juin 2017 - Double Ta Valeur

Archives mensuelles : juin 2017

Le guerrier zen

Comment devenir un guerrier zen et être 5 fois plus productif

Tu ne penses à rien en particulier. Tu es concentré, mais ce n’est pas un effort. Tu es extrêmement productif, mais tu n’as pas l’impression de travailler. Tes mains s’animent sur ton clavier d’ordinateur comme si elles étaient pilotées par une force mystérieuse. Tu perds la notion du temps. Les minutes se transforment en heures et, avant que tu t’en rendes compte, tu sens une main qui te secoue l’épaule.

Tu enlèves tes écouteurs, il est midi et ton collègue veut aller au McDonald’s avec toi. Fuck! Tu étais “dans la zone” et il vient de te réveiller.

Ce que je décris, tu l’as déjà vécu, cette sensation d’être complètement absorbé. Tu es bien, tu ne penses à rien, tout est facile. C’est un état très commun chez les sportifs et on lui crédite la plupart des records mondiaux. C’est aussi très fréquent d’entendre les musiciens et artistes décrire cet état lorsqu’on leur demande d’où leur vient leur inspiration. Et ça va peut-être te surprendre, mais c’est également très commun chez les programmeurs/designers web.

On peut comprendre pourquoi ce phénomène attire depuis longtemps l’intérêt de la communauté scientifique. En fait, Mihaly Csikszentmihaly a été le premier à proposer le terme “flow” pour décrire cette expérience. Dans son best-seller publié en 1990 intitulé “Flow: The Psychology of Optimal Experience”, il explique que l’état de flow est essentiel pour être capable de s’accomplir à son maximum et de vivre une vie pleine et satisfaisante.

Une étude longitudinale réalisée par McKinsey rapporte que les hauts dirigeants des entreprises jugent qu’ils sont cinq fois plus productifs lorsqu’ils sont en état de flow. Si leur jugement est exact, ça veut dire que si tu es en flow pendant 20 % de ton temps de travail, tu doubles ta productivité.

Une étude menée par DARPA est également venue à la conclusion que les recrues qui s’entraînent pour devenir tireurs d’élite apprennent 230 % plus vite lorsqu’ils sont en flow.

Non seulement cet état augmente les performances et l’apprentissage, mais ça donne aussi un solide boost de créativité et de motivation. Il s’agit de l’état naturel le plus addictif au monde.

La raison derrière tout ça est que l’état de flow augmente la concentration de cinq neurotransmetteurs dans le cerveau: la noradrénaline, la sérotonine, l’endorphine, l’anandamide et la dopamine.

Ce sont tous des neurotransmetteurs qui augmentent nos performances en plus de nous faire sentir incroyablement bien.

Pour te donner un exemple rapide, l’anandamide s’attache aux mêmes récepteurs que le THC, l’élément psychoactif de la marijuana. Il entraîne un sentiment de “béatitude” tout en stimulant notre pensée latérale, c’est-à-dire notre capacité à “penser en dehors de la boîte”.

L’endorphine, qui est générée naturellement lors de l’activité physique et de l’orgasme, s’attache à nos récepteurs opiacés. Il s’agit d’un antidouleur très puissant (et addictif).

La dopamine est le neurotransmetteur principal de la motivation. Il nous force à porter attention et stimule la sensation d’anticipation.

La noradrénaline augmente le rythme cardiaque, donne plus d’énergie et favorise un état d’alerte.

Finalement, le boost de sérotonine nous met de bonne humeur et augmente notre empathie.

Le cocktail de neurotransmetteurs que je viens d’énumérer ressemble étrangement à l’effet de la MDMA (Ecstasy), une drogue souvent décrite comme étant “la meilleure soirée de ta vie dans une pilule”. Cette drogue stimule ton corps à créer un mélange d’oxytocin, de sérotonine, de dopamine et de noradrénaline (l’oxytocin te donne envie de donner des câlins à tout le monde en plus de tout le reste).

La MDMA pourrait très bien être une pilule de flow sur demande si ce n’était pas du fait qu’elle vide complètement tes réserves de neurotransmetteurs, te laissant dans un état léthargique d’agressivité mélangé à un état dépressif pendant presque une semaine.

D’ailleurs, l’Adderall possède une composition chimique très similaire à la MDMA. Il s’agit d’une drogue qu’on prescrit aux gens atteints de trouble déficitaire d’attention. Elle entraîne un mixte d’adrénaline, de noradrénaline et de dopamine.

Ou peut-être connais-tu le Méthylphénidate, une amphétamine vendue sous le nom de Ritalin. Similaire à Adderall, la coke ou la MDMA, le Ritalin donne un high de dopamine, de noradrénaline, et de sérotonine.

Et la liste continue: Vyvanse, Concerta, Focalin, Dexedrine, Methylin, Metadate…

Sachant que plus de la moitié de la population ne se sent pas “engagée” par son travail, c’est facile de comprendre la montée en popularité de ces drogues chez les adultes. Il s’agit de l’antidote parfait pour notre population de travailleurs qui s’emmerdent royalement.

Comment avoir son high naturel?

Tu sais maintenant qu’être en état de flow est le raccourci le plus efficace pour devenir plus productif. Malheureusement, être en flow n’est pas si évident que ça.

La façon la plus facile est d’aller te plaindre à ton médecin que tu as un déficit d’attention et d’espérer qu’il te prescrive de la cocaïne en pilules.

Heureusement pour nous, il existe un autre moyen qui s’adonne à être beaucoup plus sain en plus d’être complètement gratuit!

Selon Steven Kotler, auteur de Rise of Superman, il existe 17 facilitateurs qu’on peut utiliser pour créer un environnement qui nous force à être en flow.

Voici un bref résumé des six facilitateurs les plus pratiques/faciles à appliquer dans nos vies.

La concentration

Aller en flow, c’est un peu comme aller dormir: c’est une transition qu’on permet à notre corps d’effectuer. On ne peut pas forcer le flow, mais on peut se laisser aller dans un état de flow.

Lorsqu’on commence à travailler, c’est normal d’être distrait par n’importe quel détail insignifiant (ton chandail pique, ta chaise n’est pas confortable, tu as faim…) Quand ça nous arrive, il faut prendre sa voix autoritaire et se parler: “Olivier, tu ne quittes pas ta chaise tant que tu n’as pas fini d’écrire ce chapitre, ça ne sert à rien de résister”.

La concentration est l’élément le plus important du flow. C’est impossible de se rendre à cet état si on nous dérange. Ça prend la discipline personnelle de fermer ses notifications et de refuser toutes les distractions qu’on aurait dans notre environnement.

Je sais que c’est difficile. On vit dans une ère où, si on ne répond pas en moins de 15 minutes, les gens commencent à devenir anxieux. Ferme tes messages et mets ton téléphone sur silencieux. Crois-moi, il n’y a aucun message texte qui ne peut pas attendre 12 h pour une réponse. Si c’est réellement important, le téléphone va sonner. Et non seulement il va sonner, mais on va laisser un message sur la boîte vocale.

Parfois, ce sont les patrons qui nous bombardent de messages texte. Honnêtement, je doute qu’il soit fâché si tu ne réponds pas immédiatement. Après tout, lui aussi a autre chose à faire. Mais s’il est fâché, alors je pense qu’il sera facile de lui faire comprendre que, pour effectuer un travail de qualité, tu dois être concentré et sans distractions. Ouain… Il risque de se sentir niaiseux un peu.

Si on ne cédule rien à son horaire, il va se faire remplir d’un paquet de petites choses pas tellement importantes. C’est pourquoi c’est primordial de planifier ses blocs de productivité à l’avance. “Entre 1 h et 4 h, je fais X.” Pendant ce bloc, tu travailles uniquement sur ta tâche. L’alternative étant de fixer ton écran et de t’emmerder royalement. Ne laisse absolument rien te distraire ou te déranger. Pas un collègue, pas un e-mail, pas un appel, pas un patron: rien.

Parlant justement de collègues… J’ai travaillé quelques années dans un bureau ouvert et une des solutions que j’ai trouvées pour qu’on arrête de me déranger est de m’acheter une grosse criss de paire d’écouteurs. Ça envoie le signal aux gens que tu es concentré et que tu ne veux pas te faire déranger. Et si tu n’es pas le genre de personne qui aime écouter de la musique en travaillant (comme moi), alors je te recommande fortement d’investir dans les Bose QuietComfort. Ils possèdent une technologie qui écoute le son ambiant pour ensuite inverser le signal dans tes oreilles, annulant ainsi tout bruit dans ton environnement.

Un objectif clair

Dans l’état de flow, c’est important que ton esprit n’ait pas à se demander quoi faire. Aussitôt que tu finis une tâche, tu dois enchaîner avec la suivante sans prendre de pause. C’est pourquoi il faut débuter chaque session de travail avec une petite période de planification.

Déconstruis la tâche que tu es en train d’accomplir en microétapes. Lorsque je programme, j’énumère toutes les étapes logiques que je devrai faire sur un bout de papier ou un tableau blanc. Lorsque j’écris, je fais un plan détaillé de chaque section du texte et de tous mes arguments avant de l’attaquer.

Mais ce n’est pas tout. Il faut non seulement savoir quoi faire, mais aussi pourquoi on le fait.

Que ce soit la mission d’entreprise ou encore ta mission personnelle, il ne faut pas hésiter à utiliser des éléments internes ou externes pour te motiver. Que ce soit pour changer le monde ou t’acheter une plus grosse piscine que ton voisin, il n’y a pas de mauvaise raison pour travailler fort!

Un bon défi

Pour être en flow, c’est important que la tâche en cours soit juste assez difficile pour qu’on ait à se forcer, mais pas assez pour nous faire chier.

Si la tâche est trop difficile, elle va nous rendre anxieux. Si elle est trop facile, elle va nous ennuyer. Ce principe crée un corridor où c’est plus facile de se retrouver en flow.

La méditation aide aussi grandement à élargir ce corridor puisque ça augmente notre capacité de concentration et facilite la gestion des émotions négatives comme l’anxiété.

De la rétroaction

La rétroaction immédiate aide à garder la concentration sur la tâche en cours. Un auteur contemple chaque phrase qu’il écrit de la même façon qu’un musicien entend chaque note qu’il performe. Similairement, un programmeur sait si ça fonctionne (ou pas) instantanément et un vendeur peut lire le langage non verbal de son prospect tout au long de l’interaction.

Si on a accès à du feedback immédiat, notre cerveau n’a pas besoin d’utiliser ses ressources pour analyser et chercher des indices pour s’améliorer. Non seulement ça, mais ça nous garde en état d’alerte — la rétroaction nous pousse à porter attention. On reste engagés à 100 % dans le moment présent, ce qui augmente nos chances d’être en flow.

Des enjeux importants

L’être humain étant une créature sociale, rien ne nous motive plus que la peur de l’humiliation!

Lorsque tu prends un projet en main et que tu es publiquement responsable de son succès, te concentrer va être une tâche facile. Si tu t’engages publiquement à faire quelque chose, tu vas avoir peur du jugement des autres si tu échoues. Ta responsabilité n’est pas obligée d’être publique, ton entente peut être entre toi et ton patron.

