avril 2017 - Double Ta Valeur

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La motivation

8 astuces pour un regain instantané d’énergie et de motivation!

Il y a des jours où on est en feu! On se lève du pied droit, on se sent awesome, on sort de chez nous avec l’attitude d’un conquérant et en une couple d’heures au bureau on réussit à abattre l’équivalent de trois jours de travail en chantonnant Thunderstruck comme un motivé.

Et il y a d’autres jours où on a la motivation d’un rat dépressif mort et où on passe la journée sur une tâche qui ne devrait pas prendre plus d’une demi-heure à terminer.

Le manque de motivation, c’est l’ennemi #1 de ta productivité et de ton avancement professionnel. C’est souvent ce qui fait en sorte que tes tâches sont reportées au lendemain et que tes projets avancent à pas de tortue.  

C’est même une véritable épidémie à l’échelle internationale: selon le rapport de Gallup sur l’état des milieux de travail dans le monde, 13 % seulement des travailleurs des 142 pays à l’étude sont réellement motivés par leur travail. Si on se limite uniquement au Canada, ce chiffre monte légèrement jusqu’à 16 %, mais c’est un résultat quand même très alarmant. Heureusement, il y a quand même des trucs que tu peux appliquer au quotidien pour aider dans les jours où tu manques de pep.

Pour ces jours-là, voilà 8 façons de booster ta motivation à court terme pour te remettre sur la bonne voie!

1-Hydrate toi

Notre cerveau est constitué d’environ 80 % d’eau. Dès qu’on est déshydratés, on commence à ressentir des symptômes comme de la fatigue et de la difficulté à se concentrer. Pas évident de rester motivé quand on cogne des clous!

C’est donc très important de boire fréquemment pour s’assurer que notre cerveau et le reste de notre corps ne sont pas au ralenti. Prends l’habitude de traîner une bouteille d’eau en plastique/verre/stainless que tu peux remplir à volonté pendant la journée. Personnellement, j’adore celle-ci de la marque Contigo, elle me suit partout!

2-Écoute de la musique

Il y a de fortes chances que quand tu es chez toi, même si tu es complètement brûlé et dans un état semi-comateux à plat ventre sur un sofa, il suffit que la bonne chanson se mette à jouer à la radio (ou sur ton spotify) pour te donner un regain d’énergie et te faire oublier ta fatigue pendant un moment.

Hé bien tu peux profiter des bienfaits de ce phénomène au travail.

Quand tu te sens amorphe et que tu manques de motivation pendant la journée, si tu as un emploi qui te le permet, mets tes écouteurs et écoutes une playlist ou un album qui te rend de bonne humeur. L’effet est instantané!

3-Médite sur des citations

Des citations de motivation, c’est cliché, mais ça fonctionne. Parcours les tableaux Pinterest de citations, installe une application comme “Motivation-Quotes” ou fais simplement une recherche de citations sur le web et note celles qui ont le plus de sens pour toi et qui te motivent.

Tu peux aussi te procurer un petit carnet pour noter ces citations ou bien créer un document à l’ordinateur pour les sauvegarder.

S’il y en a une que tu préfères, tu peux même l’imprimer, l’encadrer et l’afficher pour l’avoir sous les yeux pendant que tu travailles.

Chaque fois que tu sens perdu et démotivé, jette un coup d’oeil à ta liste de citations et réfléchis à ce qu’elles représentent pour toi et ton travail.  

Voilà quelques exemples que j’apprécie tout particulièrement:

  • On ne peut pas résoudre nos problèmes avec l’état d’esprit dans lequel on était quand on les a créés… (Albert Einstein)
  • Tout semble toujours impossible, jusqu’à ce que ce soit réalisé. (Nelson Mandela)
  • Tu ne peux pas bâtir une réputation sur ce que tu as l’intention de faire. (Henry Ford)
  • Écris quelque chose qui mérite d’être lu, ou bien fais quelque chose qui mérite d’être écrit. (Benjamin Franklin)
  • Pour être irremplaçable, il faut toujours être différent. (Coco Chanel)
  • Si tu veux ce que tu n’as jamais eu, tu dois être prêt à faire quelque chose que tu n’as jamais fait. (Thomas Jefferson)

4-Bouge

Passer des heures assis n’est bon ni pour ton corps ni pour ta motivation. Aussi souvent que possible, idéalement toutes les demi-heures, lève-toi pour te dégourdir les jambes et activer ta circulation sanguine.

Si tu as assez d’espace et d’intimité (ou que les regards ne te dérangent pas) tu peux faire une petite série de jumping jacks ou de squats de temps en temps. Ou encore, profite des moments où tu vas à la salle de bain pour faire quelques push-ups sur un mur, un comptoir, ou même sur la porte de ta cabine de toilettes tiens! Toutes les occasions sont bonnes pour te dérouiller et te faire bouger un peu. Regain d’énergie garanti!

5- Minute tes tâches

Il y a quelque chose dans le fait d’être minuté, d’avoir un décompte et une échéance, qui nous motive à nous atteler au travail. C’est pourquoi on n’est jamais aussi productifs que la veille d’un deadline!

Alors, concentre-toi sur ta tâche la plus urgente/importante et estime le temps qu’elle devrait te prendre. Si tu crois qu’une heure serait suffisante pour la réaliser, alors démarre le minuteur pour une heure et met toi au travail. La méthode Pomodoro est aussi une très bonne façon de garder sa concentration et de se motiver à terminer nos tâches plus rapidement.

Si tu utilises Google Chrome, je te suggère aussi d’essayer Ultidash qui est une extension vraiment géniale. Elle te permet non seulement de minuter ton travail, mais aussi de bloquer certains sites pendant que le décompte est en marche. Autrement dit, si tu as le mauvais réflexe de toujours aboutir sur Facebook sans même t’en rendre compte, tu peux régler le problème de cette façon.

L’extension te permet aussi de connaître certaines statistiques comme le temps que tu as passé à travailler minuté dans la journée et le temps que tu as passé sur les différentes pages web. Il y a aussi une option “greetings” où tu peux mettre une liste de tes citations favorites pour te motiver. Elles seront affichées de façon aléatoire sur l’écran d’accueil.  

6-Des plantes et des couleurs chaudes

Une étude de l’université d’Exeter a démontré qu’avoir de la verdure dans notre environnement de travail peut contribuer à augmenter le bien-être jusqu’à 47 %, la créativité de 45 % et la productivité de 38 %. Parallèlement, la psychologie des couleurs nous apprend que les couleurs chaudes comme le rouge, l’orangé et le jaune stimulent le système nerveux et auraient un effet bénéfique sur l’énergie et la motivation quand on les utilise à petites doses.

Alors, pourquoi ne pas avoir dans ton bureau une petite plante dans un joli pot coloré?  

7-Récompense-toi

Un système de récompenses, ce n’est pas seulement efficace pour les enfants! Si tu as des tâches particulièrement pénibles à terminer, fixes toi un objectif à atteindre et détermines une récompense à laquelle tu auras droit une fois ton but atteint.

Ça peut être quelque chose d’aussi simple que de passer chercher un plat de sushis après le travail, te permettre un achat qui te titille depuis un moment ou planifier une activité qui te plaît. C’est une belle marque de reconnaissance de toi à toi que tu sauras sans doute apprécier!

 8-Sois positif

La vie, ce n’est pas toujours rose et on fait tous face à des obstacles de temps en temps (malheureusement, certains plus que d’autres). Que ce soit dans notre vie de couple, de famille ou professionnelle, on ne peut pas contrôler les hauts et les bas de notre quotidien. Ce qu’on peut contrôler par contre, c’est notre façon de réagir et d’affronter ces situations. La pensée négative est un cercle vicieux qui nous entraîne toujours plus bas et draine notre motivation. Alors, sois positif et essaie de toujours voir le bon côté des choses! Ton attitude dans les moments les plus difficiles va souvent déterminer si tu prends le chemin du succès ou de l’échec.

En résumé…

La prochaine fois que tu te sentiras démotivé et en panne d’énergie au travail, essaie un ou plusieurs des huit trucs proposés pour retrouver ton dynamisme.

  • D’abord, assure-toi d’être toujours bien hydraté. C’est essentiel pour que ton cerveau fonctionne adéquatement et ne pas ressentir les symptômes de la déshydratation comme la fatigue et le manque de concentration. 
  • Ensuite, si ton emploi te le permet, écoute de la musique qui t’entraîne et te met de bonne humeur. 
  • Poursuis avec une petite recherche de citations inspirantes et rédige tes favorites pour pouvoir t’y référer dans les moments où tu manques de motivation.
  • Pour un regain d’énergie instantané, tu devrais également prendre l’habitude de bouger aussi souvent que possible en faisant de courts exercices. 
  • Puis, minuter ton travail te permettra d’être confronté à un échéancier, ce qui stimulera ta motivation d’accomplir tes tâches plus rapidement. 
  • Tu peux aussi décorer avec une plante dans un pot rouge, orangé ou jaune pour influencer ton humeur, ta créativité, ta productivité et t’aider à rester motivé. 
  • Aussi, un système de récompenses ajoutera de l’intérêt et un incitatif concret à court terme à tes tâches les plus démoralisantes. 
  • Finalement, la pensée positive dans les moments les plus démotivants aura un impact favorable sur ton énergie et sera déterminante dans tes succès futurs.

Et toi, as-tu des trucs que tu utilises pour te garder motivé et avoir un regain d’énergie pendant ta journée? Tu peux nous en faire part dans la section commentaires ci-dessous!

7 méthodes pour ne pas laisser un mauvais patron bousiller ta carrière

Il te frustre, il te décourage et il hante tes cauchemars. Il est terrifiant, irrespectueux, insultant ou juste incompétent. Il est un mauvais patron et tu dois dealer avec à chaque jour comme on deal avec une barque trouée en pleine mer: beaucoup d’efforts pour pas grands résultats.  

Tu n’es pas seul, le monde est malheureusement plein à craquer de mauvais patrons. Tu n’as qu’à tendre l’oreille au café du coin un vendredi midi pour entendre tous les scénarios d’horreur qui se racontent entre employés sur l’heure du lunch!

Travailler pour un mauvais patron, ce n’est pas juste une épine dans le pied. Selon une étude danoise, c’est aussi l’une des principales causes de dépressions en milieu de travail et de démissions. Ça peut littéralement te rendre la vie infernale! Une autre étude, réalisée par Gallup, affirme que les patrons sont responsables de jusqu’à 70 % des variations dans la motivation des employés. Généralement, ce serait donc vrai qu’on quitte un employeur et non un emploi…

Une étude de Gallup affirme que les patrons sont responsables de jusqu'à 70% des variations dans l'engagement des employés.

Pourquoi il y a autant de mauvais patrons

Les recherches de Gallup démontrent que les employés sont plus productifs, que les clients sont plus satisfaits et que les profits sont plus importants quand le patron gère la boîte de façon à ce que les employés se sentent heureux, accomplis et développent un sentiment d’appartenance envers l’entreprise.

C’est donc à l’avantage des employeurs d’embaucher des gestionnaires compétents qui savent créer un climat de travail stimulant et qui sont à l’écoute des employés. 

