mai 2013 - Double Ta Valeur

Archives mensuelles : mai 2013

3 qualités essentielles si vous êtes une bonne personne

Je suis un peu GRUMPY… Depuis que j’ai décidé de sortir un peu des murs universitaires pour faire du freelance, je me suis rendu compte que bien des adultes sont en fait de grands adolescents.

Il y a certaines qualités humaines qui devraient, à mon sens, être de base chez un adulte. Et par là, je ne parle pas des qualités physiques telles qu’une bonne hygiène corporelle (quoique finalement, peut-être que oui), mais je parle bien des qualités de l’esprit. Je ne parle pas de spiritualité, de religion ou de valeurs éthiques & morales. Je parle de ce qui fait la différence entre un enfant et un adulte.

Ces qualités devraient venir “stock” chez un individu, comme un muffler dans une auto. Mais ça, c’est selon moi. Libre à vous d’être en désaccord! Seulement, en haut de la “checklist” personelle de chacun, 3 choses devraient être cochées. Non seulement ces 3 éléments devraient être de série sur tous les êtres humains, mais je vais aller jusqu’à dire qu’ils sont indissociable au succès. (J’y vais fort? Pas du tout!)

L’estime de soi

look at my money

Je rencontre John dans un 5 à 7. John ne peut s’empêcher de mentionner qu’il possède beaucoup d’argent dans « x » et « x » type de placement, et qu’il a un rendement de 15 %. Jamais il n’oserait omettre de me dire qu’il est irremplaçable au travail pour son boss, et au lit pour sa femme. Il a une montre Movado et conduit une BMW.

– Cher John. Je te hais. Tu as une faible estime de toi et je trouve ça pitoyable. Merci.

Je suis dans un café avec Ginette lorsque je croise un groupe d’ami du collège. Je discute avec eux un instant avant d’aller rejoindre Ginette. Aussitôt, le groupe avec lequel je papotais se met à ricaner. Ginette me demande qu’est-ce que j’ai dit encore pour qu’ils rient d’elle.

– Chère Ginette, personne ne rit de toi. Personne ne s’intéresse à toi & pour tout dire, le monde ne tourne pas autour de toi.

Toujours avec Ginette en train de m’humecter les babines d’un café latté sans sucre, je lui confie mes passions. J’explique en quoi mon travail m’allume, j’élabore sur mon blogue, sur mon style de vie, sur mes lectures, etc. Ginette, sans manquer une seconde, réplique en expliquant pourquoi son job moche représente la meilleure option pour ELLE. Qu’ELLE a dû lâcher le collège pour élever son enfant et qu’ELLE est une bonne mère responsable. Ginette ne peut s’empêcher de justifier pourquoi ELLE, après avoir fait une croix sur SES rêves et SES ambitions, est quand même une bonne personne.

– Chère Ginette. Je ne te jugeais pas, mais là… Franchement oui un peu. Je ne suis vraiment pas la bonne personne pour juger de tes talents de maman. Alors les justifications inutiles, on va faire sans.

– Ah oui… Aussi, arrête de tout interpréter en fonction de ton petit monde, ça vient fatiguant à la longue. Tu as ton cadre de référence et c’est correct, mais intéresse toi à autre chose que ton nombril. (PS : je ne suis pas ton psy)

it's all about me

John et Ginette ont une mauvaise estime personnelle. Pour une adolescente complexée de 16 ans, ça passe. Pour un entrepreneur de 34 ans, ça passe moins. Regardez où vous êtes, et demandez-vous si vous avez une bonne estime de vous. Est-ce que vous connaissez vos qualités/défauts et est-ce que vous les ASSUMEZ? Est-ce que vous êtes capables de prendre rapidement des décisions difficiles, et d’en accepter la charge? Est-ce que vous êtes en mesure d’assumer la responsabilité d’un projet sans avoir à faire approuver tout ce que vous faites par 8 comités? Est-ce que vous êtes capable d’organiser un évènement et d’accepter lorsque les choses ne se déroulent pas comme prévu? Est-ce que vous êtes capable de rendre un travail dans les deadlines, même s’il n’est pas parfait? Est-ce que vous acceptez que certaines personnes vous détestent simplement parce que vous êtes vous? Si vous n’avez pas dit « oui » à chacune de ces questions, les chances sont que vous n’avez peut-être pas une estime personnelle aussi solide que vous pensez. Réglez ça en PRIORITÉ #1.