Il n’y a pas que la peur, mais aussi l’anticipation de la gloire! La promotion ou la médaille qui t’attend à la fin de tout ça.

Je parle de conséquences sociales parce qu’elles sont celles qui s’appliquent le plus à ta situation, mais il existe également les enjeux physiques. Par contre, je doute que la CSST soit d’accord qu’un employeur mette volontairement la vie de ses employés en jeu pour améliorer leur productivité!

Mais rien ne te pousse en flow comme la peur de la mort! Et puisque c’est l’état naturel le plus addictif au monde, ce n’est pas surprenant que certaines personnes prennent des risques incroyables pour ressentir cette émotion. Felix Baumgartner, par exemple, a fait un saut en parachute à partir de l’espace! Dans une entrevue qu’il a accordée au journal The Telegraph, il admet que l’expérience l’a terrifié. “C’était l’enfer!”

Un environnement riche

Dans l’immédiat, un environnement riche est un environnement difficile à prévoir qui t’expose à beaucoup de nouveautés et de complexité; trois choses qui captent ton attention (un peu comme le risque et la pression sociale). Après tout, si on ignore ce qui va se produire ensuite, on n’a pas le choix d’être attentif!

Mais un environnement peut également être riche lorsqu’il force ton cerveau à créer de nouvelles connexions. Le fait de voyager dans une autre ville ou un autre pays, de débuter une nouvelle routine de vie (comme aller au gym), de lire des livres de non-fiction ou encore de travailler dans un milieu ayant une démographie variée (ethnie, âge, sexe) va te stimuler intellectuellement et faciliter ton accès au flow.

Fin de l’extrait. 

Comment améliorer ta mémoire

3 trucs pour booster sa mémoire et réduire son déficit d’attention

«Petite mémoire» était l’un des surnoms que ma grand-mère me donnait quand j’étais enfant.

Elle me disait souvent : «Toi, quand on te dit quelque chose, ça entre par une oreille et ça sort par l’autre!»

En effet, j’étais (et je suis encore) particulièrement lunatique et j’ai une mémoire très visuelle. Les chances qu’on me dise quelque chose et que ça colle du premier coup dans mon cerveau sont donc très minces!

J’ai aussi tendance à m’interrompre moi-même dans mon fil de pensées avec d’autres pensées… Du genre: «Bon, je vais aller chercher mon café.»… «Oh qu’il est beau le chat!!» … «Qu’est-ce que j’étais venue chercher dans la cuisine déjà?» …

Ça t’arrive toi aussi des scénarios du genre? 

Il faut dire qu’on vit dans un monde connecté où il y a de plus en plus de distractions et où on a moins besoin de mémoriser les choses. On a littéralement la réponse à tout avec Google à portée de main sur nos smartphones, alors à quoi bon mémoriser!  

Le problème avec cette logique, c’est qu’il y a quand même des choses qu’il est important de ne pas oublier.

Au travail par exemple, si on oublie des rendez-vous avec des clients, des réunions avec le patron, les échéanciers des projets ou même les consignes qu’on doit appliquer dans nos tâches quotidiennes… Hé bien on se retrouve rapidement sans emploi, ou au mieux, coincé au bas de l’échelle sans possibilité d’avancement.

Mais rassure-toi, ce n’est pas une situation sans issue!

Je vais te raconter une petite anecdote:

Au cours de la première année où j’ai eu un emploi à temps plein après mes études, c’est arrivé une fois qu’un collègue me téléphone sur mon cellulaire chez moi à 8 h du soir et qu’il me demande :

«Mais t’es où, on t’attend pour commencer la réunion!»

J’étais déjà en pyjama… Ça te donne une idée à quel point j’avais complètement oublié cette réunion. 😳

Heureusement, j’habitais à 5 minutes de voiture du travail alors je n’ai été en retard que de 15 minutes au total. Mais laisse-moi te dire que je n’ai plus JAMAIS oublié une réunion par la suite. J’ai réalisé cette journée-là que je devais travailler sur ma mémoire si je ne voulais pas qu’elle me nuise au travail. Je te raconte cette anecdote parce que je veux que tu saches que si tu as parfois l’impression de perdre la tête à toujours tout oublier, tu n’es pas seul et tu n’as pas à t’inquiéter, ça se travaille!

À l’aide de différents aide-mémoire, techniques de mémorisation et entraînements, on peut non seulement apprendre à se souvenir de plus de choses pendant plus longtemps, mais aussi à être mieux organisés en général.  

Dans les paragraphes qui suivent, on va faire un survol de trois façons de booster sa mémoire et de réduire son déficit d’attention. On va voir ce qu’est la mnémotechnique, découvrir de quelle façon les aide-mémoire peuvent nous venir en aide et quel entraînement est véritablement efficace pour entraîner ta mémoire de travail.

La mnémotechnique

La mnémotechnique, qui est grosso modo l’ensemble des méthodes de mémorisation par association d’idées, est l’une des techniques les plus populaires.

Par exemple, si je te dis : «Mais où est donc Carnior?» ou bien  «Mon Vieux Tu M’as Jeté Sur Une Nouvelle Planète» (ou de nos jours «Sur Une Navette» puisqu’ils ont retiré à Pluton le statut de planète), est-ce que ça te dis quelque chose?

La mémorisation par acronymes ou l’association d’images et de mots/caractères (comme dans cette application pour apprendre l’écriture japonaise) sont aussi des mnémoniques.

Pour plus d’exemples, la page «Liste des mnémoniques» de Wikipédia est assez fournie.

Au quotidien, quand tu veux te souvenir d’un mot, comme le nom d’une police d’écriture ou d’un logiciel par exemple, tu peux simplement l’associer à quelque chose qui te fait penser à ce mot pour en faciliter la mémorisation. Par exemple, on peut associer l’application Twilight, qui réduit la lumière bleue et la luminosité des smartphones pendant la nuit, au film de vampires éponyme (c’est le seul exemple qui me vient en tête en ce moment, mais j’imagine que tu comprends le principe!).

C’est sur ce principe que se base le paradoxe Baker-baker (le paradoxe Boulanger-boulanger en français) qui démontre qu’il est plus facile de se rappeler d’une caractéristique (le métier de boulanger) que d’un mot ou un nom (comme le nom de famille Boulanger), pour la simple raison qu’une caractéristique est associée à d’autres images mentales ce qui facilite la mémorisation.

Les aide-mémoire

Écrire ce dont tu veux te souvenir

Tu as sûrement déjà vu ou entendu les chiffres suivants dans ta vie : on retient 10 % de ce qu’on lit, 20 % de ce qu’on entend, 30 % de ce qu’on voit, 70 % de ce qu’on dit, 80 % de ce qu’on est capable d’expliquer à un tiers et 90 % de ce qu’on écrit.

Il s’agirait d’un mythe.

Ces chiffres ont été ajoutés au cône de l’expérience de Edgar Dale (ci-dessous) pour former la pyramide de l’apprentissage, sans avoir fait l’objet d’une étude sérieuse.

Le cône de l'expérience d'Edgar Dale

Toutefois, même si on peut oublier ces pourcentages, l’écriture a définitivement un rôle important à jouer dans la mémorisation, particulièrement l’écriture manuscrite.

Alors, l’un des trucs pour te souvenir plus efficacement de ce qu’on te dit serait de l’écrire à la main dans un calepin de note, ou si tu es comme moi et et affectionnes particulièrement les gadgets qui t’évitent d’avoir à utiliser du papier, sur un Boogie board que tu peux laisser à proximité sur ton bureau. Je me sers du mien, par exemple, quand je parle au téléphone et que je veux me souvenir de détails de ce qu’on me dit, ou si j’ai une idée qui me passe par la tête et que je ne veux pas l’oublier. La plupart du temps, le simple fait de l’écrire est suffisant pour ne pas l’oublier et ne pas avoir besoin de le noter ailleurs!

Agenda et listes

Les aide-mémoire dont je ne pourrais plus me passer sont sans contredit l’agenda/calendrier et les listes. On a beau se donner des trucs, pratiquer notre mémoire, passer notre temps à prendre des notes, ce n’est pas toujours suffisant.

Noter les événements (réunions, rendez-vous, conférences, etc.) dans un calendrier (j’utilise l’incontournable Google Calendar connecté avec l’application Month pour Android) fait en sorte qu’on se remémore ces événements chaque fois qu’on jette un coup d’oeil au calendrier et ils deviennent chaque fois plus difficiles à oublier. Et si un événement important a lieu à un moment où on est particulièrement distraits, on peut configurer un rappel pour qu’une notification sonne au moment de notre choix (5 minutes avant, 30 minutes avant, une journée avant, etc.)

Les listes sont également un bon moyen de ne rien oublier. On peut bien sûr avoir une liste de tâches à faire, mais aussi une quantité d’autres listes peuvent être utiles. Par exemple :

  • Liste des livres à lire
  • Liste des idées
  • Liste d’informations techniques (ex. : dimensions ou spécifications que doivent avoir des documents, raccourcis clavier à ne pas oublier, liste de codes, etc.)
  • Liste de procédures

Et ainsi de suite. Un calepin papier ou une application comme Google Keep ou Microsoft Todo sont tout indiqués pour conserver ces listes.

L’entraînement

Heureusement, on n’est pas condamnés à vivre avec une «petite mémoire». La mémoire de travail peut être entraînée et renforcée.

La mémoire de travail

La mémoire de travail, c’est grosso modo la capacité de se souvenir d’informations à court terme pendant qu’on fait autre chose. C’est un peu comme si une partie de ton cerveau contenait une filière nommée «idées sur lesquelles revenir sous peu».

Par exemple, quand tu es en train de parler dans une discussion et que tu as soudainement une idée que tu aimerais exprimer, mais que tu n’as pas fini de parler du sujet en cours, c’est ta mémoire de travail qui retient l’information en attendant que tu sois rendu au bon moment pour l’exprimer. C’est aussi ce qui fait en sorte que, quand tu lis un livre, tu te souviens de ce que tu as lu précédemment pour pouvoir faire le lien avec ce que tu es en train de lire.

C’est particulièrement important d’entraîner sa mémoire de travail quand on est une personne âgée ou diagnostiquée TDAH, mais c’est pertinent pour absolument tout le monde pour être plus efficace au quotidien.

On est exposés à une quantité incroyable d’informations chaque jour. Les médias sociaux, les courriels, les articles de blogues ou de magazine, les livres qu’on lit, la radio, les podcasts et la télévision sont autant de sources qui nous bombardent d’informations. Ce n’est pas surprenant que notre cerveau ait parfois du mal à faire le tri! L’idéal serait qu’on puisse décider manuellement quelles informations on conserve et lesquelles on envoie à la poubelle, mais bon, on sait bien que ça ne fonctionne pas comme ça!

Pour aider notre cerveau à retenir les informations voulues, on peut se tourner vers deux autres solutions : réduire les distractions qui nous déconcentrent de l’essentiel (voir l’article : Deux façons de neutraliser les armes de distraction massive) et entraîner notre mémoire de travail avec un jeu de mémoire.