Alors pourquoi autant de mauvais gestionnaires? La plupart du temps, pour l’une de ces raisons:

  1. Même si un patron est un vrai tyran colérique et que les employés tremblent à son passage, tant que les affaires vont bien et que les résultats sont là, personne n’ose confronter ses méthodes. Après tout, ça semble moins risqué pour l’entreprise de le tolérer que de risquer de se retrouver avec un gérant sympathique, mais qui ne livre pas la marchandise.
  2. Parce que les préjugés sont tenaces. On attribue le mauvais rendement des employés à de la paresse et on croit qu’il faut constamment les surveiller pour qu’ils travaillent. On est convaincus que pour qu’un employé performe, il faut lui dire exactement quoi faire, comment le faire et quand le faire et que sa seule motivation est l’argent. On croit aussi qu’à compétences égales, un employé ou l’autre ça ne fait pas réellement de différence. Avec cette mentalité, ça semble logique de ne pas accorder d’importance à l’épanouissement individuel des employés.  
  3. Parce qu’on a peur du changement et qu’on est vieux jeu. Beaucoup d’entreprises roulent encore avec les résidus de la mentalité qui nous vient de la révolution industrielle et des shops du début du 20e siècle où tout roulait au quart de tour et où les seules mesures qui comptaient vraiment étaient la rapidité d’exécution et la quantité de production. Si on ajoute à cela une influence des méthodes militaires où le général dirige ses troupes d’une main de fer sans accepter de remise en question, on se retrouve assez vite avec une job où c’est vraiment légitime de détester les lundis!
  4. Tout simplement parce qu’environ 82% du temps, les postes de gestionnaires ne sont pas attribués aux bonnes personnes. Pour être un bon leader, il faut posséder plusieurs traits de personnalités et habiletés. Seulement 10% de la population aurait ce qu’il faut pour être un excellent gestionnaire. Si on prend en considération qu’en général il y a un gérant pour environ 10 employés, on réalise que le problème n’est pas au niveau de la rareté des bons patrons potentiels, mais au fait qu’ils ne sont pas promus à ces postes. Les critères de sélection pour élever un employé au rang de gestionnaire sont souvent l’ancienneté, l’habileté dans leur domaine ou leurs performances. On prend rarement le temps d’évaluer sérieusement si ces personnes ont réellement ce qu’il faut pour être de bons gestionnaires.

Malheureusement, ces façons de faire et de penser finissent par freiner le développement des entreprises.

Toi+ta job =?

Alors, comment dealer avec un mauvais patron sans faire un incident diplomatique dans l’entreprise? Il n’y a pas de secret ou de mode d’emploi universel qui s’applique à toutes les situations, mais il y a des démarches que tu peux entreprendre et qui peuvent aider.

Avant tout, réfléchis à ta situation en te posant ces questions:

  • Est-ce que tu aimes ton travail?
  • Est-ce que tu as développé un sentiment d’appartenance envers l’entreprise?
  • Est-ce que tu travailles dans un domaine où tu te vois encore pour plusieurs années?
  • Est-ce que c’est très important pour toi de conserver cet emploi ou tu crois que tu serais aussi bien ailleurs?
  • Est-ce que ton emploi te challenge et te permet de continuer à développer tes compétences chaque jour?

Garde en tête les réponses à ces questions pour déterminer ce qui te convient parmi les solutions possibles. 

Les démarches à entreprendre

Premièrement, tu dois t’assurer que tes attentes envers ton patron sont réalistes et les ajuster si nécessaire. Ensuite, tu pourras mettre en place certaines stratégies pour contourner ses mauvaises habitudes ou ses comportements contreproductifs. Pour y parvenir, tu devras apprendre à mieux le connaître pour comprendre ses agissements et appliquer la technique de la gestion inversée. Si ce n’est pas suffisant pour améliorer la situation, tu as aussi la possibilité de planifier une rencontre avec ton boss pour discuter des problèmes que tu as constatés et proposer des solutions. Finalement, si rien ne change, tu auras à choisir entre trois issues: ne pas aller plus loin et trouver des façons de mieux supporter ton patron, porter plainte contre lui ou démissionner.   

1-Revois tes attentes

Les probabilités sont minces que ton patron se lève chaque matin avec l’envie irrésistible de te pourrir la vie. Dans beaucoup de cas, les managers font réellement de leur mieux et ne sont même pas au courant que leur attitude fait d’eux de mauvais patrons. Ton boss est humain et personne n’est parfait, alors laisse-lui le bénéfice du doute.

Jette un coup d’oeil honnête et objectif à tes attentes et demande-toi si elles sont raisonnables. Ce n’est pas parce qu’un aspect du travail te tient particulièrement à coeur que c’est le cas pour ton patron.

Tu es peut-être du genre à toujours vouloir apprendre de nouvelles compétences, te perfectionner et être à l’affût des nouvelles technologies et ce n’est pas le cas de tout le monde. Même si ses connaissances ne sont pas à jour dans certains domaines, ce n’est peut-être pas pertinent dans sa vision du futur de l’entreprise et ce n’est pas forcément de la mauvaise volonté.

Les probabilités sont minces que ton patron se lève chaque matin avec l’envie irrésistible de te pourrir la vie. Laisse-lui le bénéfice du doute.

Il se peut aussi que vous n’ayez pas les mêmes valeurs. Par exemple, si ton boss est du genre à prendre une semaine de congés aux quatre ans parce qu’il a la H1N1, une pneumonie et deux côtes cassées, il ne comprendra pas et percevra possiblement comme de la lâcheté le fait que tu veuilles trois semaines de vacances par année et un horaire flexible.

C’est peut-être un bourreau de travail qui s’attend à la même chose de la part de ses employés simplement parce qu’il ne comprend pas que le travail n’a pas le même niveau de priorité dans la vie de chacun.  

Enfin, affirmer que quelqu’un est un mauvais patron est souvent une question de contexte. Tout dépend des besoins de l’entreprise et des employés.

La même personne peut être très habile pour gérer le bureau d’une entreprise et se planter royalement dans une autre. Tout dépend de ses forces et de ses faiblesses et c’est exactement ce qu’il faut identifier pour tenter d’améliorer les choses. 

2-Apprend à mieux le connaître

La première action concrète que tu peux poser est apprendre à mieux le connaître pour élaborer des solutions sur mesure.

Qu’est-ce qui le motive?

Essaie de comprendre ce qui le motive et de voir l’entreprise selon son point de vue. Sois attentif à ce qu’il dit et à sa façon de le dire, ça va t’apporter beaucoup d’indices. En l’observant et en discutant avec lui ou des collègues, tente de trouver des réponses aux questions suivantes:   

  • Est-ce qu’il est particulièrement enthousiasmé par certains sujets ou projets?
  • À ses yeux, qu’est-ce qui semble être la mission la plus importante de l’entreprise?
  • Qu’est-ce qui lui tient à coeur?
  • Est-ce qu’il y a des tâches qu’il apprécie davantage ou, au contraire, qu’il déteste?
  • Quelles sont ses craintes en lien avec le travail?
  • Qu’est-ce qu’il considère comme une réussite ou un échec?

Bref, tu veux entrer dans sa tête (façon de parler) pour savoir ce qui le drive et hante ses pensées.

Il est quel genre de patron?

Tu dois aussi considérer ses traits de personnalité. À quel profil est-ce qu’il correspond: est-ce qu’il est du type colérique? Narcissique? Désorganisé?

Voir aussi l’article: 17 types de mauvais patrons qui gâchent ta job

Selon ce que tu lui reproches, vois si c’est possible d’identifier un élément déclencheur. Par exemple, peut-être que les projets réalisés pour certains clients le rendent plus enclin à microgérer comme un control freak. Ou encore, c’est possible que l’approche d’un deadline le transforme en girouette insécure qui change d’idée aux deux secondes. Si tu réalises qu’il a un pattern, tu arriveras peut-être à prévenir ses mauvais comportements, à les contourner ou au moins t’y préparer pour essayer d’en les amortir les conséquences.    

3-La gestion inversée

Il ne faut pas s’attendre à pouvoir changer ton boss et le guérir de ses mauvaises habitudes, ça n’arrivera pas. Par contre, tu peux l’aider à s’améliorer en inversant ta façon de voir le problème.

Adapte-toi à lui

Imagine que ton patron n’est pas ton patron, mais un client. Le genre difficile, qui t’énerve un peu et que tu préfères ne pas avoir trop souvent, mais que tu finis toujours par satisfaire quand même parce que tu as trouvé une façon de t’adapter à ses caprices sans nuire à ton travail. 

En utilisant cette approche, c’est toi qui a le contrôle et qui deal avec ses caprices et défauts. En connaissant ses priorités et en sachant exactement ce qu’il attend de toi, tu peux t’adapter à son style, sa personnalité et travailler pour atteindre des performances qui lui conviennent tout en contournant ses défauts.

Disons, par exemple, que ton patron est complètement désorganisé et qu’il a une mémoire horrible pour les dates. Maintenant, pense à ce que tu ferais si c’était un client de longue date. Une des choses que tu pourrais faire pour éviter que ce client nuise à ton travail serait de t’assurer de toujours lui envoyer des rappels par courriel ou téléphone une ou deux journées avant une rencontre.

Imagine que ton patron n’est pas ton patron, mais un client. En utilisant cette approche, c’est toi qui a le contrôle et qui deal avec ses caprices et défauts.

Ou encore, peut-être que ton patron est un éternel insatisfait. Peu importe à quel point tu t’es impliqué sur une tâche, il va toujours trouver quelque chose à redire et te demander de recommencer. Avant de débuter une tâche qu’il t’a assignée, assure-toi de comprendre ses attentes à 100 %. Valide ce que tu as compris en lui répétant dans tes mots pour confirmer et note toutes ses consignes avec la date, l’heure et le contexte où il l’a dit. Dans l’éventualité où il ne serait toujours pas satisfait, ça te fait une preuve concrète que le blâme n’est peut-être pas à porter sur tes épaules… (Mais évite de lui dire de cette façon!)

Dans ce cas-là, demande-lui ce qui ne lui a pas plu dans ton travail et en quoi ce que tu as fait diffère de ce qu’il t’avait demandé. Rappelle-lui ses propres mots et, s’il n’est pas du genre trop susceptible, souligne poliment que la consigne manquait peut-être un peu de clarté.

Bref, quel que soit le type de patron que tu as à gérer, sois proactif pour limiter les dégâts. En faisant de la gestion inversée, tu peux l’aider à devenir un meilleur boss à son insu. En réalisant que tu as toujours un pas d’avance sur lui et que tu es bien organisé, il sera probablement plus enclin à te faire confiance et tu seras bien vite en tête de liste pour la promotion que tous tes collègues espèrent avoir! 

Les actions plus drastiques

Tu as appris à connaître ses forces et ses faiblesses, tu as une bonne idée de ses ambitions et de ses craintes, tu as développé des stratégies pour contourner ses défauts et tu essaies de l’aider à être un meilleur boss comme tu le peux avec la gestion inversée, mais rien ne semble vraiment faire une différence.  

Alors quelles sont tes options?

Tout dépend de la gravité de la situation et du genre de mauvais patron auquel tu as affaire. Tu peux commencer par planifier une rencontre avec lui pour discuter des problèmes que tu as constatés.

Si ça ne change rien, tu peux: 1-trouver des façons d’accepter la situation et d’endurer sa mauvaise gestion, 2-envisager des solutions plus radicales comme porter plainte aux ressources humaines et/ou aux normes du travail ou encore 3-démissionner.

4-Rencontre seul à seul

Avant de monter sur tes grands chevaux pour galoper jusqu’aux normes du travail, commence par essayer d’avoir un entretien seul à seul avec ton patron. C’est une question de respect et, si les choses dégénèrent, c’est une preuve que tu as d’abord tenté de résoudre le problème à l’interne.

Préparation

Commence par faire une liste de tout ce qui ne tourne pas rond dans ton milieu de travail et ce que tu reproches à ton boss. Note absolument tout, des petites manies aux gestes plus graves. Non seulement c’est un exercice thérapeutique qui va te défouler, mais ça va aussi te permettre d’y voir plus clair. Prends au moins une semaine pour la rédiger et ajoute les points qui te viennent en tête au fur et à mesure.

Une fois la liste complète, classe les éléments du plus important au plus banal. Demande ensuite à quelqu’un en qui tu as confiance et qui est neutre face à la situation de la lire et de te donner son honnête opinion sur ce que tu as noté.

Puis, élimine les points les moins importants jusqu’à ce qu’il ne reste que les 3-4 plus importants. Si tu abordes trop de sujets pendant la rencontre, ton patron pourrait avoir l’impression que c’est une attaque à la mitraillette plutôt qu’un exercice de bonne volonté et ce ne sera pas efficace. 

Ensuite, écrit tout ce que tu veux lui dire concernant ces points pour être certain de ne rien oublier et d’être le plus clair possible. Mets l’emphase sur le lien entre tes préoccupations et ta productivité, celle des autres employés et les conséquences que ça peut avoir sur les revenus et performances de l’entreprise.