? Estime personnelle
? Passion
? Discipline

La passion

Je parlais avec Robert au restaurant. Je lui disais « Bob! T’es en comm sociale (le programme d’étude que j’ai fait). Pourquoi? » Robert me regarde, perplexe, et me répond « Je sais pas man. » Je rétorque adroitement tel un chat « Mais… Qu’est-ce qui t’intéresse? Qu’est-ce que t’aimes faire? ». Bob me répond d’une voix neutre « Je sais pas man. »

– Cher Bob, tu perds ton temps, tu perds ton argent, tu perds le temps de tes professeurs, tu gaspilles l’argent des contribuables. Tu ferais mieux de rester dans ton sous-sol pis de jouer à World of Warcraft à place de polluer les bancs d’école.

Le problème avec Bob, ce n’est pas tant qu’il ne se connait pas, mais c’est qu’il ne connait pas le marché. Au début, toute passion est floue. C’est comme une force interne qui te pousse à agir, à faire n’importe quoi, mais à faire quelque chose! On ne peut pas nommer notre passion, mais elle est bien là. Le marché carbure à la passion, il en a besoin et il offre réussite et richesses en échange. Bob doit donc simplement écouter le marché, et un jour, l’objet de sa passion va le trouver!

Bon je sonne un peu idéaliste et c’est franchement trop simple… Comment est-ce qu’on fait pour écouter le marcher? Facile! On lit un méchant paquet de livres, et un jour, on va tomber sur quelque chose qu’on aime. Quand on aime ça, on lit plus sur ça, et bientôt, il arrive quelque chose de fantastique. On développe une vision globale du marché. On commence à comprendre (dans la niche qui nous passionne) comment les choses fonctionnent. C’est là que notre passion tombe du ciel.

Une fois qu’on tient notre passion, on commence à rêver et on développe vision à long terme. On veut s’améliorer, changer le monde, peu importe. Ce qui est important, c’est que la passion pousse à progresser au sein d’un processus. Ce qui m’amène au dernier point…

? Estime personnelle
? Passion
? Discipline

La discipline

discipline is the bridge between goals and accomplisment.

La discipline, c’est un peu comme le moteur de ta Honda Civic. La passion, c’est ton gaz et l’estime de soi, les roues. Enlève une des 3 composantes, et je te souhaite bonne chance pour aller chercher ta peinte de lait au dépanneur!

Quand t’es passionné, t’as plein de rêves de grandeurs et tu veux dominer le monde. Ici on parle de l’étape où tu t’assois à ton bureau pour te faire un plan. Tu établis quels sont les sacrifices à faires, quelles sont les routines à développer, quels sont les talents à acquérir, etc. Tu prends l’énergie un peu folle de ta passion et tu la canalises à travers un processus rationnel. Benjamin Franklin a déjà dit : “If passion drives you, let reason hold the reins.”

Donc pour être sûr que j’ai été clair. Voici la checklist universelle de la vie selon Olivier Lambert (ça vaut ce que ça vaut!) :

? Aie une bonne estime de toi-même. Sans cette composante tu vas constamment faire du sur place (tu n’as pas de roues!). On parle d’autosabotage, de procrastination et de la peur de l’échec (pourquoi essayer si je peux échouer?).

Seth Godin a fait un billet cette semaine très pertinent sur la peur de la peur : Avoiding fear by indulging in our fear of fear

? Trouve-toi une passion. C’est primordial. Même si tu as une bonne estime de toi, tu n’auras jamais la motivation à agir si tu n’as pas de passion. Tu vas finir par travailler dans un job moche à réaliser les passions d’une autre personne.

? Agis. Don’t work harder, work smarter. Développe-toi un processus optimal pour atteindre tes buts et fais les sacrifices nécessaires. C’est à cette étape que tu prends le contrôle de ta vie et que tu assumes la responsabilité de ce qui t’arrive. L’alternative? Vivre comme une victime. Accepter être la conséquence, non la cause.

Voilà! Je suis très conscient que c’est plus facile à dire qu’à faire, mais le monde se porterait beaucoup mieux si tout le monde s’occupait de régler en priorité ces trois éléments. Il y a trop de John, de Ginette et de Bob. Ça me crève le cœur chaque fois que je les croise. Tant de potentiel gâché et inutilisé. Qu’en pensez-vous? Reconnaissez-vous des Ginette? Ou êtes-vous vous-même un Bob?

Comment faire un bon pitch? Pixar (Toys Story et Finding Nemo) nous donne sa recette!

Être en mesure de faire un bon pitch, qu’il soit textuel ou oral, est un talent plus pertinent que jamais. Les employeurs commencent à se rendre compte qu’une proportion de plus en plus grosse de leur chiffre d’affaires provient du “soft selling”.

Qu’est-ce que c’est? Chaque fois que vous écrivez un courriel, que vous ajoutez quelqu’un sur LinkedIn ou que vous bloguez, vous faites du soft selling. C’est la vente qu’on fait tous sans s’en rendre compte. Qu’il s’agisse de faire avancer un projet à l’interne ou encore de répondre aux questions d’un client, vous faites de la vente. Daniel H. Pink a dédié son dernier livre « Selling is human » à l’étude du soft selling. Je vous le recommande fortement si ce billet vous intéresse.