Jeux et applications

Il existe une panoplie de jeux pour stimuler la mémoire et nous rendre soi-disant plus intelligents. Il faut toutefois se méfier, car la plupart de ces jeux promettent des résultats sans s’appuyer sur aucune preuve scientifique convaincante.

Le seul type d’entraînement qui a fait le sujet d’une étude concluante est le type dual-n-back.

C’est un exercice de mémoire très complexe, il ne faut pas s’attendre à des heures de plaisir! Mais ce serait efficace, un peu comme un bootcamp pour ton cerveau.

Tu peux essayer cet entraînement sur internet ou en installant l’une des applications pour Android ou iOS :

Il existe plusieurs autres applications qui proposent ce genre d’entraînement, alors n’hésite pas à en tester quelques-unes!

Conclusion

La mémoire est une faculté qui oublie, c’est bien connu! Le monde dans lequel on vit nous bombarde d’informations et demande sans cesse notre attention en nous distrayant de ce qui compte réellement et qu’on a tendance à oublier.  

Une mauvaise mémoire peut avoir des conséquences dramatiques au travail et nous faire oublier des réunions, des rendez-vous, des échéanciers, des consignes…

Pour remédier à la situation, on peut travailler sur notre mémoire à l’aide de la mnémotechnique (mémorisation par association d’idées), d’aide-mémoire (comme un support pour écrire, le calendrier/agenda accompagné de notifications ou des listes) et on peut entraîner notre mémoire de travail avec les jeux du genre dual-n-back qui sont les seuls à avoir véritablement prouvé leur efficacité.

Ce ne sont bien sûr pas les seules méthodes de mémorisation qui existent! Si tu as testé ces méthodes, ou d’autres méthodes qui ont été particulièrement efficaces pour toi, laisse-nous un message pour nous en faire part dans les commentaires ci-dessous!  

 

4 La vie est une série de sprints

Ta carrière est une série de sprints, voilà comment renouveler ton énergie!

On a beau avoir toute la bonne volonté du monde, tenir un emploi du temps planifié au millième de seconde, utiliser les apps et les gadgets les plus high-tech, il y a des jours où on se retrouve épuisé à mi-parcours et où on n’arrive tout simplement pas à suivre le rythme qu’on a planifié.

On accumule du retard dans nos échéanciers et on a l’impression d’échouer lamentablement dans notre travail, ce qui mène à beaucoup de stress et d’anxiété. C’est un cercle vicieux parce que l’anxiété est l’un des grands coupables de la procrastination!  

Et pourtant, ce n’est pas forcément parce qu’on est trop exigeants envers nous-mêmes! C’est très frustrant parce qu’on sait qu’on peut en faire beaucoup plus, pourtant on n’arrive pas à atteindre notre plein potentiel. Pourquoi est-ce qu’on se retrouve encore et encore à devoir traîner des tâches pendant des jours dans notre agenda?

On a déjà abordé le sujet de la gestion du temps dans un autre article (voir l’article : 7 méthodes pour travailler 48 h par jour) et les stratégies évoquées sont définitivement un élément de réponse.

Mais j’ai une révélation à te faire : la gestion du temps n’est pleinement efficace que si on sait gérer son énergie.  

Selon Jim Loehr, coauteur du livre à succès The Power of Full Engagement «L’énergie, et non le temps, est la devise fondamentale de la haute performance.»

Le temps est une ressource limitée et non renouvelable. Peu importe ce qu’on fait, on ne pourra jamais avoir plus de temps. Pour ce qui est de l’énergie, c’est très différent; on peut apprendre à augmenter et gérer notre niveau d’énergie, ce qui est indispensable pour vraiment pouvoir maximiser notre temps!

Il faut donc voir la gestion de l’énergie comme un complément à la gestion du temps, un deuxième palier qui nous permet d’atteindre de plus hauts sommets.

L’histoire de Gary

Gary Faro était vice-président d’une succursale régionale de la Wachovia National Bank, un prestigieux établissement de services financiers aux États-Unis.

Il accordait une très grande importance à son travail, mais beaucoup moins à son état physique; il souffrait d’embonpoint, se nourrissait mal, ne dormait que cinq ou six heures par nuit et faisait très peu d’exercice.

Et puis, en 2006, il se retrouve à participer à une étude qui touche 12 succursales de Wachovia : le programme de renouvellement de l’énergie réalisé par The Energy Project.  

Dans le cadre de l’une des étapes du programme, il doit adopter une routine d’entraînement cardiovasculaire et musculaire, changer ses habitudes alimentaires, se coucher à la même heure chaque soir, dormir plus longtemps et intégrer diverses autres routines à ses journées de travail.

Résultat : il a perdu 50 lbs et son niveau d’énergie a littéralement été décuplé. Il prétend même qu’il a autant d’énergie et de concentration à 5 h le soir qu’en arrivant au bureau le matin, ce qui était loin d’être le cas avant le début du programme.   

Gary n’est qu’un des 120 employés à avoir fait partie de cette étude. Les résultats ont été si prometteurs qu’elle a été largement couverte par la Harvard Business Review Press. Pour te donner une idée, les clients du groupe qui devait suivre le programme ont fait en moyenne 20 % plus de dépôts que le groupe de contrôle et ont contracté 13 % plus de prêts. 68 % des employés à l’étude ont affirmé qu’ils entretenaient une meilleure relation avec la clientèle et 71 % ont affirmé que le programme avait eu un impact positif sur leur productivité et leurs performances en plus d’augmenter leur énergie et leur motivation.

Le programme était séparé en quatre volets :

  1. L’énergie physique
  2. L’énergie émotionnelle
  3. L’énergie mentale
  4. L’énergie spirituelle

Il y a tellement de choses pertinentes à dire sur le sujet qu’on va le couvrir en plusieurs parties. Dans cet article, on va se concentrer sur l’énergie physique.

On va donc voir en détail de quelles façons concrètes on peut apprendre à augmenter notre niveau d’énergie physique en identifiant les comportements nuisibles et en les modifiant à l’aide de quelques trucs et routines simples.

L’énergie physique

L’énergie physique, c’est ce qui te permet d’être alerte, efficace et de ne pas t’endormir à ton poste de travail. Elle est bien sûr nécessaire pour accomplir ton travail (difficile de réaliser tes tâches en somnolant), mais aussi pour avoir une bonne concentration et bien gérer tes émotions.

Trois principaux facteurs vont influencer l’énergie physique: le sommeil, l’alimentation et l’exercice.

Le sommeil

À mon avis, on n’insistera jamais assez sur l’importance du sommeil. Selon la National Sleep Foundation, un adulte de 18 à 64 ans a besoin en moyenne de sept à neuf heures de sommeil par nuit pour bien fonctionner pendant la journée.

Le rythme circadien

L’horloge interne qui détermine notre rythme quotidien et notre niveau d’énergie au courant de la journée (et de la nuit) se nomme le rythme circadien.

Grosso modo, c’est la principale raison des “ups” d’énergie et des “downs” de fatigue au fil des heures; comme entre 1 h et  3 h de l’après-midi, par exemple, quand tu as affreusement envie de faire la sieste. Les effets de ces “ups and downs” sont encore pires quand on a du sommeil à rattraper.

La lumière bleue

Le rythme circadien peut être affecté par des éléments externes, comme la lumière ou la noirceur. Quand nos yeux perçoivent la lumière du soleil le matin, ils envoient le signal au cerveau qu’il fait jour et qu’il faut se réveiller. L’inverse se produit au crépuscule; la noirceur signale à notre cerveau qu’il fait nuit et qu’il est temps de produire de la mélatonine, l’hormone qui provoque la fatigue corporelle et nous permet de nous endormir.

Autrement dit, notre rythme biologique est réglé avec la nature: n’est-ce pas merveilleux?

Du moins, c’était le cas il y a quelques dizaines d’années…

L’arrivée de l’éclairage électrique, puis des appareils électroniques comme la télévision, l’ordinateur et plus récemment les téléphones intelligents et tablettes, a eu pour effet de dérégler notre horloge biologique.

Même si toutes les sources de lumière ont un effet négatif sur notre rythme circadien après le coucher du soleil, la lumière bleue a un effet dévastateur. Une étude de Harvard a démontré qu’elle empêche la production de mélatonine pendant deux fois plus longtemps que la lumière verte et cause un dérèglement du rythme circadien deux fois plus important.

La lumière bleue est donc l’une des coupables à blâmer pour notre manque de sommeil, donc notre manque d’énergie.

Alors, pour s’assurer que notre horloge biologique est bien réglée et bénéficier de nos sept à neuf heures de sommeil chaque nuit, c’est important d’être exposé à la lumière du soleil chaque jour et de limiter l’exposition à la lumière (surtout la lumière bleue) en fin de soirée, de deux à trois heures avant d’aller dormir.

Les cycles du sommeil

Mesurer le sommeil en nombre d’heures n’est pas suffisant, on néglige souvent un élément tout aussi important: la qualité du sommeil.

Quand on dort, on passe par quatre stades différents:

  1. l’endormissement
  2. le sommeil lent léger
  3. le sommeil lent profond
  4. le sommeil paradoxal

Ces stades s’alternent dans notre sommeil pendant +/- 4 à 6 cycles d’environ 90 à 110 minutes (donc pendant +/- 6 à 9 heures) .

Pour bénéficier d’un sommeil de qualité, il faut passer par les différents stades sans interruption pour se rendre jusqu’aux stades 3 et 4, où notre corps peut véritablement récupérer. Chaque fois qu’on se réveille et qu’on tente de se rendormir, il faut recommencer au stade 1.

Alors, peu importe que tu dormes 7 heures ou 10 heures par nuit, si tu es constamment interrompu à cause d’un bruit, d’une lumière, de la température ou de n’importe quelle autre cause externe, tu ne pourras pas véritablement récupérer et faire le plein d’énergie.

L’idéal est de se réveiller quand on est de retour au stade de sommeil léger. C’est à ce moment qu’on a le plus de facilité à se lever pour démarrer la journée du bon pied. Plusieurs applications pour smartphones peuvent analyser la qualité de ton sommeil et te réveiller au moment optimal pour favoriser ton énergie, comme SleepCycle, Jawbone, Sleep as Android, Sleepbot  ou encore le Fitbit tracker app.

Voilà quelques trucs concrets qui peuvent t’aider à réguler ton sommeil et améliorer ton énergie pendant la journée:

  • Si ta fenêtre de chambre est du côté de la rue, surtout s’il y a un lampadaire à éclairage DEL à proximité, assure-toi de dormir avec des rideaux opaques bien fermés.
  • S’il n’y a pas de lumière dérangeante pendant la nuit dans ta fenêtre de chambre, laisse les rideaux entrouverts ou installe des rideaux en voilage pour pouvoir te réveiller naturellement avec la lumière du soleil.
  • Si tu dors les rideaux fermés, tu peux utiliser une lampe qui simule le lever du soleil pour te réveiller, comme la Philips wake up light.
  • Installe une application qui filtre la lumière bleue sur ton ordinateur et ton smartphone, comme Twilight, f.lux,  ou utilise la fonction “nightshift” sur iOS et Mac.
  • Utilise une application qui analyse la qualité de ton sommeil et qui calcule à quel moment il faudrait te réveiller.