Finalement, essaie de trouver des moyens simples et concrets à lui proposer pour régler ces problèmes. Se plaindre ne mène souvent à rien si on n’a pas de solutions à mettre sur la table.

La rencontre

Courage! Au moment de la rencontre, tu vas peut-être shaker par en-dedans comme une feuille et c’est normal, mais comme on dit “qui ne tente rien n’a rien”.  

 Conserve une attitude calme et n’arrive pas à la rencontre sur l’offensive. Tu ne veux pas avoir l’air de vouloir faire un procès à ton boss. Tu n’es pas là pour te défouler, mais bien pour faire avancer les choses et il faut que ça paraisse.

Lors de la rencontre, mets l’emphase sur le lien entre tes préoccupations et ta productivité, celle des autres employés et les conséquences que ça peut avoir sur les revenus et performances de l’entreprise.

Tout au long de la rencontre, n’hésite pas à lui demander son opinion sur les points que tu apportes et son avis sur les solutions que tu proposes. Demande-lui comment tu peux l’aider à atteindre ses buts et ceux de l’entreprise tout en prenant en considération tes préoccupations. Chaque fois que c’est possible, encadre tes critiques et suggestions dans un portrait qui est à son avantage et coïncide avec ses ambitions. 

Finalement, assure-toi que ton approche est respectueuse et fais-lui comprendre que tu abordes ces sujets avec lui non seulement pour toi, mais parce que tu as l’entreprise à cœur.

Peut-être que cette conversation ne mènera finalement à aucun changement, que ton boss est bucké et ne te prend pas au sérieux, mais au moins ce ne sera pas faute d’avoir essayé. Dans tous les cas, sois confiant. Tu as l’opportunité de possiblement faire une différence pour toi, pour les autres employés et même pour ton employeur. Le jeu en vaut la chandelle.

Cas particulier: le boss intimidateur et colérique

Si ton patron est du genre à intimider et hausser le ton, ne t’en laisse pas imposer. Si tu fais ton travail au meilleur de tes compétences et que tu n’as rien à te reprocher, garde la tête haute.

Par contre, il faut y penser à deux fois avant de planifier une rencontre pour critiquer la gestion d’un patron explosif. Si tu veux le confronter sur son attitude agressive, sache que tu vas probablement avoir droit à une réponse doublement agressive. Sois prêt à l’éventualité que ça puisse mal se terminer.

Évalue les risques avant de le rencontrer. Quel serait le pire dénouement, te faire rétrograder ou même licensier? Est-ce que ce serait facile pour lui de nuire à tes chances de te trouver un autre emploi dans ce domaine? Est-ce que tu as un plan B si les choses tournent au vinaigre? Il ne faut pas te laisser intimider, mais il ne faut pas te jeter dans la gueule du loup non plus!

Si tu décides d’aller de l’avant, garde ton sang-froid pendant la rencontre et sois réceptif à ce qu’il a à te répondre. Ais l’attitude la plus calme et amicale possible et évite de te laisser emporter par les émotions. C’est plus facile à dire qu’à faire et ce n’est définitivement pas agréable, mais c’est nécessaire pour limiter les potentiels contrecoups.

Finalement, essaie d’attendre le moment propice pour planifier une rencontre avec lui. Tu ne veux pas le provoquer pendant des périodes stressantes ou achalandées. Ce serait peut-être une bonne idée d’attendre un moment où il est reposé (après un long week-end ou des vacances peut-être?) et où il semble être particulièrement de bonne humeur.  

5-Porter plainte ou ne pas porter plainte?

Avant de déposer une plainte contre ton patron aux ressources humaines ou aux normes du travail, assure-toi d’avoir tenté de régler le problème autrement d’abord. Une plainte peut rapidement prendre des proportions sous-estimées et ajouter de l’huile sur le feu, mais c’est quand même parfois la seule solution envisageable si le comportement de ton boss est vraiment inacceptable et que tout le reste a échoué.

Avant de déposer la plainte, prends d’abord en note des exemples concrets et des preuves documentées pour appuyer tes dires. Une bonne idée serait de tenir un journal de constats où tu notes tous les comportements répréhensibles dont tu as été témoin et leur date, sur un ton le plus neutre possible, sans jugements ou commentaires personnels. Aussi, essaie de voir si des collègues seraient prêts à te soutenir et t’appuyer dans tes démarches en servant de témoins au besoin.

Si ton patron est rancunier, il ne te pardonnera peut-être jamais cet affront. Dans tous les cas, c’est un geste qui va laisser des marques et il ne te considérera plus de la même façon. Il aura sans doute beaucoup de difficulté à te faire confiance par la suite. Alors, sois vraiment certain que tu n’as pas d’autre alternative avant d’en arriver là, tu ne veux pas régler un problème pour en créer un autre.

6-Je ne veux pas démissionner!

Si rien ne change après avoir entrepris toutes les démarches pertinentes dont on a parlé (que tu ais décidé de porter plainte ou pas) et que tu en as ras le bol de ton patron, mais que tu ne veux pas changer d’emploi, il ne te reste qu’une alternative: vis avec.

Peut-être que ton boss a fait des efforts pour enrayer certains comportements, mais comme on dit, “chassez le naturel et il revient au galop”! C’est très frustrant, et définitivement pas le scénario idéal, mais si l’entreprise te tient vraiment à coeur, que tu aimes ce que tu fais et que tu ne veux pas démissionner, concentre toi sur ce que tu peux faire en tant qu’individu pour améliorer les choses au bureau malgré le mauvais patron.

«Que la force me soit donnée de supporter ce qui ne peut être changé et le courage de changer ce qui peut l’être mais aussi la sagesse de distinguer l’un de l’autre.» Marc-Aurèle

Si c’est possible, tu peux aussi demander à être transféré de département ou de succursale. Mais attention, le type de gestion que tu reproches à ton boss fait peut-être partie de la culture de l’entreprise et il se peut que ce soit du pareil au même partout. 

C’est facile de se laisser démotiver quand on a un mauvais patron, de s’apitoyer sur son sort et de se plaindre à qui veut bien l’entendre qu’on a un boss de chnoutte. Fais attention à ne pas tomber dans ce piège, ça ne mènerait nulle part et ne ferait que décupler ta frustration au bureau. Plains-toi à ton conjoint ou à tes amis pendant le week-end si tu en ressens le besoin, mais au bureau fais ton possible pour ne pas perdre tes objectifs de vue, rester positif et faire ton travail le mieux possible. Une attitude négative et du commérage mènent à un cercle vicieux qui sape le moral et rend incapable de bien performer.

Tu as sûrement déjà entendu la citation “be the change you wish to see in the world”, hé bien essaie de l’appliquer dans le milieu professionnel. Deviens le genre de professionnel pour lequel tu aimerais travailler, le genre de leader que tu aimerais que ton boss soit. Concentre toi sur tes propres performances pour devenir chaque jour une meilleure version de toi-même.

Si on regarde le bon côté, on se rend compte qu’avoir un mauvais boss peut aussi être très instructif. On peut en apprendre beaucoup grâce au contre-exemple et prendre conscience des qualités qu’il faut nous-mêmes développer en gestion et en leadership.

Et puis, qui sait, peut-être que ton patron ne restera pas encore à ce poste très longtemps!

7-Démission

Quand rien ne va plus, il te reste la solution ultime: quitter ton patron. En d’autres mots, démissionner. Ce n’est pas une décision facile ou qu’il faut prendre à la légère.

Alors, comment décider entre rester et combattre ou déposer les armes et passer à autre chose? Hé bien, ça dépend surtout de ton seuil de tolérance (à un moment donné, assez c’est assez!) et de tes ambitions professionnelles.

Si ton but professionnel ultime est de devenir un dirigeant haut placé dans l’entreprise pour laquelle tu travailles, démissionner n’est peut-être pas la meilleure option. Si, par contre, tu n’as pas vraiment d’attachement à l’entreprise ou que ça ne te dérangerait pas de changer d’emploi ou de domaine, quitter serait peut-être la meilleure solution.  

Ne quitte pas le navire sans bouée de sauvetage.

Avant de rédiger ta lettre de démission, réfléchis à tes options pour t’assurer que tes besoins financiers sont comblés.

Quelles sont tes options?

  • Est-ce que tu es assuré d’avoir un autre emploi rapidement si tu quittes celui que tu occupes présentement?
  • En quittant de ton plein gré, tu n’auras probablement pas droit à l’assurance-emploi (chômage). As-tu assez d’argent de côté pour vivre le temps que tu te “revires de bord” ?
  • Si tu n’as pas assez d’argent, est-ce que ton/ta conjoint(e) ou un proche serait prêt à te backer financièrement le temps que tu te trouves une autre job?

Si tu n’as absolument aucun “plan b” côté financier, ce serait peut-être plus sage de retarder un peu le moment de ta démission si la situation est tolérable.

Ne change pas quatre 30 sous pour une piastre

S’il y a bien une chose que tu ne veux pas, c’est passer par tout le processus de démission, d’entrevue et d’embauche dans un nouvel emploi seulement pour te rendre compte que c’est du pareil au même, ou encore pire qu’à l’emploi que tu viens de quitter. 

Avant de te mettre à envoyer des CVs à gauche et à droite, essaie de te renseigner sur l’environnement de travail, le type de gestion et la culture d’entreprise des employeurs qui t’intéressent.

Vois dans tes contacts si tu connais quelqu’un (qui connait quelqu’un) qui est salarié dans une de ces entreprises. Tu pourrais lui proposer d’aller prendre un café pour discuter de son impression face à l’environnement de travail, te renseigner sur les valeurs de l’entreprise et te donner des conseils pour te préparer à porter ton c.v. et éventuellement passer une entrevue.

Parfois, le désespoir de quitter au plus vite une mauvaise situation peut nous aveugler et nous faire prendre des décisions précipitées. Réfléchis bien au chemin que tu veux emprunter par la suite.

Ne te rends pas malade!

Dans les cas les plus graves, la situation est tellement toxique que ton état mental et/ou physique en est affecté.

Guette les signes de dépression en milieu de travail et n’hésite pas à consulter un professionnel de la santé si ton moral se détériore gravement ou que tu as des symptômes physiques dont tu ne trouves pas la cause (insomnie, perte d’appétit, etc.).

Si tu restes dans une situation nocive parce que tu n’as pas d’autres recours financiers, sache que si l’opinion du spécialiste que tu consultes est que ton état ne te permet pas de travailler, tu aurais possiblement droit à des prestations de maladie de l’assurance emploi.

Alors, ne reste pas les bras croisés dans une situation qui te rend malade, aucun emploi n’en vaut le coup.

Conclusion

Rien de tel qu’un mauvais boss pour te faire détester ta job! Même si tu travailles dans un domaine qui te passionne, que tu t’entends bien avec tous tes collègues et que ton salaire te satisfait, ça ne pèse pas lourd dans la balance si ton patron se contrefiche de ses employés ou qu’il est juste incompétent et sans aucun leadership.   

Pour être efficace, productif et (le plus important) heureux dans ton emploi, c’est important de sentir que tu es respecté, que tes compétences sont reconnues et de te sentir valorisé par ton travail.

Heureusement, tu peux mettre en place plusieurs stratégies pour réduire l’impact négatif qu’un mauvais patron peut avoir sur ta vie professionnelle.

D’abord, tu dois t’assurer que tes attentes envers ton patron sont réalistes. Ensuite, il faut apprendre à le connaître le mieux possible pour tenter de découvrir quelles sont ses qualités et ses défauts, ses craintes et ses ambitions. Ça va te permettre de comprendre son comportement et de pouvoir tenter la technique de la gestion inversée. En considérant ton patron comme un client, tu peux inverser les rôles et développer des techniques pour éviter, contourner, ou minimiser l’effet de ses mauvais comportements au travail. 

Si ce n’est pas suffisant, tu peux aussi planifier une rencontre avec lui pour parler des problématiques que tu as constatées et proposer des solutions qui seraient à l’avantage de tous.

Puis, si le problème est profondément ancré et ne semble pas vouloir évoluer, mais que tu ne veux pas changer d’emploi, tu peux trouver des façons de te concentrer sur ton avancement professionnel et ton développement personnel en devenant une meilleure version de toi-même chaque jour et en faisant de ton mieux pour garder le moral et ne pas te laisser démotiver.

