L’énergie spirituelle est alimentée par nos valeurs profondes et les actions quotidiennes qu’on pose et qui respectent ces valeurs.    

Malheureusement, la plupart des entreprises ne reconnaissent pas la notion de “recharge énergétique” comme moyen d’augmenter la productivité et l’efficacité des employés.

Toutefois, la porte est ouverte. Certaines entreprises, comme Sony par exemple, ont intégré dans leur culture d’entreprise l’importance du bien-être des employés, c’est donc normal pour eux de prendre des pauses régulièrement et d’aller s’entraîner en plein milieu de l’après-midi. D’autres entreprises ont aménagé des salons d’employés qui sont propices à la détente et à la relaxation, ou encore certaines offrent des abonnements au gym à leurs employés.

Il faut donc faire preuve d’ouverture face à l’évolution des façons de travailler et adapter les cultures d’entreprises aux plus récentes découvertes.

Il faut sortir du modèle où employés et employeurs tentent de se plumer mutuellement. Les entreprises ont tout avantage à investir dans leurs employés, non seulement au niveau de leurs connaissances et compétences, mais aussi au niveau de leur énergie. En retour, les employés seront plus performants et se sentiront plus engagés et motivés par leur travail.