L’alimentation

L’alimentation est un sujet chaud ces années-ci. On entend parler chaque jour d’un nouveau régime miracle ou d’un super aliment quelconque.

Mais on ne parlera pas de régime paléo, méditerranéen, de kale ou de quinoa ici. Je vais laisser aux nutritionnistes et autres spécialistes de l’alimentation le soin de glorifier ou lapider les aliments qui se retrouvent dans notre assiette et de continuer leur débat sans fin sur ce qu’on devrait ou ne devrait pas manger!

Toutefois, il y a quand même des règles de base à suivre pour maximiser notre énergie en faisant attention à notre alimentation. Il existe une expression très populaire en anglais, You are what you eat”, qui signifie littéralement “Tu es ce que tu manges”.

Donc, si tu manges constamment de la poutine, tu vas te sentir comme une poutine et finir par ressembler à une poutine.  

Règles générales:

  • Mange des aliments moins transformés (regarde la liste d’ingrédients de ce que tu achètes et essaie de favoriser les produits qui en ont le moins)
  • Procure-toi des produits frais (fruits, légumes et viandes)
  • Évite la friture (coupe les chips, le poulet frit et la poutine)
  • Consomme moins de sucres rapides raffinés (out les boissons gazeuses et les biscuits Mr.Christie)

En commençant par ces recommandations, peu importe les aliments que tu préfères, tu seras sur la bonne voie pour décupler ton énergie! D’ailleurs, 2018 risque d’être une année intéressante au niveau de l’alimentation au Canada, car notre bon vieux et désuet guide alimentaire devrait être mis à jour (enfin!). Ce sera le bon moment pour remettre en question la façon dont on compose nos assiettes.

Finalement, je te conseillerais aussi de prendre un moment dans ta semaine pour planifier tes repas. Je sais, c’est beaucoup plus simple à dire qu’à faire, mais en y allant graduellement c’est plus facile d’intégrer cette routine à notre vie. Par exemple, tu peux commencer par planifier tes lunchs du midi seulement, ce qui ne fait que cinq repas à prévoir. La semaine suivante tu peux ajouter les déjeuners, et ainsi de suite.

Bref, il n’y a pas de formule parfaite, mais personnellement puisque je suis très app geek, j’utilise l’application RecetteTek pour m’aider dans cette tâche. La version payante de FoodPlanner est aussi très bien et il existe beaucoup d’autres applications du genre comme Pepperplate ou Plan to eat.  

L’exercice

Être actif au quotidien a un effet indéniable sur le niveau d’énergie.

Je ne dis pas que tu es obligé de prendre un abonnement au gym ou de t’inscrire à un cours de crossfit; prends simplement l’habitude de bouger chaque jour. Pour booster ton énergie à long terme, la constance est plus importante que l’intensité.

Si tu n’as pas l’habitude d’être très actif, la marche est une bonne façon d’intégrer un peu plus de mouvement à tes journées. Tu peux même joindre l’utile à l’agréable et en profiter pour écouter ton podcast favori, un audiobook ou en profiter pour méditer! Matthew Lang, le directeur général de Sony en Afrique du Sud, a intégré la marche quotidienne à ses habitudes de vie dans le cadre du programme mis en place par The Energy Project, et ses balades quotidiennes de 20 minutes sont devenues les moments où il a ses meilleures idées.

Être plus actif au quotidien a également plusieurs effets bonus, dont celui de nous aider à nous endormir plus rapidement et améliorer la qualité de notre sommeil.

En résumé

Le sommeil, l’alimentation et l’activité physique sont interreliés et ont un rôle crucial à jouer dans la gestion de ton énergie physique.

Un adulte a besoin en moyenne de sept à neuf heures de sommeil de qualité chaque nuit pour fonctionner de façon optimale. Pour s’assurer de bien récupérer pendant la nuit, c’est important de respecter son rythme circadien en s’assurant d’être exposé à la lumière naturelle pendant la journée et en limitant notre exposition à la lumière, particulièrement la lumière bleue, après le coucher du soleil. Il faut aussi éviter le plus possible d’être réveillé avant d’avoir pu atteindre le cycle de sommeil profond, donc limiter les sources de bruit et dormir à une température agréable.

L’alimentation joue également un rôle important dans notre niveau d’énergie. Sans nécessairement suivre un régime strict, règle générale il vaut mieux privilégier les aliments frais, non transformés, faibles en gras saturés et limiter notre consommation de sucres rapides et raffinés. Planifier ses repas à l’avance est une bonne façon d’aider à mieux s’alimenter et nous empêche de succomber à la restauration rapide.

Finalement, un peu d’exercice chaque jour, aussi peu que 10 minutes, peut vraiment améliorer ton énergie et favoriser la qualité de ton sommeil. La marche est une bonne façon d’intégrer une dose quotidienne d’activité à tes journées et peut être jumelée à l’écoute d’un podcast, d’un audiobook ou simplement être un bon moment pour méditer.

L’énergie physique n’est qu’une des quatre grandes catégories qui influence ton énergie globale. L’énergie émotionnelle, mentale et spirituelle est aussi à prendre en considération pour développer une approche qui va te permettre de décupler ton énergie et te permettre d’atteindre de nouveaux sommets dans ta vie professionnelle, mais aussi dans les autres aspects de ta vie.

Nous aborderons donc ces aspects dans un prochain article afin de conclure le sujet!

2 submergé par le travail

5 façons de ne pas te laisser submerger par tes tâches

Ghislaine prend sa retraite!

Pour l’occasion, tous les collègues se sont cotisés pour lui acheter un shortcake aux fraises, une carte-cadeau du Costco et décorer le bureau pour le petit 5 à 7 entre collègues organisé pour souligner son départ.

“Tu vas nous manquer Ghislaine! Profite bien de ta retraite!”

Le lundi matin suivant au bureau, ça fait un peu vide sans l’énergie et les jokes louches de Ghislaine, mais tout le monde retourne à sa routine de travail.

Une pensée te vient soudainement à l’esprit. “Ghislaine avait pas mal de dossiers en cours, est-ce que le boss va bientôt engager quelqu’un pour la remplacer?”

Une réunion d’équipe est prévue en fin d’après-midi, alors tu te laisses une note pour ne pas oublier de lui demander et tu retournes à tes tâches.

Une fois tout le monde à la table de conférence pour la réunion, le patron commence à distribuer un document de quelques pages à chacun. Il enchaîne en disant: “Étant donné que Ghislaine avait beaucoup de dossiers en cours, je vous ai attribué chacun une partie de ses tâches pour qu’on ne prenne pas de retard sur notre échéancier.”

Bon… ça répond à ta question alors…

“Il va falloir redoubler d’ardeur, mais vous êtes une équipe géniale et je sais que vous en êtes capables!” Ajoute-t-il en vous faisant un “thumbs up accompagné d’un grand sourire à moitié sincère.

C’est le genre de scénario qui est fréquent sur le marché du travail. Dans le but d’économiser sur le coût en main d’oeuvre, les postes sont restructurés pour englober plus de tâches et demandent d’être plus polyvalents et ultra efficaces. “Toutes autres tâches connexes” est devenue la formulation la mieux connue pour traduire ce phénomène dans une description de tâches.

Peut-être que tu as récemment vu ta charge de travail augmenter ou que ton poste est déjà bien fourni en “tâches connexes”, mais les probabilités sont que tu en as sûrement plein les bras et que tu n’as pas le temps de t’ennuyer!

Dans ce contexte, c’est très facile de sentir submergé par la quantité de travail à accomplir et d’avoir l’impression qu’on n’arrivera jamais à tout faire.

Résultat: on devient vite stressés, anxieux, on accumule les heures supplémentaires et on coupe dans le sommeil et les loisirs.

Je ne vois pas de meilleure façon pour se pourrir soi-même la vie. Le pire dans tout ça, c’est que ce n’est absolument pas nécessaire pour bien faire ton travail!

Pour ne pas brûler la chandelle par les deux bouts, voilà 5 trucs concrets que tu peux commencer à appliquer dès maintenant et qui vont t’aider à accomplir plus de choses en moins de temps:

1-Assiste à moins de réunions

Les réunions sont souvent la perte de temps la plus sous-estimée.

Bien sûr, certaines rencontres sont difficiles à éviter, comme les meetings d’information ou qui répondent à une procédure établie. Par contre, ce n’est pas le cas des réunions qui concernent la communication d’équipe et qui ont pour but de faire un suivi du travail, de brainstormer ou de discuter d’un projet.

Je ne dis pas qu’elles sont toujours inutiles, mais généralement elles ne sont que des façons de procrastiner et d’éviter la responsabilité individuelle des employés/employeurs de prendre des décisions.

On y passe des heures à discuter du travail qui devrait être fait sans concrètement accomplir aucun travail.

Combien de fois est-ce que c’est arrivé que tu assistes à une réunion qui dure des heures, en prenant des notes sans dire un mot, pour finalement ne jamais te servir de ces notes parce qu’elles résument des choses que tu savais déjà de toute façon ou qui ne te concernent pas?

Levez la main ceux qui sont déjà passés par là!

D’abord, une réunion ne devrait pas être tenue si elle n’aborde pas assez de contenu pertinent pour être planifiée avec un ordre du jour. Dans ce cas, le sujet devrait être brièvement discuté entre les personnes concernées, en personne, au téléphone ou bien par messagerie interne (au pire par courriel si ce n’est pas trop urgent, mais il existe maintenant tellement d’outils plus efficaces que ce n’est plus la meilleure alternative).

Les plateformes de communication/gestion de tâches comme Slack, Hipchat, Bitrix24, Asana ou encore Skype et Google Hangout pour ceux qui veulent garder ça très simple, permettent d’améliorer la communication et le suivi du travail, ce qui réduit la nécessité de tenir autant de réunions inutiles.

Alors la prochaine fois qu’une réunion sera planifiée, pose-toi les questions suivantes:

  • Sur quel(s) sujet(s) portera la réunion, est-ce que ça concerne directement mon travail?
  • Est-ce qu’une réunion est vraiment nécessaire pour atteindre le but visé, ou est-ce qu’un autre moyen de communication plus rapide pourrait être utilisé?

Tu as été embauché pour apporter de la valeur à l’entreprise par tes compétences. Des réunions qui ne sont pas pertinentes pour toi et qui monopolisent ton temps t’empêchent de bien réaliser ton travail et, en bout de ligne, c’est ton rendement qui est pénalisé.

Alors, si tu sens que ta présence à une réunion serait inutile, n’hésite pas à en parler à la personne qui l’a planifiée pour lui expliquer ton point de vue avec ces arguments et lui proposer des alternatives plus efficaces au besoin. De cette façon, tu pourras profiter des heures libérées pour avancer le travail qui apporte réellement des bénéfices à l’entreprise.