Finalement, si le problème est assez grave et tenace, tu peux également porter plainte aux ressources humaines ou bien aux normes du travail. C’est une solution à ne pas prendre à la légère et à laquelle tu dois être bien préparé. Selon le dénouement, ton cas particulier et les options qui s’offrent à toi, tu peux aussi décider de démissionner.

Il y a de l’espoir!

La bonne nouvelle dans tout ça, c’est que le milieu de l’emploi est en pleine métamorphose. “Innovation” est le mot d’ordre qui guide le développement des entreprises qui s’adaptent aux nouvelles réalités du XXIe siècle. Les anciennes mentalités disparaissent tranquillement pour laisser place à des façons de faire qui mettent les employés et leur bien-être au centre des stratégies de gestion. 

Bref, ça risque de laisser assez peu de place aux mauvais patrons!

 

1 Les profils de mauvais patrons.

17 types de mauvais patrons qui gâchent ta job.

Est-ce que ça t’est déjà arrivé de réaliser, un beau matin en poussant la porte d’entrée de ton lieu de travail, que tu arrivais chaque jour un peu moins motivé? Que le simple fait de penser à ta job te rendait déprimé ou frustré plutôt qu’enthousiaste? De te rendre compte que c’était devenu davantage un fardeau à supporter qu’un accomplissement?

Pourtant, tu adores ce que tu fais! Tu travailles dans un domaine qui te passionne, dans lequel tu es compétent et ton équipe de travail est formidable. Alors, c’est quoi le problème?

Hé bien, c’est peut-être en partie parce que tu as un mauvais patron.

C’est un scénario très drôle dans The Office, là où boss est synonyme de “jerk in charge”, mais dans la vraie vie c’est une tout autre histoire. Si tu as envie de rédiger ta lettre de démission chaque fois que tu croises ton patron, c’est beaucoup moins drôle et c’est même un gros problème.

L’importance d’un bon patron

Évidemment, plusieurs facteurs peuvent te démotiver dans ton emploi, comme la culture d’entreprise, un poste et des tâches qui ne correspondent pas à tes capacités ou tes intérêts, ou même l’environnement physique où tu travailles.

On dit que la première étape pour régler un problème est de l’identifier. Donc, si tu ne te sens pas accompli dans ton emploi et que tu n’as plus le coeur à l’ouvrage, demande-toi si les choses seraient différentes si tu n’avais pas le même patron. Les recherches réalisées sur le sujet démontrent qu’avoir un mauvais gestionnaire est l’une des principales causes de mécontentement et de démission des travailleurs. Une étude danoise pointe même ce problème comme étant la cause la plus fréquente des dépressions en milieu de travail.

Les probabilités que ton boss ait un rôle important à jouer dans ton malheur sont donc suffisamment élevées pour que ça vaille la peine de s’y pencher!

Si tu reconnais ton patron dans l’un ou plusieurs de ces 16 profils, alors tu auras trouvé l’un des noeuds du problème:

1-Le machiavélique

Ce patron a sans doute la plus malsaine des relations avec ses employés. C’est un fin manipulateur qui vit selon la devise “diviser pour mieux régner”. Si on lui posait la question “est-ce que tu préfères être un leader aimé ou craint ?” il choisirait la crainte sans hésiter en faisant un petit sourire en coin inquiétant.

Il gère ses employés en élaborant des complots et scénarios pour les intimider et garde le contrôle sur eux grâce au climat de peur qu’il arrive à faire régner au bureau. Il n’hésitera pas à se résoudre aux mensonges, au harcèlement psychologique ou à jouer sur la peur des gens pour arriver à ses fins.

Il est du genre à se promener sournoisement entre les bureaux, les bras croisés sans dire un mot, et regarder d’un air sévère les employés au travail. Il est toujours à l’affût de la moindre raison qui justifierait un reproche ou, mieux encore, un licenciement.

Sous son règne, les employés vivent avec la peur constante de ne pas être à la hauteur des tâches et de perdre leur emploi. Ce n’est pas le genre de patron à prendre un employé sous son aile ou servir de mentor pour l’équipe. C’est grâce à l’intimidation qu’il obtient des résultats.

2-Le colérique

Celui-là, il est tout sauf subtil. Si quelque chose ne fait pas son affaire, tout le monde dans un rayon de 500 mètres est au courant.

C’est comme s’il était convaincu que le nombre de décibels avec lequel il exprime son mécontentement est proportionnel à la motivation que ça peut entraîner chez les employés.

Il est impatient, brutal et semble même un brin cruel. Dans ses accès de colère, arrive à démolir l’estime personnelle de n’importe quel employé.

Pire encore, il est convaincu qu’il n’y a aucun problème avec sa façon d’agir. S’il ne peut pas crier après ses employés et les insulter publiquement quand ils ne performent pas, alors quand, heein? Il faut bien qu’il puisse les discipliner à un moment donné!

Avec un patron comme celui-là, on apprend assez rapidement qu’il existe une panoplie de synonymes aux mots “incompétent” et “imbécile”. Disons donc que son point fort, ce n’est pas la valorisation des employés.

3-Le Drama Queen

Si j’avais à le décrire en deux mots, je dirais “pas reposant”.

C’est le genre qui arrive en trombe un lundi matin en lançant “On n’a pas atteint les objectifs la semaine passée, la faillite nous guette, le ciel va nous tomber sur la tête et les cavaliers de l’apocalypse seront sans merci!!!” J’exagère un peu (à peine), mais il a beaucoup de talent pour faire une tempête dans un verre d’eau et manque atrocement de sang-froid.

Avec lui, chaque compétiteur est une entité démoniaque, chaque conflit est une déclaration de guerre et chaque tâche doit être terminée pour “avant-hier”.

Malheureusement, ça crée inutilement un climat très stressant au bureau et les employés ne savent plus différencier ce qui est réellement urgent ou important de ce qui ne l’est pas. L’effet d’entraînement fait en sorte que leur attention est détournée vers une espèce de grosse crise de panique collective à temps plein.

Inutile de spécifier que ce n’est pas très bon pour la productivité ou le rendement.

4-L’orgueilleux

Prends le mononcle mauvais perdant qui ne voulait jamais admettre sa défaite au Skip Bo et mets-le à la tête d’une équipe de travail. Frustrant, n’est-ce pas?

C’est le genre de patron qui refuse de reconnaître ses erreurs ou mauvaises décisions. Personne ne l’a jamais vu présenter des excuses ou admettre ses torts pour quoi que ce soit. Il trouve toujours le moyen de se justifier en pointant du doigt l’erreur de quelqu’un d’autre, les circonstances, la météo, son chat…

C’est l’incarnation même de l’orgueil mal placé en milieu de travail. Comment corriger le tir et s’adapter pour mieux performer si on ne reconnaît pas qu’il y a eu une erreur de jugement qui a mené à une mauvaise décision?

5-Le bourreau de travail

C’est le patron qui se pointe chez toi un samedi matin 8h30 et à qui tu réponds en pyjama les deux yeux collés sans trop comprendre ce qu’il fait là. C’est bien simple pourtant! Il vient te donner ses commentaires sur ton dernier document et en profite pour signer quelques formulaires que tu pourras déposer à la poste lundi matin  en te rendant au travail.

Il ne prend pas de vacances (à moins d’y être obligé) et semble trouver tout à fait normal de travailler 100 h/semaine. Là où ça devient un réel problème pour les employés, c’est quand il exige un zèle équivalent de leur part.

Si quelqu’un a le malheur de ne pas être disponible 24/7, il considère ça comme de la paresse ou un manque de sérieux. Il ne comprend pas qu’on puisse avoir une vie en dehors du travail.

Puisqu’il s’attend à ce que les employés s’investissent autant que lui au boulot, il a tendance à attribuer des charges de travail et des deadlines irréalistes et impossibles à atteindre à moins de travailler des semaines doubles. Quand les attentes ne sont pas remplies, il leur reproche de ne pas être assez travaillants et les étiquette comme étant de piètres performeurs.

6- Le pratiquant du favoritisme

Quoi de plus frustrant que de constater qu’un employé moins compétent et expérimenté que toi obtient un nouveau poste, une augmentation de salaire, ou juste des tâches plus intéressantes et des permissions spéciales seulement parce que c’est le chouchou du boss?

C’est une situation complètement insensée et qui désavantage la performance de l’entreprise, mais c’est malheureusement un phénomène très commun. Souvent, il peut s’agir d’une personne que le patron connaît depuis longtemps ou même un membre de sa famille. D’autres fois, il s’agit juste d’un employé avec qui il s’entend particulièrement bien ou a des intérêts communs.

Peut-être que sur les autres aspects de la gestion et du leadership c’est un très bon patron, mais le favoritisme flagrant en milieu de travail reflète un manque d’impartialité et de respect envers les compétences des autres employés. Ça devient bien vite insultant et franchement démotivant.

7-Le control freak

Si tu dois faire approuver chaque courriel que tu envoies, que tout ce que tu fais est révisé et modifié au fur et à mesure et que tu n’as absolument aucune liberté de décision ou marge de manoeuvre sur le travail que tu dois accomplir, tu as affaire à un boss control freak spécialisé en microgestion.

C’est un éternel insatisfait qui ne se fie qu’à sa propre vision bien précise de ce qui doit être fait, la façon dont il faut le faire et le résultat que ça doit donner. Rien d’autre. Il ne laisse pas de place à la créativité et aux initiatives sauf si elles sont en parfait alignement avec sa vision.

C’est un patron qui, peut-être sans s’en rendre vraiment compte, freine le développement des compétences de ses employés et leur épanouissement dans leur travail. Ces derniers auront donc tendance, avec le temps, à mettre moins d’ardeur au travail. À quoi bon s’investir à 100 % dans un projet si rien ne semble jamais assez bien pour être conservé tel quel?

8-La girouette

Une journée il veut quelque chose, le lendemain il veut l’inverse. C’est un boss qui change d’idée comme il change de chemise. Résultat: il n’est pas conséquent dans ce qu’il dit et finit par donner des tâches contradictoires aux employés.

Généralement, c’est un patron perfectionniste et même obsessionnel, mais insécure face à ses propres compétences. Il a peur de ne pas prendre les bonnes décisions, ce qui le pousse à changer d’idée jusqu’à ce qu’une limite de temps ne lui permette plus de le faire. C’est bien triste, car sa manie part de la bonne intention d’essayer de faire les choses le mieux possible.

Le résultat est plutôt une ligne directrice qui zigzague, un travail qui avance de façon désorganisée et des employés exaspérés. En n’étant pas constant et conséquent, il instaure un flux de travail chaotique qui rend presque impossible l’atteinte des objectifs dans les délais voulus.

9-Le mauvais communicateur

Est-ce que ça t’est déjà arrivé de sortir d’une réunion d’équipe menée par ton patron et de réaliser que tu n’en as absolument rien tiré de pertinent? Si oui, c’est peut-être simplement parce que ton boss est un mauvais communicateur.

En général, il a vraiment des choses pertinentes à faire part à ses employés, mais il finit souvent par parler pour ne rien dire pendant des heures sans même s’en rendre compte. Peut-être qu’il n’a aucun talent pour s’exprimer clairement ou qu’il est simplement mal organisé.

Malheureusement, parfois ça peut être carrément délibéré et faire partie de sa méthode de gestion: il décide volontairement de ne pas divulguer toute l’information pour pouvoir s’en servir plus tard comme d’un pion dans un jeu d’échecs. Le problème, c’est que les échecs, ça ne se joue pas en équipe. En ne mettant pas cartes sur table avec les employés, ces derniers n’ont peut-être pas toutes les informations nécessaires pour faire leur travail au meilleur de leurs compétences.

Que ce manque de communication soit volontaire ou non de la part du patron, ça mène dans tous les cas à des instructions qui manquent de clarté et qui peuvent être mal interprétées. Résultat: le risque est grand que les tâches ne soient pas complétées comme il aurait fallu et ça finit par nuire tant aux employés qu’à l’entreprise.