Ne lisez pas ce billet si…

Vous n’êtes pas intéressé à apprendre. Vous n’allez pas essayer. Vous êtes borné. Vous n’aimez pas le bacon. Vous jugez que tout ce qui sort d’un stratège web de 21 ans est impertinent (même s’il s’agit d’une étude crédible et renommée, car j’avoue être impertinent à mes heures…)

Pour ceux qui restent, on saute dans le vif du sujet…

Comment faire un pitch à la Pixar!

Vous connaissez Pixar? Un autre succès monstre de Steves Jobs vendu à Disney en 2006 pour la somme de 7.4 milliards. Pixar, c’est 13 films qui ont amassé ensemble plus de 7.6 milliards, soit environ 585 millions chaque! 6 des 13 films – Trouver Némo, Les Incroyables, Ratatouille, WALL-E, Up & Toys Story 3 – ont gagné l’Oscar du meilleur film d’animation (on niaise pu là!)

Comment est-ce que Pixar s’y prend ? La contribution de Steves Jobs à leurs débuts, la chaîne de distribution et le marketing de feu de Walt Disney (ils avaient un plan de développement avec Pixar depuis un bout déjà avant de les acheter) ainsi que le talent, la précision et l’attention méticuleuse de l’équipe artistique de Pixar y sont sans doute pour quelque chose… Mais selon Emma Coats, les histoires elles-mêmes y sont pour quelque chose…

La chercheuse aurait apparemment été capable de décoder l’ingrédient magique des histoires de Pixar, et par le fait même, a inventé une recette secrète pour créer un pitch irrésistible : le Pixar Pitch. Emma argumente que chacun des films de Pixar possède la même recette, composée de 6 ingrédients bien précis.

Comment faire le pitch :

Il était une fois ____________________________. Chaque jour, _______________________. Mais un jour,________________________________________. À cause de ça, _________________________________. À cause de ça, __________________________________. Jusqu’à ce que finalement, ___________________________________.

pitch à la nemo

Exemples de pitch: “Trouver Némo”

Il était une fois un petit poisson veuf qui s’appelait Marlin. Marlin était extrêmement protecteur de son fils unique : Némo. Chaque jour, Marlin prévenait Némo des dangers de l’océan et l’implorait de ne pas aller nager trop loin. Un jour, Némo, dans un acte de provocation, ignora les conseils de son père. À cause de ça, il s’est fait capturer par un plongeur et fini dans l’aquarium d’un dentiste à Sidney. À cause de ça, Marlin décida de partir à l’aventure pour retrouver Nemo. Il trouva l’aide d’une multitude d’autres créatures marines sur son chemin. Jusqu’à ce que finalement, Marlin et Némo se sont retrouvés et ont appris que l’amour dépend de la confiance.

Exemples de pitch: Les Médias Sociaux…

Il y a un temps, toutes les entreprises qui se respectent avaient un site web. Chaque jour, la demande pour un site web « brochure » augmentait. Les coûts de production ont baissé, et tout le monde était sur le web. Un jour, Facebook, Twitter, LinkedIn et autres ont fait leur apparition, transformant fondamentalement la façon dont les gens communiquent. N’importe qui ayant quelque chose à dire peut maintenant répandre ses idées, donnant à nouveau le pouvoir au consommateur. À cause des médias sociaux, la plupart des entreprises ont été forcées de revoir leur stratégie, ou d’accepter leur déclin. À cause de ça, les professionnels du milieu ont dû s’adapter. Apprendre et comprendre les changements qui ont opéré dans la façon dont les consommateurs désirent interagir avec les marques. Les visionnaires ont dominé le marché. Des marques comme Old Spice, Victorias Secret, Pepsi, Taco-Bell & McDonald se sont réinventés et ont servi d’exemple pour tous les autres. Jusqu’à ce que finalement, les médias sociaux aient complètement changé la face du marketing et des relations publiques & que maintenant, personne ne songe à faire un plan de communication/marketing les excluant.

Pourquoi c’est efficace?

Ce qui est bien de ce modèle, c’est qu’il contextualise un problème dans le temps. Notre cerveau est fait pour détecter les objets en mouvements (vous savez… pour nous protéger des lions dans la savane il y a 15 000 ans… Bref!) et tout porte à penser que nous remarquons également davantage les idées en “mouvements”. L’erreur que plusieurs personnes font dans leur pitch est de donner une vision ponctuelle de leur offre. Les gens veulent une vidéo…

Pour références

Que pensez-vous du Pixar Pitch? Je dois admettre que c’est assez difficile à écrire, mais c’est aussi très amusant!