2-Ne répond pas en temps réel

À moins de travailler au service client d’une entreprise, tu n’as pas à répondre à tes courriels ou tes messages (peu importe la plateforme) au fur et à mesure que tu les reçois.

S’il y a urgence, c’est généralement le téléphone qui va sonner.

Prendre ses messages est une tâche qui donne l’impression d’être urgente parce qu’une icône, une notification ou un signal sonore nous alerte qu’on a un message et notre réflexe est d’aller voir immédiatement.

Résiste!

C’est beaucoup plus efficace de décider d’un moment dans la journée, idéalement quand on est le moins productif (généralement les 2-3 dernières heures de travail) et de prendre/répondre à tous les messages à ce moment-là. Une fois fait, il ne faut pas retourner prendre ses messages avant la prochaine période prévue à cet effet, le lendemain.   

De cette façon, tu vas pouvoir te concentrer sur ton travail sans être constamment interrompu, ce qui va te permettre d’accomplir plus de choses en moins de temps.

3-Ne vise pas la perfection, mais la simplicité

“Je suis tellement fier et satisfait de mon travail. Je n’ai eu à le réviser qu’une seule fois et ça me semble tout à fait convenable!” est la phrase qu’on n’a jamais entendu sortir de la bouche d’un perfectionniste. Jamais.

Il aurait beau réviser et modifier 10 fois son travail, il le trouverait à peine acceptable et ne passerait à autre chose que par obligation.

Si tu te reconnais dans cette description, j’ai une révélation à te faire: ton travail n’a pas besoin d’être parfait.

Si tu rénoves ta salle de bain et que tu veux que tes tuiles de céramiques soient installées parfaitement à l’équerre, au niveau et parallèles à l’angle de levé du soleil au solstice d’été, c’est un peu intense, mais c’est correct parce que le but de rénover ta salle de bain est qu’elle te plaise et qu’elle soit à ton goût.

Dans le cadre de ton emploi, ton but est de créer de la valeur dans le marché, pas que le fruit de ton travail corresponde à tes idéaux de perfection.

Toujours essayer d’atteindre la perfection dans ce qu’on fait demande un investissement en temps considérable. On a toujours l’impression que ça ne sera pas long, qu’on a juste “un petit changement de plus” à faire, mais on sous-estime toujours l’ampleur de ces changements et on se retrouve bien vite seul au bureau à partir le soir trois heures après tout le monde.  

Sois conscient des objectifs que tu dois atteindre avec tes tâches quotidiennes et conditionne-toi à les accomplir de la façon la plus simple possible et à passer à la tâche suivante dès que c’est fait.

Tu dois terminer un dossier de présentation: est-ce qu’il paraît bien et professionnel? Est-ce que les fautes ont été corrigées? Est-ce que les sections sont en ordre et paginées? Oui? Alors, passe au projet suivant et ne gaspille pas une heure à choisir la police d’écriture, la photo de couverture ou l’en-tête parfait.

Concentre ton attention et tes efforts sur ce qui rapporte des bénéfices concrets, pas sur ce qui est le plus fancy.    

4-Planifie tes journées

Personnellement, je termine toujours mes journées de travail en planifiant celle du lendemain. Certaines personnes préfèrent planifier leur journée le matin même, mais j’aime le feeling de commencer ma journée en sachant où je m’en vais et quels sont mes objectifs et mes priorités.

Peu importe le moment que tu choisis, l’important est de planifier ton travail. La pire chose que tu peux faire et qui va te condamner à ne plus savoir où donner de la tête est de choisir les tâches que tu réalises de façon aléatoire ou te laisser dérailler de ta trajectoire par des tâches urgentes mais pas vraiment importantes.

Planifier tes journées va te permettre de faire un suivi du travail plus efficacement et de savoir où réellement concentrer tes efforts pour obtenir le maximum de résultats. Pas besoin de passer une heure à faire de la planification, un dix/quinze minutes suffit.

Par exemple, concentre-toi chaque jour sur le dossier le plus important et détermine quelles sont les trois tâches que tu peux accomplir dans ta journée et qui vont avoir un réel impact sur l’avancement de ce dossier.

Tu peux utiliser un agenda papier ou une application comme Todoist (Windows, Mac, Android et iOS), AnyDo (Android, iOS) ou Microsoft To-do (Windows 10) ou Things 3 (pour Mac et iOS).  

Les applications permettent de planifier rapidement les tâches, de les devancer/reporter au besoin, de les trier par priorité et proposent une foule d’autres options et d’intégrations pratiques qui rendent la tâche plus simple. C’est presque comme avoir un/une assistant(e) personnel(le) que tu peux traîner dans ta poche!

5-Fixe-toi des échéanciers

C’est bien connu, un travail va prendre le temps qu’on lui accorde pour être réalisé (loi de Parkinson).

Si on se laisse une semaine pour un projet qui pourrait être réalisé en deux jours, on va planifier nos tâches sur cinq jours et prendre beaucoup plus de temps que nécessaire.

Un des meilleurs exemples: les travaux de session à l’Université. Quand un travail était donné deux mois à l’avance, est-ce qu’on travaillait vraiment d’arrache-pied pour le terminer le plus tôt possible? Ou est-ce qu’on commençait plutôt tranquillement la recherche et qu’on l’étirait sur un mois et demi pour finir par abattre 90 % du travail dans les deux dernières semaines?

L’échéancier crée un état d’urgence qui nous force à être très productifs pour pouvoir terminer dans les temps. Le problème, c’est que les tâches quotidiennes au travail n’ont pas forcément d’échéancier, alors on les réalise de la même façon qu’un étudiant ferait un travail de session s’il n’avait pas de date de remise: on les avance tranquillement sans trop se stresser avec ça.

Alors, avant de commencer chaque tâche, demande-toi ce que tu pourrais faire pour la compléter le plus rapidement possible (sans la bâcler bien entendu) et prends l’habitude de minuter ton travail en essayant de respecter l’échéancier que tu t’es fixé. Si tu te laisses quatre heures pour une tâche, fais tout ton possible pour l’avoir terminée après ces temps.    

Si on résume…

On se sent rapidement étouffé sous le poids de notre charge de travail quand nos tâches s’empilent sans fin les unes sur les autres.

Heureusement, il existe plusieurs trucs pour pouvoir accomplir plus de choses en moins de temps. Alors, si tu as l’impression que tu n’auras jamais assez de temps pour réaliser toutes tes tâches, essaie d’assister à moins de réunions, de ne pas répondre à tes messages en temps réel, de ne pas viser la perfection mais plutôt la simplicité, de bien planifier tes journées et de te fixer des échéanciers serrés.

Malheureusement, on ne peut pas se procurer plus de temps pour pouvoir tout faire dans la même journée, on doit se contenter de nos 24h/jour. Alors pour terminer, j’aimerais insister sur l’importance de bien réfléchir avant d’accorder de ton temps à une tâche et de t’assurer qu’elle est réellement importante.

Chaque fois que tu dis “oui” à une tâche peu importante, tu dis “non” à autre chose qui serait plus important, comme tes temps libres ou d’autres projets qui seraient plus avantageux. Bref, il ne s’agit pas de trouver l’équilibre entre nos tâches, mais d’assumer nos choix. Ce qu’on décide de ne pas faire est tout aussi important que ce qu’on décide de faire.

1 L'art de vendre

Comment vendre un frigidaire à un Esquimau

Lorsque tu lis le mot “vendeur”, quelle image te vient à l’esprit? Prends quelques secondes pour faire l’exercice.

Personnellement, ce mot m’évoque un gros monsieur bedonnant qui porte une chemise rayée mal rentrée dans ses jeans (on lui voit le nombril) ainsi qu’une chaîne en or et de grosses lunettes fumées.

Un bon vendeur

Personne n’aime les vendeurs pour la simple et bonne raison que personne n’aime l’expérience de se faire vendre quelque chose.

C’est pourquoi les meilleurs vendeurs ne sont pas les beaux parleurs, mais bien ceux qui sont effacés, écoutent attentivement et posent de bonnes questions.

Personne n’aime se faire vendre, mais tout le monde aime se faire écouter.

Quelqu’un qui ressemble trop à l’archétype d’un vendeur déclenche une alerte rouge dans la tête des gens. Ça les met sur leurs gardes et il faut ensuite faire du judo verbal pour accomplir quoi que ce soit.

Bien sûr, les gens vont parfois se laisser impressionner et dire “oui”, mais, dès que la tension baisse, le “oui” redevient vite un “non”.

Le point que je veux amener est le suivant: la vente ne ressemble en rien à l’image que tu t’es faite il y a quelques instants.

On est tous des entrepreneurs malgré nous. Si tu es un employé, tu es dans la business de vendre ton temps. Que tu le veuilles ou pas, tu dois donc aussi porter le chapeau de vendeur, alors avale la pilule tout de suite qu’on passe à autre chose.

La plupart des gens portent ce chapeau à reculons. Ils détestent ça et n’ont jamais pris le temps d’apprendre les fondamentaux, ce qui sabote leur succès.

Mon objectif, dans cet article, est de te partager le petit 20 % qui va te donner 80 % des bénéfices, une fondation solide pour te permettre de devenir quelqu’un de plus persuasif.

Ce n’est pas ce que tu penses! (Vraiment…)

As-tu déjà entendu la phrase: “Un bon vendeur peut vendre un frigidaire à un Esquimau”? À moins que tu ne vives sous une roche depuis ta naissance, c’est certain que oui. L’image du vendeur manipulateur, de l’arnaqueur et du fraudeur est imbriquée dans les mythes de notre société.

Mais tout ça, c’est dans notre tête. Dans la réalité, un bon vendeur est plutôt celui qui leur vend raquettes et couvertures chauffantes.

Son rôle n’est pas de convaincre une personne d’agir à l’encontre de ses intérêts pour son gain personnel, mais bien de découvrir les problèmes, aspirations et frustrations des gens pour ensuite leur proposer une solution.

Dans ce que je viens de dire, la première étape n’est pas de parler, mais bien d’écouter. Souvent, les gens ne savent même pas qu’ils ont un problème, encore moins qu’ils ont besoin d’une solution!

C’est normal d’être enthousiaste à propos de son produit ou projet. C’est normal de vouloir impressionner les gens avec ses caractéristiques et fonctionnalités qui éclipsent la compétition. Beaucoup font cette erreur, moi le premier.

Mais les gens n’en ont rien à faire qu’un téléphone ait un processeur SnapDragon à huit coeurs cadencés à 2 GHz avec 4 giga-octets de mémoire vive ainsi qu’une caméra frontale de 12 mégapixels! Il n’y a que les geeks comme moi que ça intéresse.

Lorsque Apple a commercialisé le iPod pour la première fois en 2001, le seul message de leur publicité était: “iPod, 1 000 chansons dans ta poche”. On connaît la suite de l’histoire.

C’est possible de vendre et de rendre service en même temps. Les deux ne sont pas incompatibles, en fait, ils vont main dans la main. Vendre est humain.