10-Le narcissique

Me, myself and I. Moi, moi, moi. La seule chose qui compte vraiment pour lui, c’est sa promotion personnelle. Il aime être sous le spotlight, adulé et admiré. Il n’accorde d’importance au rendement de son équipe que si ça lui permet de se mettre en valeur.

Ce n’est pas vraiment le genre de patron qui offre un feedback sérieux et pertinent aux employés sur leur travail puisqu’il les considère souvent comme des compétiteurs qui pourraient éventuellement lui voler la vedette. C’est pourquoi il préfère généralement parmi ses employés ceux qui sont cireurs de pompes à ceux qui sont compétents.

Il n’accepte pas très bien la critique, puisqu’il est convaincu que ses méthodes sont les meilleures qui soient. Il a la profonde conviction de tout savoir et ne se gêne pas pour interrompre brusquement quelqu’un qu’il croit pouvoir corriger.

Dans les bons coups, il s’attribue le crédit du travail des autres et dans les mauvais coups il n’hésite pas à pointer du doigt sans jamais prendre sa part du blâme.

Ce n’est donc pas une partie de plaisir de travailler sous les ordres de ce patron. Difficile de rester motivé quand tu es toujours dans l’ombre d’un narcissique!

11-Le désorganisé

Si ton patron te donne toujours des consignes à la dernière minute, qu’il te demande cinq fois de lui renvoyer le même email ou qu’il a tendance à mélanger ou oublier les dates des meetings et des échéanciers, il est probable qu’il manque cruellement d’organisation.

Travailler pour lui est une suite sans fin d’impressions de déjà vu, de travail en double et de dates butoirs dépassées. C’est très difficile pour un employé de savoir où donner de la tête dans cette situation et d’établir les priorités correctement.

Quand le travail n’est pas bien organisé et distribué, il peut arriver que deux employés se retrouvent avec la même tâche à faire ou encore que certaines soient oubliées et se retrouvent dans la “craque du divan” sans jamais être réalisées. Il n’est pas rare que les seules tâches qui sont accomplies soient celles devenues urgentes parce qu’elles n’ont pas été planifiées assez d’avance, au détriment de tâches qui n’ont pas nécessairement d’échéance, mais qui auraient un impact plus important sur l’entreprise.

Si les choses avancent à pas de tortue dans l’entreprise, il ne faut pas chercher la raison plus loin!

12-Le boss absent

Est-ce qu’il a les yeux bleus ou bruns? Une moustache? Est-ce que tu sais au moins s’il a des cheveux?! C’est le genre de patron que tu vois tellement peu souvent que tu pourrais ne pas le reconnaître si tu le croisais dans la rue.

Son habitat naturel est un terrain de golf, mais on le retrouve aussi souvent dans un avion entre deux centres de congrès. Le bureau pour lui n’est qu’un arrêt au puits où il passe prendre, déposer ou signer des documents.

Selon ses dires par contre, il se soucie réellement de ses employés et est toujours là pour offrir son soutien… Tant qu’une réponse par courriel en moins de cinq mots est suffisante.

Les employés ont intérêt à être bien organisés et pouvoir compter les uns sur les autres pour de la rétroaction, parce que s’ils attendent après le boss ils risquent d’attendre longtemps!

13-Le chum de brosse

Pour lui, le plus important c’est d’être aimé de ses employés. Il va sans cesse s’immiscer dans les conversations et tout faire pour être invité à prendre une bière avec l’équipe après le travail.

Ce n’est pas une mauvaise attitude en soi. Un boss amical qui rend ses employés à l’aise permet qu’ils développent un fort sentiment d’appartenance envers l’entreprise. Aller travailler devient alors beaucoup plus agréable.

Là où ça devient un problème, c’est quand le boss n’ose pas te donner un feedback honnête quand il doit être négatif. Ou bien s’il n’ose pas intervenir dans des situations où il faut rétablir l’ordre et la discipline, de peur de se faire moins apprécier.

Ça ne part pas d’une mauvaise intention, mais ça n’aide personne: ni les employés qui ne s’améliorent pas, ni l’entreprise qui souffre d’un rendement médiocre et ça ne l’aide certainement pas lui-même, car tout ce que ça démontre est qu’il n’est pas un bon leader.

14-Le coup de vent

Il ressemble au boss absent dans le sens où tu peux rarement avoir une longue conversation avec lui, mais tu sais définitivement à quoi il ressemble! Il passe très souvent à ton lieu de travail, mais toujours en coup de vent.

Il semble toujours être pressé et attendu ailleurs. Il veut sincèrement savoir ce qui se passe au bureau et guider les employés, mais il le fait à coup de 5 minutes par-ci par-là.

Le résultat: à essayer de trop en faire trop vite, il finit par en faire très peu et beaucoup moins bien. Quand une seule conversation s’étire sur quatre ou cinq rencontres de 5 minutes, le fil d’idée s’effiloche et c’est tout sauf efficace et cohérent.

Avec un patron comme lui, les employés ont tout intérêt à avoir l’esprit d’initiative et de débrouillardise, car au final c’est presque comme s’il n’y avait pas de patron. Il faut savoir improviser!

15-Le rébarbatif

Le patron rébarbatif finit toujours par dire non. Il n’aime pas le changement, même dans les situations où un changement améliorerait la productivité et le rendement.

Il n’aime que rarement les idées qui ne viennent pas de lui et ce qui lui plaît n’est généralement pas novateur, mais une version remâchée de ce qui a déjà été fait auparavant. Il aime tout particulièrement essayer de reproduire les bons coups du passé. Après tout, pourquoi changer une formule gagnante?

Les employés travaillant pour ce genre de patron ont très souvent des carnets remplis d’idées et de propositions qui seront rejetées aussitôt présentées. Pas facile de conserver sa motivation dans ces circonstances! Quand tout est inflexible, stagnant et que l’innovation n’a pas sa place, les employés qui ont un minimum d’ambition perdent rapidement leur intérêt pour le travail.

16-Le “mononcle” pas de filtre

Avec lui, chaque conversation a le potentiel de devenir awkward assez rapidement. C’est le genre de patron qui lâche une joke de fesses douteuse pendant un meeting, qui se vante d’exploits d’une éthique questionnable ou qui complimente le staff féminin de façon un peu trop graphique…

Plusieurs employés sont carrément mal à l’aise de travailler pour lui et tentent de l’éviter le plus souvent possible. C’est donc un boss qui donne lieu à des scénarios très contre-productifs.

Ce n’est pas nécessairement pour mal faire (ou peut-être qu’au fond ça lui est complètement égal), il a simplement tendance à avoir des opinions tranchées et ne pas réfléchir avant de parler… Assez pour créer une atmosphère de travail, disons, malaisante.

17-Le surdiplômé déphasé

Il a six bacs, quatre maîtrises, une couple de doctorats, cinq autres diplômes d’on ne sait plus où, et il veut que tu le saches. Il est convaincu qu’en enchaînant les diplômes il sera compétent pour tout faire. Il connaît par coeur les théories, les statistiques, les pourcentages et les études de cas.

La principale faille dans sa façon de voir est qu’il oublie (ou ne réalise pas) que dans les faits et les résultats, il y a un univers de différences entre connaître des principes et savoir les appliquer.

Il est inflexible et s’adapte donc très mal à la réalité du terrain. Il n’ose pas faire les choses différemment de ce qu’il a appris, parce que s’il l’a appris de cette façon, c’est forcément applicable à toutes les situations, n’est-ce pas?

Il a du mal à voir les zones grises et considère ce qu’il a assimilé dans son parcours académique comme une vérité absolue. S’il est confronté à une situation qui en diffère, il fige et se retrouve complètement désorienté. Il a beau essayer de ne pas perdre la face en lançant des chiffres et des statistiques, les résultats parlent d’eux-mêmes.

Conclusion

Peut-être qu’en lisant la description de l’un de ces types de mauvais patrons, tu t’es soudainement fait un face palm en te disant “C’est tellement mon boss!”.

Ou bien, au contraire, tu as peut-être réalisé qu’il n’est pas si pire que ça finalement et que tu devrais peut-être chercher ailleurs les causes de ton mécontentement au travail.

Dans le premier cas, si tu crois que ton boss est la cause de tes soucis et frustrations au bureau, hé bien j’ai une bonne nouvelle pour toi: ton patron est humain. Ce qui veut dire qu’il est tout à fait normal qu’il ne soit pas parfait et que les choses peuvent évoluer.

Alors, ne perds pas espoir! Il existe des stratégies que tu peux apprendre à mettre place pour améliorer la situation, comme celles abordées dans l’article 7 méthodes pour ne pas laisser un mauvais patron bousiller ta carrière.

Si tu as déjà eu affaire à un mauvais patron, je serais curieuse de connaître ton expérience. Laisse un commentaire ci-dessous, et dis-moi si tu l’as reconnu dans un des profils de cet article!

 

Négociation

Mieux négocier : les trucs de 4 entrepreneurs qui n’ont pas froid aux yeux

La négociation est surement la technique la plus payante qu'il te sera donné d'apprendre. C'est simple, mieux négocier = dépenser moins OU être payé plus... donc plus d'argent dans tes poches.

Si tu es employé, tu dois négocier ta part du travail, ton salaire, ta commission, et ton entourage aimerait sans doute que tu négocies plus de vacances et moins d'heures de travail, que tu réclames ce qui t'es dû (comme une promotion), etc.

Si tu es du côté de la direction, tu t'attends à négocier dans tous les aspects de ton travail : à l'embauche d'employés, lors d'achats auprès des fournisseurs ou de ventes à vos clients, vous aurez peut-être à négocier des parts de marché et même des parts de votre propre entreprise. 

C'est simple... TOUT se négocie.

Vu qu'il y a toujours plusieurs côtés à considérer dans une négociation, j'ai décidé de rencontrer des entrepreneurs de différents milieux, avec des expériences très diversifiées.

Nous allons d'abord faire un parallèle entre les deux "côtés" d'une négociation. Pierre-Marc Tremblay, président du groupe Convivia (Pacini), nous exposera le côté de l'acheteur (client) tandis que Benoit Bourguignon, président de Cogniox, nous parlera du point de vue du vendeur (fournisseur).

Ensuite, nous allons comparer deux entrepreneurs et CEO de compagnies très différentes. Christian Paquette, repreneur de l'entreprise familiale bien établie Cité Caravane, et Jonathan Scarfo, le fondateur de la start-up Scarf Maps, négocient absolument tout, pour des raisons différentes. 

Les trucs de ces entrepreneurs ambitieux de chez nous vont vous aider à vous améliorer en tant que négociateur, mais aussi en tant que personne.

Leur éthique de travail est aussi impressionnante que leurs skills, et chacune de ces rencontres a été pour moi un honneur. Je les remercie d'ailleurs encore une fois 🙂 !


Christian Paquette

Pierre-Marc Tremblay,

Convivia (Pacini)

Pierre-Marc Tremblay est président propriétaire et chef de l'évolution de Convivia, qui détient entre autre la franchise Pacini. Il est reconnu pour ses innovations audacieuses (comme la création d'une épicerie fine dans les restos) qui ont valu à la franchise de nombreux prix et distinctions.

​Bien qu'il soit à la tête de la chaîne de restaurants Pacini, M. Tremblay a trouvé du temps pour me rencontrer. Ça en dit long sur le type de personnalité qu'il a.

En quinze minutes, il m'a détaillé sa façon de négocier et on avait fini. Ce gars est groundé, comme dirait ma mère. Il est présent. Un journaliste qui l'a rencontré explique parfaitement ma pensée : 

J’ai rencontré le président et propriétaire de Convivia à deux reprises et toujours la même disponibilité et capacité d’accorder toute son attention à son interlocuteur du moment.

- William St-Hilaire

Pour cet homme pas ordinaire, l’art de la négociation se résume en trois points principaux.

Tout commence par être conscient de qui tu es, et de la façon dont les autres te perçoivent. Ensuite, les deux parties arrivent au point de non-retour où la négociation est gagnée. Finalement, quand tous les arguments sont épuisés, il ne reste que la RELATION entre deux personnes.