Si les trois dernières phrases t’ont fait hausser un sourcil, alors tu vas aimer ce qui suit. Je vais te proposer une réflexion sur ce que signifie “vendre” pour ensuite parler de l’attitude et du mindset nécessaire pour être naturellement persuasif.

Ensuite, je vais te parler de la méthode SPIN: une façon d’approcher les ventes développée par Huthwaite, une des plus prestigieuses agences de coaching et d’entraînement en vente, négociation et communication. Cette méthode est issue de l’analyse de l’impact de 116 facteurs sur 35 000 transactions récoltées et décortiquées sur plus de 10 ans. Elle a redéfini ma façon d’aborder n’importe quel problème de communication, que ce soit dans un cadre professionnel ou personnel, à petite ou à grande échelle.

La méthode Bruce Lee.

Que tu présentes un projet à ton patron, une destination vacances à ton/ta partenaire ou un choix de film à tes amis, ta mission reste la même: obtenir un “oui”.

Peu importe les obstacles que tu dois surmonter, il ne faut pas perdre cet objectif de vue.

Trop souvent, nos émotions s’invitent sans scrupule et gâchent la fête pour tout le monde. Leur seul objectif: attirer notre attention et nous faire perdre la balle des yeux. Tout d’un coup, une opportunité se transforme en conflit. Dans le coin droit, ton identité. L’enjeu? Une vraie farce: le vainqueur ne gagne rien, l’autre perd la face.

Pour éviter le désastre, tu dois établir ton but ultime: quel “oui” souhaites-tu obtenir?

Dès que la discussion démarre, notre égo, la résistance —  appelle ça comme tu veux — va tout faire pour nous distraire, nuancer les enjeux et nous faire dévier de notre but.

Lorsque tu vends, la seule chose réellement importante est l’objectif. Tout le reste est secondaire.

Est-ce que je te propose de t’engager dans une guerre de coercition où tout est permis: pression, mensonges et insultes? Non, tout le contraire.

La communication est à propos de l’autre.

L’objectif est d’amener la personne du point “A” au point “Z” et “Z” est l’endroit où tu te trouves. Oui, tu peux attendre à la ligne d’arrivée. Mais si c’est ta stratégie, je te recommande de t’abonner à Netflix, ça risque d’être long. Va rejoindre la personne où elle se trouve, soit son guide invisible tout au long du processus.

Une question pertinente à se poser serait: “Pour être capable d’accepter ma proposition, à quelle autre question doit-on d’abord répondre ‘oui’?” Quelles sont les objections qui attendent la personne sur son chemin?

Morcelle ton idée, commence par la base et progresse vers ton objectif un petit “oui” à la fois.

C’est possible que l’autre résiste à tes suggestions. Il faut écouter Bruce Lee et être “comme l’eau qui se fraie un chemin à travers les fissures. Ne pas chercher à s’imposer, mais s’ajuster à l’objet.”

L’autre peut être ingrat, refuser ton idée pour ensuite se l’approprier. Résiste à la tentation de lui rappeler que c’est toi qui lui a donnée. Garde l’objectif en tête, ignore ton égo.

On a besoin de croire qu’on est autodéterminé, que nos pensées sont originales et qu’on est en contrôle de notre destinée. Faire quelque chose parce qu’on a choisi de le faire est extrêmement motivant. (Tu te souviens du film Inception?)

Rappeler à l’autre qu’on est l’architecte de sa prise de décision est incroyablement contre-productif: ça compromet sérieusement l’engagement et la motivation de la personne envers l’idée qu’elle croit être la sienne.

Quel est ton objectif? Avoir raison? Garde les yeux sur la balle, soit comme de l’eau.

Les dernières lignes t’ont peut-être fait grincer des dents. Ça ne semble pas un peu… Malhonnête? Manipulateur? Vendre n’était pas censé être une expérience humaine? Éthique?

Ça l’est, rassure-toi. Mais lorsqu’on vend, l’objectif n’est pas de déterminer qui a raison, mais d’avoir des résultats. Tu veux convaincre l’autre personne. SON égo est important, le tien ne l’est pas.

Les échanges peuvent parfois devenir hostiles. Chaque insulte ne sert qu’à te déstabiliser, n’est qu’un appât pour forcer ton égo poilu hors de sa tanière. Un professionnel garde la tête froide, comme Morgan Freeman à la fin du film Ted 2.

Dans cette scène, Mark Wahlberg dit à Morgan Freeman (un prestigieux avocat qui a refusé de prendre le cas de Ted plus tôt dans le film) d’aller se faire foutre, sur quoi il répond “Je le ferai et, aussitôt que j’aurai fini de me faire foutre, j’aimerais prendre votre cas”.

Vendre est un exercice d’empathie. Peu importe les enjeux, c’est notre rôle de regarder le monde à travers les yeux de l’autre. Il ne retournera pas la courtoisie, mais ce n’est pas important. Ne prend rien personnel, ce n’est pas à propos de toi.

Pour arriver à ses fins, obtenir un “Oui!” honnête et sincère, il faut souvent s’effacer pour donner toute l’importance à l’autre personne. C’est pour cette raison que je dis que la vente est humaine et éthique, on approche le processus d’un oeil altruiste, optimiste et bienveillant.

C’est facile à faire lorsqu’on vend à un consommateur qu’on ne connaît pas, mais lorsque la personne à l’autre bout de la table est un patron, un collègue, un ami ou son conjoint, les choses deviennent vite personnelles.

Mais les règles ne changent pas. Sois comme de l’eau.

La méthode SPIN

Lorsque tu vas t’acheter un café, tu ne veux pas nécessairement que la barista essaie d’être empathique avec toi. Tu veux juste un bon cappuccino le moins cher et le plus rapidement possible pour que tu puisses continuer ta journée. Mais plus l’engagement et le prix sont élevés, plus le cycle de vente est long et plus le mindset que je viens de te partager ainsi que la méthode SPIN deviennent utiles.

Assez de préliminaires! C’est quoi cette fameuse méthode?

C’est très simple, tu vas voir. Elle divise le cycle de vente en 4 étapes et chacune d’entre elles te demande de poser certaines questions. Il ne s’agit pas de poser des questions ouvertes ou fermées, ça on s’en fout. Ce n’est pas le type de question qui est important, mais l’objectif derrière ces questions.

Tu l’auras deviné, SPIN est un acronyme pour décrire chacune de ces étapes: Situation, Problème, Implications et Need-Payoff (il s’agit d’une méthode anglophone, la dernière lettre se traduit très mal).

La Situation

La première étape est de collecter les informations qu’on a besoin pour être capable de faire une proposition pertinente au contexte de la personne.

Si tu veux implémenter un projet dans ton entreprise, tu vas t’informer et poser des questions sur les personnes en charge, la logistique, les méthodes, logiciels utilisés, etc.

Lors d’un appel ou d’une rencontre de vente, il faut en poser le moins possible. Tu es la seule personne qui gagne quoi que ce soit en posant ce genre de questions, l’autre perd son temps.

Si possible, fais tes recherches à l’avance.

Le Problème

Ça va toujours mieux vendre une solution lorsque l’autre personne admet avoir un problème.

La deuxième étape du processus de vente est de creuser pour trouver et faire l’inventaire des frustrations des gens.

Par exemple:

  • Êtes-vous satisfait de l’équipement que vous utilisez?
  • Quels sont les désavantages causés par la méthode/les outils que vous utilisez?
  • Si j’avais une baguette magique et que je pouvais régler UN problème en lien avec X, ce serait quoi?
  • Est-ce que c’est difficile de faire X, Y, Z?

Jusqu’à présent, il n’y a rien de révolutionnaire. Les questions à propos de la situation et du problème sont complètement naturelles et à la base de n’importe quel processus de vente. C’est l’introduction des deux autres étapes qui rend cette méthode magique!

Les Implications

Une fois le problème découvert, la plupart des gens vont sauter sur l’occasion pour offrir leur solution. Ça fonctionne lorsque la solution est abordable et que l’engagement derrière la vente est bas mais, lorsque ce n’est pas le cas, “pitcher” une solution à cette étape risque très certainement de tuer la vente.

Dans ta tête de vendeur, tu vois immédiatement le lien entre le problème et la solution. Mais pour le client, ce n’est pas encore clair pourquoi il aurait besoin de ton produit/service.

Il faut faire prendre conscience au prospect des implications du problème!

Ton système de gestion est lent? Qu’est-ce que ça implique comme conséquences négatives? Combien d’heures est-ce que tes employés perdent chaque semaine pour faire des tâches simples? Est-ce que l’usage de ce système crée un problème de roulement d’employés? Combien ça coûte former un employé pour utiliser ce système? Est-ce que le problème affecte la qualité du produit? Crois-tu perdre des ventes à cause de ça?

L’idée est de faire prendre conscience à la personne de l’ampleur réelle du problème que tu souhaites régler. Plus les implications sont grandes, plus le désir et l’urgence de trouver une solution augmentent.

Need-Payoff

Une fois qu’on a trouvé un problème et qu’on a fait l’inventaire de ses répercussions négatives, il faut maintenant changer le cap de la conversation vers le positif. On transforme le momentum établi lors des questions d’implications pour se demander quels sont les avantages à régler ce problème.

Exemple:

  • Est-ce vraiment important pour vous de régler ce problème?
  • Pourquoi est-ce que cette solution vous paraît utile?
  • Si je trouve une solution à ce problème, quels autres bénéfices est-ce que ça pourrait apporter?

Ce type de question permet d’accomplir deux choses:

  1. Ça focus l’attention de la personne sur la solution au lieu du problème. Ça met les gens dans un mindset positif de résolution de problème.
  2. Ça fait en sorte que le prospect se dit lui-même les bénéfices de ta solution.

Tu serais intéressé d’avoir une solution pour simplifier la prise de rendez-vous lors de consultations? Pourquoi est-ce que c’est important pour toi? Est-ce que tu aimerais un système qui s’occupe de faire les suivis automatiquement? Quels autres problèmes est-ce que ça règlerait? Crois-tu que ça va réduire les annulations de dernière minute? Quel impact crois-tu que ce système aurait chez ta clientèle?

Lorsqu’un prospect fait l’inventaire des bénéfices lui-même, alors ses objections (comme le prix ou un défaut dans le service ou produit offert) semblent plus acceptables.

Ce genre de questions possède également un deuxième effet important: il entraîne le prospect à vendre la solution.

Lorsqu’on vend quelque chose dans une entreprise, c’est très rare qu’on va s’adresser directement au preneur de décision. Habituellement, on passe par un intermédiaire qui doit faire approuver la dépense par quelqu’un au-dessus de lui. Même le PDG doit répondre à un conseil d’administration.

Ça veut dire que ton prospect devra se tourner de bord et parler de ta solution à ses supérieurs. Si tu lui fais dire lui-même les bénéfices et avantages et qu’il “achète” mentalement ta solution, tu le transformes en petit vendeur qui va travailler pour toi au sein de l’autre organisation.

Caractéristiques et bénéfices

Finalement, la méthode SPIN propose une façon très particulière de parler de son produit. Traditionnellement, on va faire la distinction entre les caractéristiques (3go de mémoire) et les bénéfices (1 000 chansons dans ta poche).

Ceci étant dit, la méthode SPIN va une étape plus loin…

Lors des questions sur les problèmes, l’objectif est de faire l’inventaire des besoins implicites. C’est-à-dire que si je dis que mon site web est lent, alors ça implique que je pourrais bénéficier d’un serveur plus rapide (avec plus de mémoire vive ou un meilleur processeur).

Lors des questions Need-Payoff, l’objectif est de faire en sorte que le prospect explicite ses besoins en disant “ça aiderait vraiment nos ventes d’avoir un site web plus rapide”.

Donc lorsqu’on propose la solution et qu’on parle du produit, on peut rattacher les bénéfices à ce que la personne a dit plus tôt dans l’appel!

Par exemple:

  • Notre iPod possède 2go de mémoire, ce qui peut accommoder plus de 1 000 chansons! C’est donc largement suffisant pour la collection de Bob Dylan que vous souhaitez écouter.
  • Nos serveurs utilisent un processeur à 4 coeurs, ce qui permet de charger les scripts complexes beaucoup plus rapidement. Ça ferait en sorte que votre site charge au moins deux fois plus rapidement, une augmentation largement suffisante pour avoir l’impact que vous recherchez sur vos ventes!

Conclusion

Lorsque tu vas chez le psychologue, tes problèmes sont presque immédiatement apparents pour lui. Cependant, il ne peut pas simplement te dire après deux sessions que tu as un problème d’attachement causé par une enfance traumatique et que la seule façon de sauver ton mariage est de faire la paix avec Tony qui t’a brutalisé en secondaire deux. Pour faire des progrès, il doit t’amener à voir tes problèmes par toi-même et, s’il est trop évident dans ses questions, tu suspectes qu’il essaie de te manipuler et ça te met sur tes gardes.

La méthode SPIN observe un peu le même principe. Bien que notre intention soit évidente (vendre), il faut le faire en amenant l’autre personne sur une réflexion qui va la convaincre elle-même de la nécessité de ton produit!

Les gens n’achètent pas d’un vendeur parce qu’il connaît bien ses produits, mais parce qu’ils sentent qu’il comprend leurs problèmes.

C’est exactement ce que la méthode SPIN accomplit en posant les bonnes questions situationnelles et en prenant le temps de bien définir le problème.

Non seulement ça, mais les gens achètent lorsque la frustration causée par le problème est plus grande que le coût associé à sa solution.

C’est là que les questions d’implications entrent en jeux. On amène la personne à réaliser l’ampleur du problème pour augmenter sa motivation à passer à l’action.

Ensuite, on guide le prospect pour qu’il verbalise lui-même les avantages d’une solution à son problème pour réduire les objections.

Finalement, on présente le produit de façon à ce que chaque point de vente réponde directement à un besoin que le client a clairement exprimé lors de la rencontre.

Bien sûr, ceci n’était qu’un très très court résumé de la méthode. Le livre complet est disponible sur amazon et vaut chaque dollar investi. L’auteur propose des exemples concrets ainsi que des exercices pratiques à mettre en application.

L’objectif de cet article était de montrer une facette différente de la vente, de briser le stéréotype du gars avec une fausse montre en or et qui essaie de te recruter dans une compagnie pyramidale. La vente est à propos de l’autre. Ça implique qu’il faut arrêter de vanter son produit (ou soi-même), de poser les bonnes questions et d’écouter. Ce n’est qu’une fois que la personne s’est convaincue  elle-même de l’importance d’un problème et des bénéfices de sa solution qu’on doit faire comme Martin Matte et dire: “Alors je fais ça à quel nom?”

Le travail d'équipe

Le mensonge du travail d’équipe

Voici ce que je viens de trouver en lisant une offre d’emploi: “Vous savez travailler en équipe tout en étant autonome dans vos réalisations”.

Sérieux?! Qui va avouer en entrevue être un sociopathe ayant besoin de supervision constante?

Pour une raison qui m’échappe, 90 % des offres d’emplois possèdent la mention “travail d’équipe”. Dans les RH, on dirait que la notion de travail d’équipe est un genre de panacée miracle.

Dans les faits, la plupart des recherches effectuées sur les dynamiques de travail indiquent que le travail d’équipe nuit à la productivité des gens. C’est surtout le cas lorsqu’il s’agit de tâches additives où il n’y a pas vraiment d’interdépendance entre les membres.

Les études menées sur le sujet proposent trois explications:

  1. Les membres du groupe s’attendent à ce que les autres se traînent les pieds, ce qui leur donne le droit de le faire.
  2. Dans un groupe large, l’individu se sent anonyme & invisible.
  3. Rares sont les groupes qui ont des standards / quotas de production / attentes bien définis de chacun des membres.

En d’autres mots, personne ne veut être le “sucker” qui travaille plus fort que tout le monde tout en ayant le même maudit salaire.

Non seulement ça, mais d’autres études ont également démontré que le fait de travailler en équipe inhibe l’innovation et la créativité. Par exemple, le sens commun suggère que le brainstorm est plus efficace en groupe. Après tout, les idées des uns alimentent la créativité des autres! Non? Eh bien, dans les faits, les brainstorms en équipe génèrent beaucoup moins d’idées que lorsque les gens réfléchissent chacun de leur côté.

Notre culture nous laisse croire que c’est une bonne chose d’accomplir systématiquement chaque tâche en groupe alors que c’est loin de toujours être le cas. De façon générale, les projets individuels sont beaucoup plus rentables pour les entreprises que les travaux d’équipe. Ceci étant dit, certains projets requièrent la coopération de plusieurs experts. Alors dans ce cas, que doit-on savoir pour être un bon “joueur d’équipe”?

Comment gagner plus souvent à League of Legends?

Plus de 100 millions d’individus jouent à League of Legends chaque mois. Et si un jeu peut être utilisé pour expliquer les dynamiques d’équipe, c’est bien celui-là!

Dans ce jeu, deux équipes de cinq joueurs s’affrontent pour détruire la base ennemie. Pour ce faire, ils doivent avancer à travers trois couloirs qui lient les deux bases ensemble. Traditionnellement, les cinq joueurs jouent cinq rôles bien différents pour maximiser leurs chances de gagner. Il y a un bruiser en haut, un mage au milieu, un attaquant avec un rôle de support en bas et une personne qui se promène à travers le terrain pour aider ceux qui ont besoin d’assistance.

L’important à retenir dans tout ça, c’est que chaque mort donne un avantage important à l’autre équipe.  Donc, si un de tes coéquipiers meurt deux ou trois fois au début d’un match, ça crée un effet boule de neige difficile à arrêter. C’est une expérience particulièrement frustrante qui, tu devineras, mène à beaucoup d’insultes lancées à droite et à gauche entre les membres du groupe.

Le parallèle que je veux effectuer ici est que toutes les équipes interdépendantes possèdent leurs sources de discorde. Quelqu’un, quelque part, va mal faire sa job. Ça va entraîner une réaction (probablement négative) de la part du reste de l’équipe.

La raison pour laquelle j’ai parlé de William James et de League of Legends est simple: c’est tentant de croire qu’on n’est qu’un pion ou engrenage dans un système complexe et que nos actions/décisions n’ont que peu ou pas d’impact sur le résultat final.

Cependant, la réalité est tout autre. Oncle Ben a dit à Peter Parker avant de mourir “Avec de grands pouvoirs viennent de grandes responsabilités”. D’accord, mais il a oublié de dire le plus important: le contraire est également vrai. Avec de grandes responsabilités viennent de grands pouvoirs.

Ce n’est que lorsqu’on prend la responsabilité de sa propre vie en cessant de faire la victime qui joue au jeu du blâme (c’est de la faute au joueur qui n’arrête pas de mourir/ Janie qui fait pas sa job) qu’on peut commencer à exercer une influence positive sur son environnement.

En d’autres mots, assumer qu’on est responsables à 100 % de ce qui nous arrive dans la vie nous aide non seulement à exceller en tant qu’individu, mais également à gagner plus de matchs à League of Legends (lire: mieux performer en équipe)!

Selon les statistiques de Riot Game (la compagnie derrière le jeu), une équipe n’ayant aucun joueur négatif a 54 % de chances de gagner. Ce pourcentage baisse à 46 % lorsque trois des cinq joueurs ont une mauvaise attitude.

Et si tu doutes encore de l’impact que peut avoir un seul joueur sur la performance d’une équipe, considère ceci: les joueurs ayant un historique de comportements positifs gagnent 10 % plus de matchs que la moyenne. En contraste, les joueurs avec des antécédents négatifs gagnent 35 % moins de matchs, un écart de 45 %!

La raison pour laquelle je te dis tout ça est simple: tu dois reconnaître ton influence sur la performance de ton équipe, ne jamais blâmer tes coéquipiers et toujours rester optimiste et positif.

Je sais que ça sonne comme un gros tas d’âneries peace and love, mais fais-moi confiance, tu vas bientôt comprendre que les hippies ont peut-être raison sur un point après tout!

Comment entraîner un pilote de chasse

1960, Israël. Un jeune psychologue du nom de Daniel Kahneman donne une présentation à un groupe de pilotes de l’air. Il expose à tous les bases de la psychologie comportementale dans le but d’améliorer les performances des pilotes. Plus précisément, Daniel voulait souligner le fait que de féliciter un comportement positif fonctionne, mais que de réprimander un comportement négatif n’aide pas et peut même nuire.

Dans la salle, les instructeurs bouillaient d’incrédulité. Un d’entre eux lève la main pour s’exprimer: “J’ai souvent félicité mes pilotes lorsqu’ils ont fait des manoeuvres particulièrement spectaculaires. Par la suite, ils sont toujours moins bons. Et au contraire, lorsque je crie après les gens qui performent mal, ils s’améliorent toujours d’une bonne marge ensuite. Ne me dis pas que les encouragements fonctionnent, mais pas les punitions. Mon expérience prouve le contraire! ”

Kahneman a ruminé sur ce paradoxe pendant de longues nuits jusqu’à ce qu’il trouve la réponse dans un concept qu’il nomme “La régression à la norme”. Lorsqu’un instructeur crie après un étudiant, sa performance s’améliore. On a l’impression que c’est le feedback qui a causé l’amélioration du pilote , mais en fait, c’est plutôt la simple chance.

La régression à la norme veut simplement dire que, dans une séquence d’événements aléatoires, un événement extraordinaire va probablement, dû au hasard, être suivi par un événement ordinaire.

Chaque pilote possède une performance moyenne où on retrouve la plupart de ses vols. Bien sûr, la moyenne du pilote s’améliore au fil du temps, mais c’est un processus graduel qui est impossible à discerner d’une performance à l’autre. On doit plutôt observer la tendance.

Donc, lorsqu’un pilote performe de façon significativement supérieure à sa moyenne, l’instructeur a comme réflexe de le féliciter (ce qui est une bonne chose). Or, à cause du hasard, sa prochaine performance va probablement se trouver dans sa moyenne personnelle, c’est-à-dire qu’elle va être moins bonne.