#1 : être conscient de qui tu es

Ton caractère, ta personnalité, ta façon d’être vont influer sur la façon dont tu vas négocier et tu te dois d’en être conscient. Utilise tes traits de caractère à ton avantage. Pour réussir à faire ça, il est donc primordial de se connaître par cœur, et dieu sait que ce n’est pas évident.

M. Tremblay conseille pour ce faire la lecture, la thérapie, la méditation et tous les tests de personnalité qui existent comme le test DISC (faites le gratuitement ici).

#2 : ​Le point de non-retour

Il s'agit du moment où l’« une des deux parties veut plus que l’autre ». Lorsque quelqu'un gagne la négociation, c'est souvent parce que son interlocuteur avait plus besoin que lui de conclure l'entente.

Pierre-Marc m'a avoué qu'il lui arrivait parfois d’attendre de longues périodes et repousser la négociation pour avoir l’avantage. Il se refuse à signer une entente dont il n'a pas réellement besoin (vu son pouvoir d'achat, c'est normal).

#3 : La relation​

En bout de ligne, lorsqu'on oublie toute la théorie et les techniques de négociation, seule la relation entre deux individus est réellement déterminante de l'entente qui sera signée. 

Pierre-Marc croit qu'il ne faut jamais sous-estimer le facteur humain. Il conseille de tout faire pour analyser et comprendre la personnalité de l'autre. Lorsque c'est possible, on peut même faire des recherches à l'avance sur la personne qu'on va rencontrer.

Pierre-Marc Tremblay Président de Convivia

Dès les premières secondes, tu peux déjà trouver des indices du type de personnalité de la personne à qui tu parles : son attitude, le ton de sa voix, le contenu de son bureau (la décoration, la disposition des meubles), la façon dont elle écrit, son regard...

Ensuite, te suffit de t'adapter rapidement à la personne que tu as devant toi. Le président de Convivia a constaté que plus tu es haut placé, plus tu es celui qui s’adapte aux autres, et non le contraire. Il m'a dit qu'il s'était adapté à moi (timide) en tâchant de ne pas être trop intimidant!

Pour Pierre-Marc Tremblay, ​le facteur humain l'emporte sur toutes les méthodes existantes. « L'amour de la table, et des gens autour », ce n'est pas seulement le slogan de Pacini, c'est la représentation des valeurs qui font tout le succès de la franchise et de son propriétaire!


Benoit Bourguignon,

Cogniox 

Benoit Bourguigon

Benoit Bourguignon devient président de la firme de consultation en ventes et en management Cogniox en 2011. Il enseigne également les ventes et le marketing à l'école des sciences de la gestion (ESG) de l'UQAM.

Ayant déjà géré des équipes de ventes entre autres chez Rock-Tenn (devenue WestRock) auprès de clients comme l'Oréal et le géant Procter & Gamble, il compte 25 années d'expérience dans la vente b2b (business to business). Il nous expose donc le côté du vendeur dans une négociation.

Benoit Bourguignon PDG de Cogniox

Il n'y a négociation que si les deux parties pensent qu’elles ont un intérêt à s’entendre. Si le déséquilibre est trop grand, il n’y a pas de négociation, et le plus fort écrase le plus faible.

Le propriétaire et président de Cogniox est très cartésien et ordonné comparé à M. Tremblay de Convivia. C'est normal, c'est un professeur (un des préférés des étudiants de l'ESG)! 

Il divise le processus de négociation en 3 étapes clé :

Étape 1 : la préparation

D'abord, sache que la personne qui va te rencontrer s’est préparée à « te saigner jusqu’à la dernière cenne ». Pour éviter cela, il est essentiel d'être toi aussi bien préparé.

Pour commencer, pose-toi ces deux questions essentielles : 

  • Quelles sont les choses que tu peux donner sans trop de peine (peu coûteuses pour toi) et qui feront plaisir au client? Ce seront les cartes dans ton jeu pour toute la durée de la négociation.
  • Quelles sont les choses qu’il peut te donner sans trop de peine et qui te font plaisir? C'est ce que tu tenteras d'obtenir. 

"Les cartes dans ton jeu, en #négo, sont tout ce que tu px donner à un client sans avoir trop mal." - @Cogniox

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Tu devras aussi te préparer à contrer les objections à ton offre (les raisons que se donnent les gens pour ne pas acheter). Bien connaître son offre, c'est aussi reconnaître ses faiblesses (trop cher, long délai de livraison, etc.). Tu dois pouvoir répliquer aux objections soulevées par chacune de ces faiblesses.

Étape 2 : Déroulement 

C'est à ce moment que tu présentes ton offre. C'est aussi là que l'autre partie te demande de faire des concessions. C'est pour cela que l'étape précédente est essentielle : tu sais quelles concessions ton côté est prêt à faire.

L'ampleur des concessions que tu devras faire dépend de plusieurs facteurs. Entre autres, ça dépend de ta capacité à créer de la valeur pour backer le prix de ton produit (cet article (angl.) t'explique comment faire), et ta capacité à le défendre devant l'acheteur qui tente de le déprécier. 

Build value

​Elle dépend également des alternatives dont tu disposes (autres clients/fournisseurs). Ça dépend évidement de ton pouvoir d'achat : plus ton pouvoir d'achat est élevé, moins tu auras à faire de concessions.  

M. Bourguignon a plusieurs conseils pour répondre à une demande de concession : 

  • N'accorde jamais une concession gratuitement, même si c’en est une que tu étais prêt à faire. Demande toujours quelque chose en retour.
  • Ne céde pas trop rapidement, fait sentir au client que c’est difficile de te faire faire des concessions et que tu lui demandes quelque chose à chaque fois.
  • Accorde de moins en moins de concessions plus la négociation progresse, et réduit l'importance de celles que tu accordes. Tu fais ainsi savoir à l'acheteur qu'il est allé chercher tout ce qu'il pouvait, et qu'il est l'heure de s'entendre.
  • RÉSISTE À LA BAISSE DE PRIX le plus longtemps possible. Ce devrait être la dernière chose que tu accordes.

Étape 3 : la conclusion 

Le propriétaire de Cogniox considère que toute négociation se conclut par une QUESTION FINALE posée par le vendeur à l'acheteur. Elle se pose lorsqu'on s'apprête à faire notre dernière concession, et peut ressembler à :

Si on s’entend là-dessus, est-ce que vous allez me donner le bon de commande maintenant? ou encore Si on réussissait à s’entendre sur le prix, êtes-vous prêts à signer aujourd'hui?

On fait d'une pierre deux coups, en utilisant une concession pour signer une entente. 

Benoit Bourguignon constate que les jeunes entrepreneurs ont tendance à manquer de confiance et à être timides en négociation. 

Pourtant, c'est lorsque tu crois vraiment en ton produit, que tu as confiance et que tu ne te laisses pas intimider que tu peux affirmer que « c’est ce prix que ça vaut ». C’est ça que tu vaux. Tout est une question d'attitude!


Christian Paquette

Christian Paquette,

Cité Caravane

Christian Paquette est un jeune repreneur extrêmement ambitieux. Il a repris les reines de l'entreprise familiale Cité Caravane, un géant québécois du véhicule motorisé. 

Cité Caravane

​Christian Paquette négocie tous les jours. Pour lui, tout se négocie. Il doit négocier avec

  • ses fournisseurs en raison du territoire, des prix et la qualité des produits.
  • ses employés en lien avec leurs conditions de travail, leur salaire, leur horaire.
  • ses clients, les acheteurs de véhicules motorisés, à propos des prix, des conditions de l'achat et de la prise de possession et au niveau du service après-vente. 

​Christian s'adapte toujours à la personnalité de son interlocuteur. Il veut lui montrer qu'il reconnaît la valeur de son travail, mais qu'il connaît aussi la sienne, et que les deux parties doivent être gagnantes. 

Vu son horaire extrêmement chargé (il fait tout), il se prépare seulement dans les cas où l'enjeu est très important. Par exemple, lorsqu'il doit négocier avec un fournisseur la commande de 75% de l'inventaire pour l'année à venir, il se prépare toujours des statistiques et des comparables. ​

Negociation King

​Il se souvient d'une fois où son fournisseur a voulu empiéter sur son territoire en ouvrant une concession juste à côté de lui : 

Christian Paquette

Je lui ai lancé un ultimatum : ou bien c'était moi, ou bien c'était lui. Il n'y avait pas de place pour nous deux. Il a finit par plier, et me laisser le Québec en entier. C'était assez risqué, car je lui achetais la grande majorité de mon inventaire!

En tout cas je te garantis que je n'aurais pas aimé négocier avec lui. Il fait peur tellement il dégage de confiance. Il ne m'en a pas parlé, mais je sais que la plupart de ses interlocuteurs doivent être intimidés par son ambition extraordinaire et son professionnalisme pour son jeune âge. 

Il conseille à tous les jeunes entrepreneurs de se trouver un mentor et de s'en inspirer. Pour lui, c'est son père (how cute).

Il recommande aussi aux jeunes ambitieux comme toi de s'entourer de gens passionnés, qui ont de la drive, et qui veulent progresser. C'est la meilleure façon de sans cesse s'améliorer.

-GROUPIE ALERT- Il est célibataire. Just saying.


Jonathan scarfo,

Scarf Maps 

Jonathan Scarfo

Jonathan Scarfo est un jeune visionnaire qui n'est jamais satisfait. C'est une machine du développement des affaires, il est d'ailleurs un des principaux responsables du succès de la start-up Freebees dans la région de la Montérégie.

À 33 ans, il fonde sa première entreprise, Scarf Maps, un projet qui occupe toutes ses pensées depuis deux ans. Il estime que d'ici 8 ans, sa compagnie vaudra 1 milliard de dollars, et il travaille en conséquence (#nolife). 

Inconnu, cité par Jonathan Scarfo

Si les gens ne te traitent pas de fou lorsque tu leur parle de ton prochain projet... ton projet n'est pas assez ambitieux.

Ce gars n'a pas froid aux yeux. Partout où il se lance en affaires, il doit partir de zéro et développer un véritable empire.

Entrepreneur definition

C'est aussi un des meilleurs vendeurs qu'il m'ait été donné de rencontrer. Mais comment fait-il ?

Comme les trois autres, Jonathan s'adapte à la personnalité de son interlocuteur. Mais il a sa façon de faire bien à lui, caractéristique d'un gars en développement des affaires. Voici les trois choses qu'il m'a dites qui m'ont marquée :

La recherche... next level

Avant de rencontrer quelqu'un, il scrute à la loupe son entreprise, pour savoir où son interlocuteur se situe dans la chaîne alimentaire (son pouvoir de décision). Il trouve la personne sur les médias sociaux, souvent en commençant par LinkedIn puis en trouvant les autres profils un par un.

*Mon truc : la recherche par image de Google. Souvent, c'est la façon de trouver le profil personnel Facebook (celui que tu ne veux pas que les gens voient, avec tes vieilles photos de brosse).

C'est en faisant cet exercice de préparation rigoureux que Jonathan arrive à parler aux gens dans leur langage, savoir ce qui les interpelle, et quel type d'argumentaire les convainc. Parfois il prend même leur accent. Un vrai vendeur !

LE SUIVI

Il fait aussi un suivi rigoureux de toutes ses conversations avec ses clients potentiels et actuels. Avec le logiciel de gestion de clients (CRM)​ Zoho, il conserve les dates et les heures de ses conversations, leur durée, et il inscrit un résumé de ce qui s'est dit.

Si le fils de 8 ans d'un client avait un tournoi de hockey la semaine dernière, Jonathan s'en souvient (thanks to CRM) et peut le lui rappeler. Ça fait plaisir au client à tout coup :)!

La notoriété

Jonathan a compris avec l'expérience que les gens doivent avoir confiance en toi avant de signer un contrat. Comme la confiance se bâtit avec le temps, il est difficile pour une start-up d'obtenir des premiers clients, to build from the ground up. Il faut aimer les défis... mais il y a des raccourcis! 

Établir sa crédibilité

Le pro du développement des affaires a constaté que les clients sont beaucoup plus enclins à signer un contrat avec une entreprise si celle-ci a comme clients des grosses entreprises connues.