À l’inverse, si le pilote performe mal et qu’il se fait réprimander, sa prochaine performance va s’améliorer, non pas à cause du feedback, mais à cause que sa performance va se rapprocher de sa moyenne personnelle.

J’explique la régression à la norme pour une simple et bonne raison: si quelqu’un dans ton équipe l’échappe, il s’agit sans doute d’un événement négatif qui sort de la performance moyenne de cet employé. Jouer à chercher un coupable ne va mener à rien de bon. Il faut mettre son égo de côté et retenir les pulsions qui nous poussent à corriger les autres pour avoir raison. Il faut se rappeler que ce genre de comportement fait perdre 45 % plus de matchs à League of Legends et que, même si notre coéquipier l’a échappé, c’est notre responsabilité de tout faire pour minimiser l’impact de l’incident sur l’équipe et/ou l’atteinte des objectifs.

Fin de l’extrait.

11 Les raccourcis clavier

Les 50 raccourcis clavier indispensables à ta productivité

Selon la définition de Wikipedia, “Un raccourci clavier est une combinaison de touches qui une fois enfoncée permet d’exécuter un programme, une fonction ou une commande d’un programme.”

Combien de raccourcis clavier est-ce que tu connais et utilises au quotidien? Sois honnête!

Quatre ou cinq peut-être? C’est un bon début.

Une quinzaine? Tu es sur la bonne voie…     

Tellement que tu n’arrives pas à les compter? Là tu jases!

Apprendre à utiliser les raccourcis clavier est l’une des façons les plus simples et efficaces d’augmenter la vitesse avec laquelle on utilise un ordinateur.

Ça demande un petit effort de mémoire, mais ça peut mener à de très grands résultats pour notre productivité quotidienne.  

Mon chat a maîtrisé les raccourcis pour inverser les couleurs et changer l’orientation de mon écran, alors tu peux probablement apprendre à en utiliser quelques-uns aussi!

Il existe des centaines de raccourcis clavier que tu peux apprendre si tu te sens assez motivé, mais certains sont définitivement plus utiles que d’autres dans un contexte professionnel.

Voilà donc un résumé des 50 raccourcis clavier les plus pratiques que tu devrais apprendre à utiliser dans un environnement Windows.

Les indispensables

Ctrl+C, Ctrl+X, Ctrl+V

Ctrl+C est utilisé pour copier, Ctrl+X pour couper et Ctrl+V pour coller un élément sélectionné. Il peut s’agir d’une partie de texte, d’un fichier ou d’un dossier.

Copier un élément laisse l’original intact et en effectue une copie dans le “presse-papier” qui peut être collée (autrement dit placée) à l’endroit désiré avec le raccourci Ctrl+V.

Ctrl+X va couper l’élément, c’est-à-dire qu’il retire la version originale et la déplace dans le presse-papier pour être collée ailleurs, également avec Ctrl+V.

Ctrl+Z et Ctrl+Y

Ctrl+Z va annuler la dernière action qui a été effectuée et Ctrl+Y va la refaire.

Par exemple, disons que tu rédiges un texte et que tu n’es pas satisfait des derniers mots. Tu peux les annuler en utilisant Ctrl+Z à quelques reprises. Si tu changes d’idée et veux revoir les mots ou la phrase annulée, Ctrl+Y te permet de revenir en arrière.

Ces deux raccourcis sont un peu comme une façon de te déplacer d’avant en arrière dans l’historique des changements que tu apportes à un fichier (que ce soit du texte ou, par exemple, des retouches sur une image)

Ctrl+S

Ce raccourci permet de sauvegarder rapidement un document. Peu importe qu’on soit sur Word, Photoshop ou autre, c’est le raccourci que la très grande majorité des programmes reconnaissent pour la sauvegarde rapide.

Ctrl+P

Utiliser le raccourci Ctrl+P va ouvrir la fenêtre d’impression du document en cours. C’est l’équivalent, mais en plus rapide, d’aller sélectionner l’onglet “fichier” et l’option “imprimer”.

Ctrl+K

Ce raccourci nous permet d’ajouter rapidement un lien (par exemple vers une page web) au texte sélectionné.

Ctrl+F

Ctrl+F va ouvrir la barre de recherche d’à peu près n’importe quel programme/application.

C’est très utile, par exemple, si tu veux chercher une information précise dans un long texte. En utilisant ce raccourci, tu peux entrer un mot clef et le rechercher rapidement dans la page ou le document.

C’est aussi très pratique pour la correction ou l’uniformisation de textes. Disons que tu écris un texte et que tu te rends compte qu’un mot n’est pas écrit avec une graphie uniforme au travers du document. En utilisant le raccourci Ctrl+F, tu peux rechercher le mot en question pour passer en revue les endroits où il apparaît dans le texte.

Alt+Tab et Ctrl+Tab

Ces deux raccourcis permettent de faciliter la navigation d’une application à l’autre (Alt+Tab) ou d’un onglet à l’autre (Ctrl+Tab).

Par exemple, si tu as plusieurs onglets d’ouverts dans Google Chrome, tu peux les sélectionner un après l’autre avec Ctrl+Tab. Alt+Tab va plutôt ouvrir une boîte qui te montre en miniature toutes les fenêtres et applications ouvertes sur ton ordinateur. En gardant Alt enfoncé et en utilisant Tab pour passer de l’un à l’autre, tu peux sélectionner la fenêtre à ouvrir en relâchant simplement Alt.

Ctrl+Backspace, Ctrl+Delete

Dans un texte, les raccourcis Ctrl+Backspace et Ctrl+Delete suppriment un mot complet à la fois au lieu d’une seule lettre.

Ctrl+Delete est utilisé pour supprimer le mot à droite du curseur tandis que Ctrl+Backspace va supprimer le mot situé à gauche.

Ctrl+flèche gauche/droite

Utiliser les touches Ctrl+flèche gauche ou droite permet de déplacer le curseur d’un mot complet à la fois au lieu d’une seule lettre, ce qui nous évite d’avoir à utiliser la souris pour la navigation rapide dans un paragraphe.  

Ctrl+Home et Ctrl+End

Le raccourci Ctrl+Home permet de retourner au début du document et Ctrl+End permet de se déplacer jusqu’à sa fin. C’est un raccourci qui fonctionne avec la plupart des logiciels/applications, que ce soit un fichier de texte ou une page internet.

Page Up, Page Down et Barre d’espacement

Les touches Page up et Page Down permettent de te déplacer rapidement de haut en bas dans une page, et la barre d’espacement peut être utilisée, entre autres dans un navigateur web, pour descendre dans la page.

Ctrl+B, Ctrl+G, Ctrl+I, Ctrl+U

Ces raccourcis permettent de modifier rapidement la mise en forme du texte sélectionné.

Ctrl+B est le raccourci le plus fréquent pour mettre du texte en caractère gras (comme dans la suite Google Docs par exemple) mais le raccourci pour cette option dans Office et Office online est plutôt Ctrl+G.    

Ctrl+I permet de mettre le texte en italique et Ctrl+U permet de le souligner.

Ctrl+A

le raccourci Ctrl+A permet de sélectionner tous les éléments d’un fichier ou d’un dossier. Dans un texte, ces touches permettent de sélectionner tous les mots en un clin d’oeil.

F2

Cette touche permet de renommer rapidement le fichier/dossier sélectionné.

F5

En appuyant sur la touche F5, la page en cours est actualisée.

Alt+F4

Ce raccourci ferme la fenêtre ou l’application en cours.

Alt+Enter

Ce raccourci affiche les propriétés du fichier/dossier sélectionné.

Ctrl+O

Ce raccourci permet d’ouvrir un fichier dans le programme en cours.

Ctrl(+)+ , Ctrl(+)- ou Ctrl+roulette de la souris

Ces raccourcis permettent d’effectuer un zoom avant (+) ou arrière (-) sur la page.

Ctrl+F4

Ce raccourci ferme le document actif dans une application qui te permet d’avoir plusieurs documents ouverts en même temps.

Raccourcis Windows 10

En plus de nous offrir un nouveau visuel et une panoplie de nouvelles options, le système d’exploitation Windows 10 propose également une panoplie de nouveaux raccourcis clavier méconnus, mais vraiment utiles. (Bon, d’accord. Certains raccourcis existent depuis Windows 7, mais on commence à peine à les découvrir!) Voilà les plus intéressants:

Windows+ flèches (haut, bas, gauche ou droite)

Windows permet de “snaper” nos fenêtres utilisées et d’en placer deux séparées verticalement, ou d’en placer quatre, une dans chacun des coins. La touche Windows suivie de l’une des flèches nous permet de rapidement placer la fenêtre en cours à l’endroit voulu.

Windows+Tab

Comme le raccourci Contrôle+Tab, cette combinaison de touches nous permet d’avoir un aperçu des fenêtres ouvertes et de faire une sélection rapide. Ce raccourci permet aussi de basculer d’un “bureau” à l’autre.

Windows+Ctrl+D et Windows+Ctrl+flèche gauche/droite

Ces raccourcis permettent de naviguer facilement d’un bureau à l’autre. Windows+Ctrl+D crée un nouveau bureau et Windows+Ctrl+flèche gauche ou droite permet d’alterner de l’un à l’autre.

Windows+I

Ce raccourci permet d’ouvrir les paramètres de l’ordinateur.

Windows+L

Ce raccourci permet de verrouiller la session et de changer de compte d’utilisateur.

Windows+PRT SC

Cette combinaison de touche va effectuer une capture d’écran et la sauvegarder dans un dossier nommé “captures d’écran” ou “screenshots” dans le dossier “mes images” de l’ordinateur.

Windows+C

Ouvre Cortana en mode écoute (c’est une fonction qui n’est pas activée par défaut, il faut aller l’autoriser dans les paramètres)  

Windows + ,

En tenant Windows et la touche “,” enfoncée, on peut jeter un coup d’oeil au bureau sans fermer les fenêtres. Une fois les touches relâchées, l’image revient à la fenêtre en cours.  

Windows + flèche haut/bas

La combinaison de la touche Windows et des flèches haut et bas permet d’afficher la fenêtre en plein écran (Windows+flèche du haut), ou de la réduire (Windows+flèche du bas).

Windows + shift + flèche gauche/droite

Ces raccourcis sont particulièrement pratiques quand on travaille avec plusieurs écrans, car ils permettent de déplacer une fenêtre d’un écran à l’autre.

C’est l’heure de la pratique!

Cette liste de raccourcis n’inclue pas tous les raccourcis qui existent sous Windows, pas plus que les raccourcis des outils populaires comme la suite Google (Google Docs, Gmail, etc.), mais c’est un très bon point de départ pour te familiariser avec les commandes les plus utiles au quotidien!

Pour te pratiquer et découvrir de nouveaux raccourcis, rends-toi sur le site Shotrcutfoo qui est un espèce de “tape-touche” pour les raccourcis clavier (et le langage de programmation).

Et toi, quels raccourcis utilises-tu au quotidien? As-tu des suggestions de raccourcis indispensables? Donne-nous ton opinion dans la section commentaires ci-dessous!