Il est donc très avantageux pour une start-up de faire des très bons prix aux grandes bannières de leur secteur (Wal-Mart, Jean Coutu). Jonathan est convaincu qu'il faut parfois souvent aller jusqu'à perdre de l'argent pour obtenir ces clients clé et ainsi gagner en notoriété et en crédibilité!

Cultiver son image

On a appris avec M. Tremblay de Pacini que ce n'est pas que les vendeurs qui se préparent avant une négociation. Les acheteurs et futurs clients vont faire des recherches sur ton entreprise avant de te rencontrer. Jonathan s'assure qu'ils trouvent.

Il a également compris l'importance d'une excellente stratégie en médias sociaux. Lorsqu'il appelle quelqu'un pour la première fois (la personne ne le connaît pas), il aime que cette personne ait déjà entendu parler de son entreprise. C'est pourquoi sa première associée, chez Scarf Maps, est une spécialiste des médias sociaux. ​

Jonathan aimerait te rappeler que personne ne t'oblige à faire comme tout le monde, et être satisfait avec un travail de 9 à 5, un salaire garanti, une entreprise avec un bon chiffre d'affaire... Même quand ton entreprise vaudra quelques millions, ne t'assoies pas là-dessus.

Ce n'est pas parce que personne n'a jamais fait quelque chose avant toi que tu devrais t'en contenter. Continue de pousser plus loin. Comme si quelqu'un travaillait 24 heures sur 24 pour te détrôner. La simple volonté ne suffit pas pour un entrepreneur. Put in the hours!


​Finalement, on arrête jamais d'apprendre à négocier

Voilà ce que j'ai appris sur la négociation au cours de mes entrevues avec ces entrepreneurs impressionnants (intimidants?). Bien qu'ils soient très différents, ils ont quelques points en commun lorsqu'ils négocient : 

  •  Ils négocient tout le temps, sur tous les sujets. Tout se négocie.
  • Lorsque l'enjeu est suffisament important, ils se préparent en faisant des recherches sur l'individu et l'entreprise
  • Ils s'adaptent à leur interlocuteur, et non le contraire
  • Ils cherchent à ce que les deux parties soient satisfaites de l'entente (lorsque c'est possible)

Puis, ils ont chacun leur façon de négocier, comme tu as la tienne. N'hésite pas à essayer différentes choses, à t'inspirer de ces quatre négociateurs d'expérience ou à te trouver un mentor et de lui demander conseil. Parce qu'en bout de ligne, bien négocier, c'est payant! 

 

 

Pourquoi ton entourage essaie de saboter ton succès

Pourquoi est-ce que ton entourage essaie de saboter ton succès?

Ce n’est pas parce que tu es occupé que tu es productif. Être dans le “rush” est quelque chose de subjectif — un état d’esprit. Ce n’est pas un oxymore de dire qu’on peut être productif et zen. En fait, pour être plus productif, il suffit bien souvent d’apprendre à dire non aux gens. Je sais à quel point c’est difficile, mais le muscle du “non” est le plus important de notre corps. 

Lorsqu’on apprend à dire non au non-essentiel, on laisse de la place dans notre vie pour l’essentiel. On arrête de perdre notre temps (notre ressource la plus importante) ce qui nous permet de l’investir dans notre ère d’impact et de créer beaucoup plus de la valeur. 

Le résultat de ce processus est simple. Nos actions vont entraîner des impacts sur la réalité, ce qui va augmenter notre confiance et notre sentiment d’importance en tant qu’individu. Le travail cesse d’être une corvée, on se sent validé, on fait plus d’argent. C’est une roue sans fin qui s’accélère. 

La troisième loi de Newton

Malheureusement pour nous, il faut s’attendre à avoir à gérer avec la troisième loi de Newton: chaque action entraîne une réaction équivalente opposée. C’est un concept pratique en physique, mais qui trouve également sa place quand on veut faire plus de cash

Les gens n’aiment pas lorsqu’une personne dans leur groupe de pairs tente de s’élever. Il faut s’attendre à ce qu’ils essaient de nous ramener sur terre. Ce n’est pas méchant, c’est naturel. Inconsciemment, les gens vont se dire “C’est quoi, tu penses que tu mérites mieux que moi?” ce qui implique un sentiment d’infériorité. Rares sont les gens qui vont véritablement être bienveillants et souhaiter ton succès s’ils n’ont pas l’impression d’en profiter. C’est pourquoi c’est important de comprendre que tes collègues ne sont pas tes amis, ton patron n’est pas ton ami et même tes amis ne sont pas (nécessairement) tes amis. 

Aussi méfiant que ça va paraître, ta ou ton partenaire de vie n’est peut-être pas autant de ton bord que tu penses. Ce n’est pas rare que les couples se sabotent entre eux pour se garder au même niveau. Si un des deux change de classe sociale, ça remet en cause la relation. Ça veut dire que si une personne veut s’élever, il faut que l’autre suive pour éviter un énorme stress sur la relation. C’est plus facile de décourager quelqu’un de s’améliorer que de faire des efforts et de travailler sur soi.

Chacun pour soi

Dans notre monde de fou, c’est chacun pour soi. Et si on veut encore être pertinents dans 10 ans lorsque les terminators vont venir, il faut comprendre que tous possèdent leurs propres motivations égoïstes et qu’une seule personne possède véritablement tes intérêts à coeur: toi

Je ne dis pas qu’il faut devenir un cynique qui n’aime plus personne. Je suis le premier à vouloir me faire des amis. Mais le simple fait de comprendre pourquoi les gens vont vouloir te retenir et même te rabaisser va agir comme un vaccin qui va te prémunir contre tout ça. 

Lorsqu’un ami te juge négativement, tu n’auras pas à le prendre personnel, puisque tu vas savoir que le commentaire n’est pas à propos de toi et de ton ambition, mais plutôt à propos de lui-même et de sa propre résistance au changement. Ainsi, tu peux prendre le bon, ignorer le mauvais et continuer ta relation avec cette personne sans créer de drame ou de chicane. 

Ne pas prendre les critiques pour du cash

Est-ce que ça veut dire que tu dois ignorer toute forme de rétroaction négative? Absolument pas. La critique est importante et elle joue son rôle. Cependant, il ne faut jamais prendre ces critiques pour du cash. Lorsqu’une personne dit “je trouve que cette idée est merdique”, ça veut vraiment dire que cette personne pose l’hypothèse que cette idée n’est pas bonne. En tant que bonne personne rationnelle, ton devoir est de tester cette hypothèse dans le marché.

Personne ne sait s’il s’agit d’une bonne ou d’une mauvaise idée, le marché est le seul juge, juré et bourreau. C’est pourquoi c’est important de tester ses hypothèses. J’ai rédigé un texte sur mon blogue personnel qui décrit ce processus. Il résume sommairement le travail d’Eric Ries dans son (merveilleux) livre Lean Startup

Alors si tu as déjà validé ton hypothèse et que tu sais qu’il y a un besoin/désir pour ce que tu souhaites accomplir, tu peux ignorer les détracteurs en toute quiétude. 

Bref, tout ça pour dire que tu dois attendre et anticiper une réaction de la part de tes collègues et de tes proches et que c’est complètement normal. Chaque force exercée rencontre une force équivalente inverse. Le changement est une de ces forces. 

L’important, c’est que le changement que tu souhaites opérer soit accepté et valorisé par ton gestionnaire direct ainsi que la haute direction. C’est important de ne jamais être CONTRE quelque chose, mais plutôt en faveur de quelque chose. Pour attirer le changement et générer de la valeur, il faut faire du judo corporatif. À la place de lutter contre un enjeu, on profite du momentum déjà en place et on l’accélère.  

Bref…

Tu ne sais probablement pas “quoi” faire de façon concrète, mais tu possèdes maintenant les outils qu’il te faut pour prendre de meilleures décisions et évaluer les opportunités en prenant en compte toutes les implications importantes. Il s’agit d’une perspective de 10 000 pieds, d’un compas qui guide tes actions pour te diriger vers une direction qui va générer (au minimum) deux fois plus de valeur au fil de ta vie. 

Fin de l’extrait 

3 Les meilleures applications Pomodoro

Top 7: applis Pomodoro pour être plus productif tout en prenant plus de pauses!

Est-ce que tu connais la méthode Pomodoro ?

C’est une technique de timeboxing (principe de la limitation dans le temps) qui structure la journée en courts intervalles minutés de travail et de pauses.

La méthode est très simple à suivre: on travaille intensivement et sans distractions pendant 25 minutes et on prend une pause de cinq minutes. Après quatre intervalles de travail, ou “pomos“, on a droit à une plus longue pause de 15-20 minutes et on recommence ensuite depuis le début.

Pendant une période de travail, il faut qu’on consacre 100 % de notre attention à la tâche qu’on est en train de faire. Ce n’est pas très long 25 minutes, donc même si on a tendance à être aussi facilement distrait qu’un chat qui voit le point rouge d’un laser, ça ne devrait pas être trop dur de faire les pomos sans interruption!

Pourquoi est-ce que c’est une technique efficace?

Différentes études sont arrivées à la conclusion que prendre de plus courtes pauses plus souvent après un effort mental soutenu est bénéfique pour l’agilité intellectuelle. En combinant cet effet avec le timeboxing (qui nous aide à fixer et respecter des échéanciers), on obtient une méthode efficace qui peut faire une énorme différence sur notre productivité. Pour plus de détails, va voir la section “méthode Pomodoro” de cet article sur la gestion du temps!

Pour te minuter, un simple timer de cuisine en forme de tomate peut faire la job. Par contre, les applications numériques permettent des options complémentaires vraiment intéressantes comme le suivi des tâches ou les statistiques de travail par exemple.

Voilà donc les 7 meilleures applications que j’ai testées et que te suggère d’essayer :  

1: PomoDoneApp

Disponible ici. (Mac, Windows, Linux, Web App, bientôt sur Android)

PomoDoneApp est mon application chouchou et celle que j’utilise chaque jour. Si tu as envie d’essayer une application tout-en-un qui sort très largement du cadre d’un simple minuteur, c’est celle que je te recommande sans hésiter!

Principales fonctions:

  • Permet d’ajouter des tâches à minuter ou de les importer d’autres applications comme Trello, Wunderlist, Todoist, Slack ou Asana (et plusieurs autres) et de les cocher “terminées” à même PomoDone.
  • Accès aux statistiques: temps passé sur les tâches/projets/listes (détaillées ou sous forme de graphique).
  • Option d’ajouter manuellement du temps travaillé (utile si on a oublié de démarrer le minuteur).
  • Durée des intervalles de travail et de pause modifiable sans restriction.
  • Une fois le compte créé, on peut installer l’application sur plusieurs ordinateurs et les données sont sauvegardées, peu importe le poste de travail.
  • Possibilité de l’utiliser en tant que web app sans avoir besoin de l’installer sur l’ordinateur.
  • Téléchargement des données et statistiques au format CSV.

Tarif:

La version gratuite est assez généreuse: elle permet l’intégration de deux applications (limité à Trello, Wunderlist, Todoist, Evernote et Google Calendar) et l’accès aux statistiques des 30 derniers jours en plus de toutes les fonctionnalités de la minuterie. Il faut toutefois la version pro pour modifier les catégories de tâches par défaut qui ne sont pas liées à une autre application (les intégrations nommées ci-dessus).

Les autres forfaits varient de 1,44 CA$ à 5,02 CA$ /mois (prix d’origine en EURO$, peut donc varier selon la valeur du CA$).

Bon à savoir

L’extension Google est vraiment pratique quand on utilise Google Chrome ou les documents de Google dans le Drive (docs, sheets et slides). En cliquant sur l’icône, la fenêtre du minuteur ouvre et utilise le titre du document en cours pour qu’on puisse suivre le temps passé à y travailler.L'application Pomodone app permet d'utiliser un bouton dans la suite de documents Google

Aussi, on peut démarrer le minuteur en sélectionnant du texte dans n’importe quelle page web et en choisissant “PomoDone it” dans les options du clic droit. 
Ça va aussitôt ouvrir le minuteur avec une tâche nommée selon le texte sélectionné. C’est pratique si tu veux, par exemple, savoir combien de temps tu passes à lire un article de blogue ou bien limiter le temps que tu passes sur un site.

L'application PomoDone permet de minuter le travail et nous rappelle de prendre des pauses selon la méthode Pomodoro.

La seule chose que je trouve dommage de PomoDoneApp est qu’il n’y a pas d’application Android/iOS. C’est donc plus difficile de minuter le temps qu’on passe à des tâches qui ne sont pas à l’ordinateur. Bonne nouvelle toutefois, j’ai contacté les développeurs et on m’a dit qu’ils travaillaient présentement sur une version Android (danse de la joie! :D)  

L’application n’est disponible qu’en anglais.

2: Scheduler

Disponible ici. (Android)

Scheduler est une petite application Android qui n’est pas très connue, mais qui est vraiment très complète. Elle offre toutes les fonctionnalités dont on peut avoir besoin, elle est très facile à utiliser et son visuel est agréable à l’oeil.

L'application Scheduler pour Android fonctionne avec le principe de la méthode Pomodoro mais permet également de dresser une liste de catégories et de tâches.

Principales fonctions:

  • L’application permet de créer et garder en mémoire différentes catégories et tâches à minuter.
  • Possibilité de personnaliser les intervalles de travail et de pause.
  • Garde en mémoire l’historique des tâches terminées et le nombre de minutes travaillées.
  • Accès aux statistiques sans limites de temps (dernière journée/semaine/mois/année…).
  • Les graphiques de la page statistiques permettent de voir en un coup d’oeil le nombre de tâches complétées, le nombre de minutes travaillées, les moyennes, le temps passé sur chaque catégorie et le temps passé sur chaque tâche.
  • Mode économie d’énergie (version pro).
  • Widget (version pro).

Tarif:

La plupart des fonctions sont gratuites. La version payante (un gros 2,00$…) permet d’utiliser le mode économie d’énergie, le widget et permettra d’utiliser les fonctions futures (le développeur prévoit rendre l’application multiplateforme).

Bon à savoir:

Côté esthétique, j’aime beaucoup qu’on puisse choisir les icônes des catégories, la couleur primaire et la couleur d’accent de l’application. Le choix de couleurs est pratiquement illimité: on peut personnaliser le visuel pour le rendre très girly ou vraiment mâle selon ce qu’on préfère!

L'application Scheduler pour Android permet de sélectionner la couleur primaire et la couleur secondaire du visuel de l'application.

L’application est en anglais seulement, mais devrait être bientôt disponible en français!

3: Pomotodo

Disponible ici. (iOS, Android, Mac, Windows et extension Google Chrome)

Pomotodo est une application qui combine une liste de tâches à faire et un minuteur qui utilise la méthode Pomodoro. La version gratuite est plus restrictive que les autres applications, mais la version pro est vraiment très complète et propose des fonctions particulièrement intéressantes.

Principales fonctions:

  • Compatible avec Android Wear.
  • Organisation des tâches avec des hashtags pour les catégoriser et possibilité d’épingler celles à prioriser en haut de la liste.
  • Permet de planifier le nombre de pomos  à accomplir pour chaque tâche (parfait pour se fixer des échéanciers à respecter).
  • Widgets disponibles. 
  • Possibilité de générer une feuille de temps.
  • Option pour verrouiller certaines applications lorsqu’une minuterie est en cours (pratique pour ne pas être interrompu ou distrait).
  • Mode économie d’énergie pour moins drainer les appareils à batteries.
  • Possibilité de remplacer l’écran de verrouillage par défaut, quand un pomo est en cours, par le minuteur pour mieux suivre le décompte. 
  • Option de créer des sous-tâches qui divisent les grandes tâches en plus petites étapes (version pro).
  • Envoi d’un rapport de temps mensuel (version pro).
  • Synchronisation avec iCalendar et Google Calendar (version pro).
  • Rappels sous forme de notification pour effectuer certaines tâches (version pro).
  • Utilisation des sons système (comme la musique dans ton téléphone) comme alarme (version pro).

L'application Pomodone permet de modifier l'écran de veille et propose un widget pour mieux suivre la minuterie utilisant la méthode Pomodoro.

Tarif:

Version de base: gratuite. Version pro: 3,90 US$/mois.

Bon à savoir:

Dans la version de base, il n’y a pas de bouton “pause”, on peut seulement arrêter le minuteur et le recommencer depuis le début. Ce n’est pas très pratique si on est interrompu et qu’on ne veut pas fausser le temps qu’on a passé sur une tâche. Évidemment, il faut éviter les interruptions le plus possible quand on utilise la méthode Pomodoro, mais on sait bien que c’est parfois inévitable et hors de notre contrôle.

On ne peut pas non plus choisir la durée des pauses dans la version de base.

L’application est disponible en français, anglais, espagnol, italien et neuf autres langues.

4: Focus 10

Disponible ici. (Application Windows 10-Desktop et Mobile)

Pour ceux qui ne sont pas fans des applications pour smartphones et qui préfèrent une application Windows, Focus10 est la meilleure option du Windows Store (à mon avis). Elle est très simple à utiliser et sans “flafla”.

Principales fonctions:

  • Minuterie avec possibilité de réinitialiser, de mettre sur pause ou de sauter un pomo si la tâche a été accomplie avant la fin de la minuterie.
  • Accès aux statistiques: nombre de temps total travaillé dans la journée et dans les sept derniers jours.
  • Possibilité d’ajouter manuellement du temps travaillé (utile si on oublie de démarrer le minuteur quand on commence à travailler).
  • Personnalisation de la durée des intervalles de travail et de pauses.
  • Choix de 10 alarmes.

L'application Focus 10 pour Windows 10 utilise la méthode Pomodoro pour minuter le travail.

Tarif:

Gratuit

Bon à savoir:

L’application mise sur le minimalisme : elle propose une minuterie aux intervalles configurables et les statistiques de la journée/de la semaine, that’s it. Et ça peut être amplement suffisant!  Parfois, des listes de tâches à n’en plus finir et des statistiques trop complexes, ça peut être mêlant pour rien. Tout dépend de nos préférences et de nos besoins.

Disponible en français et sept autres langues.

5: Tomatoid

Disponible ici. (Application Web)

Voilà une web-app que je décrirais en deux mots: simple et polyvalente. C’est l’outil idéal pour quelqu’un qui désire un minuteur qui ne nécessite pas d’installation, qui est facile à utiliser et qui propose beaucoup d’options. On peut l’utiliser en mode visiteur, utilisateur enregistré, ou utilisateur premium. Chaque profil offre différentes fonctions (clique ici pour tous les détails). 

 Principales fonctions:

  • Permet de choisir entre un minuteur qui utilise la méthode Pomodoro, ou un chronomètre standard pour le suivi du temps.
  • Permet d’inscrire quelle est la tâche à minuter et de faire un suivi avec l’historique.
  • Réglage de la durée des intervalles selon nos préférences.
  • Personnalisation des alertes et notifications (utilisateur enregistré).
  • Suivi des tâches par projets (version premium).
  • Suivi des tâches et du temps selon les clients et calcul selon le taux horaire (version premium).
  • Organisation des tâches avec des étiquettes (version premium).
  • Accès à un rapport détaillé et aux statistiques (version premium).
  • Possibilité d’exporter le rapport aux formats PDF, CSV ou XLS (version premium).

Tomatoid est une application internet qui utilise la méthode Pomodoro pour minuter le temps de travail et de pauses.

Tarif:

L’utilisation en mode visiteur ou utilisateur enregistré est gratuite. La version premium est accessible au coût de 5 $/mois et un essai gratuit de 30 jours est offert. 

Bon à savoir:

Cette application ne nécessite pas d’installation et l’enregistrement est facultatif. Je recommande quand même de s’enregistrer pour l’utiliser: c’est gratuit et ça permet de personnaliser les notifications et les alertes.

L’application n’est pas disponible en français (anglais, tchèque et allemand seulement)

6: GrooveOtter

Disponible ici. (Application Web)

GrooveOtter, accessible directement à partir d’une page web, est une application particulièrement conviviale et très simple d’utilisation. 

Principales fonctions:

  • L’intervalle de travail peut être réglé à 15-25-45 minutes, ou personnalisé selon nos besoins.  
  • On peut utiliser le minuteur sans spécifier de tâche, ou bien dresser une liste de tâches à accomplir et les minuter.
  • Permet de partager les tâches réalisées avec les autres utilisateurs qui peuvent nous donner un “like” pour nous encourager.
  • Résumé des statistiques hebdomadaires de tâches complétées et du temps qui a été nécessaire pour chacune.

GrooveOtter est une application internet qui utilise la méthode Pomodoro pour minuter le temps de travail.

Tarif:

Gratuit.

Bon à savoir:

Pour utiliser l’application, il faut absolument s’identifier avec notre compte Twitter ou Google.

Aussi, l’application permet de minuter le travail, mais ne prévoit pas d’intervalle pour les pauses. Il faut donc les chronométrer nous-mêmes. Quand le timer sonne la fin des 25 minutes, il faut réinitialiser le décompte ou choisir une autre tâche pour recommencer.

Anglais seulement.

7: FlowTime 1

Disponible ici. (Extension Google Chrome)

FlowTime 1 est une extension Google Chrome pour ceux qui veulent garder ça simple au maximum. Pas d’enregistrement, pas de liste de tâche, juste le minuteur qu’on peut activer dans le coin de l’écran et qui nous avertit quand c’est le temps de prendre une pause ou de recommencer à travailler.

Flowtime est une extension Google Chrome qui utilise la méthode Pomodoro pour minuter le temps de travail et de pauses.

Principales fonctions:

  • Permet de régler le nombre et la durée des intervalles de travail et de pause.
  • Choix de quatre sonneries ou du mode silencieux.

Tarif:

Gratuit

Bon à savoir:

L’extension ne conserve aucune donnée statistique en mémoire. Elle a été conçue strictement pour servir de minuteur. Simple, mais efficace! 

L'application Flowtime est une extension Google Chrome qui minute le temps de travail et de pauses selon la méthode Pomodoro.

L’application n’a pas de bouton pause, donc si on est interrompu le minuteur continue de descendre. Si c’est primordial pour toi de pouvoir pauser, je te suggère la petite soeur de cette application, FlowTime, qui permet également de minuter le travail. Elle ne fonctionne par contre pas tout à fait avec la méthode Pomodoro car elle ne minute pas les pauses (elle conserve les statistiques de travail par contre!).

Anglais seulement.

Donc…

Si on résume:

PomoDone app est incontournable pour ceux qui veulent une application “tout inclus” pour ordinateurs et navigateurs web (Mac, Windows, Linux, Web App).Tous les réglages sont configurables et elle permet l’intégration de tâches d’autres applications (comme Todoist, Asana, etc). Sans oublier l’extension Google Chrome qui permet de créer des tâches sur mesure à partir du contenu web.

Scheduler est la parfaite petite application pour Android. Elle permet de créer des catégories et des listes de tâches, de les minuter et de consulter les statistiques.

Pomotodo est l’une des seules applications Pomodoro dignes de ce nom qui est compatible avec Android Wear. La version pro permet d’activer des notifications pour servir de rappel, de synchroniser les tâches avec iCalendar et Google Calendar et de créer des sous-tâches à minuter.

Focus 10 est une application Windows 10 qui offre les fonctions de base d’un minuteur utilisant la méthode Pomodoro et des statistiques d’utilisation.

Tomatoid est une application web idéale pour ceux qui désirent beaucoup d’options mais qui ne désirent pas installer une application sur l’ordinateur ou se limiter à un navigateur internet.

Grooveotter est une application web qui permet de minuter nos tâches et de les partager une fois complétées pour recevoir des “likes” d’autres utilisateurs.

FlowTime est une extension Google Chrome qui sert de minuteur personnalisable en se basant sur la méthode Pomodoro.

Alors, peu importe l’ordinateur, le navigateur internet, la tablette ou le téléphone que tu utilises, tu peux tester quelques-unes de ces applications dès aujourd’hui pour découvrir celle qui convient le mieux à tes besoins.

N’hésite pas à laisser un message ci-dessous si tu as des commentaires, des questions ou des suggestions!